Cuignières

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Cuignières
Image illustrative de l'article Cuignières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Picard
Maire
Mandat
Philippe Farce
2014-2020
Code postal 60130
Code commune 60186
Démographie
Population
municipale
244 hab. (2014 en augmentation de 16,19 % par rapport à 2009)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 05″ nord, 2° 28′ 28″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 163 m
Superficie 6,24 km2
Localisation

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Cuignières est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes.

Cuignières est située à 66 km au nord de Paris, 28 km à l'est de Beauvais, 26 km à l'ouest de Compiègne et à 51 km au sud d'Amiens[1].

Communes limitrophes de Cuignières
Saint-Remy-en-l'Eau Lieuvillers Erquinvillers
Avrechy Cuignières Noroy
Lamécourt Rémécourt

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend entre 95 et 163 mètres d'altitude. Située sur le plateau picard, elle est traversée par le large vallon du fond de Talmotte, dont l'origine se trouve à Erquinvillers sous le nom de vallée Madame. À l'ouest, le plateau fait la transition avec la vallée de l'Arré, tandis qu'à l'est, les coteaux sont plus abrupts laissant apparaître le point culminant de la commune. Ce dernier, entre les bois du Quesnoy et de Serperon au sud-est, est matérialisé par une borne géodésique de l'IGN. Le point le plus bas de commune de se situe en aval du fond de Talmotte, à la limite du sud du territoire avec Lamécourt. Le village, sur un coteau du fond de Talmotte, s'étale de 115 à 145 mètres au-dessus du niveau de la mer, près d'un petit vallon[2]. La commune se trouve en zone de sismicité 1, très faiblement exposée aux séismes[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucun cours d'eau traversant la commune. La présence du vallon de Talmotte montre toutefois l'ancienne présence de ruisseaux sur le territoire[2]. Les zones les moins élevées du territoire, dans le fond de Talmotte, sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[4].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 3 routes départementales : la D 101, la D 127 et la D 570. La route départementale 127, de Fitz-James à Montiers est le principal axe communal. Il relie le chef-lieu aux villages voisins de Lamécourt au sud, qui donne accès par prolongement l'agglomération de Clermont et d'Erquinvillers et de Lieuvillers au nord. Cette route traverse le village par les rues d'En Bas et de la Mare aux Saules. La route départementale 570 se détache de la D 127 au nord de la commune pour atteindre Avrechy et la route départementale 916, ex-route nationale 16 de Paris à Dunkerque par Amiens. La route départementale 101, de Bulles à Estrées-Saint-Denis, ne traverse qu'une courte portion du territoire communal entre Erquinvillers et Noroy. Une route communale relie la rue de l'église à la D 570. Les rues de Clermont, de Rémécourt et de Noroy sont des routes communales se terminant en impasse au sortir du territoire[2].

Les gares SNCF les plus proches sont celles d'Avrechy et de Saint-Remy-en-l'Eau à moins de 4 kilomètres à l'ouest. La gare de Saint-Just-en-Chaussée, mieux desservie, se trouve à 6,7 km au nord-ouest[1]. Ces gares sont toutes situées sur la ligne de Paris-Nord à Lille.

La commune est desservie par le réseau ATRIOM du Compiégnois du conseil général de l'Oise par cinq lignes de transports scolaires, les deux premières vers le collège Louise-Michel de Saint-Just-en-Chaussée, les trois autres vers les établissements scolaires de l'agglomération de Clermont[5]. La commune fait partie du réseau TADAM, service de transport collectif à la demande, mis en place à titre expérimental par la communauté de communes du Plateau Picard. Elle est reliée à l'un des 8 points de destination situés à Saint-Just-en-Chaussée, Maignelay-Montigny, La Neuville-Roy et Tricot au départ des 98 points d'origine du territoire[6]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie le village au groupe scolaire de Lieuvillers, avec les communes d'Erquinvillers et d'Angivillers[7].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 26 km à l'ouest et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se situe à 50 km au sud-est[1].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis le bâti, qui s'étend sur 18.7 hectares, la surface communale est composée à plus de 85 % de cultures sur 536 hectares. Les espaces boisés sont majoritairement présents au sud-est avec les bois du Quesnoy, de Serperon et sur le coteau méridional du fond de Talmotte. On retrouve également quelques parcelles à l'est du village et au lieu-dit le Joug à l'ouest. Ils rassemblent 48 hectares, pour 7.6 % de la superficie. Enfin, la commune comprend 26 hectares de vergers et prairies[8],[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat communal se concentre uniquement dans le chef-lieu. Le seul écart est constitué par la coopérative agricole, entre le village et Erquinvillers[2].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cotomariorum en 877, Cuneriis en 1165, à rapprocher de Cotoniarias qui a donné Coignières dans les Yvelines : verger de cognassiers (latin cydonius).

