Essuiles

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Essuiles Saint-Rimault
Image illustrative de l'article Essuiles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Picard
Maire
Mandat
Régis Vandewalle
2014-2020
Code postal 60510
Code commune 60222
Démographie
Population
municipale
559 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 46″ nord, 2° 17′ 40″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 146 m
Superficie 13,54 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-rimault.fr

Essuiles est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de la commune d'Essuiles.

Essuiles est une commune située à 69 km au nord de Paris, 16 km à l'est de Beauvais, 39 km à l'ouest de Compiègne et à 46 km au sud d'Amiens[1].

Communes limitrophes d’Essuiles
Haudivillers Montreuil-sur-Brêche Le Quesnel-Aubry
Fouquerolles Essuiles Le Plessier-sur-Bulles
Le Fay-Saint-Quentin Rémérangles Bulles

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La commune d'Essuiles a été établie dans la haute vallée de la Brêche sur le plateau picard, dont le point culminant se situe à 146 mètres au-dessus du niveau de la mer au niveau du tripoint Essuiles-Montreuil-sur-Brêche-Haudivillers. La vallée de la Brêche, orientée vers le sud, fait converger de nombreuses vallées sèches : la vallée de la Belle Crête, la Grande Vallée ou vallée de Guerlanquant prolongée par la vallée d'Essuiles au centre et la vallée Talma au nord sur la rive gauche, la vallée Marguerite sur la rive droite. Entre elles communiquent plusieurs interfluves appelés « montagnes », tel avec la Montagne de Bourgogne (146 mètres d'altitude) dominant la Brêche d'environ 50 mètres au nord de la commune. L'église d'Essuiles se situe à 55 mètres, le hameau de Saint-Rimault et la ferme de la Tour à 125 mètres, le pont d'Hatton à 82 mètres, la ferme d'Essuilet à 83 mètres, le moulin de Becquerel à 84 mètres et le pont de Coiseaux à 87 mètres au-dessus du niveau de la mer[2]. Essuiles se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire très faiblement exposée aux risques de tremblement de terre[3].

Hydrographie et eau potable[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brêche.

La commune d'Essuiles est traversée par la Brêche, cours d'eau prenant sa source à Reuil-sur-Brêche et se jetant l'Oise à Nogent-sur-Oise. Les vallées attenantes ne sont pas alimentées par des cours d'eau permanants, mais par les ruissellements. Depuis l'amont, elle traverse le hameau de Coiseaux puis le moulin de Becquerel avant de rejoindre le hameau d'Hatton et de quitter la commune vers Bulles. Un château d'eau a été bâti au hameau de Saint-Rimault et une station de pompage se situe près du village[2]. Les zones les plus basses du territoire au sud sont situées au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes[4].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Route départementale 938.

La commune est traversée par cinq routes départementales : par ordre d'importance la D 938, la D 9, la D 9E, la D 151 et la D 61. La route départementale 938, ancienne route nationale reliant Beauvais à La Fère dans l'Aisne traverse la commune d'ouest en est en reprenant le tracé de l'ancienne Chaussée Brunehaut en passant par la ferme de la Tour et les hameaux de Saint-Rimault (kilomètre 15) et d'Hatton. La route départementale 9, d'Auchy-la-Montagne à La Rue-Saint-Pierre entre furtivement sur le territoire en croisant la D938 au niveau de la ferme de la Tour. Une annexe s'en détache, la D 9E, permettant un accès plus direct à Saint-Rimault depuis Rémérangles. La route départementale 151, d'Agnetz à Grandvilliers longe la rive droite de la Brêche par les hameaux d'Hatton et de Coiseaux. La route départementale 61 se détache de la D 151 à Coiseaux pour se diriger vers Le Quesnel-Aubry jusqu'à Hardivillers. Les différents hameaux et lieux-dits sont reliés entre eux ainsi qu'aux communes voisines par un réseau de plusieurs routes communales[2].

La gare SNCF la plus proche est située à Saint-Just-en-Chaussée à 11 km à l'est, sur la ligne de Paris-Nord à Lille[1].

La commune est desservie par le réseau ATRIOM du Beauvaisis du conseil général de l'Oise par la ligne de transports interurbains 32 reliant Beauvais à Saint-Just-en-Chaussée ainsi que par une ligne de transports scolaire vers le collège de Bresles[5]. La commune fait partie du réseau TADAM, service de transport collectif à la demande, mis en place à titre expérimental par la communauté de communes du Plateau Picard. Elle est reliée à l'un des 8 points de destination situés à Saint-Just-en-Chaussée, Maignelay-Montigny, La Neuville-Roy et Tricot au départ des 98 points d'origine du territoire[6]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal mise en place avec les écoles du Fay-Saint-Quentin et Rémérangles s'arrête dans les différents hameaux de la commune[7].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 13 km à l'ouest[1] et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se situe à 55 km au sud-est[1]. Il n'existe pas de liaisons par transports en commun entre la commune et ces aéroports.

