Le Coudray-Saint-Germer

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Le Coudray-Saint-Germer
La mairie
La mairie
Blason de Le Coudray-Saint-Germer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Bray
Maire
Mandat
Roland Guillaux
2014-2020
Code postal 60850
Code commune 60164
Démographie
Population
municipale
949 hab. (2014)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 45″ nord, 1° 50′ 16″ est
Altitude Min. 137 m – Max. 231 m
Superficie 13,48 km2
Localisation

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Le Coudray-Saint-Germer

Le Coudray-Saint-Germer est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Coudray-Saint-Germer est située à l'extrémité occidentale de l'Oise, à proximité de l'Eure et de la Seine-Maritime, entre Gournay-en-Bray et Auneuil. La commune se trouve à 230 m d'altitude sur le plateau de Thelle. C'est un chef-lieu de canton depuis leurs créations en 1795 jusqu'à leurs suppressions en 2015. Trois hameaux en dépendent : les Routis au pied de la forêt de Thelle, le Tronquet et l'Aunay.

Les Routis (nommés Ruates en 1190) comptaient 150 habitants en 1840. Ce hameau est composé d'une vingtaine de maisons disposées de manière à former deux rues et une place. Au sud des Routis, existait un hameau nommé Monplaisir qui comptait une trentaine d'habitants au milieu du XIXe siècle et encore plus au sud se trouvait la Verrie. Le Tronquet et l'Aunay comptaient chacun une vingtaine d'habitants à cette époque.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Le Coudray-en-Thelle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le Coudray-Saint-Germer n'était qu'un lieu inculte jusqu'au XIIe siècle. Louis le Jeune fit don en 1153, à l'abbaye de Saint-Germer, pour y construire une métairie, des terrains et des bois du Coudray (plantations de noisetiers, d'où vient son nom d'origine = noisetier, coudrier, Coudray). La commune s'est appelée Coldretum en 1178, Le Couldray en 1550, Le Couldray-en-Thelle depuis la Révolution et Le Coudray-Saint-Germer en 1840.
  • Le village se développa et devient prospère, pour nécessiter la fondation d'une église et la création d'une paroisse, puis les moines y édifièrent un siècle plus tard un château fort.
  • En 1383, le roi de France, Charles VII, avait accordé à Jean de Silly, l'autorisation de construire une forteresse au Coudray pour que les moines s'y réfugient en cas d'invasion. Depuis, à chaque alerte, le prieur et les moines s'y rendaient en emportant avec eux les reliques les plus précieuses. À peine s'y trouvaient-ils installés en 1400, qu'ils furent assiégés par les émissaires du duc de Bourgogne Jean de Crèvecœur, seigneur d'Ons-en-Bray, et Hector de Saveuse.

Faits prisonniers, ils durent payer une forte rançon. Les Bourguignons s'emparèrent de tous les papiers du château en s'en allant et incendièrent le village. Aujourd'hui, il ne reste que les fondations du château fort, et l'église fut reconstruite en 1502 sur les quelques vestiges.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Coudray-Saint-Germer (Le) Blason Tranché de gueules et d'azur; à la bande d'argent brochant sur la partition; à la tour d'or brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1858 1883 Louis Caron   Médecin
1883 1908 Théophile Rotté   Agriculteur
1908 1919 Onésime Petit   Greffier de justice de paix
1919 1929 Louis Monthuy   Agriculteur
1929 1944 Léon Colbeau   Agriculteur
1944 1945 Pierre Gayet   Épicier-cafetier
1945 1945 Edward Compiègne SFIO Menuisier
Décédé au bout de deux mois de mandat
1945 1965 Vienne Robert   Agriculteur
1965 1975 Paul Dubois   Entrepreneur de travaux
1976 1978 Robert Largillière   Agriculteur
1978 1981 Jean Jouve PS Formateur professionnel des Postes
1981 1981 Daniel Cocard   Artisan
maire durant trois jours
1981 1986 Jean Jouve PS Formateur professionnel des Postes, Conseiller régional
1986 mars 2001 Jean-Pierre Desmesliers   Président de la communauté de communes du pays de Bray
mars 2001 en cours
(au 29 août 2014)
Roland Guillaux RPR puis UMP Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 949 habitants, en augmentation de 9,21 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
471 459 543 518 501 471 461 469 486
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
457 454 475 437 405 425 420 423 431
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
419 408 365 308 361 368 319 351 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
308 338 415 721 747 899 884 933 949
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,8 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,4 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 13,9 %) ;
  • 52,8 % de femmes (0 à 14 ans = 26,3 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 16,1 %, plus de 60 ans = 20,6 %).
Pyramide des âges à Le Coudray-Saint-Germer en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,3 
4,8 
75 à 89 ans
9,2 
8,6 
60 à 74 ans
10,1 
18,5 
45 à 59 ans
16,1 
22,1 
30 à 44 ans
20,6 
19,2 
15 à 29 ans
16,5 
26,4 
0 à 14 ans
26,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église fut bâtie en 1215, détruite en 1400 et reconstruite en 1502. Son chœur de forme polygonale est constitué de silex noirs et de craie blanche en damier. Le clocher du XIXe siècle est en brique rouge, il culmine à 230 m, ce qui en fait l'un des plus hauts points du département. L'église possède un magnifique chœur du XVIe siècle et est décorée de superbes vitraux. Elle renferme aussi des objets d'art classés. La châsse Saint-Babolein, exceptionnel travail d'orfèvrerie romane et gothique composée lors de différentes périodes du XIe au XIIIe siècles. Elle est classée chef-d'œuvre de l'art religieux par les Monuments historiques le , et elle figure dans l'inventaire des trésors des églises de France depuis 1965, à la suite d'une exposition et d'une restauration au musée des arts décoratifs de Paris cette exposition itinérante parcourra le monde entier. Des sujets de cette châsse furent l'objet d'un prêt pour une exposition au Louvre il y peu de temps. Revenus rénovés, ils ont réintégré leur place. En 2011, la municipalité a pu rénover le transept droit qui était alors uniquement recouvert de plâtre et qui désormais se voit couvert d'un bois travaillé à l'identique que celui du chœur et du transept gauche.

Chapelle Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Laurent de Pillière obtient le , de l'évêque de Beauvais, la permission de bâtir une chapelle dans son manoir du Tronquet ; elle est dédiée à sainte Anne et existe encore.

Fleurissement[modifier | modifier le code]

  • Village fleuri : trois fleurs renouvelées en 2007 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France[9].* Le village a gardé dans sa grande rue principale son architecture type du pays de Bray, ses maisons sont construites souvent perpendiculaires de chaque côté de la rue. C'est également un village très fleuri. Sa 1re fleur fut accordée en 1970, prix du premier village fleuri de l'Oise et de la Picardie. Ses habitants n'ont eu que le souci d'embellir leur commune par la restauration de l'habitat, le fleurissement des façades et des balcons.
  • Depuis plusieurs années ce village est récompensé par le département et la région Picardie et a obtenu le label 3 Fleurs.

Forêt de Thelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de Thelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Les maires de Coudray-Saint-Germer (Le) », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 29 août 2014).
  3. « Coudray-Saint-Germer », Cartes de France (consulté le 29 août 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Évolution et structure de la population à Le Coudray-Saint-Germer en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  9. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