Verderonne

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Verderonne
L'église Saint-Hilaire.
L'église Saint-Hilaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Liancourtois
Maire
Mandat
Bernard Guerre
2014-2020
Code postal 60140
Code commune 60669
Démographie
Gentilé Verderonnais, Verderonnaises
Population
municipale
509 hab. (2014)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 48″ nord, 2° 29′ 57″ est
Altitude Min. 48 m – Max. 138 m
Superficie 3,33 km2
Localisation

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Verderonne est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Verderonnais et les Verderonnaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes.

À vol d'oiseau, la commune se situe à 64 kilomètres au sud d'Amiens, à 32 kilomètres à l'est de Beauvais, à 26 kilomètres au sud-ouest de Compiègne et à 53 kilomètres au nord de Paris[1].

Communes limitrophes de Verderonne
Rosoy
Liancourt Verderonne
Mogneville Angicourt

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Vue sur le village en venant d'Angicourt.

Petite commune placée au centre du canton, à l'origine du vallon du Rhony, le village est dominé par les coteaux voisins[2]. La crête située à l'ouest appartient à la bordure occidentale du plateau de Liancourt, sous le nom de Montagne de Verderonne, s'abaissant doucement en direction du sud, vers l'Oise. Le coteau à l'est s'allonge sur plus de deux kilomètres avec les noms de Montagne du Hêtre, Montagne du Moulin (nommé colline de Verderonne) et Montagne Berthaut, s'étendant sur Verderonne, Rosoy, Angicourt et Cinqueux[a 1]. Au sud-ouest, le plateau de Liancourt comprise sur le territoire porte le nom de montagne de la Carrière, à proximité de Mogneville. Depuis les montagnes du Hêtre et du Moulin, naissent deux fosses, la fosse aux Buttes et la fosse Wallon. La commune s'étend de 48 mètres à l'entrée du ruisseau du Rhony sur la commune d'Angicourt, et culmine à 138 mètres d'altitude au sommet de la montagne de Verderonne, aux limites avec Liancourt et Rosoy[3]. Le ruisseau du Rhony atteint 62,5 mètres à sa sortie des fossés du château, le hameau de Corincourt se trouve à 66 mètres, 68 mètres au carrefour entre la route départementale 59 et la rue de l'église, 110 mètres au carrefour de la route départementale 29 et du chemin de Rieux à Catenoy par le plateau de Liancourt et 121 mètres à la montagne du Hêtre[a 2].

Entre Liancourt et Labruyère, sur la montagne de Verderonne, on voit successivement du calcaire grossier blanc friable, puis du calcaire jaunâtre ocreux pétri de nummulites, d'huîtres et de moules d'autres coquilles, une roche dure sablonneuse empâtant de nummulites, du sable jaunâtre à concrétions tuberculeuses et du sable jaune-verdâtre. La colline de Verderonne ou montagne du Hêtre et du Moulin présentent un ensemble et une disposition de couches conformes en tout à celles du plateau de Liancourt, ce qui prouve leur origine commune[4]. Dans l'ensemble, le terrain présente des sables glauconneux avec des numulites[a 3]. La commune se situe en zone de sismicité 1[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vieux puits, à l'intersection entre la rue du Pontceau et la rue de l'Église.

Le Rhony (Rhodanus, Ronel)[6], dont le nom signifie « petit ruisseau à la pente rapide », naît en quatre sources dans le parc du château[a 4]. Il quitte l'étang aménagé autour de l'édifice et coule entre le chef-lieu et le hameau de Courincourt avant de traverser un second étang. Il rejoint ensuite la commune d'Angicourt avant de se jeter dans l'Oise à Rieux[3]. Les eaux de la vallée et celles du coteau convergent toutes vers le ruisseau du Rhony. La source située près de Courincourt, au Poneau, est la fontaine Maucreaux[a 4]. Les zones les plus basses du territoire se situent au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Plaque Michelin, rue du Plantin.

