Trie-la-Ville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Trie-la-Ville
La mairie de Trie-la-Ville.
La mairie de Trie-la-Ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Chaumont-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Thelle
Maire
Mandat
Claude Vansteelant
2014-2020
Code postal 60590
Code commune 60645
Démographie
Population
municipale
322 hab. (2014 en diminution de 1,83 % par rapport à 2009)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 26″ nord, 1° 50′ 00″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 114 m
Superficie 4,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Trie-la-Ville

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Trie-la-Ville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Trie-la-Ville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Trie-la-Ville

Trie-la-Ville est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Trie-la-Ville est une commune du Vexin français au confluent de la Troesne et de l'Aunette. La commune est située à 5 km de Gisors et de Chaumont-en-Vexin et à 17 km d'Auneuil.Dans l'oise en Picardie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1285, Renaud de Trie participe au tournoi de Chauvency-le-Château et s'y distingue : Jacques Bretel raconte ses exploits dans son long poème: Le Tournoi de Chauvency. En 1835, Trie-la-Ville est créée par démembrement de Trie qui prend le nom de Trie-Château.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trie-la-Ville Blason Parti : au 1er d'or à la bande d'azur, au 2e fascé d'argent et de gueules ; sur le tout, d'azur à la crosse d'or accostée des lettres G et F du même.
Détails Le blason combine les armes de la famille de Trie, à dextre, celles des Chaumont-Quitry, à senestre et celles de l'abbaye royale de Gomerfontaine, sur le tout[1].
L'écu est timbré de la couronne des Princes de Conty avec deux épis de blé comme soutiens, représentant l'agriculture et les fermes de la commune.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 2014 M. Claude Vansteelant   agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2014, la commune comptait 322 habitants[Note 1], en diminution de 1,83 % par rapport à 2009 (Oise : +2,14 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
375 358 365 355 321 300 341 317 298
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
336 341 300 315 315 322 277 262 307
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
258 214 245 244 248 280 270 270 377
1999 2006 2011 2014 - - - - -
327 339 321 322 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,8 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 26,6 %, plus de 60 ans = 20,8 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 26,5 %, plus de 60 ans = 20 %).
Pyramide des âges à Trie-la-Ville en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,6 
3,6 
75 à 89 ans
4,7 
17,2 
60 à 74 ans
14,7 
26,6 
45 à 59 ans
26,5 
21,3 
30 à 44 ans
20,0 
16,6 
15 à 29 ans
17,1 
14,8 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Ascension.
  • Église des XIVe et XVe siècles Notre-Dame-de-l'Ascension[9].
  • Manoir d'Illioré du XVIIe siècle.
  • Le château (XIXe/XXe siècle).

Le château de Trie-la-Ville est un chateau construit au XIXeme siècle sous la période de la première restauration, propriété de la famille de Verdet-Delisle. Il est aujourd'hui le siège de l'association (loi 1901) « Musica Trie » dont l'objet est l'organisation de concerts de musique classique.

En 1909, le domaine est acquis par Claude Casimir-Perier, fils de l'ancien Président de la République et son épouse, Pauline Benda, dite Madame Simone, célèbre actrice de théâtre. Les deux époux décide de remanier complètement la maison. Les intérieurs sont aménagés sur le modèle des grands hôtels particuliers parisiens du début du XXe siècle, avec sous-sol et entresol dévolus au service, monte-plats, dix chambres et leurs salles de bain, vaste espace de réception, six chambres de domestiques, chauffage central, un grand luxe pour l'époque. Des jardins à la Française sont dessinés devant la façade sud du chateau. La construction des fabriques et des bâtiments annexes fut exécutée de 1909 à 1912.

Madame Simone reçoit le tout Paris notamment ses amis Charles Peguy, Jean Cocteau et surtout son amant Alain Fournier. Simone vivra à Trie-la-Ville une liaison passionnée avec le jeune écrivain de neuf ans son cadet. Alain-Fournier passera de longs séjours dans la maison des Casimir-Perier, c'est sous les arbres du parc que l'auteur du Grand Meaulnes écrira, en 1914, plusieurs chapitres de son second roman qu’il appelle alors « Colombe Blanchet », mais qu'il ne pourra achever avant la déclaration de guerre. La correspondance des deux amants a été publiée en 1992, présentée et annotée par Claude Sicard.

En 1914, Simone apprend la mort de son amant sur le champ d'honneur. Jean Cocteau écrira plus tard : "les rires qu'on ne rira plus [...] Claude Casimir-Perier mort, Alain Fournier mort, Charles Peguy mort. Ils rient, nous rions. Simone parle..." Portraits-souvenir, Ed. Grasset, 1935. Elle ne reviendra plus au château de Trie la Ville qu'elle décide de mettre en vente. Elle vivra à Paris jusqu'à sa mort en 1985 à l'âge de 108 ans. C’est en femme de lettres qu’elle continuera sa longue existence : membre du jury du prix Femina de 1935 à 1985, salon littéraire, amitiés et influences parisiennes, écriture de romans, mémoires. Le château est finalement acquis par le couturier parisien Rosendhal puis par la famille Conchon.

Le château devient un lieu de musique baroque dans les années 1960. Un américain mélomane, Michael Francis Gibson y créa le « Cercle Musical de Trie » avec Anthony Sidey, célèbre facteur. De nombreux compositeurs et chefs d'orchestre internationaux comme Andre Cluytens et Pierre Boulez viendront séjourner au château de Trie-la-Ville. Dans les années 70, la maison est transformée en dancing, le domaine est considérablement morcelé, le jardin à la Française est abandonné. Depuis 20 ans, les propriétaires actuels ont engagé des efforts considérables pour redonner vie à cette demeure et à ses jardins, témoin de l'histoire culturelle du XXe siècle.

Le château est le siège de l'association (loi 1901) « Musica Trie » dont l'objet est l'organisation de concerts de musique classique, notamment baroque avec des artistes comme Alexandre Tharaud, Nicola Marchesini et David Bismuth.

Le grand parc à l'anglaise comprend une grande variété d'essences et de remarquables sujets de buis, de chênes, de platanes et de tulipiers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le château fut acquis en 1909 par Claude Casimir-Perier et son épouse, Pauline Benda, dite Madame Simone, célèbre comédienne de théâtre. Elle y accueillit ses amis Charles Peguy, Jean Cocteau et Alain Fournier

Des personnalités du monde de la musique, les chefs d'orchestre Andre Cluytens et Pierre Boulez et des artistes contemporains tels Alexandre Tharaud, Nicola Marchesini et David Bismuth

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Trie-la-Ville, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 310-311
  • Louis Régnier, Excursions archéologiques dans le Vexin français – ouvrage posthume – deuxième série : Trie-la-Ville, Gisors, Imprimerie Benard-Bardel et fils, , 170 p., p. 141-152

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]