Pont-Sainte-Maxence

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Pont-Sainte-Maxence
Mairie de Pont-Sainte-Maxence.
Mairie de Pont-Sainte-Maxence.
Blason de Pont-Sainte-Maxence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Pont-Sainte-Maxence
Intercommunalité Communauté de communes des Pays d’Oise et d’Halatte
Maire
Mandat
Arnaud Dumontier
2014-2020
Code postal 60700
Code commune 60509
Démographie
Gentilé Maxipontains
Population
municipale
12 584 hab. (2012)
Densité 853 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 07″ N 2° 36′ 16″ E / 49.3019444444, 2.6044444444449° 18′ 07″ Nord 2° 36′ 16″ Est / 49.3019444444, 2.60444444444
Altitude Min. 27 m – Max. 126 m
Superficie 14,76 km2
Localisation

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Liens
Site web pontsaintemaxence.fr

Pont-Sainte-Maxence est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Picardie.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Pont-Sainte-Maxence est située dans le Bassin parisien, au sud de la région Picardie et au nord du massif des Trois Forêts. Elle appartient historiquement à la région du Valois[1]. Pont-Sainte-Maxence est située, à vol d'oiseau, à 41 km de Beauvais, 69 km d'Amiens et 53 km de Paris[2]. Pont-Sainte-Maxence est le centre d'une unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) regroupant les communes des Ageux et Pontpoint[3] totalisant 16 904 habitants en 2012[4]. La commune elle-même se compose de la ville qui lui donne son nom, du village de Sarron et du hameau de Villette (anciennement Le Plessis-Villette), anciennes communes de l'Oise.

Communes limitrophes de Pont-Sainte-Maxence[5]
Sacy-le-Grand
Cinqueux
Monceaux
Saint-Martin-Longueau
Les Ageux
Bazicourt
Houdancourt
Beaurepaire
Brenouille
Pont-Sainte-Maxence[5] Pontpoint
Verneuil-en-Halatte Fleurines Villers-Saint-Frambourg

Pont-Sainte-Maxence compte treize communes limitrophes au total. Certaines d'entre elles ne touchent le territoire communal de Pont-Sainte-Maxence que sur une longueur très limitée : 150 m pour les deux communes de Sacy-le-Grand et Cinqueux, 350 m pour Brenouille et 750 m pour Saint-Martin-Longueau[5].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la frange nord du Bassin parisien, une vaste zone sédimentaire formée par des dépôts successifs de sédiments et par des séries de transgressions marines[DIREN 1]. Le sous-sol du territoire se constitue de couches de calcaire grossier et de calcaire coquillier d'âge tertiaire. Ces couches ont formé, au sud de la commune, le plateau du Valois-Multien qui s'élève en pente douce vers le nord[DIREN 2]. Entre ces plateaux, l'Oise forme une plaine alluviale[DIREN 3],[6].

Pont-Sainte-Maxence a un sous-sol relativement récent puisque les roches affleurantes les plus anciennes datent de l'Éocène. Le fond de vallée, occupé par les quartiers en rive droite — Faubourg de Flandre et Sarron — ainsi qu'une partie du centre-ville en rive gauche est installé sur des alluvions d'âge quaternaire déposées par l'Oise. En rive droite, d'autres strates sédimentaires recouvrent le territoire communal. Les argiles plastiques et lignites du Soissonnais datant de l'Yprésien affleurent sur une partie du quartier de Sarron et dans le bois homonyme. Des sables de Bracheux, plus anciens (Thanétien), affleurent dans le hameau de Villette. La rive gauche présente un profil géologique plus complexe qu'en rive droite. On retrouve l'affleurement d'argiles plastiques et lignites du Soissonnais sur un axe qui suit la D 120, menant à Beaurepaire, et la D 123, menant à Pontpoint. Les flancs de vallée sont recouverts par une couche de sables de Cuise datant toujours de l'Yprésien. Sur la frange sud de la commune, installée sur le plateau du Valois et occupée par la forêt d'Halatte, est recouverte de roches datant du Lutétien puis du Bartonien à mesure du rapprochement du Mont Pagnotte et de la butte de Saint-Christophe[7]. Des colluvions sont également présents sur la montagne de Calipet. Ces dépôts de pente sont des roches détritiques composées d'un mélange de sables de Cuise, de sables dolomitiques lutétiens et de blocs de calcaire grossier[6].

