Plailly

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Plailly
Image illustrative de l'article Plailly
Blason de Plailly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Senlis
Intercommunalité Communauté de communes de l'aire cantilienne
Maire
Mandat
Michel Mangot
2014-2020
Code postal 60128
Code commune 60494
Démographie
Gentilé Plelléens
Population
municipale
1 674 hab. (2014)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 15″ nord, 2° 35′ 04″ est
Altitude Min. 59 m – Max. 176 m
Superficie 16,25 km2
Localisation

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Liens
Site web plaillyvillage.com

Plailly est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont nommés les Plelléens et Plelléennes[1]. C'est sur son territoire communal que se trouve le Parc Astérix.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Approche du village en venant de la butte de Montmélian.

La commune se situe dans le sud du département de l'Oise, dans le Valois, à une distance orthodromique de 33 km au nord-est de Paris et près de la forêt d'Ermenonville. Le chef-lieu d'arrondissement de Senlis est éloigné de 15 km par la RD 118 et la RD 1017, et l'autoroute A1 respectivement sa sortie no 7 à Saint-Witz de 4,1 km par la RD 126. L'A1 met Plailly à 37 km de la capitale et à 14 km de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Plailly accueille depuis 1989 le Parc Astérix, à l'extrémité nord de son territoire. Outre le bourg, la commune comprend deux hameaux : Neufmoulin, dans la vallée de la Thève entre Mortefontaine et Thiers-sur-Thève, aujourd'hui réduit à une demi-douzaine de propriétés, et le hameau de Plailly, encore plus petit, à l'entrée nord de Saint-Witz. S'y ajoute le lotissement de Beaupré sur la voie communale pour Vémars. La zone d'activités du Pré de la Dame Jeanne (aussi appelée Parc de Plailly) est également localisée à l'écart du village, à l'ouest, près de Survilliers et de l'autoroute.

Depuis le 1er janvier 2014, Plailly, avec les communes de La Chapelle en Serval, Orry la Ville et Mortefontaine a rejoint la Communauté de Communes de l'Aire Cantilienne (C.C.A.C.).

Plailly fait partie du Parc naturel régional Oise - Pays de France, qui regroupe 59 communes sur 60 000 hectares.

Plailly compte six communes limitrophes, dont la moitié se situent également dans l'Oise : La Chapelle-en-Serval, Thiers-sur-Thève et Mortefontaine. Saint Witz et Vémars appartiennent au Val-d'Oise et Moussy-le-Neuf à la Seine-et-Marne. À l'est, Plailly arrive devant les premières maisons de Mortefontaine. Au sud, la même chose est le cas par rapport à Saint-Witz, et les premières maisons de ce village (au sens géographique) appartiennent même à la commune de Plailly, sous la dénomination de Le hameau de Plailly. Non loin de ce hameau, se situe l'exclave de Mortefontaine, Montmélian, jadis siège d'une seigneurie puis d'un marquisat qui avait son siège administratif à Plailly. À l'ouest, vers La Chapelle-en-Serval, le territoire communal de Plailly forme pratiquement une enclave dans les bois privés de la Garenne de la Chapelle et de la Justice, enserrée entre Survilliers et La Chapelle, mais reliée toutefois au reste de la commune par un goulet de 150 m de large environ[2].

Communes limitrophes de Plailly
La Chapelle-en-Serval
Thiers-sur-Thève
Mortefontaine
Survilliers Plailly
Vémars Moussy-le-Neuf

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ancien tracé de la RD 126.
Chemin rural no 17 vers le bois de Morrière.

Les principales routes sont la RD 922 dans un sens est-ouest, depuis Ermenonville et Fontaine-Chaalis (RD 126) et en direction de Survilliers, Fosses et Luzarches ; ainsi que la RD 126. Cette dernière fait tronc commun avec la RD 922 entre Mortefontaine et Plailly, et relie Plailly à Saint-Witz, à l'A1 et à la RD 317 près de Marly-la-Ville. Dans le Val-d'Oise, elle change de nom pour devenir la RD 10. En plus de ces deux routes, la RD 118 relie Plailly à La Chapelle-en-Serval et à la RD 1017 menant à Senlis, et la voie communale no 3 la relie avec Vémars (et indirectement, Moussy-le-Neuf). De nombreux chemins ruraux ont été préservés à Plailly et permettent de parcourir la plupart des bois privés qui, en dehors de ces chemins, sont fermés au public. Tous les chemins encore répertoriés sur la carte IGN « Top 25 » sont encore praticables, à l'exclusion toutefois du versant nord de la butte de Montmélian aujourd'hui interdit d'accès.

