Haute-Épine

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Haute-Épine
Haute-Épine
Vue panoramique de la place du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Aleth Béliard
2014-2020
Code postal 60690
Code commune 60304
Démographie
Population
municipale
268 hab. (2015 en diminution de 8,22 % par rapport à 2010)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 04″ nord, 2° 00′ 41″ est
Altitude Min. 137 m
Max. 189 m
Superficie 6,73 km2
Localisation

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Haute-Épine est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située en lisière de la forêt de Malmifait.

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Haute-Épine doit sans doute son nom à l'origine aux plantes épineuses de haute taille, plus particulièrement à l'aubépine, dont on trouve encore beaucoup de spécimens, et notamment dans les tours de ville.

En effet, Haute-Épine fut autrefois appelée Hautespine, Haubespine, Spinetum (= lieu planté d'épines), ou bien encore Alta-Spina en 1230.

Histoire[modifier | modifier le code]

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À l'ouest du village, se trouvait alors la ferme de Woimaison, appelée autrefois Waimaison, Ouaymaison, ou bien encore Oye-Maison. Elle fut léguée en 1140 à l'abbaye de BeaupréAchy) par Hugues Marlet. Il y avait dans cette ferme une maison abbatiale qui servit de refuge au prieur lors d'inondations catastrophiques du Thérain en 1671[1] et une chapelle, selon les privilèges de l'ordre de Cîteaux, qui donnaient aux fermiers de ce lieu le droit d'avoir une chapelle particulière. Aujourd'hui, il existe encore quelques ruines de ce lieu historique.

La présence de coquilles décorant l'église Saint-Mathurin laisse penser qu'elle se trouvait sur l'un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle[1].

Le village d'Orvillers dépendait autrefois d'Haute-Epine.

Le territoire de la commune abrite la forêt de Malmifait, autrefois appelée Malmifay, Malfay ou bien encore Malmifay. Cette forêt semble avoir accueilli un lieu habité. Monsieur Desmarets, ancien curé de Saint-Valère à Paris, né à Haute-Epine, avait fondé en 1820 une maison destinée à l'éducation des filles dans laquelle trois religieuses de Saint-André donnaient des soins gratuits aux filles de la commune.

Au début du XIXe siècle, on trouvait encore sur le territoire un four à chaux, une briqueterie, un moulin à vent et les habitants fabriquaient beaucoup de bonneterie de laine. D'après un cadastre (daté des environs de 1900), on peut supposer que le moulin se trouvait juste à l'endroit où se trouve l'entrée de Rothois aujourd'hui. De même, la briqueterie devait se trouver dans le champ aujourd'hui cultivé, qui se trouve à côté de l'herbage lui-même accolé au gîte. Elle devait donner sur le tour de ville. En 1900 on y trouvait encore trois cafés.

Le village était jadis spécialisé dans le commerce des étoffes produites dans la campagne voisine, expédiées vers Rouen ou Paris ; anciennes briqueteries au XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Haute-Épine et l'église Saint-Mathurin.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Marseille-en-Beauvaisis[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre la canton de Grandvilliers.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre depuis 1997 de la communauté de communes de la Picardie verte (CCPV), qui succède à plusieurs SIVOM, dont celui de Marseille-en-Beauvaisis, créé en 1965.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Victor Salaün[3]   Employé dans la société Thomson
mars 2008[4] en cours
(au 25 octobre 2017[1])
Aleth Beliard   Retraitée, ancienne gestionnaire de ressources humaines
Réélue pour le mandat 2014-2020[5]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

En 2008, la majorité du conseil municipal a rejeté l'ambitieux schéma territorial éolien de la communauté de communes de la Picardie verte (CCPV), qui prévoyait la possibilité d'implanter soixante-dix éoliennes sur l'ensemble du territoire communautaire, dans la foulée des actions de l'Apeche (Association pour la préservation de l'environnement et du charme de Haute-Epine), créée en 2004 contre le projet de construction de cinq éoliennes à Lihus[6]. L'Apeche poursuit ses actions en 2011 contre un nouveau projet d'implantation de dix éoliennes supplémentaires à Lihus et Blicourt[7].

Les enfants de CE1 et CE2 de l’école de Haute-épine ont planté en novembre 2016 des charmilles et troène commun dans un champ situé derrière le cimetière de Haute-épine, lançant symboliquement le coup d’envoi de l’opération de réhabilitation des haies, lancée à l’initiative de la (CCPV), qui doit en deux ans reconstituer quinze kilomètres de haies plantées sur des terrains municipaux, dans trente-quatre communes, afin de favoriser la biodiversité et les inondation et coulée de boue en cas de fortes précipitations[8],[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2015, la commune comptait 268 habitants[Note 1], en diminution de 8,22 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
816792830718773706625620621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
548528470449405379316317288
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
270255283265250244219233213
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
208220171167179246282288293
2013 2015 - - - - - - -
268268-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,5 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 19,5 %) ;
  • 49,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 16,7 %, plus de 60 ans = 21,6 %).
Pyramide des âges à Haute-Épine en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90  ans ou +
0,0 
4,0 
75 à 89 ans
6,3 
14,8 
60 à 74 ans
15,3 
21,5 
45 à 59 ans
16,7 
18,8 
30 à 44 ans
22,9 
12,8 
15 à 29 ans
18,8 
27,5 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes d'Achy, Haute-Épine et de La Neuville-sur-Oudeuil se sont unies dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) qui scolarise leurs enfants, soit, en 2017-2018, 102 enfants répartis dans une classe à Achy (CM 1 et CM2), une classe à la Neuville-sur-Oudeuil (maternelles 1re et 2e année et deux classes à Haute-Epine (maternelle 3e année, CP, CE1 et CE2[15].

