Fontaine-Chaalis

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Fontaine-Chaalis
Mairie de Fontaine-Chaalis.
Mairie de Fontaine-Chaalis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Nanteuil-le-Haudouin
Intercommunalité Communauté de communes Senlis Sud Oise
Maire
Mandat
Alexis Patria
2014-2020
Code postal 60300
Code commune 60241
Démographie
Population
municipale
361 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 19″ nord, 2° 41′ 03″ est
Altitude Min. 62 m – Max. 123 m
Superficie 33,11 km2
Localisation

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Fontaine-Chaalis est une commune française située à l'orée de la forêt d'Ermenonville, dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La route du Regard dans le bois de Perthe, menant du poteau de Perthe au Désert.

La commune est localisée à 10 km au sud-est de Senlis, à 7 km au nord d'Ermenonville, et à 43 km au nord-est de Paris, sur la RD 330a Senlis - Nanteuil-le-Haudouin et la RN 330, qui traverse la commune mais passe à deux kilomètres du centre du village. La distance routière de Paris est de 57 km via la RN 330 et la RN 2, respectivement de 47 km via Mortefontaine et l'autoroute A1[1]. Fontaine-Chaalis est situé sur la Nonette, immédiatement après son confluent avec la Launette au sud du village. L'ancienne abbaye de Chaalis est, quant à elle, située sur la Launette.

L'essentiel de son territoire est couvert par la Forêt d'Ermenonville mais aussi pour une infime partie par la forêt de Chantilly (17 ha) à son extrémité sud-ouest, au pied de la butte aux Gens d'Armes. À l'est de la D 330a et de la Nonette, commencent toutefois les glacis agricoles de la plaine du Valois qui représentent un visage tout à fait différent de la commune. Sa surface agricole utile est de 6,2 km², soit 20 % du territoire communal[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Fontaine-Chaalis est la troisième commune de l'Oise de par sa superficie, de 33,11 km², derrière Beauvais (à peine plus grand, avec 33,31 km²) et Compiègne (53,1 km²)[3]. La circonférence de la commune est de 46 km environ. De ce fait, les communes limitrophes sont relativement nombreuses, avec neuf au total. L'extrémité ouest du territoire communal est située au-delà de l'autoroute A1, dans la forêt de Chantilly (voir ci-dessus). L'extrémité nord n'est pas loin de Montépilloy, au Bois l'Empereur, au pied de la montagne de Rosières. Ici se situe la ferme de Fourcheret, ancienne dépendance de l'abbaye de Chaalis. Au sud, Fontaine-Chaalis délimite la commune voisine d'Ermenonville de trois côtés : à l'ouest, au nord et à l'est ; le bois de Perthes, massif annexe de la forêt d'Ermenonville, incombe par ailleurs en totalité à Fontaine-Chaalis. Au sud-ouest, la commune atteint pratiquement le château de Saint-Sulpice-la-Ramée, à Ver, et englobe une partie considérable du domaine de Vallière associé d'habitude à Mortefontaine uniquement. Le diamètre maximal du territoire communal est de près de 11 km, entre Saint-Sulpice-la-Ramée et le Bois l'Empereur.

Communes limitrophes de Fontaine-Chaalis[4]
Mont-l'Évêque Borest
Thiers-sur-Thève Fontaine-Chaalis[4] Baron
Mortefontaine Ver-sur-Launette, Ermenonville, Montlognon Montagny-Sainte-Félicité

Environnement[modifier | modifier le code]

Fontaine-Chaalis fait partie du parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire, entrant également dans le site inscrit de la vallée de la Nonette[5], ainsi qu'en partie dans les sites classés des forêts d'Ermenonville et de Chantilly, également des ZNIEFF du type 1[6]. Les formes de paysages sont multiples sur la commune : au nord, les surfaces agricoles avec des vastes champs et l'absence quasi totale d'arbres, dominées par la butte de Montépilloy et son donjon ruiné ; le long du village, la zone humide de la vallée de la Nonette avec de nombreuses sources, ruisseaux et cressonnières abandonnées ; puis le Bois de Fontaine et enfin la forêt d'Ermenonville. À sa lisière est, l'abbaye de Chaalis est implantée depuis plus de neuf cents ans, ayant laissé des traces dans le paysage, notamment sous la forme des étangs. Au sein de la forêt, subsistent des sites de landes (carrefour du Bosquet du Prince, la Haute Chaume, les Bruyères du Frais-Vent)[7]. Avec les sites naturels de la Pierre Sorcière, au Bois de Perthes, et les grès Sainte-Marguerite, la commune de Fontaine-Chaalis possède deux des trois sites de rochers et de blocs de grès du massif forestier d'Ermenonville.