Sur le plan des transports en commun, la ligne de bus n° R2 du réseau de bus « Grand R » de la communauté d'agglomération Roissy Porte de France relie Plailly à la gare de Survilliers - Fosses et donc au RER D. Le service a été considérablement allégé le 29 août 2006 lors de la mise en place de ce réseau, ainsi que le 26 avril 2011. Ne sont proposés plus que quatre allers-retours le matin et quatre autres le soir, du lundi au vendredi, sans aucun service en pleine journée[3]. Ces restrictions ne concernent pas la zone d'activités, dont la desserte a été successivement étendue. D'autres services existent cependant pour les besoins des scolaires, à destination du collège de La Chapelle-en-Serval et des différents établissements de Senlis[4].

Topographie et espaces naturels[modifier | modifier le code]

La mare Blaine.
Landes en bois de Morrière.

Le bourg est bâti au pied du versant nord de la butte de Montmélian, l'une des buttes-témoins les plus élevées du nord de la région parisienne, cumulant à 203 m au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus élevé de la commune est à 176 m, du fait que le sommet soit situé sur la commune de Mortefontaine. Sur le reste du territoire communal, le relief est légèrement ondulé, avec quelques buttes de faible hauteur dans le bois de Morrière, au nord (voir ci-dessous). Ces buttes ne dépassent pas 97 m, alors que le bourg est bâti à plus de 100 m. Cependant, le bois de Morrière, massif annexe de la forêt d'Ermenonville, est situé en surplomb de la vallée de la jeune Thève, qui n'est ici qu'un mince ruisseau. À sa sortie du territoire communal près du hameau de Neufmoulin se trouve le point le plus bas de la commune, à 59 m au-dessus du niveau de la mer. La Thève ne passe pas par le village, où les cours d'eau sont tout à fait absents. Il n'y a qu'un certain nombre de sources qui jaillissent de la butte de Montmélian, trop peu abondants pour former des ruisseaux. À l'ouest du village, près de la zone d'activités, se trouve la mare Blaine ou mare Blanche, biotope bien préservé entouré de roseaux.

Plailly possède sur son territoire un site naturel remarquable, dit la Pierre Monconseil, dans le bois de Morrière. Ce bois privé « présente une mosaïque de milieux naturels allant des landes sèches et humides aux pelouses en passant par des fourrés arbustifs, des forêts de chênes et des mares »[5]. Autour de la Pierre Monconseil, le paysage est particulièrement pittoresque avec des blocs de grès parsemés sur les flancs de la colline. Parfois des vues s'ouvrent au loin, comme par exemple sur le château de Vallière. Un sentier botanique de 1,800 m environ y a été aménagé, accessible par le chemin rural no 17 dit « de la Tourelle » qui relie Plailly à la D 607, au sud du hameau de Neufmoulin. Non loin de la D 607, on trouvera l'entrée au bois et une plaque avec un plan schématique du sentier de découverte[6]. Le bois de Morrière avec ses bois annexes constitue une ZNIEFF type 1 n° national 220014325[7].

Sinon, la majorité du territoire communal fait partie du site classé « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, butte et clairière de Saint-Christophe », créé par arrêté du 28 août 1998 sur la base de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. N'en sont exclus que les terres agricoles entre le bois de Morrière et la RD 922[8]. Antérieurement, l'ensemble de la commune avait déjà été retenu pour le site inscrit de la vallée de la Nonette, créé par arrêté du 6 février 1970[9]. Ce site inscrit a préfiguré le parc naturel régional Oise-Pays de France pour sa partie située dans l'Oise, créé par décret du 13 janvier 2004 et incorporant l'ensemble de la commune de Plailly[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ancienne Mairie de Plailly.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 21 septembre 2014)
Michel Mangot   Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 674 habitants, en augmentation de 0,54 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
928 965 946 890 978 984 1 010 1 054 1 051
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
934 953 945 886 891 857 865 806 841
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
826 793 876 897 945 952 909 955 1 005
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
998 1 054 1 171 1 541 1 636 1 580 1 646 1 678 1 674
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 26,2 %, plus de 60 ans = 15,4 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Plailly en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
2,0 
3,0 
75 à 89 ans
7,1 
12,3 
60 à 74 ans
11,8 
26,2 
45 à 59 ans
23,6 
21,7 
30 à 44 ans
22,5 
16,6 
15 à 29 ans
14,4 
20,1 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Plailly

