Estrées-Saint-Denis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de l’Oise
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Oise.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Estrées et Saint-Denis.
Estrées-Saint-Denis
Église Saint-Denis.
Église Saint-Denis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Estrées-Saint-Denis
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine d'Estrées
Maire
Mandat
Charles Pouplin
2014-2020
Code postal 60190
Code commune 60223
Démographie
Gentilé Dionysiens
Population
municipale
3 663 hab. (2014)
Densité 453 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 35″ nord, 2° 38′ 37″ est
Altitude Min. 69 m – Max. 118 m
Superficie 8,08 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Estrées-Saint-Denis

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

Voir sur la carte topographique des Nord-Pas-de-Calais-Picardie
City locator 14.svg
Estrées-Saint-Denis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Estrées-Saint-Denis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Estrées-Saint-Denis

Estrées-Saint-Denis est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Estrées-Saint-Denis est un gros bourg du plateau picard, situé à 15 km à l'ouest de Compiègne, à 45 km à l'est de Beauvais et à 75 km au nord de Paris.

La commune est située sur la route départementale D 1017, ancienne route nationale 17, et peut être atteinte par l'accès no 10 de l'autoroute A1.

Elle dispose d'une gare sur la ligne d'Amiens à Compiègne.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Estrée est un mot d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[1]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le Nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[2]. Ici, la voie romaine était le 10e embranchement de la grande voie romaine menant à Boulogne, qui passait par Augustomagus (Senlis) et Pont-Sainte-Maxence. On l'appelait « via ad pontes » (chemin des ponts).

L'abbé Suger en 1123, puis Philippe-Auguste en 1220, donnèrent à l'abbaye de Saint-Denis les droits de dîme et de défrichage, ainsi que celui de construire une ferme dont dépendaient les terres et la cure[3].

Durant la Révolution, Estrées-Saint-Denis fut rebaptisée Estrées-Franciade[4],[5].

Ses habitants sont appelés les Dionysiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle : La commune fut dévastée par les Cosaques en 1815, lors des Cent-Jours[3].

Une des premières sucreries y fut installée en 1828, afin d'y traiter la betterave cultivée à proximité[3].

Durant et après la guerre franco-prussienne de 1870, les Prussiens ont séjourné une année et soumis le pays à de fortes réquisitions. Un soldat allemand fut enterré dans le cimetière[4].

Le bourg put se développer grâce à la création de la gare d'Estrées-Saint-Denis, ouverte en 1880 sur la ligne Compiègne - Clermont. Cette gare devint petit à petit le centre d'une petite étoile ferroviaire, lorsque furent ouvertes les lignes d'Estrées à Verberie en 1882 et d'Estrées à Longueau (et donc Amiens) en 1883. En 1891 ouvrit la voie ferrée d'intérêt local Estrées-Saint-Denis - Froissy[4].

Première Guerre mondiale : durant la guerre 1914-1918, un hôpital militaire fut installé à Estrées-Saint-Denis. Lors de l'offensive allemande de 1918, les camions militaires français, transportant hommes et matériels empruntaient la route de Flandre (RN 17) entre Estrées-Saint-Denis et Roye sur 4 files, 2 montantes et 2 descendantes, afin de tenter de colmater le front entre les armées anglaise et française.

Cette même année, le 23 juin, un obus allemand démolit une partie du chœur de l'église. Fortement endommagée par les bombardements, la ville dut être évacuée et reçut la croix de guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté de communes de la Plaine d'Estrées dans le département de l'Oise.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Compiègne du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de l'Oise.

Elle était depuis 1802 le chef-lieu du canton d'Estrées-Saint-Denis[6]. Ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est remanié dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de la Plaine d'Estrées, créée en 1996.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1896 1900 Théophile Havy    
1900 1900 Louis Lefèvre    
1901 1908 Léon Wiart    
1908 1921 Théodose Boullenger    
1921 1928 Léon Mouren    
1928 1929 Diogène Bouliong    
1929 1944 Marcel Belloy    
1945 1947 Louis Biencourt    
1947 1965 Gabriel Marteau    
1965 1973 Abel Didelet    
1973 2001 Charles Dottin DVD Conseiller général d'Estrées-Saint-Denis (1970 → 2001)
mars 2001 en cours
(au 23 novembre 2016)
Charles Pouplin PS Conseiller général d'Estrées-Saint-Denis (2011 → 2015)
Réélu pour le mandat 2014-2020[8]