Article détaillé : Forêt d'Ermenonville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À la fin du XIIIe siècle, le lieu fut désigné comme Funtanas. En 1255, le village appartint au chevalier Thomas le Cornu, qui fut donc le seigneur Cornu de Fontaines. Vers 1380, l'on parlait du village comme Fontaines les Cornus. Ce nom muta ensuite en Fontaine les Corps Nudz, attesté en 1634 : la sémantique du toponyme a dû être oubliée pour arriver à une telle orthographe. En 1780 au plus tard, l'on s'en souvint de nouveau, car l'on se remit à écrire Fontaine le Cornu[8].

Lors de l'érection de la commune, en 1793, la référence à un ancien seigneur devait disparaître selon la doctrine révolutionnaire : la commune s’appelait donc Fontaines. En 1801, avec l'annulation de nombreuses modifications apportées aux toponymes à la Révolution, l'on revint au nom que le village avait porté sans doute pendant la plus longue période de son existence : Fontaine-les-Corps-Nu(d)s. Finalement, au bout de quatre années d'interventions auprès de l'administration[9], ce nom fut enfin changé en Fontaine-Chaalis en 1921[10], moins irrévérencieux pour les habitants, devant jusque là subir les plaisanteries de leurs voisins.

Histoire[modifier | modifier le code]

La terre de Fontaine dépendait à l'origine de l'abbaye de Saint-Denis. Le nom de Pierre de Fontaine apparaît pour la première fois en 1162.

Le général Kellermann, duc de Valmy, qui acheta le domaine en 1802, sans doute, pour se rapprocher des Bonaparte, fit reconstruire le château et déplacer l'église et le cimetière qui se trouvaient dans ses propriétés. De nouvelles restaurations furent apportées au château, à la fin du XIXe siècle.

La commune, constituée lors de la Révolution française, absorba fugacement celle de Montlognon, de 1825 à 1833[10].

Le , un avion DC-10 de la Turkish Airlines s'est écrasé sur le territoire de la commune, dans la forêt d'Ermenonville, parcelle 144, au sud-ouest de la Baraque Chaalis, non loin du carrefour de la Cavée. L'avion venait de décoller quelques minutes plus tôt de l'aéroport d'Orly pour Londres-Heathrow. L'ensemble des 335 passagers et du personnel de bord a été tué, soit 346 victimes en faisant alors l'accident le plus meurtrier de l'histoire de l'aviation et à ce jour (septembre 2014, l'accident aérien le plus meurtrier sur le territoire français. Un monument en mémoire des victimes a été érigé à l'emplacement du crash.

Article détaillé : Vol 981 Turkish Airlines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département du Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1802 du canton de Nanteuil-le-Haudouin[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, comprenant toujours Fontaine-Chaalis, passe de 19 à 46 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début de l'année 2009, la commune appartenait à la communauté de communes du Pays de Senlis qui regroupait 19 collectivités.

À la suite de désaccords profonds entre élus des communes membres[11], le préfet a décidé de dissoudre l'intercommunalité le [12].

Il autorise la création :
- de la Communauté de communes des Trois Forêts (CC3F) avec les 5 communes de Senlis, Aumont-en-Halatte, Courteuil, Chamant et Fleurines.
- de la communauté de communes Cœur Sud Oise (CCCSO), regroupant treize communes et dont le siège était à Ognon, l'une des plus petites de l'intercommunalité[13].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[14],[15], le schéma départemental de coopération intercommunale approuvé par le préfet de l'Oise le prévoit notamment la fusion de la communauté de communes des Trois Forêts et de la communauté de communes Cœur Sud Oise[16].

