Haudivillers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Haudivillers
Haudivillers
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Intercommunalité CA du Beauvaisis
Maire
Mandat
Sylvain Frenoy
2020-2026
Code postal 60510
Code commune 60302
Démographie
Gentilé Haudivillois, Haudivilloises
Population
municipale
789 hab. (2019 en diminution de 2,83 % par rapport à 2013)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 14″ nord, 2° 14′ 39″ est
Altitude Min. 113 m
Max. 149 m
Superficie 9,79 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Beauvais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mouy
Législatives 1re circonscription de l'Oise
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Haudivillers
Géolocalisation sur la carte : Oise
Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Haudivillers
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Haudivillers
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Haudivillers

Haudivillers est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Haudivillers s’étend sur 9,79 km2 (979 hectares) à une altitude moyenne de 131 mètres. La commune est implantée sur un plateau délimité par les petites vallées de trois cours d'eau: le Thérain au sud-ouest, la Liovette au nord-ouest et la Brêche à l'est. Cette étendue plane fait partie du plateau du Pays de Chaussée, composant central du vaste plateau picard. Son paysage est dominé par de grandes cultures à champs ouverts ponctué de boisés.

Le territoire communal est bordé de vallons secs, appelés « Fonds ». Ces anciens affluents de la Brêche forment, au nord, le Fond de l'Argilière, au sud le Fond du Fay et le Fond de Génétel, et à l'ouest de Fond de Lafraye[1].

La commune s'organise autour de deux routes départementales: la D 9 et la D 125, qui la traversent respectivement d'est en ouest et du nord au sud. À ces routes, qui prennent le nom des rues principales du village (rue de l’Église, rue de la Poste, rue de la Grande Vallée), se connectent huit rues perpendiculaires, elles-mêmes reliées par d'autres rues et ruelles.

Une ligne à haute tension (400 kV) traverse la partie ouest du territoire suivant un axe nord-sud[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Sur le plan géologique, Haudivillers se trouve sur le prolongement nord du Bassin sédimentaire de Paris. Son sous-sol est constitué essentiellement de craies du Crétacé supérieur. Deux carrières de craie blanche abandonnées, les Carrières et le Rindet, forment une cavité souterraine au nord de la commune[2]. Cette craie est recouverte d'un limon argileux épais d'environ quatre mètres. Plus précisément, le village est bâti sur une klippe de sable jaunâtre[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 697 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Beauvais-Tillé », sur la commune de Tillé, mise en service en 1944[10] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[11],[Note 4], où la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,6 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Haudivillers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beauvais dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (83,6 %), zones urbanisées (5 %), forêts (4,8 %), prairies (3,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un des noms d'origine de la commune est Hildinivillare. Il désignerait l'emplacement d'une villa romaine ou d'un groupement d'habitations (vicus). Ce nom évolua au fil des siècles, devenant Haudivillare, Houdiviller, Audiviller, Haudivillé, Haudiviller et enfin Haudivillers[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le plateau Picard est prospère au néolithique car sa terre limoneuse est propice à l'agriculture et de nombreux sites sont riches en silex, matériau de prédilection des outils de l’époque. Vers 700 av. J.-C. les Celtes s'établissent dans la région.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premiers écrits relatifs à cette partie du plateau Picard sont dus au Romain Hirtius citant les batailles contre les Gaulois bellovaques lors de la conquête de la Gaule belgique. Jules César fait consigner dans La Guerre des Gaules que « les Bellovaques l'emportent en gloire militaire sur tous les peuples gaulois et belges ».

Du Ier au Ve siècle, le territoire de la commune d'Haudivillers dépendait de la cité administrative gallo-romaine de Caesaromagus (aujourd'hui Beauvais). La route départementale D 938, passant à 100 mètres du territoire communal, était une voie romaine importante qui pourrait elle-même être basée sur des voies gauloises antérieures.

Moyen-Age[modifier | modifier le code]

La Picardie est le siège, en 486, de la bataille de Soisson ou la victoire de Clovis met fin à la période romaine et marque le début de l'établissement du royaume des Francs dont Charlemagne deviendra roi à Noyon en 768.

Le monde féodal structure la campagne autour de paroisses; celle d'Haudivillers sera rattachée à l'évêché de Beauvais. Au Xe siècle, le comte de Beauvais, Maldegaudus, fait don de la seigneurie d'Haudivillers au chapitre religieux de son comté. La commune devient l'une des quatre grandes mairies du chapitre et accueille une maladrerie et des prisons.