Conseil municipal d'enfants[modifier | modifier le code]

La commune s'est doté en 2016 d'un conseil municipal jeunes, dont les membres ont été élus le 4 février par les élèves des écoles de CE2 des Courtils et de la Sollette, au vu d’un programme établi par chacun des candidats[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Teisnach (Allemagne) (Basse-Bavière).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 663 habitants, en augmentation de 1,92 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
985 1 040 1 103 1 166 1 308 1 295 1 308 1 367 1 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 299 1 346 1 355 1 353 1 382 1 497 1 428 1 496 1 567
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 568 1 621 1 556 1 562 1 568 1 524 1 551 1 611 1 534
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 658 1 676 2 486 3 483 3 498 3 542 3 543 3 553 3 663
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Estrées-Saint-Denis en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
3,9 
75 à 89 ans
7,7 
11,7 
60 à 74 ans
12,2 
22,4 
45 à 59 ans
22,3 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,0 
15 à 29 ans
16,2 
20,7 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune dispose du centre aquatique et bien-être Plaine d’Estrées, géré par l'intercommunalité et comprenant 3 bassins, un à vocation sportive de 25 mètres avec quatre lignes d’eau, un ludique avec rivière à contre-courant, une banquette à bulles, un spa debout et un bassin d’animation de 95m²[15].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La 7e édition du festival Rock N 17 a eu lieu à la salle polyvalente du bourg en août 2016[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Le tissu économique de la commune comprend notamment, en 2015-2016, les entreprises suivantes :

  • Le plomb français, de 45 salariés, situé dans la zone industrielle du Bois chevalier, et qui transforme 15 000 tonnes de plomb destiné principalement au bâtiment (toitures, monuments historiques…) et à l'industrie[17].
  • Pharmatis, sous-traitant pharmaceutique de 200 salariés, installé dans la zone industrielle d’Estrées-Saint-Denis depuis 2001[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le seul édifice ancien de la commune est l'église, et encore pas en totalité puisque le bas-côté droit date de 1867. La partie la plus ancienne de l'église fut construite au XIe siècle. Une partie de la façade, une porte latérale et une corniche de la nef sont romanes. Le chœur et la nef sont gothiques. La porte principale était précédée d'un porche. Bombardée pendant la Première Guerre mondiale, l'église a été restaurée en 1928[3],[4]. À noter dans l'église la présence d'un bel orgue en tribune, de facture romantique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain André Maurois a raillé en termes plaisants l'histoire locale, faite de retournements d'alliance incessants, dans Les silences du colonel Bramble.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Estrées-Saint-Denis (Oise).svg

Devise : Labor omnia vincit improbus (un travail opiniâtre vient à bout de tout).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, pg 506
  2. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, p. 32.
  3. a, b, c et d « Page de la commune sur le Quid » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le
  4. a, b, c et d « Site officiel de la Commune » (consulté le 15 juin 2008)
  5. À la même époque, la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) fut également renommée Franciade
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. « Site officiel de la Mairie : Tableau des maires depuis 1900 x » (consulté le 15 juin 2008)
  8. « Charles Pouplin conforté par 23 voix », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ , p. 21
  9. « Les jeunes élus tiennent conseil : Vivement encouragés par Charles Pouplin, le maire de la commune, les membres du conseil municipal des jeunes se sont réunis pour la première fois le samedi 27 février. », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3383,‎ , p. 28.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Évolution et structure de la population à Estrées-Saint-Denis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  15. « Dossier piscines », L'Observateur de Beauvais, no 956,‎ , p. 10.
  16. « Estrées-Saint-Denis va vibrer au son du rock », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  17. « Estrées-Saint-Denis : Le Plomb français, un savoir-faire en or », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  18. Orianne Maerten, « Pharmatis ouvre une nouvelle ligne de production : Le sous-traitant pharmaceutique, installé à Estrées-Saint-Denis, est leader mondial de la fabrication de sticks et de sachets », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).