Après consultation des conseils municipaux et communautaires concernés[17], la nouvelle intercommunalité, recréant de fait l'ancienne communauté de communes du Pays de Senlis (sans Orry-la-Ville)[18], dont la scission en 2010 avait créée ces deux intercommunalités, est constituée au par un arrêté préfectoral du sous le nom de communauté de communes Senlis Sud Oise, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    M. Fredin    
Les données manquantes sont à compléter.
1947   Pierre Patria[19] RPF Agriculteur et industriel, résistant.
Député de l'Oise (1951 → 1955)
Sénateur de l'Oise (1959 → 1965)
mars 2001 en cours
(au 1er septembre 2014)
Alexis Patria DVD Agriculteur[20]
Fils de Christian Patria, député suppléant et maire-adjoint de Senlis
Réélu pour le mandat 2014-2020[21]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 361 habitants, en diminution de -0,82 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
293 264 303 309 490 335 332 389 392
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
365 399 346 313 326 336 348 355 339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
352 345 350 335 342 338 323 304 363
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
316 279 262 366 366 320 374 364 361
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [24].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 29 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 15,6 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 24,7 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 25,3 %, 45 à 59 ans = 25,8 %, plus de 60 ans = 11,9 %).
Pyramide des âges à Fontaine-Chaalis en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,6 
2,2 
75 à 89 ans
1,7 
13,4 
60 à 74 ans
9,6 
18,8 
45 à 59 ans
25,8 
23,7 
30 à 44 ans
25,3 
12,9 
15 à 29 ans
12,4 
29,0 
0 à 14 ans
24,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les Journées de la rose, organisées chaque printemps à l'abbaye de Chaalis, dont la 15e édition a eu lieu en juin 2016[27].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les communes de Senlis, Ermenonville, Borest, Mont-l’Evèque et Fontaine-Chaalis sollicitent en 2013 leur reconnaissance comme Pays d’art et d’histoire[28].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Chaalis.
  • L'ancienne abbaye de Chaalis, à 2,5 km au sud du village, près de la RN 330 (classée Monument historique depuis le 9 septembre 1965[29]) : ruines de l'église abbatiale achevée en 1219 et dont restent une partie du chœur, le bras nord du transept et une tourelle d'escalier ; chapelle abbatiale de 1250-1255, fortement modifiée dans la première moitié du XVIe siècle ; palais abbatial de l'abbé commendataire Louis de Bourbon-Condé, construit vers le milieu du XVIIIe siècle ; jardin à la française de 1739 avec canal et bassin ; roseraie ; ancien moulin de l'abbaye (ne se visite pas).
    De l'abbaye cistercienne Notre-Dame et Toussaints médiévale, fondée en 1100 et rayonnant sur toute la région, ne restent donc que de modestes vestiges.
    L'intérêt du site vient du lieu de promenade exceptionnel qu'il constitue, avec son parc de 21 ha, ses vestiges et ses bâtiments de différents époques, et surtout du musée Jacquemart-André installé en 1912 dans l'ancien palais abbatial. Ce musée est dédié aux arts décoratifs et aux beaux-arts (notamment la peinture Renaissance), avec des collections réunies principalement entre 1871 et 1912, ainsi qu'au souvenir de Jean-Jacques Rousseau. Le site de l'ancienne abbaye est ouvert à la visite tous les jours de l'année, mais le musée n'ouvre que les dimanches et jours fériés pendant la saison d'hiver[30].
  • La grange monastique de Fourcheret, à 2,5 km au nord du village, en direction de Montépilloy (classée Monument historique depuis le 14 mai 1999[31]) : La terre de Fourcheret est mentionnée dès 1149, mais n'est signalée comme grange (grangiae de Fulcheretus) qu'en 1204. Outre une vaste exploitation céréalière, la propriété comprenait des pâturages ainsi qu'un moulin sur les bords de la Nonette. La grange céréalière de 52 m de long, restaurée au XVIIIe siècle, est conservée en assez bon état ; elle servait au stockage des récoltes. Ce bâtiment s'est depuis toujours inséré dans une ferme, avec des bâtiments alignés sur les quatre côtés d'une vaste cour rectangulaire : la ferme de Fourcheret. De la ferme monastique d'origine, à laquelle on réfère généralement comme grange pour son ensemble, subsistent également le corps de logis (inhabité depuis le XIXe siècle) et la porterie (ouvertures murées et en mauvais état). Bien que transformés, l'architecture du XIIIe siècle est encore bien visible. Des bâtiments agricoles plus récents, mais d'une qualité architecturale certaine et exécutés avec les mêmes pierres que les bâtiments monastiques, complètent l'ensemble. Le logis actuel est un manoir de 1879[32].