Entre le IXe et le XIe siècle, les invasions normandes amène la construction de souterrains sous la commune dans le but de soustraire au pillage les quelques richesse possédés. De la fin de cette période d'insécurité jusqu'au XIIIe siècle, les édifices religieux fleurissent en Picardie et la paroisse d'Haudivillers construit l'église actuelle.

La toile de lin[modifier | modifier le code]

Au blé et à l'élevage, ressources traditionnelles de la région, viennent s'ajouter le textile avec la culture du chanvre. Dès le XIIIe siècle, la région de Bulles, grâce à ses conditions climatiques, deviens renommée pour sa toile de lin. Au XVIIe siècle, le roi de France Louis XIII interdit l'exportation du lin en tant que matière première ; Bulles obtient ainsi le monopole de la transformation de ce produit ce qui entraîne un surcroît d'activité dans les villages avoisinants. Les ouvriers mulquiniers s'installent dans les caves voûtées d'Haudivillers[22],[23].

En 1635, le roi de France déclare la guerre à l'Espagne. Le , les Espagnols envahissent la Picardie avec un corps d'armée dont bon nombre de soldats sont issus des Flandres, région meurtrie par l’arrêt des exportations de lin. Ces derniers saisissent l'occasion pour éliminer leur concurrent et, le 12 août, se dirigent vers Bulles. Un barrage sur la Brèche provoque l'inondation et la destruction des linières et la troupe s'acharne sur les maisons et ateliers des mulquiniers. Ceux-ci n'habitant pas qu'à Bulles, les destructions s'étendent à Haudivillers[24],[25].

Révolutions[modifier | modifier le code]

Haudivillers est, sous la Révolution, un gros village agricole de 725 habitants. Dans cette localité rurale existe alors un club jacobin, la société populaire d'Haudivillers[26]. En 1790, Haudivillers devient l'une des 20 communes du canton de Nivillers, dans le nouveau département de l'Oise. Durant les décennies qui suivent la Révolution, la commune s’enrichit d'une mairie, d'une école et du logement de l'instituteur. La loi Duruy impose, en 1867, l’ouverture d'une école de filles dans les communes de plus de cinq cents habitants. L’école d'Haudivillers, alors mixte, est séparée en 1875.


Avec la révolution industrielle, les métiers viennent compléter l'agriculture et les maisons de torchis aux toits de chaume laissent place aux maisons de briques aux toits de tuiles. En 1900, on compte trois briqueteries, un brossier et un fabricant de trieurs de grains. L'existence des briqueteries découle de la présence d'argile dans le sol de la commune[27].

Guerres[modifier | modifier le code]

Un groupe d'officiers de l'US Army, dont le major Théodore Roosevelt, Jr., à Haudivillers en avril 1917.
Soldats allemands à Haudivillers durant l'occupation de la France (1940-1944).

Durant la guerre franco-allemande de 1870, la commune est occupée par des soldats prussiens qui logent chez l'habitant. La Première Guerre mondiale, si elle ne bouleverse pas l'économie de la commune, fait payer un lourd tribus à ses habitants. Entre 1914 et 1918, le monument aux morts dénombre 39 tués, dont trois frères morts au combat. En 1918, Haudivillers est la cible de plusieurs bombardements aériens. Durant la Seconde Guerre mondiale la commune est occupée de 1940 à 1944.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de la seconde Guerre mondiale, Haudivillers s'est transformé, devenant une cité dortoir pour les villes environnantes avec ses maisons individuelles, tout en gardant une teinte rurale avec d'importantes exploitations agricoles[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Haudivillers se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

La commune faisait partie, depuis 1801, du canton de Nivillers[28]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014, la commune est intégrée au canton de Mouy.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Haudivillers faisait partie de la communauté de communes Rurales du Beauvaisis (CCRB), créée le .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , prévoyant que les Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre devraient avoir un minimum de 15 000 habitants[29], le préfet de l'Oise publia, en octobre de la même année, un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale. Ce schéma prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté d’agglomération du Beauvaisis (CAB) et de la CCRB, de manière à créer un nouvel EPCI rassemblant 44 communes pour 93 341 habitants[30]. Malgré les réticences du président de la CCRB[31], le schéma a été entériné[32],[33].

La fusion pris effet le , et la commune est depuis membre de la communauté d’agglomération du Beauvaisis (CAB).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les électeurs d'Haudivillers votent majoritairement pour des partis de droite, voire d'extrême droite, aux élections nationales.

Aux élections régionales de 2004 et 2010, la liste de gauche récolta la majorité des voix exprimés[34]. En 2015, c'est la liste d’extrême droite qui fut majoritaire dans la commune[35]. Aux élections législatives de 2007, 2012 et 2017, le candidat UMP puis LR, Olivier Dassault, fut préféré par les électeurs d'Haudivillers[36].

