Le Plessis-Brion

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Le Plessis-Brion
Château du Plessis-Brion.
Château du Plessis-Brion.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Thourotte
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées
Maire
Mandat
Jean-Pierre Damien
2014-2020
Code postal 60150
Code commune 60501
Démographie
Population
municipale
1 389 hab. (2014)
Densité 186 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 57″ nord, 2° 53′ 28″ est
Altitude Min. 33 m – Max. 59 m
Superficie 7,47 km2
Localisation

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Le Plessis-Brion est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord-est du département, en proche lisière de la forêt domaniale de Laigue (1500 ha). Elle se trouve sur la rive gauche de la rivière Oise, qui doit son nom au latin « Isara », et est traversée par la route départementale n°66 qui, dès l’époque mérovingienne, était la principale voie de communication entre Noyon et Compiègne. L’importance de cette voie a été minimisée sous le règne de Louis XIV par la construction d’une nouvelle route située sur le flanc opposé de la vallée, l’actuelle route nationale n°32.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village doit son nom actuel au mot « plessis » qui était une enceinte défensive constituée de pieux plantés en terre et de haies de branchages entrelacés, et à celui de « brya », qui qualifiait une petite surface de sol défrichée couverte de bruyères et de mousses (brion).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ? 1989 mars 2001 Edouard Meunier Divers Droite  
mars 2001 en cours
(au 22 septembre 2014)
Jean-Pierre Damien Divers Gauche Réélu pour le mandat 2014-2020[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 389 habitants, en diminution de -4,54 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 420 474 465 455 450 453 481 463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
477 463 494 442 418 406 442 356 436
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
386 398 430 360 401 416 442 472 535
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 264 1 425 1 422 1 587 1 482 1 488 1 456 1 394 1 389
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 22,2 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 15,8 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 26,4 %).
Pyramide des âges à Le Plessis-Brion en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,1 
7,4 
75 à 89 ans
8,5 
14,8 
60 à 74 ans
17,8 
22,5 
45 à 59 ans
22,4 
19,9 
30 à 44 ans
19,9 
14,9 
15 à 29 ans
15,4 
20,5 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Plessis-Brion

Les armes du Plessis-Brion se blasonnent ainsi : Coupé au premier de gueules au lion passant d’or surmonté de LE PLESSIS-BRION en lettres capitales de sable; au second d’or plain.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Le CHATEAU

De tous les châteaux construits dans le département de l’Oise, le château du Plessis-Brion est le seul datant de la Renaissance, plus précisément de l’époque dite de la première Renaissance, durant le premier quart du XVIe siècle. Cette époque marque la transition entre le style gothique du Moyen Âge et le style Renaissance. Il compte parmi les plus beaux de l’Ile-de-France construits à cette époque.

Vers l’an 1500, Jean de Poumereux, marquis du Plessis-Brion et grand-maître d’artillerie du roi François 1er (1494-1547) l’a édifié sur les fondations de la Motte-Brion, une forteresse qui existait à cet endroit à l’époque mérovingienne, première dynastie des rois de France remontant au Ve siècle. C’est pour cette raison que l’on en retrouve la caractéristique architectonique principale : deux grosses tours d’angle cylindriques encadrant un corps de logis à base rectangulaire. Ce dernier est orienté à l’ouest et donne sur un méandre de la rivière qui a été détournée peut être pour alimenter les douves en eau.

L’architecture des caves datant du XIIIe siècle n’est pas sans rappeler la Salle des Chevaliers construite au Mont Saint-Michel.

L’ensemble de l’édifice est entouré de fossés. Les surfaces extérieures sont composées de briques figurant des damiers à losanges, les hautes fenêtres sont encadrées de pierre blanche contrastant avec le rouge de la brique, les tours d’angle sont à toiture en cône et tronc de cône couverte d’ardoises, quant au corps de logis il est à toit pentu recouvert de même. La partie occidentale de l’édifice est ceinte, à la hauteur du premier étage, d’une corniche en pierre de taille appelée « cordon royal » et qui signifiait que le propriétaire du château avait un degré de noblesse suffisant pour y recevoir le Roi de France. La partie haute des tours est garnie de mâchicoulis décoratifs, héritage de l’époque moyenâgeuse.