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Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Le colombier de la ferme du château, Grande rue.
Le caveau du maire Fredin, sur la Grande rue.
  • Ferme du château et son colombier, Grande rue : Située à l'entrée nord du village, attestée depuis la fin du XVe siècle, bien que la plupart des bâtiments actuels ne datent que du XVIIIe siècle[33]. Le long de la Grande rue, l'on remarque un bâtiment de forme allongé avec des grandes fenêtres sur les deux niveaux de l'aile nord, où se situaient les logements des domestiques. Le portail donnant accès à la cour d'exploitation n'est pas situé au milieu du bâtiment ; il n'est guère plus haut que le rez-de-chaussée, si bien qu'un nouvel accès à du être aménagé au nord, pour que les engins agricoles puissent contourner cet obstacle. L'architecture d'origine des façades donnant sur la cour est bien conservée. Un gros colombier est implantée au sud de la ferme, près de la Grande-rue, entre la ferme et l'entrée du château. D'un plan rond, il est couvert par un toit en poivrière ; les ouvertures ne sont pas visibles depuis la rue. - Indépendamment de cette ferme, le château possède également d'anciens communs, situées quant à eux au sud du château. Ils comportent quelques bâtiments de caractère, et le même type de portail dans la grille que le château et son potager.
  • Ancien moulin sur la Nonette, près de la Grande-rue : Situé dans un écrin de verdure, les façades de cet ancien moulin à eau de 1743 ou peu avant n'ont guère changées depuis le début du XXe siècle. Un moulin a été attesté en ce même lieu dès 1266 ; il appartenait alors pour moitié au seigneur de Fontaine et à l'abbaye de Chaalis. À partir de 1270, l'abbaye en avait la propriété exclusive[34]. Le bâtiment a récemment été restauré et sert d'habitation.
  • Château de Fontaine, au nord de la Grande-rue : Le premier château en ce lieu remonte au seigneur Thomas de Fontaine, dit le Cornu, au XIIIe siècle. Dans sa forme actuelle, le château de Fontaine remonte au général Kellermann, comte de Valmy, qui l'acquit en 1802 et le revendit en 1824 au général Étienne Tardif de Pommeroux de Bordesoulle. Le bâtiment est situé en recul par rapport à la rue, entouré d'un vaste parc.
    Plusieurs fois dans l'histoire, ce parc s'est déplacé, agrandi et rétréci : au début du XVIIIe siècle, il se situait à l'est du village, dans toute sa longueur, le long de la vallée de la Nonette. Ce terrain est aujourd'hui partagé entre des grandes propriétés et un lotissement. Face au château, se situait son potager ; son portail et son enceinte subsistent, mais des maisons ont été construites en son sein en 2011. - Vers 1743, le terrain à l'ouest du château est incorporé au parc. Au début du XIXe siècle, un canal régulier est aménagé dans cette dernière partie du parc, mais le parc à l'est du village semble à l'abandon. Par contre, la garenne, entre la partie ouest du parc et la RD 330a, est intégrée au parc. Ultérieurement, le canal est comblé, mais un plan d'eau apparaît ; l'ancien jardin à la française est transformé en jardin anglais[35]. Le parc et le château, sur un plan en L avec un étage et un haut toit d'ardoise, montrant des traits de l'architecture Renaissance, ne sont que peu visibles depuis le domaine public.
  • Église Saint-Saturnin, située à côté de la mairie, un peu en recul par rapport à la Grande-rue : elle a été édifiée à partir de 1813 pour le compte du général Kellermann, en remplacement de l'ancienne église qui s'était située entre le château et la ferme du château, et qui gênait le général. Dans un premier temps, en 1811, il avait proposé de supprimer simplement l'ancienne église, vue la proximité de celle de Montlognon, mais sa pétition dans ce sens n'obtint que dix-huit signatures. Avec sa nouvelle proposition d'échanger l'ancienne église et le cimetière contre une nouvelle église avec cimetière, presbytère et bâtiment annexe pouvant servir de mairie, il parvint à convaincre le préfet qui signa un arrêté favorable en date du 31 janvier 1813[36]. - L'église Saint-Saturnin est l'une des rares églises de style classique sur le parc naturel régional Oise-Pays de France, avec celle de Châtenay-en-France, et la seule édifiée sous la Restauration. Sa façade principale ouest comporte l'unique entrée, dont la porte à double battant est surmontée d'un fronton surbaissé portant une petite croix en pierre. Le pignon est