Le relief s'adapte à la nature géologique des sols. Le fond de vallée constitue une plaine alluviale humide. L'urbanisation s'est fait le long du coteau boisé du Valois-Multien qui occupe le sud du territoire communal[DIREN 4]. La superficie de la commune est de 1 476 hectares, ce qui équivaut à la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine qui est d'environ 1 510 hectares. Son altitude varie de 27 à 126 mètres[8] Le point le plus haut de la commune est situé au poteau de la Croix du Grand Maître dans la forêt d'Halatte en limite des communes de Pontpoint et Villers-Saint-Frambourg. Le point le plus bas est situé au bord de l'Oise à la limite de la commune de Brenouille[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue d'une rivière et de ses quais
Vue de l'Oise depuis le pont.

La ville est arrosée d'est en ouest par l'Oise. Son débit a été observé pendant une période de 24 ans (-) à l'écluse de Sarron. En aval de la commune, le bassin versant de la rivière couvre 14 200 km2. Le module de la rivière à Pont-Sainte-Maxence est de 109 m3⋅s-1. Un débit moyen record de 665 m3⋅s-1 a été atteint le [9].

Un autre cours d'eau, la Frette, naît dans les marais de Sacy-le-Grand et conflue avec l'Oise au niveau du Faubourg de Flandre. Elle marquait la limite communale entre Pont-Sainte-Maxence et Sarron avant leur fusion et maintenant avec Les Ageux[10]. D'autres cours d'eau de plus faible importance parcourt le territoire communal en rive gauche. Le Fossé de la Cascade est un bras de l'Oise qui coule en aval de la ville au lieu-dit la Grande Pièce et rejoint la rivière au niveau de Beaurepaire[11]. Un autre cours d'eau prend sa source dans le quartier de Fond Robin et se jette dans l'Oise au niveau de la piscine[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Située à 121 km de la Manche[Note 1], Pont-Sainte-Maxence connaît un climat océanique dégradé, comparable à celui du Nord de l'Île-de-France.

La station météorologique la plus proche est celle de Creil, qui constate des précipitations réparties également toute l'année, avec des maxima au printemps et en automne, le mois de février étant le plus sec, aboutissant à un total annuel des précipitations relativement modeste (690 mm à Creil).

L'amplitude thermique moyenne entre l'hiver et l'été ne dépasse pas 15 °C.

Relevé météorologique de Creil et sa région pour la période 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 0,9 3 5 8,6 11,6 13,6 13,2 10,8 7,5 4,4 1,2 6,8
Température moyenne (°C) 3,5 4 6,7 9,9 12,8 16,6 18,6 18 15 11,5 7,3 3 10,6
Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,4 11 15,3 18,1 22,2 24,5 23,9 20,5 15,1 10,1 5,8 15
Record de froid (°C)
date du record
−19,3
16-01-1985
−27
4-02-1973
−9,7
13-03-2013
−5
4-04-1973
−1,1
2-05-1982
1
1-06-1975
3,9
24-07-1985
−25
4-08-1977
1
19-09-1977
−5
29-10-1977
−11
23-11-1998
−12
29-12-1976
−27
4-02-1973
Record de chaleur (°C)
date du record
15,9
27-01-2003
20
-2-02-1977
23
17-03-2004
27,4
15-04-2007
36
26-05-1978
36,4
27-06-2011
37,3
30-07-1984
39,1
12-08-2003
32,3
16-09-1982
28,3
1-10-2011
20,2
1-11-2014
16,2
7-12-2000
39,1
12-08-2003
Précipitations (mm) 30,8 58,7 45,9 30,8 55,1 37 56,1 62,1 34,7 57,4 52,1 44,8 565,5
Source : Infoclimat - Station météo de Creil[13]


Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Les bois occupent une grande partie de la commune au nord et au sud. Au nord, le bois de Sarron est une chênaie humide voie chênaie acidiphile lorsque le sol est sableux. Au sud, la forêt d'Halatte est principalement constituée de chênaie-hêtraie, de chênaie-charmaie et de chênaie acidiphile. La forêt fait l'objet d'un classement en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et en zone Natura 2000[Urb 1].