Résultats aux élections présidentielles à Haudivillers[36]
Élection Candidat Parti Voix Candidat Parti Voix Votants
Élection présidentielle de 1995[37]
1er tour Jean-Marie Le Pen FN 25,22 % Lionel Jospin PS 24,35 % 84,99 %
2d tour Jacques Chirac RPR 50,79 % 49,21 % 86,80 %
Élection présidentielle de 2002
1er tour Jean-Marie Le Pen FN 30,79 % Jacques Chirac RPR 16,14 % 76,79 %
2d tour 34,30 % 65,70 % 83,95 %
Élection présidentielle de 2007
1er tour Nicolas Sarkozy UMP 30,77 % Ségolène Royal PS 18,39 % 85,81 %
2d tour 62,52 % 37,48 % 87,82 %
Élection présidentielle de 2012
1er tour Marine Le Pen FN 29,68 % Nicolas Sarkozy UMP 23,75 % 82,50 %
2d tour François Hollande PS 41,19 % 58,81 % 82,20 %
Élection présidentielle de 2017[38]
1er tour Marine Le Pen FN 38,65 % Francois Fillon LR 17,64 %
2d tour 59,79 % Emmanuel Macron LREM 40,21 % 79,55 %
Élection présidentielle de 2022[39]
1er tour Marine Le Pen RN 43,89 % Emmanuel Macron LREM 22,22 % 81,12 %
2d tour

Les dernières élections municipales se sont déroulées le dimanche . Sylvain Frenoy y fut élu maire au terme du premier tour.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs d'Haudivillers
Période Identité Étiquette Qualité
1822 1825 Antoine Louvet    
1825 1832 François Heron    
1832 1837 Denis Gentil    
1837 1849 Jean-Baptiste Letuve    
1849 1857 Nicolas Desmarest    
1857 1866 Nicolas Lefèvre    
1866 1896 Louis Letuvé    
1896 1904 Eugène Hardivillers    
1904 1916 Alexandre Baril    
1919 1935 Joseph Lemaire    
1935 1937 Jules Depoilly    
1937 1950 Cyprien Cocu    
1950 1959 René Tesniere    
1959 1971 André Depoilly    
1971 1995 André Gautraud   Agriculteur
mars 1995[40] 2014[41] Lucien Bouchez    
29 mars 2014[41] En cours
(au 3 juin 2020)
Sylvain Frenoy   Cadre administratif à la Poste
Réélu pour le mandat 2020-2026[42]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[44].

En 2019, la commune comptait 789 habitants[Note 7], en diminution de 2,83 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
695690722701672673637638660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610602571537520512557566568
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
547570590524508469461436459
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
457454464609743832800773796
2014 2019 - - - - - - -
817789-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,4 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 407 hommes pour 394 femmes, soit un taux de 50,81 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
0,5 
4,5 
75-89 ans
4,6 
19,0 
60-74 ans
21,6 
26,2 
45-59 ans
23,5 
18,2 
30-44 ans
18,6 
14,2 
15-29 ans
15,7 
17,5 
0-14 ans
15,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[47]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,3 
75-89 ans
7,5 
15,1 
60-74 ans
15,8 
20,9 
45-59 ans
20,1 
19,5 
30-44 ans
19,4 
17,9 
15-29 ans
16,5 
20,8 
0-14 ans
19,4 

Bâtiments communaux[modifier | modifier le code]

Nom du bâtiment Année Commentaires
Mairie
École maternelle et bibliothèque
École primaire
Poste Fermée, convertie en caserne.
Salle des fêtes Monique de l’Odéon
Caserne des pompiers 2015 Centre de première intervention.
Château d'eau 1936