le reflet de ce petit fronton ; il arbore une horloge en son centre. La façade est totalement dépourvue de fenêtres : en leur lieu et place, les deux bas-côtés comportent chacun une niche avec une statue de saint à taille humaine. - La nef de l'église est couverte d'une toit d'ardoise à faible pente, supportant le petit clocher en charpente près de son extrémité ouest. L'intérieur comporte trois travées voûtées en berceau, communiquant avec les bas-côtés par des arcades en plein cintre. En dehors du chœur, à chevet plat, le vaisseau central est aveugle, et le chœur ne se remarque par ailleurs pas de l'extérieur sauf par un oculus en demi-lune, et une fenêtre en plein cintre vers le sud. Les bas-côtés s'arrêtent donc avant le chœur et comportent chacun trois travées, avec des baies en plein cintre également et des toits à deux croupes. Une abside prolonge le bas-côté nord ; il se termine par un chevet à pans coupés et présente donc une forme plus élaborée que le chœur. La sacristie, dont la couverture à tuiles détonne, est accolée derrière le chœur. Derrière l'église, se situe le cimetière créé à cet endroit vers 1816-1817 (voir ci-dessous)[37].
  • Caveau de M. Fredin, maire de Fontaine-les-Corps-Nuds, Grande-rue[38],[36]: Petite chapelle de style classique, sans fenêtres, mais avec une porte à double battant. Le fronton surbaissé est surmonté d'une petite croix en pierre et porte une M, enchevêtré avec une V renversé, insigne de la Vierge Marie. Ce caveau est implantée dans un terrain qui lui est entièrement dédié, avec un petit jardin et une clôture sur la rue.
    L'explication de cette curiosité est le différend qui opposa le maire au général Kellermann en 1803-1813 : Kellermann, propriétaire du château de Fontaine, avait demandé le déplacement du cimetière, se trouvant alors entre le château et la ferme du château. Bien que Kellermann fût membre du conseil municipal, Fredin refusa une délibération sur cette requête. Prétextant des motifs de salubrité, la préfecture lui donna enfin gain de cause (voir ci-dessus), et le cimetière actuel fut créé sur la Grande-rue. Son terrain, offert par Kellermann, est plus grand que l'ancien[39], mais M. Fredin refusa toutefois d'y être inhumé, et prit donc les dispositions pour obtenir cette chapelle funéraire en dehors du cimetière.
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  • Calvaire, face à l'entrée nord du village, sur la RD 330a : Encadré par deux maronniers, sa croix en fer forgé repose sur une mince colonne de section carrée, et dont l'épaisseur se réduit progressivement de la base vers le sommet. La colonne est ancrée dans un socle en pierre, entouré par une grille. Depuis le calvaire, l'on peut apercevoir la butte de Montépilloy, éloignée de 3,8 km.
  • Borne d'angle Michelin, sur la RD 126 au carrefour de la RD 126 avec les chemins communaux no 2 et 4 : Ce type de signalisation routière a été fabriqué en série par Michelin entre 1946 et 1971, en modification d'un modèle utilisé pendant les années 1960. Limités d'emblée aux routes secondaires, ces cubes sont aujourd'hui devenus très rares.
  • Lavoirs sur la Nonette, près du pont de la RD 126, et à côté du pont au sud de la Grande rue : Tandis que le premier lavoir, situé sur un terrain privé inaccessible au public, se trouve dans un état de délabrement avancé, le second a été reconstruit et ne conserve plus beaucoup d'éléments d'origine. Les deux lavoirs disposent d'un toit en appentis couvert de tuiles plates, abbaissé vers la rivière comme c'est l'usage. Les murs sont en brique pour le premier lavoir, et en pierre pour le second, mais s'arrêtent à la hauteur de moins d'un mètre. Au-delà, les parois sont en lattes, tout comme le sol : il s'agit là d'une particularité locale. La Nonette constituant la limite entre les communes de Fontaine-Chaalis et Montlognon, ce deuxième lavoir est situé à quelques mètres de cette dernière commune ; de même, Montlognon possède un lavoir similaire près de l'autre pont sur la Nonette, face à la scierie, et ce lavoir n'est éloigné que de quelques mètres de Fontaine-Chaalis.
  • Monument en souvenir du crash aérien de la Turkish Airlines du érigé sur le lieu même de l'accident, dans la forêt d'Ermenonville, parcelle 144, au sud-ouest de la Baraque Chaalis, non loin du carrefour de la Cavée. Il se compose d'une grande stèle en blocs de granit et de plusieurs petites stèles alignées en face, de part et d'autre du chemin d'accès. Sur ces petites stèles, les noms de l'ensemble des victimes sont inscrits.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Au sujet de l'abbaye de Chaalis, se reporter à cet article.