Chacune des classes a été dotée en 2018 d'un tableau numérique, financé par l'État, la réserve parlementaire du député Olivier Dassault, le département, la coopérative scolaire et le syndicat de communes gérant le RPI[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison noble, rue du Petit-Bout.
  • Église Saint-Mathurin, construite en brique au XVIe siècle et d'un style homogène, fondée à la demande du prieur de l'abbaye de Beaupré en 1364 et agrandie aux environs de 1620 avec la nef actuelle et le porche[1]. Un souterrain l'aurait reliée à l'abbaye[1].
Son plan en longueur associant une nef unique, précédée d’un porche, à un chœur de deux travées terminées par une abside à cinq pans. Une tourelle d’escalier polygonale, contemporaine de l’édifice, fait seule saillie au sud du chœur. Comme cela se faisait souvent à l'époque, le chœur est plus élevé que la nef.
Le chœur reçoit des voûtes d’ogives à la décoration raffinée et orné de pendentifs, et la nef, lambrissée, a sa charpente apparente.
Le porche, dont la petite charpente en berceau datable du XVIe siècle est soutenu par quatre petites colonnes cannelées surmontées d’un chapiteau qui supporte lui-même un élément très volumineux et fortement évasé, qui paraissent un produit du goût baroque du XVIe siècle[16],sans doute en remploi d'un de l'abbaye, détruite par Édouard III pendant la guerre de Cent ans[1].
Sa rénovation a eu lieu en 2016-2017 et a permis de restituer la polychromie en ocre rouge et jaune de faux joints en badigeons à base de chaux, dont des parties datent du XVIIe siècle, et de mettre en lumière les clés de voute tombantes, dont l'une représente saint-Pierre, patron du premier abbé de Beaupré, et une seconde Saint Bernard, fonfdateur de l'Ordre cistercien, ainsi qu'un blason, peut-être d'un prieur, un ange et un visage barbu tourné vers les fidèles. À l'occasion de ces travaux ont été posés des vitraux de la nef qui remplacent ceux détruits lors d'un bombardement de la Seconde Guerre mondiale, inspirés de ceux du chœur, qui sont d'origine[1].

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.

  • Monument aux morts, sur le côté de l'église.
  • Maison à pan de bois datée des années 1510-1520, en encorbellement sur la rue, 25, 27 rue du Grand-Bout, inscrite aux Monuments historiques[17].
  • Ferme de Woimaison
Ferme en ruine qui est une ancienne propriété de l'abbaye de Beaupré à Achy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g « Travaux de restauration : l'église Saint-Mathurin retrouve de sa superbe : Les travaux de restauration de l'église ont réservé de jolies surprises et permis de poser de nouvelles verrières, s'inspirant des vitraux indemnes », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3469,‎ , p. 12.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Sylvie Godin, « Haute-Épine : décès de Victor Salaün, ancien maire », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ , p. 14 (ISSN 1144-5092)
  4. Le bonhomme picard du 26 mars 2008
  5. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 16
  6. Catherine Guérin et Corinne Fourcin, « Éoliennes : les petites communes se rebellent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Les éoliennes, ça pouvait être séduisant, mais ça ne sert à rien. Ça représente une part infime de la consommation électrique, estime Didier Ricard, président de l'Apeche. Les promoteurs qui veulent les développer ne cherchent que le business. Que notre maison décote de 30 %, ils s'en fichent. Sans parler de la dégradation du paysage ! ».
  7. « Le village refuse les dix éoliennes supplémentaires », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Le conseil municipal lui-même a pris une délibération (à la majorité des deux tiers) contre les éoliennes de Lihus et Blicourt lors de sa dernière réunion, le 4 mai. « La précédente municipalité était contre le premier projet. Elle avait donné son accord parce que la CCPV avait promis que le parc ne serait pas agrandi et qu'il y aurait des compensations financières, rappelle Aleth Béliard, maire depuis 2008. Aujourd'hui, elle ne respecte ni l'un ni l'autre de ses engagements. Il est hors de question que l'on supporte les nuisances sans en tirer avantage. Les communes de Lihus et Blicourt ont placé leurs éoliennes le plus loin possible de leurs maisons. Mais c'est à côté des nôtres ».
  8. Corinne Fourcin, « Haute-Epine : la Picardie verte redécouvre les vertus des haies », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. « Picardie verte - Le bonheur est dans la haie : Quinze kilomètres de haies vont repousser en Picardie Verte. Les écoliers de Haute-Epine ont montré l’exemple », Le Courrier Picard,‎ (lire en ligne).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. « Évolution et structure de la population à Haute-Épine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 novembre 2010)
  15. a et b « Quatre classes, quatre tableaux numériques », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3488,‎ , p. 12.
  16. Dominique Vermand, « Église paroissiale Saint-Mathurin », Haute-Épine, Églises de l'Oise - Art roman et gothique (consulté le 29 octobre 2017).
  17. « Maison à pan de bois », notice no PA00132913, base Mérimée, ministère français de la Culture