Méru

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Méru
La mairie.
La mairie.
Blason de Méru
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Méru
Intercommunalité Communauté de communes des Sablons
Maire
Mandat
Nathalie Ravier
2014-2020
Code postal 60110
Code commune 60395
Démographie
Gentilé Méruviens
Population
municipale
14 318 hab. (2014)
Densité 627 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 12″ nord, 2° 08′ 10″ est
Altitude Min. 72 m – Max. 184 m
Superficie 22,83 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-meru.fr

Méru est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France (anc. Picardie)[1],[2],[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville se situe dans le pays de Thelle, à 50 kilomètres au nord de Paris.

La commune est limitrophe de Andeville, Esches, Amblainville, Saint-Crépin-Ibouvillers, Villeneuve-les-Sablons, Corbeil-Cerf, Laboissière-en-Thelle, Lormaison.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

  • Boulaines devenu hameau de Méru en 1964
  • Lardières (hameau)
  • Lôtissement Agnicourt
  • La Nacre
  • La Chesnaie
  • Pierre Mendès-France
  • La Zac (zone d'aménagement concerté)
  • Saint-Exupéry

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • L'Esches prend sa source à Méru alimentée par le ru de Méru.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Méru, au début du XXe siècle.
Article détaillé : Gare de Méru.

Méru est desservie par des liaisons SNCF sur la ligne Paris (gare du Nord) - Persan - Beauvais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

On a trouvé, sur le territoire communal, des pointes de silex préhistoriques (lances).

Mérudium, Mairiu, Matrius, Méruacum... l'origine du nom de Méru se perd dans les méandres de l'histoire, mais semble remonter à l'âge celtique. L'origine du nom de Méru vient de son cours d'eau. Lors de grosses précipitations de pluie, son ru débordait et inondait les bas quartiers. Le ru était donc un mauvais ru, un mé-ru.[réf. nécessaire]

Par ailleurs, les fouilles menées sur le site de la station d'épuration ont confirmé la présence d'habitats datés du Haut Empire gallo-romain (IIe siècle apr. J.-C.).

Des différentes tribus qui occupaient les lieux, l'on peut retenir les Véliocasses dans la partie sud et ouest du canton de Méru et les Silvanectes qui occupaient la partie est.

L'époque romaine[modifier | modifier le code]

Après la conquête de Jules César, la région fit partie de la province de Belgique (Gaule transalpine).

Au IVe siècle, sous Dioclétien, la contrée resta dans la seconde Belgique dont Reims était la métropole ; Méru se trouve alors presque à cheval sur la voie romaine allant de Beauvais à Pontoise et Paris.

Cette voie est connue sous le nom de chemin de la Reine Blanche.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après la mort de Clovis, la région de Méru entre dans le royaume de Paris. En 626, Méru est donnée à l'abbaye royale de Saint-Denis. En 862, Charles le Chauve confirme la donation de « Mairiu ».

Toujours au IXe siècle, la région est ravagée par les Normands ce qui explique la présence de certains souterrains.

Ensuite, la ville appartint aux comtes de Beaumont jusqu'en 1191, époque à laquelle elle obtint une charte de coutumes, premier pas vers la reconnaissance communale.

En 1331, lors du recensement de la population, l'on compte 180 feux (900 habitants environ) à Méru. À titre comparatif, Bornel en a 80 (400 habitants environ) et Lardières 50 (250 habitants environ). Lors des jacqueries, de 1358, Méru est brûlée et rasée.

La Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1521, Méru est reliée au domaine des Montmorency.

En 1582, Méru est incorporée au bailliage de Beauvais créé par Henri III.

Ensuite, des dernières années du XVIIe siècle et pendant la plus grande partie du XVIIIe, les princes de Conti et leurs descendants possèdent le bourg.

De leur château, il ne reste aujourd'hui qu'une tour dite la « Tour des Conti » que la ville et le district (aujourd'hui communauté de communes des Sablons) ont inscrit à leur programme de restauration.