  • Jacques d'Arjuzon, Histoire du chateau de Fontaine a Fontaine-Chaalis et des familles propriétaires, Paris, s.n., , 159 p.
  • Maurice Delaigue, La Nonette : Une vallée prestigieuse au nord de Paris, s.l., s.n., s.d. (ca. 1980), 190 p. (ISBN 2950456928)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances mesurées avec l'outil proposé sur le site « Géoportail », sur geoportail.fr (consulté le 13 juin 2011) ; à partir de la carte topographique 1 : 25 000e affichée en 3D.
  2. Cf. Étude urbaine de Fontaine-Chaalis, Vigny 2010, 119 p., Lire en ligne, p. 22.
  3. Cf. « Résumé statistique national (fichier Excel) » (consulté le 10 février 2011) sur le site « INSEE ». Toutefois, sur le plan de la France entière, Fontaine-Chaalis n'occupe que le 2953e rang.
  4. Communes limitrophes de Fontaine-Chaalis sur Géoportail.
  5. [PDF] « Vallée de la Nonette » sur le site « DREAL Picardie » (consulté le 13 juin 2011).
  6. Cf. [PDF] « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, Clairière et butte de Saint-Christophe » et « Présentation de la ZNIEFF Massif forestier de Chantilly / Ermenonville » sur le site « DREAL Picardie » (consulté le 13 juin 2011).
  7. Cf. « Les actions : Réseau Landes », sur PNR Oise-Pays de France (consulté le 13 juin 2011).
  8. Cf. Ernest Nègre, Toponymie generale de la France, Genève, Droz, (lire en ligne), p. 1689 - n° 29635.
  9. Cf. Maurice Delaigue, La Nonette : Une vallée prestigieuse au nord de Paris - Nanteuil, Versigny, Baron, Montlognon, Fontaine-Chaalis, Borest, Montlévêque, Chaalis, Senlis, s.l., s.n., s.d. (ca. 1980), 190 p. (ISBN 2950456928) ; p. 91-92.
  10. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Les maires rebelles montent au créneau », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  12. « Le préfet dissout la communauté de communes », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  13. « La nouvelle donne de l'intercommunalité », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Sur les cendres encore fumantes de la communauté de communes du Pays de Senlis (CCPS), de nouvelles entités sont en train de naître, reflétant l'éclatement d'un Pays de Senlis désormais bien morcelé. Sur les dix-neuf communes qui composaient la CCPS, ce sont les treize villages rebelles ayant souhaité et obtenu la dissolution qui ont le plus avancé sur leur nouvelle organisation. (...) Ce nouveau regroupement intercommunal est désormais entré dans une phase plus concrète puisque le préfet de l'Oise vient d'en valider le périmètre et les statuts. Avec un peu moins de cinq mille habitants, les treize membres de Cœur Sud Oise ont désormais leur avenir intercommunal en main pour mettre sur pied la communauté de communes à échelle humaine dont ils rêvaient ».
  14. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  15. « Cœur Sud Oise fait de la résistance sur la coopération intercommunale », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne)