Deux routes départementales passent sur le territoire : la route départementale 29 de Liancourt à Pont-Sainte-Maxence, qui serpente depuis le plateau de Liancourt séparant les vallées de la Brêche et du Rhony jusqu'aux hameaux d'Angicourt, et la route départementale 59, de Liancourt à Sacy-le-Grand, qui dessert le hameau de Courincourt par la place des Tilleuls, passe à la sortie nord du chef-lieu et gagne Rosoy. La D29 a été mise en service en 1856 et la D59 en 1866[a 4]. On peut rejoindre la route départementale 1016, voie rapide de Clermont à Creil par la D29 puis les D137 et D916a. Depuis la commune voisine d'Angicourt, on peut accéder à la D525 qui conduit à la route départementale 200, axe de Creil à Compiègne. La rue du Ponceau relie également le chef-lieu à Courincourt et la rue du Plantin se dirige vers Angicourt. La route de la montagne se sépare de la D29 pour rejoindre l'Hôpital Villemin et Mogneville. Près de l'intersection entre les D29 et D59, une route[3].

Verderonne ne possède pas de gare. Les gares qui desservent la commune sont celles de Rieux-Angicourt à 3,5 km au sud, sur la ligne de Creil à Jeumont et de Liancourt - Rantigny à 4,2 km à l'ouest[1], sur la ligne Paris-Nord - Lille.

Concernant les transports en commun routiers, Verderonne est desservi par la ligne n° 8 de Sacy-le-Grand à Nogent-sur-Oise du réseau départemental Sud-Oise du Conseil général de l'Oise, exploitée par Keolis Oise ainsi que par plusieurs lignes de transports scolaires vers Clermont, Liancourt et Pont-Sainte-Maxence. Son fonctionnement est cependant limité à la période scolaire, exception faite d'un aller-retour pour le marché de Liancourt, les mercredi et samedi[8]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie les communes de Labruyère, Rosoy et Angicourt[9].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 32 km à l'ouest L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 39 km au sud[1].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les surfaces urbanisées (10,3% pour 34 hectares) et cultivées (19% sur 64 hectares), la commune se compose à plus de 61% de zones boisées sur 204 hectares. Elles occupent la majorité des coteaux des deux côtés de la vallée du Rhony, jusqu'au point culminant des montagnes du Hêtre et du Moulin. On les retrouve également sur les bords de ce ruisseau[3]. De plus, la commune comporte 26 hectares de prairies, près de deux hectares de zones humides et étangs, un hectare de terrains nus et éboulis ainsi qu'un hectare d'espaces verts publics[10],[3].

Les montagnes de Verderonne, du Hêtre et du Moulin sont comprises dans une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1 commune au Bois des Côtes[11]. Elles constituent des corridors écologiques potentiels[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Verderonne comporte un hameau, Courincourt, localisé immédiatement à une quelques centaines de mètres l'est du village[3].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Verderonne est une commune résidentielle à caractère rural, en dehors de toute agglomération[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est appelée Verderona vers 1014, Verderon en 1161, Verdrone en 1570 puis Verderonne. Dans le parler local, ce nom se prononce « Verdron - ne ». Le premier élément de ce nom paraît apparenté à l'ancien français verderet signifiant petit verger. Le second, le suffixe -onna, signifie source, cours d'eau. En pré-celtique, onna correspond au latin fontana, qui a donné le mot fontaine. Onna a servi aussi à désigner le petit cours d'eau qui naît dans le parc du château, le Rhony. Il a existé deux autres hameaux sur la commune : Maucreux, nom conservé par un lieu-dit près de la route d'Angicourt (mau signifie mal, mauvais et creux fait référence à un ravin, une vallée). L'ancien écart du Metz, près du château, se prononce « mé ». Il a pour origine le latin mansus, qui désigne de la terre avec habitation, provenant d'un partage de domaine, de villa. Il y a eu de nombreux dérivés : manse, masure, mais, maise, maison et également mé, mai, mey, maix, ainsi que le mot mas (ferme provençale)[14],[a 4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première agglomération fut probablement d'origine gauloise. Devenue romaine, ce fut un viculus, avec administration propre correspondant aux communes de nos jours. Certains objets remontant à l'époque de l'occupation romaine ont été découverts, dont un porte-lampe identique à ceux trouvés à Villers-les-Catenoy[a 3]. Il est question du hameau de Courincourt dans un acte de 1178, passé entre le comte Raoul Ier de Clermont et l'abbaye de Saint-Denis. En 1202 un autre accord intervint entre Louis de Blois, comte de Blois et de Clermont et les moines de Saint-Denis[a 5].

