Jonquières (Oise)

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Jonquières
La mairie, rue de l'Archerie.
La mairie, rue de l'Archerie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Compiègne-2
Intercommunalité Région de Compiègne
Maire
Mandat
Jean-Claude Chireux
2014-2020
Code postal 60680
Code commune 60326
Démographie
Gentilé Jonquièrois, Jonquièroises
Population
municipale
603 hab. (2014 en augmentation de 1,86 % par rapport à 2009)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 26″ nord, 2° 43′ 52″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 153 m
Superficie 7,32 km2
Localisation

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Jonquières

Jonquières est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, dans la pleine d'Estrées, entre Clermont et Compiègne, sur l'itinéraire de la RN 31 Rouen - Reims et non loin de l'autoroute A1 et de la LGV Nord, à l'ouest. Jonquières est une commune résidentielle à caractère rural, peu industrialisée, en dehors de toute agglomération dans le sens de l'Insee[1], ce qui ne l'empêche évidemment pas d'adhérer à l'agglomération de la région de Compiègne. Le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne est éloigné de 9 km[2], et le chef-lieu d'arrondissement de Clermont de 21 km[3]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 64 km[4], et le chef-lieu de département Beauvais est distant de 46 km[5]. Jonquières comporte un hameau, Montplaisir, à 2 km au nord-nord-est du village. Aucun cours d'eau n'est présent sur le territoire communal.

Communes limitrophes de Jonquières[6]
Arsy Remy Lachelle
Canly Jonquières[6] Jaux
Longueil-Sainte-Marie Le Meux
Vue sur le Mont d'Huette depuis le sud.

Quatre buttes boisées cantonnent le village, dont trois se situent, au moins en partie, sur le territoire communal : le Bocquet au sud-est (Le Meux), le Mont Hart au sud-ouest, le Mont Clerge au nord-ouest et le Mont d'Huette, le plus élevé, culminant à 157 m au-dessus du niveau de la mer. Sur cette butte se trouvait un camp chasséen[7]. Dans le cadre du plan d'urbanisme du grand Compiègne un lotissement devait y être aménagé. Le maire de l'époque, Jean-Jacques Carluy, s'est opposé à ce projet avec succès[8]. Hormis ces buttes, d'autres parties de la commune sont couvertes de forêts, la plus étendue étant le bois de Caubrières au nord du hameau de Montplaisir. Le relief de la commune est vallonné autour du village, mais devient plus plat vers le nord.

Sur le plan des voies communication, le principal axe routier est représenté par la RN 31, qui passe à plus d'un kilomètre de distance au nord du village, dans un sens est-ouest. Sur la commune voisine de Canly, existe un échangeur avec l'autoroute A1. Le village lui-même est traversé du nord au sud par une route départementale, la RD 98. En direction du sud, elle se dirige vers Le Meux et l'échangeur avec la voie rapide de la RD 200 Compiègne - Creil. Depuis le carrefour au centre de Jonquières, part la RD 10 en direction de l'ouest, vers Canly et Sacy-le-Petit où elle donne accès à la RD 1017, près de Pont-Sainte-Maxence. Une voie communal relie Jonquières aux différents hameaux de sa commune voisine à l'est, Jaux.

Jonquières ne possède plus de gare sur son territoire, la gare la plus proche, celle du Meux - Lacroix-Saint-Ouen, étant éloignée de 4,0 km. Elle est desservie par les trains omnibus TER Picardie de la relation n° 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent huit trains pour Paris et neuf trains pour Compiègne, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 57 min pour Paris et de 8 min pour Compiègne[9]. Sur le plan des transports en commun, Jonquières est desservi par une ligne d'autocars du réseau du conseil général de l'Oise : la ligne 33B Clermont - Compiègne, à vocation essentiellement scolaire. Elle propose toutefois deux aller-retours pour Compiègne en transport sur réservation pendant les vacances scolaires, du lundi au samedi[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Jacques Carluy    
mars 2008 avril 2014 Baudoin Gerard   Fermier
avril 2014 [11] en cours
(au 8 septembre 2014)
Jean-Claude Chireux   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2014, la commune comptait 603 habitants[Note 1], en augmentation de 1,86 % par rapport à 2009 (Oise : +2,14 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
651 641 736 727 717 706 702 703 655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
576 533 493 516 493 471 460 444 437
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
419 400 414 415 378 351 341 391 373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
343 327 335 477 512 527 570 592 603
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 27,8 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 9,7 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 27,5 %, plus de 60 ans = 27,6 %).
Pyramide des âges à Jonquières en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
3,4 
75 à 89 ans
6,9 
15,6 
60 à 74 ans
20,0 
27,8 
45 à 59 ans
27,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,1 
12,9 
15 à 29 ans
9,7 
19,0 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.