Histoire[modifier | modifier le code]

Erquinvillers fut une dépendance de Cuignières au Moyen Âge et de 1825 à 1835[9]. Le village est le lieu de naissance de Pierre de Cuignières, mort en 1355, grand conseiller des rois Philippe le Bel, Louis X, Philippe le Long et Charles le Bel. En 1329, il fut chargé par le roi de soutenir le principe de la séparation des pouvoirs laïques et ecclésiastiques. Il possédait le petit domaine de Saintines, près Crépy-en-Valois. En 1330, le roi lui confirma les privilèges seigneuriaux de cette terre et lui octroya en outre le droit d'usage de la forêt de Cuise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2001 2006 Daniel Mathey DIV  
Mars 2006 2014 Marc Lavernhe DIV  
Mars 2014 en cours
(au 2 avril 2014)
Philippe Farce[10]    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2014, la commune comptait 244 habitants[Note 1], en augmentation de 16,19 % par rapport à 2009 (Oise : +2,14 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
351 316 305 281 370 285 281 271 284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
254 233 218 196 188 198 186 181 181
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
177 181 160 158 172 158 168 158 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
99 96 102 119 169 177 203 207 211
2013 2014 - - - - - - -
240 244 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,1 %, 15 à 29 ans = 9,3 %, 30 à 44 ans = 33,6 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 13 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 26 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 26,9 %, 45 à 59 ans = 14,4 %, plus de 60 ans = 15,5 %).
Pyramide des âges à Cuignières en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,0 
6,5 
75 à 89 ans
5,8 
6,5 
60 à 74 ans
8,7 
16,8 
45 à 59 ans
14,4 
33,6 
30 à 44 ans
26,9 
9,3 
15 à 29 ans
17,3 
27,1 
0 à 14 ans
26,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Cuignieres 60.svg

Les armes de Cuignières se blasonnent ainsi :

D'hermine à un écusson en abîme de gueules, chargé d'un lion d'or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Famille de Cuignières, dont le premier connu est Yves de Cuignières qui signe l'acte de fondation des chanoines de Saint-Nicolas de Beauvais en 1078. Anséau de Cuignières voulant partir à la croisade donna en perpétuelle aumône à l'abbaye de Saint-Just les dîmes de la paroisse de Cuignières dont il était le seigneur. Un fils d'Anseau s'établit au Plessis-Placy où il a donné le nom de Cuignières à un fief[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 28 mars 2015)
  2. a, b, c, d et e Carte au 1/15000e sur Géoportail (consulté le 28 mars 2015).
  3. « Géorisques : Mieux connâitre les risques sur le territoire - Cuignières », sur www.georisques.gouv.fr (consulté le 18 août 2017)
  4. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 28 mars 2015)
  5. « Transports en commun à Cuignières (carte, lignes et arrêts) », sur Oise mobilité (consulté le 28 mars 2015).
  6. « TADAM, le service de transport collectif à a demande du plateau Picard », sur Oise Mobilité (consulté le 30 mai 2017)
  7. « Navette de regroupement pédagogique intercommunal », sur Oise mobilité (consulté le 28 mars 2015).
  8. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune de Cuignières », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 28 mars 2015)
  9. « Les communes de France à travers le temps », sur CommunesGenWeb (consulté le 27 juin 2015)
  10. « Plateau picard : voici le visage de vos nouveaux élus », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ , p. 21
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  15. « Évolution et structure de la population à Cuignières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  17. Google Livres : François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, volume 5, Paris, 1772