Cempuis

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Cempuis
Église Saint-Nicolas. Chœur du XIVe, chapelle Renaissance à voûtes et pendentifs. Boiseries du XVIIIe. Christ en bois du XVe.
Église Saint-Nicolas. Chœur du XIVe, chapelle Renaissance à voûtes et pendentifs. Boiseries du XVIIIe. Christ en bois du XVe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Jean-François Boursier
2014-2020
Code postal 60210
Code commune 60136
Démographie
Population
municipale
530 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 33″ nord, 1° 59′ 15″ est
Altitude Min. 137 m – Max. 198 m
Superficie 9,38 km2
Localisation

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Cempuis

Cempuis est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Cempuis.

Village du Plateau picard, situé près de Grandvilliers

Toponymie[modifier | modifier le code]

La dénomination du village proviendrait des multiples puits d'aération des muches (souterrains refuges) où se cachaient les habitants lors des guerres d'autrefois[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Un seigneur de Cempuis est cité pour la première fois au XIIe siècle

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté de communes de la Picardie verte dans le département de l'Oise.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis sa création en 1835 du canton de Grandvilliers[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, qui l'intègre toujours, s'est agrandi, passant de 23 à 101 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de la Picardie verte, créée fin 1996.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jacques Coët[3]    
mars 2014[4] en cours
(au 22 février 2017)
Jean-François Boursier   Fonctionnaire

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 530 habitants, en augmentation de 23,26 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
622 636 714 662 734 668 623 595 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495 479 454 426 471 402 509 556 589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
605 622 582 488 593 594 626 453 547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
356 371 363 360 299 383 425 475 530
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,5 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 16,6 %) ;
  • 47,5 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 18,3 %).
Pyramide des âges à Cempuis en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
3,6 
75 à 89 ans
6,9 
13,0 
60 à 74 ans
11,4 
22,0 
45 à 59 ans
22,8 
22,4 
30 à 44 ans
23,8 
15,7 
15 à 29 ans
14,4 
23,3 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés par un regroupement pédagogique intercommunal rassemblant Cempuis et Sommereux, avec, en 2016, 2 classes dans la première et trois dans la seconde, soit 128 élèves inscrits[10]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mare de Cempuis.
La rue Principale, au début du XXe siècle.
La Maison Marcel Callo
Article détaillé : Orphelinat de Cempuis.

Elle fut la première école mixte de France, mise en place par Paul Robin, directeur de l'orphelinat de Cempuis de 1880 à 1894.

Son nom exact était le "collège Marcel-Callo". Il a remplacé l'IDGP (Institution Départementale Gabriel-Prévost) qui appartenait au Département de la Seine, aujourd'hui géré par la Ville de Paris aux termes d'un legs de Gabriel Prévost en vue de la création d'une institution laïque pour l’accueil d’orphelins[11]. Cet établissement fondé par Gabriel Prévost a été le premier établissement mixte de France. À son début, dirigée par Paul Robin, il mettait en œuvre une pédagogie révolutionnaire.

La mairie de Paris délégua en 1988 (sous la mandature de Jacques Chirac) la gestion aux Orphelins Apprentis d'Auteuil, aujourd'hui Fondation d'Auteuil, qui y géra la maison Jacques-Callo, établissement à caractère social et éducatif accueillant des élèves en souffrance scolaire et/ou sociale dans le cadre des principes de la Fondation d'Auteuil : "Accueillir, Eduquer, Former, Insérer"[réf. nécessaire], et qui a renoncé à cette gestion au [12].

Depuis sa fermeture, le site de 10 hectares comprenant de nombreux locaux, notamment d'enseignement est inutilisé et nécessiterait de lourds investissements pour l'adapter à de nouveaux usages, tels que, selon le conseiller régional Alexis Mancel, « un lycée d’enseignement général, un campus universitaire[13]… ». Une rumeur a circulé en 2015-2016, selon laquelle la Ville de Paris aurait envisagé d'y aménager un centre d'accueil dans le cadre de la crise migratoire en Europe[12],[14],[11]. La commune a souhaité, sans succès, acquérir une partie des bâtiments (locaux techniques et bâtiment moderne abritant des classes situé au carrefour de la rue Gabriel-Prévost et de la voie communale traversant le domaine), afin d'y loger ses ateliers municipaux, le centre de première intervention des pompiers et des classes[10].

Monuments
  • Église Saint-Nicolas : Chœur du XIVe siècle, chapelle Renaissance à voûtes et pendentifs. Boiseries du XVIIIe siècle. Christ en bois du XVe siècle[1].
  • Chapelle ECCE HOMO : Construite en 1728, au centre du village[1].
  • Muches (Souterrains-refuges) très fortifiés mais comblés par les éboulements, dont les "100 puits" d'aération seraient à l'origine du nom du village.
  • Puits de Cempuis : La commune compte encore quatre ou cinq puits[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Robin, directeur de l'orphelinat Prévost de 1880 à 1894.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Fins de travaux sur la toiture : L'église Saint-Nicolas régulièrement entretenue », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3434,‎ , p. 7.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Hebdomadaire Le Réveil du 27 mars 2008
  4. Matthias Schweisguth, « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 9
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Évolution et structure de la population à Cempuis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  10. a et b « Cempuis ne peut pas acheter pour l’école », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3402,‎ , p. 6.
  11. a et b « Un avenir pour le site : Le domaine Gabriel-Prévost à Cempuis est en quête d’un nouvel avenir. La ville de Paris le vendra si un projet viable est présenté », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3402,‎ , p. 6.
  12. a et b « Cempuis : le village redoute un Sangatte bis », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  13. Matthias Schweisguth, « Cempuis : avenir toujours flou pour Callo : Pour les élus locaux, le conseil régional des Hauts- de- France est l’interlocuteur privilégié pour assurer un avenir à l’ancien orphelinat. Reste à trouver un projet », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3415,‎ , p. 7.
  14. Matthias Schweisguth, « Dix associations pour un centre pour réfugiés », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3398,‎ , p. 6 « Dix associations ont écrit à Anne Hidalgo, maire de Paris, pour l’encourager à accueillir des demandeurs d’asile au domaine Gabriel-Prévost à Cempuis dont la capitale est propriétaire. Envoyée le 31 mars, la lettre n’a pas encore reçu de réponse de la mairie de Paris ».