Verderonne est relatée dans un diplôme de 1060, par lequel le roi Philippe Ier donnait à l'abbaye Saint-Lucien de Beauvais tous les droits qu'il avait en ce lieu, ainsi qu'à Cinqueux et Rosoy. Un document de 1161 dit que l'abbaye de Chaalis avait alors des biens à Verderonne, à Brenouille et à Villers-Saint-Paul. Au siècle suivant la seigneurie appartenait à la maison de Villers-Saint-Paul, alors une des plus illustres du Beauvaisis. Simon de Villers, qui possédait, outre sa terre nominale, de nombreux fiefs dans la région, reçut au XIIIe siècle de Mathilde de Bourgogne, comtesse de Clermont, épouse du roi Alphonse III de Portugal le principal fief de Verderonne, qui devint la souche d'une nouvelle seigneurie[a 6].

Le fief de l'ancien hameau de Maucreux dépendait du seigneur de Liancourt. L'ancien écart du Metz se trouvait proche du château. On trouve le fief de ce nom vers 1532[a 4]. Certains document se réfèrent à des constructions qui auraient été alors prévues entre Verderonne et Liancourt, et qui auraient relevé de la seigneurie de Liancourt. Il ne semble pas qu'elles aient été réalisées[a 7].

En 1787 la commune comptait 66 feux et avait trois charrues. Un notaire y résidait. Elle a conservé très longtemps une certaine importance administrative, en particulier la perception de ce nom n'a été supprimée qu'au début du XXe siècle[a 5]. La commune a toujours appartenu au canton de Liancourt, sauf du 15 octobre 1801 au 22 février 1802, période au cours de laquelle elle fut rattachée à celui de Bailleul-le-Soc. Le village voisin de Rosoy, ayant été réuni à Verderonne en 1826, reprit son indépendance en juillet 1832[a 4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Verderonne Blason Écartelé : au 1er de gueules à trois roses d'argent, au 2e d'or à la fasce d'azur, au 3e d'azur au casque d'or taré de profil, au 4e de gueules à la croix ancrée de vair ; sur le tout, d'azur au sautoir d'or cantonné de quatre billettes du même[15].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Gérard Degletagne[16]    
2008 en cours
(au 24 octobre 2014)
Bernard Guerre   Fonctionnaire retraité
Vice-président de la CC du Liancourtois (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[17]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 509 habitants, en diminution de -5,21 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
253 249 233 257 531 247 251 231 242
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
234 233 230 221 227 215 218 230 204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
186 150 150 144 155 140 140 170 281
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
293 301 306 403 571 530 511 554 509
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (54 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 54 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 30,1 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
  • 46 % de femmes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 22,6 %, 30 à 44 ans = 25,5 %, 45 à 59 ans = 26 %, plus de 60 ans = 11,5 %).
Pyramide des âges à Verderonne en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,4 
2,9 
75 à 89 ans
3,4 
13,1 
60 à 74 ans
7,7 
30,1 
45 à 59 ans
26,0 
19,6 
30 à 44 ans
25,5 
16,3 
15 à 29 ans
22,6 
17,7 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Verderonne compte deux ensembles de monuments historiques sur son territoire.