  16. « Nouveau Schéma départemental de Coopération Intercommunale » [PDF], Signature de l'arrêté approuvant le nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de l'Oise,‎ (consulté le 17 janvier 2017), p. 24-25.
  17. « Oise : voici le nouveau schéma départemental finalisé », L'Observateur de Beauvais,‎ (lire en ligne).
  18. « Des vœux en guise d’adieux pour Cœur Sud Oise », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Senlis Sud Oise marquera la renaissance du Pays de Senlis — sans compter toutefois Orry-la-Ville qui a rejoint l’Aire cantilienne — mais dans un climat plus apaisé que celui qui avait conduit à la dissolution de ce dernier en 2009. De graves désaccords entre Senlis et les treize communes parties fonder Cœur Sud Oise avaient provoqué la séparation. « C’est surtout notre bilan humain qu’il faut mettre en avant, conclut Alain Battaglia. Cœur Sud Oise nous a permis de nouer des contacts très forts entre nous et, cet acquis-là, on ne nous l’enlèvera jamais ».
  19. « PATRIA (Victor, Pierre, Julien) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  20. Matthieu Freulon, « Dans la famille, c'est de père en fils », Le parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  21. « Fontaine-Chaalis », Cartes de France (consulté le 1er septembre 2014)
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. « Évolution et structure de la population à Fontaine-Chaalis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  27. N. G., « Fontaine-Chaalis : la rose tous charmes dehors ce week-end », le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  28. Hervé Sénamaud, « Cinq communes en quête du label Pays d’art et d’histoire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  29. « IA60001577 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Cf. « Conditions de la visite » sur le site « Bienvenue à Chaalis (site officiel) » (consulté le 14 juin 2011).
  31. « IA60001578 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Cf. Étude urbaine de Fontaine-Chaalis, op. cit., p. 97.
  33. Cf. Étude urbaine de Fontaine-Chaalis, op. cit., p. 76.
  34. Cf. Maurice Delaigue, La Nonette : Une vallée prestigieuse au nord de Paris - Nanteuil, Versigny, Baron, Montlognon, Fontaine-Chaalis, Borest, Montlévêque, Chaalis, Senlis, s.l., s.n., s.d. (ca. 1980), 190 p. (ISBN 2950456928) ; p. 45.
  35. Cf. Jacques d'Arjuzon, Histoire du chateau de Fontaine a Fontaine-Chaalis et des familles propriétaires, Paris, , 159 p., p. 40, 52 et 55 ; et Étude urbaine de Fontaine-Chaalis, op. cit., p. 71-75.
  36. a et b Cf. Jacques d'Arjuzon, Histoire du chateau de Fontaine a Fontaine-Chaalis et des familles propriétaires, op. cit., p. 43-45 ; et Étude urbaine de Fontaine-Chaalis, op. cit., p. 77-78.
  37. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Nanteuil-le-Haudouin, Beauvais, Conseil général de l'Oise / comité départemental du tourisme, , 32 p., p. 17.
  38. Cf. Étude urbaine de Fontaine-Chaalis, op. cit., p. 77-78.
  39. Cf. Jacques d'Arjuzon, Histoire du chateau de Fontaine a Fontaine-Chaalis et des familles propriétaires, op. cit., p. 43-45. L'auteur ne thématise pas le caveau.