Les époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville de Méru reste le centre d’un important bassin industriel qui s’est développé à partir du XVIIe siècle avec l’introduction progressive d’un artisanat tabletier importé de Paris par le biais des nourrices revenant de Paris.

La tabletterie, qui consiste en la fabrication d’objets divers (usuels, religieux, jeux, boîtes) au moyen de matières premières telles que le bois, l’os, la corne, l’ivoire, l’écaille ou encore la nacre, y fut d’abord pratiquée par les paysans de la région en manque de ressources durant les mois d’hiver.

Au XIXe siècle, cette activité s’industrialise et la production s’intensifie. La profession s’organise et différentes spécialisations émergent : confection de boutons, de dominos, d’éventails, etc. Le travail de la nacre prend de l’importance. Rapidement, la ville de Méru s’illustre en tant que pôle de production sous le surnom de Capitale mondiale de la Nacre. Les débouchés sont nombreux, la clientèle internationale, la qualité du travail est appréciée bien au-delà des frontières de la France (Europe, Russie, États-Unis, anciennes colonies).

Les échanges avec la capitale, où se trouvent la plupart des grossistes, sont très actifs. Les tabletiers méruviens viennent s’y procurer les matières premières qu’ils façonnent et y déposent les produits de leur fabrication. L’ouverture de la gare de Méru, en 1875, facilite ce commerce.

Vue générale de Méru, au tout début du XXe siècle.

À la fin du XIXe siècle cependant, la tabletterie subit une récession économique qui amorce son déclin. Toutefois et malgré les tensions dont témoignent les grèves du début du XXe siècle, l’industrie du bouton connaîtra encore quelques décennies glorieuses avant de disparaître presque complètement du pays de Thelle.

Les reconversions dans la bijouterie ou les matières plastiques n’ont pas suffi à sauver cette industrie autrefois très florissante présentée aujourd’hui au musée de la Nacre et de la Tabletterie où l’on peut découvrir, outre les collections d’objets, de véritables ateliers reconstitués à l’identique. De nouvelles industries ont pris le relais dans la zone industrielle ouverte au sud de Méru dans les années 1950.

La pratique de la tabletterie à Méru a donné lieu à la production de quelques œuvres littéraires telles que La fabrique blanche, de Serge Grafteaux, parue aux éditions Tallandier en 1990.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1884 15 avril 1904 Charles Boudeville Républicain Député, conseiller général du Canton de Méru
15 mai 1904 10 décembre 1919 Louis Deshayes    
10 décembre 1919 17 mai 1925 Louis Démarquet    
17 mai 1925 19 mai 1929 Pierre Fulgence Legrand Rad. Conseiller général de Méru (1928 → 1934)
19 mai 1929 03 juillet 1931 Antoine Faye    
03 juillet 1931 07 juillet 1935 Albert Degremont    
07 juillet 1935 11 août 1935 Pierre Fulgence Legrand Rad. Conseiller général de Méru (1928 → 1934)
11 août 1935 26 novembre 1937 Albert Degremont    
26 novembre 1937 11 mai 1953 Marcel Coquet    
11 mai 1953 14 mars 1959 Antony Bernard    
14 mars 1959 20 mars 1977 Maurice César SFIO Conseiller général de Méru (1964 → 1970)
20 mars 1977 juin 1995 Guy Vadepied[5] PS Publicitaire
Député de l'Oise (1981 → 1988)
Conseiller régional de Picardie (1977 → 2004)
Conseiller général de Méru (1977 → 1982)
juin 1995 avril 2014[6] Yves Leblanc[7] UMP[8]  
4 avril 2014[9],[10],[11] en cours
(au 9 avril 2014)
Nathalie Ravier SE Vice-présidente de la CC des Sablons (2014 → )