Les armes de Plailly se blasonnent ainsi : D’argent à la bande d’azur chargée d’une fleurs de lys d’or et de deux merlettes du champ, l’une en chef et l’autre en pointe, accostée de deux losanges aussi d’azur

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Plailly compte deux monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Martin de Plailly.
  • Église Saint-Martin (classée monument historique par liste de 1862[18]) : édifiée pendant les années 1160 et 1170 dans le style gothique primitif, elle reçoit au début du siècle suivant un nouveau chœur de style pré-rayonnant, dont les trois travées du chevet forment un vaisseau transversal de même hauteur. Dans les deux cas, l'église Saint-Martin se place en tête des mouvements novateurs de l'architecture de son temps, et comme l'indiquent certaines analogies, puise ses influences dans les chantiers des cathédrales Notre-Dame de Senlis et Notre-Dame de Paris. La nef prévue pour rester couverte d'une simple charpente se caractérise par de grandes arcades brisées retombant sur les chapiteaux remarquables de gros piliers cylindriques isolés. Dans le chœur, trois piliers semblables servent d'appui aux supports de l'ordre supérieur, sous la forme de faisceaux de colonnettes. Cette superposition est une solution originale et élégante caractérisant le chœur de Plailly, tout comme le vaste espace bien éclairé du vaisseau transversal, contrastant avec la pénombre constante régnant dans la nef. La fine flèche octogonale en pierre de la seconde moitié du XIIIe siècle apporte quant à elle une note de raffinement dans la sobriété de l'extérieur de l'église[19].
  • Fontaine de la place de l'Église (inscrite monument historique par arrêté du 9 juillet 1970[20]) : L'accès à l'eau potable posait toujours problème à Plailly avant l'adduction d'eau jusqu'aux maisons. Les quatre puits publics ne livraient pas une quantité d'eau suffisante. Les sources les plus proches se situent sur le versant nord de la butte de Montmélian : la fontaine Blanche et la fontaine de l'Auget, citée dès le XIIIe siècle et alimentant jadis un étang comme réserve d'eau pour l'extinction des incendies. Un lavoir fut construit à proximité en 1834. Désaffecté en 1967, il ne subsiste plus. En 1850, la commune fit édifier une fontaine sur la place de l'Église pour faire arriver l'eau de la fontaine de l'Auget au centre du village. Le plan fut dressé par l'architecte M. Drin, et l'exécution avait été confiée à MM. Henneton et Gabreux, entrepreneurs à Plailly. Les pierres proviennent des carrières de Montgrésin (commune d'Orry-la-Ville), et le plâtre de Plailly. En 1909, la ville fit forer un nouveau puits avec pompe, usine élévatoire et réservoir de 200 m3 permettant de mettre à la disposition des bornes-fontaines disséminées dans le village. Leur nombre fut de cinq jusqu'en 1920, puis de huit. L'eau des bornes-fontaines était gratuite à compter de 1913, mais strictement réservée à la consommation domestique. Il était interdit de l'utiliser pour l'arrosage des jardins ou pour un commerce ou une industrie[21].
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Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le « château » de Bertrandfosse, route de Bertrandfosse : le premier seigneur de Bertrandfosse connu fut Guy de Plailly, fondateur en 1276 de la paroisse de Mortefontaine. Or, rien n'indique qu'un château de Bertrandfosse ait existé avant la fin du XVe siècle, quand Jean de Laillier fit construire le manoir qui survécut jusqu'au début du XXe siècle. Bailli de Senlis et maréchal des logis de Louis XI, Charles VIII et Louis XII, le seigneur se fit appeler Christophe de Plailly, nom de famille de sa mère Agnès de Plailly. Il mourut fort âgé en 1518, et ses héritiers vendirent la seigneurie à la famille Le Rebours, qui la garda jusqu'en 1737. Mortefontaine fut toutefois soustrait à la seigneurie dès le milieu du XVIe siècle, avant d'être racheté par François Hotmann en 1570, qui la réunit à Plailly et Montmélian en 1599. En 1654, le