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les espaces bâtis couvrant 50 hectares pour 4% de la surface communale, le territoire comprend plus de 78% d'espaces cultivés sur 1066 hectares ainsi que 24 hectares de vergers et de prairies. Il subsistent de nombreux bois n'ayant pas été défrichés, le bois sur les Vignes, le bois de Vieuville, le bois des Brochettes au nord ainsi que le bois Choquereau et le bois des Bâtis au sud. Le fond de la vallée de la Brêche est complètement boisé, comme les coteaux de la vallée sèche d'Essuiles et du larris du cul de Lampe. Cet ensemble boisé de 220 hectares couvre 16% du terroir[8],[2].

Le coteau boisé dit Larris du Cul de Lampe, près de la commune du Plessier-sur-Bulles, constitue une zone Natura 2000 inscrite dans l'ensemble du réseau de coteaux crayeux du Beauvaisis[9] ainsi qu'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1 [10]. Les rives de la Brêche sont également inscrits en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1 (Réseau de cours d'eau Salmonicoles du Plateau Picard)[11]. La vallée de la Brêche constitue un corridor écologique potentiel[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune possède trois hameaux et trois lieux-dits[2]:

  • Saint-Rimault au centre, où se trouve la mairie et la place principale, possède sa propre église. Il s'étend jusqu'à la D938.
  • Coiseaux au nord, au bord de la Brêche sur la D151 et la D61.
  • Hatton à l'est, établi à l'emplacement d'un moulin à eau sur la Brêche au croisement des D938 et D151.
    • La ferme de La Tour à l'ouest, à l'intersection des D938 et D9
    • La ferme d'Essuilet au sud dans la vallée de la Brêche
    • Le moulin de Becquerel entre Coiseaux et Hatton

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'essentiel de l'espace bâti ne se concentre pas au chef-lieu d'origine mais à Saint-Rimault. L'ensemble des hameaux prennent la forme de villages groupés[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Régis Flamand    
mars 2008 en cours
(au 30 août 2014)
Régis Vandewalle   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 559 habitants, en augmentation de 2,95 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
790 544 606 574 613 587 577 555 554
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
519 510 475 442 437 444 438 396 398
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
365 383 373 309 326 278 283 304 323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
321 279 251 313 391 452 533 551 559
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 24,6 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 13,4 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 24,9 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 15,9 %).
Pyramide des âges à Essuiles en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
4,1 
75 à 89 ans
4,9 
9,3 
60 à 74 ans
10,6 
21,6 
45 à 59 ans
22,3 
24,6 
30 à 44 ans
23,4 
20,5 
15 à 29 ans
13,6 
19,8 
0 à 14 ans
24,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin : édifice des XIIe et XVe. À l'intérieur se trouve une statue équestre de saint Martin, un tableau « Songes de saint Martin » et un retable en bois doré de la Vierge du XVe siècle[20].
  • Église Saint-Rimault du XVIe siècle à Saint-Rimault.
  • Château : composé de restes d'un ancien édifice du XVe siècle et d'un manoir moderne. Dans le parc du château se trouve l'ancienne chapelle Saint-Jacques.
  • Monument aux morts
  • Moulins à eau :
    • Moulin de Coiseaux : Il appartenait à Félix-Olivier Bachimont et servait à la fabrication de l'huile. Acheté en 1884 par un boulanger qui fabriquait farine et pain, il a été transformé en ferme en 1904. En 1914, il est acheté par Thibault Diémold et en 1920 par monsieur Jean Buron, cultivateur.
    • Moulin Becquerel ou Becqueret : à un seul tournant, moulin à blé, il fut construit en 1794. De 1886 à 1901, il eut une double utilisation, la nuit il servait au meunier et le jour à actionner la roue d'une scierie d'os pour le compte d'un fabricant de brosses du Fay-Saint-Quentin. En 1938, on y fabriquait encore des aliments pour bétail.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 30 janvier 2017)
  2. a, b, c, d, e et f Carte au 1/15000e sur Géoportail (consulté le 3 février 2017).
  3. « Géorisques : Mieux connâitre les risques sur le territoire - Essuiles », sur www.georisques.gouv.fr (consulté le 16 août 2017)
  4. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 3 février 2017)
  5. « Transports en commun à Essuiles (carte, lignes et arrêts) », sur Oise mobilité (consulté le 3 février 2017).
  6. « TADAM, le service de transport collectif à a demande du plateau Picard », sur Oise Mobilité (consulté le 30 mai 2017)
  7. « Regroupement pédagogique intercommunal Essuiles - Le Faÿ-Saint-Quentin - Rémérangles », sur Oise mobilité (consulté le 3 février 2017).
  8. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 3 février 2017)
  9. « Réseau de coteaux crayeux du bassin de l'Oise aval (Beauvaisis) », sur natura2000-picardie.fr (consulté le 3 février 2017)
  10. « Larris du Cul de Lampe, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 3 février 2017)
  11. « Réseau de cours d'eau salmonicoles du plateau picard entre Beauvais et Compiègne : Laversines, Aronde et B^reche, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 3 février 2017)
  12. « Carte des corridors écologiques potentiels à Essuiles », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 3 février 2017)
  13. « Essuiles », Cartes de France (consulté le 30 août 2014)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Évolution et structure de la population à Essuiles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  20. Les objets classés de l'église Saint-Martin sur la base Palissy