Les prairies ne subsistent qu'à Sarron et au faubourg Cajeux. Les prairies humides se retrouvent en fond de vallée, au lieu-dit la Grande Pièce. Les prairies de Sarron sont, quant à elles, des prairies fauchées. Des friches herbacées et arbustives, résultant de l'abandon de toute exploitation, sont présentes au Champ Lahyre, au faubourg Cajeux et à Villette[Urb 2]. La présence de mares et d'étangs est attestée dans la boucle de Pontpoint, dans le bois de Sarron et près de l'abbaye du Moncel[Urb 3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Pont-Sainte-Maxence en direction du sud.
Vue aérienne de Pont-Sainte-Maxence en direction du sud.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : A1 et Route nationale 17.

Pont-Sainte-Maxence est situé sur un important axe nord-sud, la RD 1017, qui correspond à l'ancienne RN 17 transférée aux départements par décret du [14]. Elle relie Le Bourget dans l'agglomération parisienne au Nord-Pas-de-Calais, et sur un plan local, Pont à son chef-lieu d'arrondissement, Senlis (12 km), ainsi qu'à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (40 km). Le pont de l'Oise situé sur cette route constitue un point de passage obligatoire entre Creil et Verberie pour les déplacements locaux entre les deux rives.

Dans le sens est-ouest, Pont-Sainte-Maxence est concerné par plusieurs routes départementales. Sur la rive gauche de l'Oise, la RD 123 relie la ville à Pontpoint, Verberie et Compiègne, et la RD 120 mène à Verneuil-en-Halatte et Creil (ainsi qu'à Villers-Saint-Frambourg par la forêt d'Halatte). Sur la rive droite de l'Oise, la RD 29 permet de rejoindre la voie express de la RD 200 en direction de Creil. Cette route coupe également la RD 1017 au nord de Pont, et traverse le territoire communal entre Sarron et le hameau de Villette. La RD 200 conduit ensuite à Compiègne en passant par l'échangeur no 9 « Pont-Sainte-Maxence » de l'autoroute A1, distant de 11 km.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Pont-Sainte-Maxence est le principal arrêt entre Creil, à 12 km, et Compiègne, à 22 km. L'ensemble des TER Picardie circulant sur cette relation s'arrêtent en gare de Pont. S'y ajoutent trois à quatre Intercités par sens, partant de matin à midi pour Paris, et retournant le soir. Le nombre de trains proposés en direction de Compiègne est de vingt-cinq du lundi au vendredi et de onze le week-end. En direction de Creil, le nombre de trains proposés est de vingt du lundi au vendredi, et de quatorze le week-end. La plupart de trains sont en provenance ou à destination de la gare de Paris-Nord ; des changements en gare de Creil n'étant nécessaires que pour un train sur six environ[15]. La distance ferroviaire de Paris est de soixante-deux kilomètres.

Transports routiers interurbains[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence est desservie par quelques lignes interurbaines du réseau du Conseil général de l'Oise (réseau départemental Sud-Oise), exploité par Keolis Oise[16]. Ces lignes sont les suivantes[17] :

La desserte est aujourd'hui orientée essentiellement vers les besoins des élèves des communes voisines scolarisés à Pont-Sainte-Maxence, et des lycéens de Pont-Sainte-Maxence scolarisés à Senlis. L'offre de transports en commun reste faible en dehors des périodes scolaires.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Vue d'un poteau d'arrêt de bus
Poteau d'arrêt du bus urbain TUM, à Sarron.

La ville de Pont-Sainte-Maxence propose un petit réseau d'autobus urbains entièrement gratuits[18] baptisée « TUM » (Transports Urbains Maxipontains). La ligne principale porte le no 1 et relie le quartier des Terriers au sud-ouest à la gare SNCF en passant par le centre-ville. Du lundi au vendredi, elle fonctionne de h 10 à 20 h 10 à raison de vingt aller-retours par jour. Le samedi et du lundi au vendredi en juillet et août, l'amplitude est réduite et va de h 40 à 18 h 10, et la fréquence est de douze aller-retours seulement. Le village de Sarron est desservi par la ligne circulaire no 2 depuis la gare, trois fois le matin et quatre fois le soir, du lundi au vendredi sauf en juillet et août. Une liaison entre Sarron et le centre-ville n'existe plus. La ligne no 3 relie quant à elle la gare à la zone industrielle Pont Brenouille, également sans correspondances systématiques avec la ligne no 1. Cette ligne no 3 fonctionne du lundi au samedi, avec une fin de service le samedi après-midi, mais tout comme sur la ligne no 2, aucun service n'est assuré pendant les mois de juillet et août. Sur tout le réseau, les horaires ne sont pas cadencés. Les correspondances avec le TER Picardie sont assurées le matin en direction de Paris, et le soir en provenance de Paris[19].