Jonquières est une ville fleurie : deux fleurs lui sont attribuées en 2007 puis une troisième en 2017 par le Conseil des villes et villages Fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[18],[19]. La commune compte un seul monument historique sur son territoire.

Monument historique[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas (classée monument historique par arrêté du 2 février 1920[20]) : c'est une petite église rurale qui a été bâtie entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle, et largement reconstruite après la guerre de Cent Ans, au premier quart du XVIe siècle, avec une nouvelle consécration au début de l'année 1522. À l'extérieur, c'est le style gothique qui domine. À l'intérieur, il se mêle au style gothique flamboyant, qui est d'une facture rustique dans la nef et ses bas-côtés, et plus soigné pour la voûte de la croisée du transept et les clés de voûte du transept et de l'abside. Il n'y a pas de clocher à proprement parler, mais seulement une flèche de charpente ; le portail est presque fruste ; et les rares chapiteaux sculptés sont d'une grande simplicité. Sur le plan architectural, l'église Saint-Nicolas est donc de faible intérêt, d'autant plus que les voûtes de la nef et des bas-côtés sont des pastiches néogothiques de 1879. Toute la richesse de l'église sont ses seize vitraux polychromes, que l'abbé Deligny, curé de Jonquières, a confectionné lui-même entre 1849 et 1859. Autodidacte, il déploie un style très personnel, naïf, influencé par l'art du vitrail du XIIIe siècle mais à contre-courant des réalisations de son époque, et préfigurant l'Art nouveau par l'éclat des couleurs, la stylisation des motifs, et leur caractère ornemental. Ceci vaut surtout pour les chefs-d'œuvre, le vitrail du Rosaire au nord, et le vitrail des Apôtres au sud du transept. Pratiquement tous les vitraux sont figurés, mais aucun ne représente un personnage à part entière, et tout le dessin est suggéré par la juxtaposition de fragments de différentes couleurs, sans aucun recours à la peinture sur verre[21].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le couvent des Carmélites de Compiègne a été bâti sur la commune en 1991 ; il accueille actuellement treize sœurs carmélites (2010) et l'on peut assister aux offices quotidiens dans la chapelle du couvent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Jonquières, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie », , 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 56-64

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le 16 octobre 2012).
  2. « Orthodromie entre Jonquières et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 16 octobre 2012).
  3. « Orthodromie entre Jonquières et Clermont (Oise) », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 16 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Jonquières et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 16 octobre 2012).
  5. « Orthodromie entre Jonquières et Beauvais », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 16 octobre 2012).
  6. Communes limitrophes de Jonquières (Oise) sur Géoportail.
  7. Jean-Claude Blanchet, « Le camp chasséen du « Mont d'Huette » à Jonquières (Oise) : I. Présentation liminaire », Revue archéologique de Picardie, no 1-2,‎ , p. 213-215 (lire en ligne).
  8. Laurent Mauron, « Le mont d'Huette a failli disparaître », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  9. [PDF] « Horaire de la relation n° 12 Busigny - Saint-Quentin - Compiègne - Paris », sur TER Picardie (consulté le 16 octobre 2012).
  10. [PDF] « Horaire de la ligne 33B Creil-Clermont » sur le site « Fiches horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 16 octobre 2012).
  11. « Jonquières », Cartes de France (consulté le 8 septembre 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  16. « Évolution et structure de la population à Jonquières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  18. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard, édition de l'Oise,‎ .
  19. « Jonquières (Oise) », sur Site officiel des villes et villages fleuris, (consulté le 2 octobre 2012).
  20. Notice no PA00114721, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Philippe Bonnet-Laborderie et Jean-Marie Caudron, « Les vitraux de l'abbé Deligny : un précurseur de l'art nouveau, un curé du diocèse de Beauvais au XIXe siècle », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, no 119-120,‎ , p. 1-88 (résumé).