La porte d’entrée en anse de panier, s’encadre de pilastres sculptés en saillie, elle est surmontée d’un bandeau décoré d’un heaume à panache et de la coquille de Saint-Jacques de Compostelle. L’escalier à vis, au pas à gauche, est construit en hors-d’œuvre dans une tourelle à section polygonale.

Sur le pignon nord existait autrefois une fenêtre-lucarne dont la partie inférieure, qui seule subsiste encore, est gothique. Sur le pignon sud, au contraire, ce qui reste de la même fenêtre est dans le plus pur style Renaissance. On y distingue un médaillon orné d’une tête de femme.

Au sud, l’accès principal au château se fait à l’extrémité d’une belle avenue par un portail monumental en pierre datant du XVIe siècle. Une avant-cour précède la cour d’honneur. L’entrée d’honneur, quant à elle, date de l’époque Louis XV, c’est une grille de fer forgé située au carrefour des routes départementales D 15 et D 66. Les jardins sont « à l’anglaise », ils ont été remodelés à la fin du XIXe siècle.

Le Plessis-Brion a appartenu au IXe siècle au comte de Noyon puis fut, au milieu du siècle suivant, en la possession de Bernard II, comte de Senlis.

En 1186 les terres du Plessis et la forteresse font partie du domaine royal de Philippe Auguste (1165-1223) qui l’inféoda au seigneur de Thourotte la localité voisine.

Le premier seigneur du Plessis-Brion a pour nom Simon, il apparaît en 1202. Suivent Raoul du Plessis-Brion en 1225, Gui 1er du Plessis-Brion en 1233, Gui II en 1290 et Gui III en 1361.

Le château et les terres attenantes passèrent ensuite par mariage à la famille de Fay jusqu’en 1480. Ils devinrent la propriété de messire Jean de Poumereux. Cette Maison le conserva jusqu’en 1524, époque où un mariage le fit passer à la Maison de Béthune-Charost.

Philippe de Béthune, qui était le frère cadet de Maximilien de Béthune (1559-1641), duc de Sully, pair de France et ministre du roi Henry IV (1553-1610), l’eût en sa possession de 1598 à 1640. Il passa ensuite à la Maison Collier puis fut vendu en 1762 à Nicolas de Bréda. Ses descendants le conservèrent jusqu’à l’extinction de la lignée en 1924. Le propriétaire actuel est le colonel comte de Lageneste.

Durant les siècles, le château a subi nombre de réaménagements et de restaurations. Endommagé entre 1914 et 1918, il fut restauré en 1920 sous la direction d’Abel Mahieu. Inscrit pour partie à l’Inventaire des Monuments Historiques en date du 26 juin 1946, il est, depuis la publication de l’arrêté du 19 avril 1991, classé à part entière Monument Historique (N° de notice : PA 00114811).

Le château est un domaine privé dont il existe une réplique dans l’état de New-York aux États-Unis. Il est habité mais néanmoins ouvert à de nombreux visiteurs ; les salles du rez-de-chaussée sont accessibles au public, l’une d’entre elles est dédiée à la vénerie encore pratiquée dans les forêts domaniales de Laigue et de Compiègne. Une autre salle est agrémentée d'un petit musée de cire recréant le cadre de vie du constructeur du château.

Les visites ont lieu en été entre le 21 juillet et le 31 août, tous les jours de 9 h 30 à 11 h 30 et de 14 h 30 à 17 h3 0. Ouverture exceptionnelle lors des Journées Européennes du Patrimoine le troisième week-end de septembre.

Sources Jean-Luc THONNARD : www.free.fr : www.jedecouvrelafrance.com : www.quid.fr : www.patrimoine-de-france.org : www.cc-2v.fr : Bulletin municipal du Plessis-Brion (n°2 de 1974) : Service Tourisme CC2V (Communauté de Communes des 2 Vallées)


Le "Coupe à l'oie"[modifier | modifier le code]

On a longtemps pratiqué au mois d'août dans la commune un rituel aujourd'hui anachronique voisin d'une pratique toujours en usage à Harchies dans la province de Hainaut (Belgique), appelé le "Coupe à l'oie".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]