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

L'Oise est une voie navigable importante. Elle fait la jonction entre le Bassin parisien et le Nord de la France.

À Sarron, un premier barrage sur l'Oise est créé suite à la loi du . Le barrage est adapté aux chalands de 7,5 m et d'une capacité de 200 t. En 1891, un canal de dérivation est creusé pour faciliter la navigation avec une deuxième écluse. Des travaux de réaménagement sont effectués en 1976[RB 1]. En 2008, environ 800 bateaux de plaisance et 6 500 bateaux de marchandises sont passés par l'écluse. Un nouveau barrage est construit en 2009. Le barrage de Sarron est l'un des sept construits sur l'Oise[RBCS 1].

L'activité fluviale a également été importante à Pont. La ville possédait un port en amont du pont. Il servait au transport de marchandises, notamment le blé et le vin. Il y avait également un port à sable en aval du pont et un port à bois situé quai du Mesnil Châtelain. L'activité portuaire décline avec l'arrivée de nouveaux moyens de transport[RB 2]. Aujourd'hui, la commune compte un port de commerce près de la zone industrielle. C'est un port principalement céréalier, considéré comme le premier de la vallée de l'Oise. En 2008, 270 000 t de produits, majoritairement des céréales y ont été chargées tandis que 25 000 t de produits y ont été déchargées[SCOT 1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire de Pont-Sainte-Maxence est segmenté en plusieurs parties :

  • un espace boisé au nord par le bois de Sarron et au sud par la forêt d'Halatte sur les coteaux et le plateau ;
  • une zone humide formée par l'Oise et les plans d'eau à l'est de la commune ;
  • une zone d'activités sur la rive droite de la rivière ;
  • une zone urbanisée qui s'étend de part et d'autre de la rivière avec un mélange d'habitats individuels et d'habitats collectifs.

L'urbanisation suit un axe est-ouest le long de l'Oise et un axe nord-sud le long de la route nationale[SCOT 2].

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Le centre-ville de Pont-Sainte-Maxence s'étend des deux côtés des rives de l'Oise dans le périmètre des anciens remparts. Le quartier s'articule autour des deux voies structurantes que sont la RD 1017 (route des Flandres) et la rue Charles Lescot. Il accueille les petits commerces de proximité et des services, regroupés dans les rues Henri Bodchon et Charles Lescot. Le bâti a souffert des conflits mondiaux du XXe siècle, les habitations datent du XIXe siècle dans la rue Charles Lescot mais deviennent plus récentes en s'éloignant du centre. Le réseau de voies est dense, tout comme le bâti. L'habitat s'organise en maisons individuelles et en petit collectif de faibles hauteurs d'où émergent l'église Sainte-Maxence et l'hôtel de ville[Urb 4].

Faubourg du Moncel[modifier | modifier le code]

Le faubourg du Moncel s'étend à l'est du centre-ville, en limite de Pontpoint. Il doit son nom à l'abbaye du même nom toute proche. Dans ce quartier se trouve le château Primet, déjà présent sur une carte du XVIIe siècle. Le parc du domaine de Saultemont, dépendant du château, a été reconverti dans les années 1970 en parc de logements collectifs constitué de barres d'immeubles. Le château a quant à lui été réhabilité dans les années 2000[Urb 5].

Les fonds (Fond Robin / Montignette / Source aux Moines)[modifier | modifier le code]

Les fonds se trouvent au sud de la commune, dans des fonds de vallée au pied des coteaux menant à la forêt d'Halatte. La configuration topographique du secteur conduit à une urbanisation en « doigts de gant ». Cette configuration fait qu'il n'existe aucune liaison directe entre les fonds de vallée. Les cartes et témoignages anciens attestent d'une occupation humaine comme l'indiquent la chapelle Saint-Jean et le moulin de l'étang de la Source aux Moines qui démontre l'humidité régnante dans ces fonds. L'habitat qui s'y développe est essentiellement individuel avec des pavillons. On note la présence d'un grand ensemble à Fond Robin et d'une cité d'urgence à la Source aux Moines. Le quartier de Fond Robin accueille l'hôpital Georges Decroze ainsi qu'une entreprise[Urb 6].

