Cramoisy

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Cramoisy
Image illustrative de l'article Cramoisy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Montataire
Intercommunalité Communauté de communes Pierre - Sud - Oise
Maire
Mandat
Jean-Michel Darsonville
2014-2020
Code postal 60660 (ex 60910)
Code commune 60173
Démographie
Population
municipale
725 hab. (2012)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 21″ N 2° 24′ 08″ E / 49.2558333333, 2.4022222222249° 15′ 21″ Nord 2° 24′ 08″ Est / 49.2558333333, 2.40222222222  
Altitude Min. 30 m – Max. 127 m
Superficie 6,3 km2
Localisation

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Cramoisy

Cramoisy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cramoisy[1]
Saint-Vaast-lès-Mello
Maysel Cramoisy[1] Montataire
Saint-Leu-d'Esserent Thiverny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cramoisy Blason D'argent à la fasce ondée d'azur, à l'épée basse d'or brochant sur le tout et accompagnée en pointe de deux merlettes de sable affrontées; à la bordure crénelée de gueules[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 à mars 2001 Marcel Heurteur   Agriculteur
mars 2001 en cours
(au 29 août 2014)
Jean-Michel Darsonville   chef d'agence
Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 725 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
224 224 257 240 471 298 275 361 368
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420 491 564 594 516 621 552 516 506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
480 587 570 637 670 674 587 580 659
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
599 676 563 664 654 563 594 594 739
2012 - - - - - - - -
725 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (55,5 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 44,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,3 %, 15 à 29 ans = 22 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 55,5 % de femmes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 16,4 %).
Pyramide des âges à Cramoisy en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,6 
3,4 
75 à 89 ans
5,2 
14,0 
60 à 74 ans
10,6 
22,3 
45 à 59 ans
22,4 
21,9 
30 à 44 ans
24,2 
22,0 
15 à 29 ans
20,3 
16,3 
0 à 14 ans
16,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Clocher roman.

Cramoisy compte deux monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Martin de Cramoisy.
  • Église Saint-Martin, rue Henri-Heurteur et rue de l'Église (classée monument historique par arrêté du 26 décembre 1906[8]) : Orientée irrégulièrement nord-ouest - sud-est, cette église bâtie à flanc de coteau et enserrée entre deux rues tient sa physionomie particulière de sa situation difficile et de la transformation gothique d'une église romane du tout début du XIIe siècle. Elle se composait d'une nef unique, d'un chœur plus étroit et d'un clocher au sud du chœur. Lors de l'agrandissement et la reconstruction de l'église vers 1250, le mur nord de la nef et le chœur ont été démolis, et une nef plus large a été construite à la place de l'ancienne. L'ancienne façade occidentale été en partie conservée, ce qui confère à la façade actuelle sa disposition asymétrique. Le portail n'est pas situé au centre, ni la fenêtre qui le surmonte, les deux par ailleurs en tiers-point. Seulement le contrefort plat à gauche du portail provient avec certitude de l'église romane. Le mur nord de la nef a été percé vers 1180 de deux arcades afin de la relier à une nouvelle chapelle de deux travées. Les intéressants chapiteaux engagés dans les piliers des arcades se sont conservés, mais la chapelle elle-même a été démolie, car encombrant la rue de l'Église. À droite de la chapelle, s'élève le clocher roman avec ses deux étages de deux baies plein cintre par face, chacune cantonnée de deux colonnettes en délit à chapiteaux. Les tailloirs des chapiteaux se poursuivent comme bandeaux tout autour du clocher. Entièrement dépourvu de contreforts, il est en outre décoré d'une Frise en dents de scie et d'une moulure biseautée horizontale. Au-dessus de la corniche de modillons, le clocher a été exhaussé, sans doute pour servir de tour de guet. Au nord du clocher, la première travée du chœur gothique est extraordinairement voûtée en berceau, la voûte étant en fait destinée à épauler le clocher. Un voûtement d'ogives avait été prévu dans un premier temps, comme en témoignent les colonnettes à chapiteaux restés sans emploi. La seconde travée est voûte d'ogives, et son chevet est ajouré par une vaste baie au remplage de trois lancettes trilobées surmontées par un grand trèfle. Le chœur possède un bas-côté au nord, mais une cloison le sépare de l'espace intérieur afin de permettre un usage comme sacristie[9].
Ancienne usine dite Parvillée.
  • Ancienne usine dite Parvillée, rue du Pont et rue du Moulin (inscrite monument historique par arrêté du 16 décembre 2002[10]) : Son objectif était la fabrication d'isolateurs en porcelaine et de ferrures galvanisées destinées à les supporter. Lors de la création de l'usine en 1900, il s'agit en fait de la délocalisation d'un atelier parisien qui se trouve à l'étroit rue Gauthey. À Paris, la gamme de produits de la Société parisienne des Anciens établissements Parvillée Frères et Cie était encore limitée aux seuls isolateurs, mais comme la place ne manque pas à Cramoisy, la direction en profite pour élargir sa gamme afin que les clients puissent se fournir d'une seule main, ce qui est un avantage compétitif non négligeable. L'usine est donc porcelainerie et forge à la fois, et pour l'approvisionnement et l'écoulement de sa production, elle bénéficie de la ligne de chemin de fer Creil à Beauvais à proximité immédiate. Dès le début, une innovation dans la cuisson de la porcelaine est instaurée chez Parvillée, grâce à l'invention d'un four à seize compartiments au feu tournant, c'est-à-dire les compartiments sont utilisés l'un après l'autre : la chaleur de cuisson des fours précédents réduit l'effort d'énergie pour la chauffe du four actuellement utilisé, et sa propre chaleur préchauffe les fours suivants, d'où une importante économie d'énergie. D'abord orientée vers les lignes électriques, la société se consacre également à la télécommunication à partir des années 1920[11]. Les halles de l'usine construites en 1900 / 1901 sont dotées de charpentes métalliques rivetées, et leur intérêt patrimonial réside dans une application particulièrement aboutie de cette technique de construction. Du côté de l'ancienne entrée principale rue du Moulin, les bâtiments en pierre de taille d'une ancienne filature ont été récupérés par Parvillée et sont également inscrits au titre des monuments historiques, tout comme les extensions postérieures à 1920[10]. L'ensemble de l'ancienne usine a été restauré et converti en logements.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Ancienne grange dîmière, rue Henri-Heurteur
  • Ancienne maison forte, rue Henri-Heurteur
  • Ancienne prison communale, rue de l'Église
  • Trapèze pour l'entraînement des sapeurs-pompiers, rue du Pont
  • Château de Sous-Rivière, rue Roger-Salengro
  • Moulin Brunet

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lieutenant Jerome Zierlein, du 9e USSAF, 474th fighter group, 428th fighter squadron, tombé en combat aérien le 25 août 1944 sur le territoire de Cramoisy. Son nom a été rajouté en 2014 sur le mémorial des victimes de guerre de la commune[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Cramoisy sur Géoportail.
  2. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=9091
  3. « Cramoisy », Cartes de France (consulté le 29 août 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  6. « Évolution et structure de la population à Cramoisy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  8. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Montataire, Vallées de l'Oise et du Thérain, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours des communes du canton et l'O.T.S.I. de Saint-Leu-d'Esserent,‎ ca. 1998, 24 p., p. 6-7.
  10. a et b « Ancienne usine Parvillée », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « L'usine Parvillée », sur Cramoisy (site officiel) (consulté le 21 juin 2013).
  12. « Cérémonie souvenir le 31 août », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3297,‎ , p. 15