Angy

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Angy
Angy
Mairie et monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Mouy
Intercommunalité Communauté de communes Thelloise
Maire
Mandat
Marie-Chantal Noury
2014-2020
Code postal 60250
Code commune 60015
Démographie
Gentilé Angylois, Angyloises
Population
municipale
1 190 hab. (2015 en diminution de 0,42 % par rapport à 2010)
Densité 331 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 48″ nord, 2° 19′ 44″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 130 m
Superficie 3,6 km2
Localisation

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Angy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Angylois et les Angyloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 63 kilomètres au sud d'Amiens, à 22 kilomètres à l'est de Beauvais, à 37 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 52 kilomètres au nord de Paris[1].

Elle est traversée par le méridien de Paris, matérialisée par la méridienne verte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes
Communes limitrophes d’Angy
Thury-sous-Clermont Ansacq
Hondainville Angy
Mouy Bury

Topographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend entre 37 mètres sur les rives du Thérain et 130 mètres d'altitude à la limite nord du territoire. Son étendue s'étire de la vallée du Thérain jusqu'aux plateaux limitrophes, au nord, par des coteaux et les vallons du fond des Gorguets et du fond de Lançon. Au sud-ouest se forme la rencontre entre les vallées du Thérain, d'Ansacq et de Boisicourt (commune de Bury). L'église paroissiale et la mairie se situent à 45 mètres d'altitude et le faubourg d'Égypte se trouve à 41 mètres au-dessus du niveau de la mer[2]. La commune se situe en zone de sismicité 1[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Thérain.
Les étangs d'Angy.

La commune d'Angy se trouve sur la rive gauche du Thérain, sous-affluent la Seine, naissant à Grumesnil et jetant dans l'Oise à Saint-Leu-d'Esserent. Son cours constitue une courte partie de la limite communale, au sud-ouest. Le rû du Moineau[4], naissant à Ansacq, se jette dans un bras intermédiaire au Thérain sur le territoire. Près du Thérain, au sud-ouest du village ont été aménagés deux étangs. Une partie de la commune se situe en zone inondable[3]. Les zones les plus basses du territoire se trouvent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques[5].

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Route départementale 929.
Plaque Michelin sur l'ancienne route départementale 12, à la sortie nord du village.

La commune est desservie par trois routes départementales, la D 12, la D 114 et la D 929.

La route départementale 929, ancienne route nationale 329 de Beaumont-sur-Oise à Clermont-en-Beauvaisis et de Brunvillers-la-Motte à Albert, dans la Somme, traverse le village du nord au sud. Depuis Mouy, elle rentre dans le faubourg d'Égypte puis dans le chef-lieu par la rue Roger-Salengro et quitte le territoire par la route de Clermont, en constituant une partie de la limite communale au nord-est.

La route départementale 12, de Therdonne à Saint-Leu-d'Esserent, dévie aujourd'hui Bury et Angy en croisant la route départementale 929 au faubourg d'Égypte. Son tracé initial passait, depuis Bury, par les rues Jean-Jaurès et Aristide-Briand.

La route départementale 144, débute route de Clermont par la rue René-Fèvre pour rejoindre Mérard (commune de Bury), puis Ansacq.

Une route communale relie cette dernière au lieu-dit du Moineau, à l'extrême sud de la commune. La rue de Thury, reliant autrefois la commune du même nom, se prolonge par un chemin[2].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligne de Creil à Beauvais.

Situé à un 1,4 km au sud, la gare de Mouy-Bury, établie sur la ligne de Creil à Beauvais, est la gare ferroviaire la plus proche de la commune[1]. Une partie du tracé de cette ligne traverse le sud du territoire[2].

La commune est desservie par le réseau Kéolis Oise par plusieurs lignes de transports scolaires rejoignant les collèges de Mouy, Cauffry et les établissements scolaires de l'agglomération de Clermont[6].

Les habitants peuvent bénéficier du réseau Pass'Thelle Bus, géré par la communauté de communes du pays de Thelle depuis la gare de Mouy-Bury[7].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 22 km à l'ouest de la commune et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 39 km au sud-est[1]. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en commun.

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Le fond des Gorguets, à la limite nord-ouest du territoire.

Hormis le bâti, qui s'étend sur 63 hectares (soit 18,1 % du territoire), la surface de la commune est occupée à 44,1 % par des espaces cultivés sur 155 hectares. Les zones boisées, situées dans le fond de la vallée du Thérain et ses coteaux comme les bois de Méru et d'Hernival représentent 31,1 % de la superficie sur 109 hectares. Les vergers et prairies ne comptabilisent que 10 hectares, tout comme les marais et espaces humides, tandis que les terrains nus ne rassemblent guère plus d'un hectare[8],[2].