nouveau seigneur Jacques de Coigneux, président au Parlement de Paris, obtint l'érection de ses terres en marquisat de Montmélian, dont le siège administratif était à Plailly. Il convient de signaler que Bertrandfosse ne faisait pas partie de ce marquisat, jusqu'à ce que cette seigneurie fut vendue en même temps que le marquisat à Jacques-Louis Le Peletier (père de Louis Le Peletier de Morfontaine) en 1737. Le propriétaire changea encore en 1791, 1797 et 1808, quand Joseph Bonaparte réunit de nouveau les terres de l'ancien marquisat. Il ne tarda cependant pas à céder Bertrandfosse au profit de Henri-Michel Paulmier, rentier parisien, qui considéra cette vaste ferme surtout comme un placement. En effet, il ne s'y rendit pour la première fois qu'en 1815, et finalement séduit par les lieux et les opportunités de chasse, fit aménager comme résidence l'ancien logis du régisseur et des dépendances à gauche de la cour d'honneur. Le manoir n'était plus habitable depuis la Révolution et servait alors de grange. Paulmier envisagea de le réhabiliter et fit consolider le gros œuvre du logis, mais sa priorité fut l'aménagement d'un parc avec théâtre de verdure, allées, labyrinthe, boulingrin et un temple de l'Amitié par le père de Denis et Eugène Bühler, remodelé ensuite par ses fils. Edmond Paulmier vendit Bertrandfosse à Henri Girard en mai 1905, qui ne tarda pas à faire démolir le vieux manoir et fit construire une nouvelle villa selon les plans de l'architecte Henri Delaage. C'est un imposant édifice en brique de couleur gris clair, avec des hauts toits à forte pente et à l'aspect très massif[22],[23].
  • Propriété Hamet, rue du Docteur-Laporte / rue Constant-Hamet : Constant Hamet, ferronnier d'art parisien, s'est fait construire cette villa à la fin du XIXe siècle. Le portail en fer forgé sur la rue du Docteur- Laporte (RD 922) est justement sa propre œuvre. Le long de la rue Constant-Hamet, l'on peut voir également l'orangerie et les communs[24], construits en meulière contrairement à l'habitation qui est en brique et pierre.
  • Le puits au Loup, rue du Puits-au-Loup : Ce fut l'un des quatre puits publics de Plailly, qui ne donnaient pas assez d'eau pour pouvoir aux besoins de la population, ce qui décida la municipalité de faire construire la fontaine de la place de l'Église en 1850 (voir la section ci-dessus).
  • Le « carrefour du Christ », rue de Paris : un crucifix en bois derrière une clôture grillagée a donné son nom à ce carrefour à la sortie du village en direction de Saint-Witz.
  • La Vierge à l'Enfant, rue de la Libération : statue en métal de 1908, qui montre la Vierge dans une posture assez rare[24].
  • Pont ferroviaire, chemin rural no 7 de Survilliers au hameau de Neufmoulin, dans le bois de Morrière, à 200 m du parc Astérix : les travaux de cette ligne ont démarré tardivement en 1913 et ont été interrompus pendant la Première Guerre mondiale, sans finalement jamais reprendre au bout de maintes péripéties. La nouvelle ligne ferroviaire était prévue comme itinéraire de délestage entre Paris et le Nord de la France, et aurait en même temps pourvu d'une gare plusieurs communes du Valois. Une gare était justement prévue entre Plailly et Mortefontaine. Le tracé de la ligne envisagée ne devait pas comporter de passages à niveau, et c'est ainsi que des passages supérieurs ont dû être construits pour les moindres chemins[25]. Ce pont en brique et béton armé qui n'a jamais servi s'explique ainsi.
