Gilocourt

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Gilocourt
Gilocourt
L'église Saint-Martin, côté sud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Crépy-en-Valois
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Michel Cassa
2014-2020
Code postal 60129
Code commune 60272
Démographie
Population
municipale
643 hab. (2015 en augmentation de 6,28 % par rapport à 2010)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 34″ nord, 2° 52′ 49″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 143 m
Superficie 6,93 km2
Localisation

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Gilocourt est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gilocourt[1]
Orrouy Gilocourt[1] Morienval
Béthancourt-en-Valois Feigneux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gislondicurtis, Egidiicurtum, Gillocour, Gillocourt (1836)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gilocourt comprenait autrefois les seigneuries de Champlieu, Orrouy, et Donneval. Celle-ci fut saisie en 1783 par Pierre Joseph Henon, ancien contrôleur des guerres. La famille de Monchy, originaire de Compiègne, en devint propriétaire[réf. nécessaire].

Une tradition locale veut que le roi Henry IV ait couché dans une auberge de Gilocourt et qu'il y ait échappé à un assassinat[réf. nécessaire].

Durant la Guerre de Trente Ans, la population fut décimée en 1652 par le Prince de Condé[réf. nécessaire].

L'église fut dévastée sous la Terreur en 1793[réf. nécessaire].

La commune, instituée lors de la Révolution française, absorbe fugacement de 1825 à 1835 celle de Béthancourt-en-Valois[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la cinquième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Crépy-en-Valois[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, mais toujours avec 25 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du pays de Valois, créée fin 1996.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
août 1817 novembre 1819 Étienne Meunier   Chevalier de la Légion d'honneur
1900 1908 Honoré Hippolyte Gloux    
1908 1912 Henri Avez    
1919 mars 1931 Eugène Ruelle    
avril 1931 1953 Paul Thieux    
1959 1965 Hervé Mevel    
1971 1977 Denise Rivière    
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1989 Henri Poreaux    
1989 1995 Saillard    
juin 1995[5] en cours
(au 4 septembre 2014)
Michel Cassa   Retraité agricole
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2015, la commune comptait 643 habitants[Note 1], en augmentation de 6,28 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
504563566572797590609636589
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
556502519518518519501507514
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506485499456452467444390384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
354329322434543580590603636
2015 - - - - - - - -
643--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune était relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune était est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était, en 2007, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,2 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 28,2 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 12,8 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 23,5 %, plus de 60 ans = 14,1 %).
Pyramide des âges à Gilocourt en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
4,6 
75 à 89 ans
6,4 
8,2 
60 à 74 ans
7,7 
20,3 
45 à 59 ans
23,5 
28,2 
30 à 44 ans
24,2 
11,5 
15 à 29 ans
15,4 
27,2 
0 à 14 ans
22,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés par un regroupement pédagogique intercommunal qui regroupe Gilocourt, Béthancourt-en-Valois, Glaignes, Orrouy. Le syndicat scolaire a décidé de le transformer en regroupement pédagogique concentré à l'échéance 2020, pour lequel il prévoit de construire à Orrouy 900 m² de locaux scolaires[12],[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gilocourt ne compte qu’un seul monument historique sur son territoire, l'Église Saint-Martin et le cimetière qui l'entoure[14]) :
Depuis l'extérieur, elle apparaît comme un édifice de style presque exclusivement gothique flamboyant. L'importance de la surface vitrée et les réseaux très soignés sont à souligner. En revanche, il n'y a qu'un petit clocher en charpente, et la façade occidentale donnant sur la rue est bien austère, malgré l'élégant portail de style gothique primitif. Il annonce une nef du même style, qui n'a jamais été voûtée et dont les fenêtres latérales sont murées, mais qui séduit toujours par ses grandes arcades d'un profil complexe, qui retombent sur des faisceaux de trois colonnettes à chapiteaux de chaque côté.
Les bas-côtés sont plus larges que d'habitude, surtout celui du sud, et inondés de lumière. Les parties orientales sont purement flamboyantes, bien qu'englobant encore des structures plus anciennes. Le vaisseau central du chœur et ses bas-côtés sont voûtés à la même hauteur, qui est bien plus modeste que celle de la nef, et forment ensemble un espace liturgique largement unifié, sans aucun cloisonnement. Contrairement aux églises à clocher central, le sanctuaire est bien visible depuis les bas-côtés de la nef. Également remarquable est le plan trapézoïdal, avec deux travées triangulaires flanquant la dernière travée du sanctuaire, qui se termine par un chevet plat[15]. L'église a été restaurée en 2009[5].

On peut également signaler :

  • Château de Gilocourt et son parc[16], propriété de la famille d'Aboville.
  • Place du Château et monument aux morts.
  • Lavoir, rue du Lavoir (RD 32).
  • Stèle commémorative de Robert Dumont, chef de groupe FFI tombé pour la libération de Gilocourt

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Depuis 1885, la famille Drucker à travers la fabrication de meubles artisanaux en rotin et cannage est célèbre dans le monde entier. Elle équipe grâce à ses 27 salariés en 2017, la grande majorité des terrasses des bars, brasseries et restaurants[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Gilocourt sur Géoportail.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 125.
  3. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Les maires de Gilocourt », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 23 avril 2018).
  5. a et b « L'église du village ressuscitée », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. « Gilocourt », Cartes de France (consulté le 4 septembre 2014)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Évolution et structure de la population à Gilocourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  12. Cindy Belhomme, « Le projet de nouvelle école contraint Séry-Magneval à quitter le navire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  13. Cindy Belhomme, « Vallée de l’Automne : les enfants regroupés à Orrouy en 2020 », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  14. Notice no PA00114703, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Dominique Vermand, Églises de l'Oise, canton de Crépy-en-Valois : Les 35 clochers de la Vallée de l'Automne, Comité Départemental de Tourisme de l'Oise / S.E.P Valois Développement, , 56 p., p. 28.
  16. « Jardin d'agrément du château de Gilocourt », notice no IA60001339, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Hélène Brunet-Rivaillon, « Visite privée de la Maison Drucker, créatrice des célèbres chaises des terrasses : Depuis 1885, la maison Drucker fabrique les chaises qui ont fait la renommée des terrasses de cafés parisiennes dans le monde entier. Et ses clients sont de plus en plus prestigieux », Le Parisien,‎ (lire en ligne).