  • Château de Verderonne (classé monument historique par arrêté du 17 avril 1984, ainsi que certains annexes ; l'ensemble des autres éléments étant inscrit par trois arrêtés ultérieurs[24]) : La seigneurie de Verderonne a été établie en 1240, quand le chevalier Simon de Villers-Saint-Paul, déjà seigneur de plusieurs lieux dans les environs, reçoit des mains d'Alphonse III de Portugal et de Mathilde de Dammartin son épouse, un fief à Verderonne. La famille de Villers-Saint-Paul vend la seigneurie au baron de Gesvres en 1575, qui la cède à la maison de Laubespine vers 1600. - Le château se situe au nord du territoire communal, au sein d'un grand domaine, sur une île du grand étang. L'intérieur du domaine est aménagé en jardin anglais, le reste est occupé par des bois. L'allée d'accès au château part de la place des Tilleuls au hameau de Courincourt. Comme elle n'est pas rectiligne, le château n'est pas visible depuis la grille ; l'on peut seulement entr'apercevoir depuis le chemin de la Tour, chemin rural menant vers Rosoy. Le secteur nord du domaine est par ailleurs situé sur le territoire communal de Rosoy. Le château est issu de la transformation d'un château fort dont subsistent les deux tours rondes aux extrémités de la façade principale sud-ouest. L'édifice, à un étage et au toit à la Mansart, comporte une aile centrale et deux plus courtes ailes latérales en retour d'équerre, à l'arrière. La façade principale en pierre d'apparat s'établit sur neuf travées, dont trois incombent au corps central en légère saillie, surmonté par un fronton. Le perron comporte un escalier en double révolution. Parmi les éléments protégés au titre des monuments historiques à l'intérieur du château, l'on peut citer l'escalier principal avec sa rampe en fer forgé ; au rez-de-chaussée, la salle à manger, le grand salon, la chambre à alcôve (petit salon), la bibliothèque et la chambre ouest ; au premier étage, la chambre avec cheminée à trumeau rocaille, les deux chambres dans le pavillon central, la chambre de la tour est et la chambre au-dessus de la bibliothèque ; au deuxième étage, la chambre mitoyenne de la tour ouest. Plusieurs bâtiments et éléments patrimoniaux, tous protégés, sont disséminés dans le parc : les vestiges des anciens communs (à l'ouest), les anciennes écuries, une grange, la laiterie, un théâtre avec sa machinerie, une serre, une glacière, un pédiluve pour chevaux, un lavoir. Parmi ces éléments protégés, trois seulement sont bien visibles depuis le domaine public : le colombier octogonal (rue du Château), le bâtiment appelé la Tour et le saut-de-loup (chemin de la Tour)[24],[25].
  • Ferme du Boulanc dite Manoir du Boulanc (inscrite monument historique avec tous ses annexes par arrêté du 7 mars 2008[26]), rue du Château : Cette ferme avec son petit manoir présente les caractéristiques d'une ferme seigneuriale du XVIIe siècle. La ferme devient une dépendance du château avec son rachat par le seigneur Louis-Étienne de Laubespine, en 1736, trois ans avant que ce dernier ne cède la seigneurie à François Eléonor, comte d'Andlau, puis également marquis de Verderonne. S'y ajoutent des dépendances, partiellement visibles depuis la rue. Du manoir, l'on n'aperçoit que les lucarnes au toit rampant, ainsi que la toiture. C'est un bâtiment sobre, qui conserve à l'intérieur sa décoration du XVIIIe siècle, dont les ornements en stuc au-dessus des cheminées, ainsi que ses plafonds à solives apparentes.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Façade sud de l'église Saint-Hilaire et monument aux morts.
  • Église Saint-Hilaire : Elle est parfaitement orientée est-ouest, mais suit un plan irrégulier, avec un unique bas-côté au sud, dont la toiture est commune avec celle de la nef. Cette dernière est basse, sombre mais longue de cinq travées ; elle est séparée du bas-côté par des arcades ogivales. L'unique portail de l'église se situe sur la quatrième travée du bas-côté, donc au sud ; il est en anse de panier. Le clocher central s'élève au-dessus de la cinquième travée de la nef ; il est coiffé d'un toit en bâtière et flanqué par une tourelle d'escalier carré au nord. Cette tourelle est cantonnée par les contreforts du clocher, occupent toute sa largeur et se retraitent après chacun des trois glacis intermédiaires. Ses deux baies gémellées au nord et au sud sont ogivales et sans décor, mais Louis Graves évoque encore des restes d'un cordon d'étoiles dans le mur. À l'est, l'église possède deux chœurs similaires sur deux travées, au chevet plat, et avec deux pignons sur la rue. Les chœurs, tous les deux dotés d'un autel, dépassent nettement en hauteur la nef et sont voûtés d'ogives, sur des hautes colonnes romanes. Les chœurs sont éclairés par deux grandes baies au sud et deux autres baies identiques à l'est ; elles se composent de deux lancettes surmontées d'une rosace. Parmi les baies du bas-côté, deux présentent un remplage flamboyant. Toutes les autres fenêtres (deux pour le bas-côté, deux pour la nef et un pour le chœur, au nord) sont des petites ogives sans remplage[27],[28].
  • Ancienne croix de cimetière, devant l'église : La petite croix en fer est montée sur une colonne biseautée mais carrée aux extrémités, qui quant à elle est plantée dans un genre d'autel, orné par des colonnes engagées aux quatre angles.
  • Pierre tombale des comtes d'Andlau devant la façade sud du chœur de l'église : Elle évoque le souvenir de Frédéric-Antoine-Marc d'Andlau (1736-1820) dont le père avait racheté la seigneurie de Verderonne en 1734 ; de Armand-Gaston-Félix d'Andlau (1779-1860) ; et de Pauline Joséphine d'Hennezel de Gemmelaincourt (1804-1873). Curieusement, les années de naissance sont toutes fausses (1740, 1780 et 1805).
  • Monument aux morts, devant l'église.
  • Au village, certaines maisons disposent de caves externes, face à la maison ou à proximité. Elles sont creusés dans des coteaux et recouvertes de terre à la manière d'une glacière.
  • Au carrefour rue du Pontceau / rue de l'Église, se trouve un puits couvert, sous la forme d'un édicule en briques rouges avec une porte qui ne commence qu'à 80 cm du sol.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire, , 560 p., p. 371-378
  1. p. 371-372
  2. p. 372-373
  3. a et b p. 373
  4. a, b, c, d, e et f p. 371
  5. a et b p. 376
  6. p. 374
  7. p. 377