  • Parc Astérix, le long de l'autoroute A1 : il est accessible uniquement via l'autoroute, par une sortie spéciale qui lui est exclusivement réservée. Les autres chemins vers le parc Astérix sont fermés en permanence et servent d'accès aux pompiers en cas d'incendie. De ce fait, bien que situé sur le territoire communal de Plailly, l'on ne peut pas se rendre au parc depuis le village. Le Parc Astérix est, avec Big Bang Schtroumpf, Mirapolis et Zygofolis, l'un des grands projets dans les parcs de loisirs français à la fin des années 1980. La société « Parc Astérix SA » est fondée en 1985. À la tête du projet, le groupe financier britannique Barclays réunit vingt autres investisseurs dont l'Union des assurances de Paris, la région Picardie, la Compagnie générale des eaux, le groupe Havas[26]. Six concepteurs, parmi lesquels Pierre Tchernia et Uderzo, se penchent sur la conception du parc. L'investissement représente 130 millions d'euros pour un millier d'emplois créés[27]. Jack Lang, ministère de la Culture inaugure le parc de loisirs le après deux ans de travaux. Il est composé à l'époque de cinq quartiers thématiques : la via antiqua, le village d'Astérix, la rue de Paris, le grand lac et la cité romaine.
Article détaillé : Parc Astérix.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard du Chesne, Histoire de Plailly jusqu'à la Révolution, Saint-Witz, à compte d'auteur (brochure polycopiée), , 28 p.
  • Gustave Macon et Edmond Paulmier, « Montmélian, Plailly, Bertrandfosse et Mortefontaine », Comité archéologique de Senlis, Comptes rendus et mémoires, années 1909-10, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 5e série, vol. II,‎ , p. 115-148 (ISSN 1162-8820, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. « Plailly (60128) », sur Habitants.fr - Nom des habitants des communes françaises (consulté le 14 novembre 2011).
  2. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 15 novembre 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  3. [PDF] « Horaire de la ligne R2 au 26 avril 2011 », sur CIF bus (consulté le 15 novembre 2011).
  4. [PDF] « Horaire de la ligne 13 », sur Oise-mobilité (consulté le 15 novembre 2011).
  5. Cf. « Le Bois de Morrière de Plailly », sur Conservatoire d'espaces naturels de Picardie (consulté le 15 novembre 2011).
  6. Cf. Pascal Corpart, Découvrons le massif forestier d'Ermenonville, Orry-la-Ville, Parc naturel régional Oise-Pays de France, s.d., 16 p. ; p. 13. Ce sentier ne figure pas sur la carte IGN Top 25 1:25.000e.
  7. Cf. « Description de la znieff Bois de Morrière », sur DREAL Picardie (consulté le 15 novembre 2011).
  8. [PDF] « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, butte et clairière de Saint-Christophe », sur DREAL Picardie (consulté le 15 novembre 2011).
  9. Cf. [PDF] « Vallée de la Nonette », sur DREAL Picardie (consulté le 15 novembre 2011).
  10. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 15 novembre 2011).
  11. « Plailly », Union des Maires de France (consulté le 21 septembre 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Plailly en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  18. « Église Saint-Martin », notice no PA00114807, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Dominique Vermand, Plailly - église Saint-Martin, Plailly, Groupe d'histoire et d'archéologie de Plailly, , 16 p.
  20. « Fontaine place de l'Église », notice no PA00114808, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Cf. « Histoire de Plailly, 4e partie », sur Plailly (site officiel) (consulté le 14 novembre 2011).
  22. Cf. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome II. Valois, Paris, Éditions de la Morande, s.d. (2009), 356 p. (ISBN 978-2-9020-9139-3), p. 49-50.
  23. Gustave Macon et Edmond Paulmier, « Montmélian, Plailly, Bertrandfosse et Mortefontaine », Comité archéologique de Senlis, Comptes rendus et mémoires, années 1909-10, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 5e série, vol. II,‎ , p. 115-148 (ISSN 1162-8820, lire en ligne) ; p. 128-136, 143 et 148.
  24. a et b [PDF] « Découvrons les villages du Parc : Plailly », sur Parc naturel régional Oise-Pays de France (consulté le 15 novembre 2011) ; p. 2.
  25. Cf. José Banaudo, Trains oubliés : 4. l'État, le Nord, les Ceintures, Menton, Éditions du Cabri, , 223 p. (ISBN 2903310246), p. 146-147.
  26. Cf. l'article de Joëlle Meskens, Marchera, marchera pas : Big bang schtroumpf, paru dans « Le Soir » du 24 mai 1989 ; Lire en ligne.
  27. Cf. l'article Airs d'ailleurs, paru dans « Le Soir » du 18 janvier 1989 ; Lire en ligne.