Les prairies humides des Halgreux, au sud de la commune, sont inscrites en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[9]. La vallée du Thérain et ses abords constituent des corridors écologiques potentiels[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est réparti en plusieurs sites hors du chef-lieu : le hameau du « Faubourg d'Egypte » au sud-ouest ainsi que le hameau de Moineau au sud, partagé avec la commune de Bury[2].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Angy, carte de Cassini.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Mouy[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont dépend toujours la commune, est modifié et s'étend de 11 à 35 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du pays de Thelle, créée en 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[12], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de 59 626 habitants[13],[14].

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune et dénommée provisoirement communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jean Boulat DVD  
mars 2014[17] en cours
(au 30 novembre 2016)
Marie-Chantal Noury    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2015, la commune comptait 1 190 habitants[Note 1], en diminution de 0,42 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
447506489556673613645760693
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
721701751775784829855833791
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
799798835749753720678687747
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7997769741 0241 1531 1861 1951 1961 197
2013 2015 - - - - - - -
1 1931 190-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 22,5 %).
Pyramide des âges à Angy en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
4,2 
75 à 89 ans
6,7 
13,2 
60 à 74 ans
15,6 
23,3 
45 à 59 ans
21,9 
23,4 
30 à 44 ans
23,0 
16,6 
15 à 29 ans
12,5 
19,2 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village conserve son école communale où sont scolarisés en 2016 104 élèves, qui disposent désormais d'une cantine où 50 élèves déjeunent. La commune a mis en place les temps d’activités périscolaires (TAP) et le périscolaire, qui permet d'accueillir les enfants de 7 heures le matin jusqu'à 18 h 45 le soir[23].

Lecture publique[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas d'une bibliothèque, mais a mis en place une boite aux livres où chacun peut déposer ou emprunter des livres[23].

Économie[modifier | modifier le code]

L'entreprise Prysmian, leader mondial de l'industrie des câbles et systèmes d'énergie et de télécommunications, a décidé de fermer son site d'Angy spécialisé en câbles pour l'industrie automobile créé dans les années 1960 et qui, en 2016, employait 74 salariés[24] (contre près de 200 quelques années auparavant[25]). C'est l'une des dernières entreprises industrielles du canton[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas, façade occidentale.

La commune possède un unique monument historique sur son territoire :

  • L'église Saint-Nicolas (XIe et XIIe siècles) : Elle possède un clocher à baies et tympan décorés. À l'intérieur se trouve un bénitier du XIIe siècle et quelques statues dont : une Vierge à l'Enfant en bois du XVIe siècle, saint Clair portant sa tête, également du XVIe siècle. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[27].
Article détaillé : Église Saint-Nicolas d'Angy.

On peut également noter :

  • Maison du XIIIe siècle : édifice à étage situé à l'angle de la Grand-Rue et de la rue de l'Église. Il possède un pignon sur rue intact.
  • Près de l'église une fontaine était le lieu d'un pèlerinage, pèlerinage à saint Clair, pour les malades atteints d'ophtalmie. Un cimetière mérovingien a fait l'objet de fouilles.
  • Lavoir couvert (ruiné) près de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 18 octobre 2013)
  2. a b c d et e Géoportail, « Carte 1/15 000e » .
  3. a et b « Risques potentiels majeurs de la commune d'Angy », sur macommune.prim.net (consulté le 18 octobre 2013)
  4. « Le rû du Moineau », sur www.services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 18 octobre 2013)
  5. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 18 octobre 2013)
  6. « Transports en commun à Angy (carte et lignes) », sur www.oise-mobilité.fr (consulté le 2 septembre 2015)
  7. « Dessertes du réseau Pass'Thelle Bus », sur www.passthellebus.com (consulté le 2 septembre 2015)
  8. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune d'Angy », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 2 septembre 2015)
  9. « Prairies humides des Halgreux, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 2 septembre 2015)
  10. « Corridor écologique potentiel sur la commune d'Angy (carte) », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 19 octobre 2013)
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  13. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 201), p. 13-25.
  14. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  15. « CC du Pays de Thelle et Ruraloise (N° SIREN : 200067973) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, .
  16. « Les maires de Angy », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 24 février 2017).
  17. « Une page d’histoire se tourne », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ , p. 13
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. « Évolution et structure de la population à Angy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  23. a et b Justine Esteve, « L’éducation, axe prioritaire de la municipalité : Deux ans après son élection, Marie- Chantal Noury est revenu sur le début de son mandat et constate que ce qui été promis a déjà été fait », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3387,‎ , p. 12.
  24. Hervé Sénamaud, « Les salariés de Prysmian à Angy bloquent leur usine », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  25. « Prysmian affecté par la crise de l'automobile », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  26. « Angy : victime de la crise dans l'automobile, Prysmian pourrait licencier 74 salariés », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  27. Notice no PA00114480, base Mérimée, ministère français de la Culture