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 24 mai 2014)
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 145 pages, p. 89.
  3. a, b, c, d, e et f Carte 1/25 000e sur Géoportail.
  4. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 145 pages, p. 12 et 14.
  5. « Risques naturels potentiels à Verderonne », sur macommune.prim.net (consulté le 24 mai 2014)
  6. « Le Rhony », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 24 mai 2014)
  7. « Carte de remontées des nappes », sur www.inondationsnappes.fr (consulté le 8 mai 2014)
  8. Modèle {{Lien web}} : paramètre « url » manquant.  « Transports à Verderonne », sur oise-mobilité.fr (consulté le 24 mai 2014).
  9. « Regroupement pédagogique intercommunal », sur oise-mobilité.fr (consulté le 24 mai 2014).
  10. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 19 février 2017)
  11. « Bois des Côtes, Montagne de Verderonne, du Moulin et de Berthaut, fiche znieff détaillée », sur wwww.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 24 mai 2014)
  12. « Corridors écologiques potentiels sur la commune de Rosoy », sur wwww.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 24 mai 2014)
  13. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le 10 octobre 2012).
  14. Le nom de la ville de Metz a toute autre origine
  15. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=6106
  16. « Les maires de Verderonne », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 24 octobre 2014)
  17. « Verderonne », Cartes de France (consulté le 24 octobre 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. « Évolution et structure de la population à Verderonne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  24. a et b « Château de Verderonne », notice no PA00114946, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome I. Beauvaisis, Vexin, Pays de Bray, Plateau picard et Pays de Clermont, Paris, Éditions de la Morande, s.d. (2009), 323 p. (ISBN 2902091389) ; p. 231-234.
  26. « Ferme du Boulanc », notice no PA60000076, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), , 146 p. (lire en ligne), p. 89-91.
  28. Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire, 1995 (1re édition 1968), 557 p. (ISBN 2841780538), p. 377-378.