Tartigny

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Tartigny
Vue de la commune de Tartigny, avec la maire et l'école (au premier plan à droite), l'église Saint-Martin au fond, et les premiers bâtiments du château à gauche.
Vue de la commune de Tartigny, avec la maire et l'école (au premier plan à droite), l'église Saint-Martin au fond, et les premiers bâtiments du château à gauche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
Pierre Masschelein
2014-2020
Code postal 60120
Code commune 60627
Démographie
Population
municipale
281 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 05″ nord, 2° 21′ 41″ est
Altitude Min. 76 m – Max. 149 m
Superficie 6,98 km2
Localisation

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Tartigny est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est appelée « Tertiniagum » en 766[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La nécropole gauloise de Tartigny a été découverte par prospection aérienne lors de la sécheresse de juin 1976 [1] et a été fouillée à la fin de l'été 1983[2]. Elle est datée, par les experts, de 25 000 avant Jésus-Christ. La partie fouillée comprend quatre enclos fossoyés quadrangulaires : un premier grand fossé de 18,70 m de côté renfermait en son milieu une sépulture bouleversée par des pillages, avec une dizaine de vases et un petit objet en tôle de bronze. Un deuxième enclos, plutôt légèrement trapézoïdal est accolé au côté ouest du premier.

Il avait en son centre une sépulture à incinération contenue dans une fosse quadrangulaire de 2,80 m sur 2,95 m. Neuf vases à offrandes étaient disposés au nord, ainsi qu'une pince à épiler trouvée au pied d'un autre vase. Deux petits fossés quadrangulaires de 6,20 m de côté, ne contenant pas de sépulture, étaient placés de part et d'autre des deux premiers enclos. Trois sépultures en fosse ont été étudiées autour des enclos. Il s'agit de petites sépultures à incinération qui contenaient aussi de nombreux vases et du matériel métallique. Trois des sépultures étaient entourées de quatre trous de poteaux, partiellement discernables sur la photo aérienne. Ils devaient supporter une structure bâtie que l'on suppose être des maisons funéraires en bois. On peut penser que ces édicules, parfois beaucoup plus complexes, dressés sur les tombes de personnages importants qui deviennent des "héros", sont peut-être à l'origine de sanctuaires indigènes.

Le mobilier métallique est remarquable : les pièces métalliques en fer ornent un seau en bois avec anse, cerclage, crochets et charnières ; 3 forces, 6 couteaux, 2 couteaux-rasoirs-précelles, 1 bassin en tôle de bronze, 1 anneau de bronze, 3 fibules et 1 anneau d'ambre. On note l'absence d'armes dans le rituel funéraire, alors qu'elles sont abondantes dans les sanctuaires de la même région, comme à Gournay-sur-Aronde. L'ensemble des 5 sépultures de Tartigny est daté de la phase moyenne de la période gauloise, dite de La Tène II. Les spécialistes pensent que les individus incinérés dans le secteur fouillé appartiendraient à une ou à plusieurs familles de l'aristocratie bellovaque. Tout laisse penser que, à Tartigny, certaines tombes riches pourraient être celles de druides.

La commune, instituée lors de la Révolution française, a été fugacement rattachée de 1825 à 1833 à celle de Rouvroy-les-Merles [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Breteuil[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune rejoint le canton de Saint-Just-en-Chaussée.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[4], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[5], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[6].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[7], cette intercommunalité dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Antoine Cavé d'Haudicourt[10] Majorité ministérielle Député de l'Oise (1824 → 1827)
avant 1945   Fernand Moreau    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Paul Thoma   Agriculteur
2008[11] en cours
(au 19 octobre 2014)
Pierre Masschelein   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[12]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 281 habitants, en augmentation de 8,91 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275 274 312 287 430 302 304 322 316
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
306 294 271 270 241 257 245 232 249
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
251 226 215 259 240 242 254 297 238
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
264 298 276 209 202 229 242 258 281
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 16,5 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 26,3 %) ;
  • 48,4 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 16 %, plus de 60 ans = 27,2 %).
Pyramide des âges à Tartigny en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
9,0 
75 à 89 ans
8,8 
17,3 
60 à 74 ans
18,4 
18,8 
45 à 59 ans
16,0 
16,5 
30 à 44 ans
18,4 
18,8 
15 à 29 ans
17,6 
19,5 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés depuis la rentrée 2016 dans une école neuve située à Bacouel (sept classes et une restauration scolaire), qui constitue le regroupement pédagogique concentré (RPC) de Bacouel, Tartigny, le Mesnil-Saint-Firmin, Rocquencourt, Sérivillers, Broyes et Plainville[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château (XVIe et XIXe siècles) : édifice moderne dans son ensemble avec certaines parties du XVIe siècle ainsi qu'une haute tour, propriété de la famille de Baudus. Le parc avec possède un curieux potager circulaire. Le décor extérieur, la tourelle, le pavillon, le colombier et le jardin potager sont inscrits monument historique depuis 1998[19]. Le parc et le jardin peuvent être visités lors des journées du patrimoine et de Jardins en scènes[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Tartigny.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
De gueules à la foi d’argent issant de deux nuées du même mouvant des flancs, soutenant trois épis de blé d’or, deux passées en sautoir et le troisième posé en pal..

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Luc Massy, « La nécropole gauloise de Tartigny (Oise)  : Étude des structures », Revue archéologique de Picardie, vol. 3, no 1,‎ , p. 13-22 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1986.1491).
  • Étienne Mantel, « La nécropole gauloise de Tartigny (Oise)  : Catalogue du mobilier », Revue archéologique de Picardie, vol. 3, no 1,‎ , p. 23-36 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1986.1492).
  • Patrice Meniel, « La nécropole gauloise de Tartigny (Oise)  : Étude des offrandes animales », Revue archéologique de Picardie, vol. 3, no 1,‎ , p. 37-39 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1986.1493).
  • André Rapin, « La nécropole gauloise de Tartigny (Oise)  : Étude de la céramique », Revue archéologique de Picardie, vol. 3, no 1,‎ , p. 41-57 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1986.1494).
  • André Rapin, « La nécropole gauloise de Tartigny (Oise)  : Étude du mobilier métallique », Revue archéologique de Picardie, vol. 3, no 1,‎ , p. 59-78 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1986.1495).
  • Luc Massy Jean, « La nécropole gauloise de Tartigny (Oise)  : Interprétation des structures et conclusion générale », Revue archéologique de Picardie, vol. 3, no 1,‎ , p. 79-81 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.1986.1496).

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Agache 1978, fig. 33[réf. incomplète]
  2. Massy et alii 1986, p. 13-81[réf. incomplète]
  3. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  5. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  6. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  7. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  8. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17.
  9. « Les maires de Tartigny », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 12 février 2017).
  10. « Antoine, Claude, Jean Cavé d'Haudicourt (1781 - 1839) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  11. « Pierre Masschelein repart », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  12. « Tartigny », Cartes de France (consulté le 19 octobre 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Tartigny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  18. S. G., « Bacouel : les enfants vont découvrir leur nouvelle école », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3409,‎ , p. 24.
  19. « Château », notice no PA60000010, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Sylvie Godin, « Le parc et le potager du château s’offrent à vous : Ce 3 juillet le parc et le potager du château de Tartigny s’ouvrent gratuitement au public. L’occasion de découvrir un site atypique », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3400,‎ , p. 17.