Puiseux-le-Hauberger

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Puiseux-le-Hauberger
Image illustrative de l'article Puiseux-le-Hauberger
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Méru
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Thelle
Code postal 60540
Code commune 60517
Démographie
Population
municipale
837 hab. (2014)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 59″ nord, 2° 14′ 16″ est
Altitude Min. 56 m – Max. 134 m
Superficie 5,36 km2
Localisation

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Puiseux-le-Hauberger

Puiseux-le-Hauberger est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le ru de la Gobette la traverse. La Gobette se jette dans l'Esches, laquelle se jette à son tour dans l'Oise, laquelle se jette dans la Seine. La commune est bordée par les communes de Dieudonné, de Neuilly-en-Thelle, de Fresnoy-en-Thelle, de Bornel et d'Anserville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune de Puiseux-le-Hauberger s’est appelée par le passé : Puteus (Puits) Aquas (Eaux) en 673, Putcolx Juxta Bornellum en 1260, Pulcoli en 1161 puis : Puisieux en Chambly, Puiseux près de Beaumont-sur-Oise, Puiseux près de Bornel, Puisieux le Haut-Bergier, Puiseux, et Piseux.

Comment est-elle devenue Puiseux-le-Hauberger ?

  • Le mot Puiseux vient du fait qu’elle soit située au fond d’une dépression (puits).
  • Hauberger : parce qu’au Moyen Âge, la spécialité de ce petit village était la confection de hauberts (cottes de mailles) ; le haubert est un long manteau de mailles de fer, à manches, et parfois à capuche et gants ou mitaines. Cette cotte est composée d'anneaux enclavés les uns dans les autres : les clavels.

Histoire[modifier | modifier le code]

La terre appartenait à la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris qui en vendit une partie pour participer au paiement de la rançon de François Ier.

Sous Louis XIV la seigneurie appartenait à François d'Aguesseau. Louis de Conflans d'Armentières, vicomte d'Oulchy, la possédait pendant la première moitié du XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune faisait historiquement partie du canton de Neuilly-en-Thelle. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Méru.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du pays de Thelle créée en 1996.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1957 1986 Georges Vogel PCF Conseiller général de Neuilly-en-Thelle (1976 → 1982)
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1986[1] septembre 2003[2] Yvon Viet Union de la gauche Démissionnaire en 2003
septembre 2003[2] mars 2014 Brigitte Poupard   Analyste en gestion des ressources humaines
mars 2014[3] 17 mai 2015[4] Jean-Louis Vogel[5] SE Expert-comptable
Décédé en fonction
Juillet 2015 en cours Joseph Karst SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 837 habitants, en diminution de -1,41 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
279 381 411 356 411 422 440 482 511
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
513 485 505 490 461 396 441 394 373
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
370 322 327 375 370 336 326 270 280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
337 379 431 587 773 790 844 832 837
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (53,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 53,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 26,1 %, plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 46,7 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 19,1 %).
Pyramide des âges à Puiseux-le-Hauberger en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,3 
3,6 
75 à 89 ans
7,1 
10,2 
60 à 74 ans
11,7 
26,1 
45 à 59 ans
22,7 
22,7 
30 à 44 ans
23,7 
18,5 
15 à 29 ans
16,1 
18,6 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église.
Château.
Borne royale 22.

L'église Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Son chœur est du XIIe. Sa nef du XVIIe (1618) recèle la tombe d'un seigneur de la maison de Conflans, mort en 1640.

Le château de Puiseux[modifier | modifier le code]

Le château fut d'abord un petit pavillon construit en 1610. Après son acquisition par François d'Aguesseau au XVIIe, il fut agrandi.
Pavillon central à trois étages en pierre blanche. À droite et à gauche, des galeries cintrées imaginées ou refaites avec adresse au XIXe, joignent le corps principal à deux bâtiments dont l'un, du XVIIIe est nommé le château d'Aguesseau. En effet, le chancelier posséda Puiseux. Saint-Simon écrit « il avait hérité de son père, le petit château crotté de Puiseux ».

La borne royale[modifier | modifier le code]

Puiseux le Hauberger était traversé par la Route Royale no 1. À l'entrée de la commune, en venant de Paris, se trouve toujours une borne royale. Ornée d'une fleur de lys en bas-relief dans un ovale surmonté du nombre 22, elle indique la distance depuis Paris en demi-lieues de Poste. 1 demi-lieue de Poste = 1000 toises = 1 949 m. Soit 1949 × 22 = 42 km 878 de Paris Notre-Dame. Ce type de borne en grès d'une hauteur hors tout de 1,42 m était posée le long de toutes les routes royales de France. À la Révolution, la fleur de lys a été martelée et la borne retournée et le nombre 44 (en km) gravé face à la route.