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 14 318 habitants, en augmentation de 9,83 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 725 2 000 1 720 1 754 1 940 2 092 2 327 2 526 2 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 771 2 887 2 873 3 262 3 685 4 187 4 344 4 694 4 558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 840 5 466 5 581 5 237 5 464 5 026 5 034 4 787 5 076
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 435 6 497 8 649 11 436 11 928 12 712 12 651 13 650 14 318
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 22,9 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 12,9 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 15,7 %).
Pyramide des âges à Méru en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,7 
2,9 
75 à 89 ans
5,8 
9,9 
60 à 74 ans
9,2 
20,2 
45 à 59 ans
18,7 
20,2 
30 à 44 ans
20,7 
22,9 
15 à 29 ans
23,4 
23,9 
0 à 14 ans
21,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Événements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune abrite une fonderie appartenant au Groupe Norinco[17] et une usine du groupe Faurecia.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Méru ne compte aucun monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Lucien de Méru.
  • Église Saint-Lucien, rue des martyrs de la Résistance / place de l'Hôtel de ville : C'est un vaste édifice issu de plusieurs campagnes de construction entre la fin du XIe siècle et 1678, qui se caractérise par une nef lambrissée de six travées d'une facture simple, bordée par un bas-côté Renaissance au sud et un bas-côté moderne au nord, et débouche à l'est sur la base du clocher roman remaniée à la période gothique. Aucun élément roman ne subsiste à l'intérieur de l'église, et à l'extérieur, le clocher de 1511 avec sa haute flèche en charpente de 1511 dissimule la vieille tour, excepté la face ouest de son dernier étage. Comme particularité, la base du clocher ne communique pas avec les deux croisillons ajoutés au XVIe siècle, dont celui du sud se prolonge vers l'est par une petite chapelle. À l'est, un chœur gothique de deux travées, terminé en chevet plat, fait suite à la base du clocher. Mal visible depuis la nef, il constitue toutefois la partie la plus remarquable de l'église, et n'a que peu évolué depuis sa construction pendant les années 1220 / 1230. Également digne d'intérêt est le bas-côté sud avec ses piliers ondulés gothique flamboyant munis de chapiteaux Renaissance fantaisistes[18].
  • Église de la Vierge du XIIIe siècle à Lardières.
  • La tour des Conti : seul vestige du château de Méru incendié en 1751.
  • Musée de la Nacre et de la Tabletterie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Méru

Les armes de Méru se blasonnent ainsi : De gueules à la barre d’or chargée de 5 tourteaux de sable, accompagnée, en chef d’un éventail de quinze plis au naturel, en pointe d'une Marque à jouer tournée d'argent, et senestrée de deux dominos aussi d'argent pointés de sable, posés et rangés en pal, le "trois/zéro" sur le "quatre/deux".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. LOI n° 2015-29 du 16 janvier 2015
  2. Ministère de l'Intérieur.
  3. Conseil Constitutionnel
  4. Source: bureau du secrétariat du maire de Méru
  5. Patrick Caffin, « Ces maires qui ont marqué leur commune : Guy Vadepied, maire de Méru 18 ans », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. « Meru : Yves Leblanc passe le flambeau à Nathalie Ravier », L'Observateur de Beauvais,‎ (lire en ligne).
  7. N.R., « C'est un succès personnel » YVES LEBLANC , élu maire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  8. Source : L'Observateur de Beauvais - 28 décembre 2007
  9. David Livois, « Municipales : Nathalie Ravier (SE) dévoile sa liste et ses priorités pour Méru », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  10. Sandrine Raffin, « Une pionnière à la tête de la mairie de Méru : Vendredi soir se déroulait l’installation du nouveau conseil municipal de Méru. Nathalie Ravier, la première femme élue maire de la ville a ceint de l’écharpe tricolore ses 9 adjoints. », L'Écho du Thelle, no 524,‎ , p. 5
  11. « Nathalie Ravier élue maire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Évolution et structure de la population à Méru en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  17. http://www.ville-meru.fr/webdoc/fonderie.swf
  18. Jean Van Aertenryck, « Monographie de l'église de Méru » (en 5 parties), dans : Bulletin archéologique de la région de Méru, Méru, n° 1-5, juillet 1971 - janvier 1973, 46 p.