En plus des bâtiments, la commune entretient une place publique, un cimetière et un terrain de football.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
  • Un monument aux morts de la Première Guerre mondiale a été érigé à côté de l’église en 1922. Le monument est un obélisque portant une plaque de marbre gravée de l'inscription: « La commune de Haudivillers à la mémoire de ses enfants morts en héros pour la France 1914-1918». Deux autres plaques, latérales, portent les noms des 39 morts.
  • L'église Saint-Martin, construite au XIe ou XIIe siècle, elle a ensuite été plusieurs fois reconstruites.
    Si le cœur actuel de l’église date du XVIe siècle, les contreforts ont, quant à eux, été ajoutés en 1726 et 1768 puis le clocher reconstruit en 1770. Ce dernier, surplombant la croisée du transept, possède trois cloches depuis 1868 qui sonnent le temps profane et forment un carillon pour sonner les temps religieux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugénie Valois, résistante durant la Seconde Guerre mondiale auprès de Jacques Chaban-Delmas, est native d'Haudivillers. Elle se faisait appeler Monique de l'Odéon[48],[49]. La salle des fêtes du village porte son nom de résistante.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[6].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Direction Régionale de l'Environnement Picardie, Atlas des paysages de l'Oise, , 375 p..
  2. BRGM, Inventaire des cavités souterraines abandonnées de l'Oise., , 116 p..
  3. L. Graves, Essai sur la topographie géognostique de département de l'Oise., Beauvais, , 804 p..
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  10. « Station météofrance Beauvais-Tillé - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Haudivillers et Tillé », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Beauvais-Tillé - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Beauvais-Tillé - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Beauvais-Tillé - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Beauvais », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. Henry Bogdan, La guerre de Trente Ans., Paris, Tempus, , 320 p. (ISBN 2-262-02397-2).
  23. « Le bleu du lin parmi le blond des blés », Haudi Actu, no 3,‎ (lire en ligne).
  24. Charles Ansart, L'Année de Corbie (1636) et ses désastres dans le Beauvaisis., Bibliothèque nationale de France.
  25. Bruno Hummel, « Le bleu du lin parmi le blond des blés -suite », Haudi Actu, no 4,‎ (lire en ligne).
  26. Maurice Dommanget, Annales révolutionnaires, vol. 5, t. 8, Armand Colin, (lire en ligne).
  27. Ministère des travaux publics, Carte géologique de la France et des topographies souterraines, Librairie Polytechnique, Baudry et Cie, .
  28. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  30. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le ), p. 13-25.
  31. « Communauté de communes rurales du Beauvaisis : vers un mariage forcé ? : Le préfet et la commission départementale ont choisi de rattacher la CCRB à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis », L'Observateur de Beauvais, no 926,‎ , p. 14 « A priori, le préfet et la commission départementale ont choisi de la rattacher à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis. Ce qui n’est pas forcément du goût de Jean-François Dufour, son président (PS), furieux de perdre son indépendance pour si peu. Peu pressé, semble-til, d’effectuer ce mariage forcé, il a cependant pris quelques contacts, notamment avec la communauté voisine du Clermontois, à la surprise de quelques élus de la CCRB qui pensent que le bassin de vie breslois se tourne plus naturellement vers le Beauvaisis. «J’ai eu la surprise d’apprendre que le Clermontois réfléchissait à un rapprochement avec… la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis» a-t-il déclaré ».
  32. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  33. Patrick Caffin, « Beauvaisis : une fusion qui manque de dynamisme mais qui se prépare », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « C’est dommage que le préfet n’ait pas été plus dynamique pour mettre la pression afin que davantage de communes fusionnent. Il y en a 8 autour de Crèvecœur-le-Grand qui sont candidates pour nous rejoindre. Nous estimons que pour exister et résister en termes de projets dans la nouvelle grande région, il faut atteindre au minimum 100 000 habitants. Avec ces communes, nous les aurions. Avec la CCRB, nous y sommes presque (NDLR : 93 000 habitants). » Mais ce ne sera que partie remise puisqu’après 2017, les communes pourront faire acte de candidature pour rallier l’entité qu’elles souhaiteront ».
  34. « Résultats Haudivillers - Régionales 2004 - 1er et 2nd tour », sur Le Monde.fr (consulté le ).
  35. « Résultats Haudivillers - Régionales 2015 - 1er et 2nd tour », sur Le Monde.fr (consulté le ).
  36. a et b Communes.com, « Mairie Haudivillers, informations sur la ville Haudivillers 60510 - Communes.com », sur www.communes.com (consulté le ).
  37. Election présidentielle 1995 – Résultats tours 1 et 2, par communes, Ministère de l'Intérieur, (lire en ligne).
  38. « Résultats Haudivillers - Présidentielle 2017 - 1er et 2nd tour », sur Le Monde.fr (consulté le ).
  39. « Résultats de l’élection présidentielle 2022 à Haudivillers », sur Le Monde.fr (consulté le )
  40. « Bresles : Le maire tire sa révérence », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3273,‎ , p. 31.
  41. a et b « Sylvain Frenoy succède à Lucien Bouchez », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ , p. 20 (ISSN 1144-5092).
  42. « Ils ont été élus premier magistrat de leur commune », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3606,‎ , p. 20.
  43. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  44. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  46. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Haudivillers (60302) », (consulté le ).
  47. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de l'Oise (60) », (consulté le ).
  48. P.C., « Le testament de la résistante d'Haudivillers », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  49. « La résistante Monique de l'Odéon inhumée samedi », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).