Une borne identique portant le nombre 23 se trouvait à la sortie de la commune en direction de Beauvais (toujours visible dans le parc d'un château-hôtel de la région ainsi que sa consœur 21, originairement placée au sud de Puiseux le Hauberger un peu avant l'entrée de la commune). Ces bornes royales étaient toujours installées à droite de la route en allant vers la capitale.

La commune possède également des panneaux Michelin en béton et pierre de Volvic, panneaux de signalisation, panneaux indicateurs de direction datant des années 1950 et 60, seuls témoignages toujours présents de l'important passé routier de Puiseux-le-Hauberger. Quelques bornes hectométriques sont encore en place dans la commune, situées contre les murs des maisons.

Le Relais de la Poste aux Chevaux[modifier | modifier le code]

Entièrement restauré et heureusement sauvé par la Compagnie Emmaüs, cet édifice important servait autrefois de relais pour la poste aux chevaux et le service des diligences

Le relais de poste de Puiseux-le-Hauberger était le premier en partant de Paris, ou le dernier avant Paris, où les voyageurs avaient la possibilité de dormir. Il contenait 80 chevaux en permanence, une maréchalerie, une bourrellerie, une charronnerie, une sellerie, une réserve à fourrage et des postillons de service jour et nuit. L'on y servait quotidiennement des repas à tous les voyageurs dans la salle d'auberge, ainsi qu'au personnel employé au relais.

Le maître de poste de Puiseux, propriétaire du relais de poste, réunissait à lui seul les fonctions actuelles de chef de gare, d'hôtelier-restaurateur, de garagiste, de receveur des postes et aussi celle du plus important employeur de la commune. Le maître de poste prêtait souvent ses chevaux en renfort pour les travaux des champs comme lors des fenaisons. Chaque relais de poste possédait une ferme qui permettait de fournir les volailles, les cochons, les légumes, etc. pour le service de la table de l'auberge du relais. Celle du Relais de Puiseux se situait à droite de la route partant vers Beauvais au début de la montée nord de la commune.

Durant la Révolution, le relais de poste de Puiseux a vu passer un grand nombre de nobles et de personnes partant en émigration vers l'Angleterre, les Pays-Bas et l'actuelle Belgique. Puiseux était une étape sur l'itinéraire le plus court pour rejoindre une frontière.

Parmi les personnages imaginaires passant à Puiseux-le-Hauberger, il y a les trois mousquetaires allant récupérer les célèbres ferrets de la reine dans le roman d'Alexandre Dumas ; également Fantine du roman Les Misérables d'Hugo allant chercher du travail à Montreuil-sur-Mer, après avoir confié sa fille Cosette aux aubergistes Thénardier à Montfermeil situé au plein-est de Paris.

Également, parmi les personnalités historiques, lors du "retour de l'aigle" (l'ex-empereur Napoléon revenant de l’île d'Elbe) en mars 1815, Puiseux-le-Hauberger a vu passer beaucoup de royalistes quittant Paris avant l'arrivée de Napoléon pour les Cent-Jours. Le comte d'Artois (futur Charles X, frère du défunt Louis XVI et du roi Louis XVIII parti par la route passant par Chantilly) accompagné par des milliers de gens, dont les étudiants en droit de Paris à pied, les régiments de la Maison du Roi, Alfred de Vigny habillé en mousquetaire gris, le peintre Théodore Géricault, Chateaubriand et son épouse, les dignitaires de la cour, le duc de Berry, les maréchaux Berthier, Mac Donald, Marmont, Victor, etc.

Louis Aragon a décrit cette épopée dans son livre " La Semaine Sainte " en citant plusieurs fois Puiseux-le-Hauberger.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les maires de Puiseux-le-Hauberger », FranceGenWeb (consulté le 5 avril 2014)
  2. a et b « Brigitte Poupard élue maire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne)
  3. « Audit des finances à venir à Puiseux-le-Hauberger », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  4. A. M., « Puiseux-le-Hauberger : La commune pleure son maire disparu », Oise Hebdo,‎ (lire en ligne).
  5. « Puiseux-le-Hauberger : une liste face au maire sortant », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Puiseux-le-Hauberger en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)