Mimbertin / Allée des Loisirs[modifier | modifier le code]

Faubourg Cajeux[modifier | modifier le code]

Le faubourg Cajeux s'étend le long de la rue Louis Boilet, à l'entrée ouest de la ville en venant de Beaurepaire. Il est délimité au sud par le coteau de la forêt d'Halatte. Le quartier est ancien : un pâté de maisons se regroupait déjà autour de la porte de Creil. Ces habitations se sont étendues plus à l'ouest ; en 1830, un groupe d'habitations est présent au lieu-dit Mainbertin (nom de l'époque). Le faubourg Cajeux conserve un bâti discontinu jusqu'à la fin du XXe siècle, la construction de nouvelles habitations venant combler les vides[Urb 7].

Les Terriers[modifier | modifier le code]

Le quartier des Terriers est le plus récent de la commune. Il s'agit d'une zone d'aménagement concertée (ZAC) créée dans les années 1970. Initialement appelé les Jonquilles, le quartier est construit sur le plateau et domine le centre-ville. Si aujourd'hui, les Terriers rassemblent le tiers de la population, il reste mal relié au reste de la commune puisqu'une seule voie routière permet d'y accéder. Cette situation renforce le sentiment d'isolement. L'habitat s'organise autour d'un grand ensemble de logements collectifs ceinturé par un ensemble de maisons pavillonnaires. La voie d'accès pénètre dans le quartier par le sud-est et fait le tour du grand ensemble. Des voies secondaires s'en détachent pour desservir les lotissements pavillonnaires.

Le quartier accueille en outre la piscine municipale Jacques Moignet et le collège public Raymond et Lucie Aubrac[Urb 8],[Urb 9].

Quartier de la Gare[modifier | modifier le code]

Si le chemin de fer arrive à Pont en 1847, le secteur ne commence à s'urbaniser qu'un demi-siècle plus tard, impulsé par les usines à l'ouest et l'urbanisation le long de la route des Flandres. Situé à la limite des Ageux, le quartier présente un paysage hétérogène : des maisons individuelles accolées les unes aux autres aux pavillons s'étendant le long de la Frette en passant par le grand ensemble Pompidou construit à partir de 1967. Outre la gare, le quartier dispose d'une résidence pour personnes âgées ainsi qu'un centre commercial[Urb 10].

Quartier des usines[modifier | modifier le code]

Le quartier des usines est situé en rive droite et se prolonge en zone industrielle sur la commune de Brenouille. Il est délimité au nord par la voie ferrée et au sud par les berges de l'Oise. C'est un quartier récent qui se développe à la fin du XIXe siècle après l'arrivée du chemin de fer et des premières usines. Les premiers bâtiments se concentraient à l'est, près de la gare et du centre-ville puis le quartier des usines se développe vers l'ouest, le long de la route départementale menant à Brenouille. Ce quartier conserve un lourd héritage industriel. L'implantation des usines s'accompagne de la construction de logements formant des cités ouvrières. Le déclin de l'industrie a amené le quartier à se diversifier et à se redynamiser ; l'arrivée d'une crèche doit accompagner ce mouvement[Urb 11],[Urb 12].

Sarron[modifier | modifier le code]

Sarron est une ancienne commune rattachée à Pont-Sainte-Maxence en 1951. Elle dépendait administrativement du canton de Liancourt et de l'arrondissement de Clermont[20]. C'est un village rural ancien qui s'organise selon le schéma classique du village-rue autour de la place des Prés Hauts, de l'église, de la rue Pelée, de la rue Pernot, de la rue de la Plaine et du sentier du Clos qui en constituent le cœur historique. Après le rattachement, le centre du bourg s'est considérablement développé avec la construction de pavillons récents le long des rues. Le quartier conserve son identité « villageoise » mais l'absence de commerces ne lui donne qu'une vocation résidentielle[Urb 13].

Sarron s'est étendu en direction de Pont-Sainte-Maxence durant la seconde moitié du XXe siècle à travers les espaces agricoles qui forment la Plaine de Sarron. L'urbanisation s'est faite en continuité le long de la rue Robert Heschel vers la gare et du quai de la Libération vers la ville qui prennent place sur d'anciens chemins vicinaux. Il ne reste qu'un îlot d'espaces agricoles au milieu de ces maisons. Toute la zone est exclusivement résidentielle, l'école maternelle en est le seul équipement[Urb 14].

La dérivation de l'Oise pour la mise en place de l'écluse a amené la création d'un île artificielle qui n'est accessible que par un unique pont routier. Elle est traversée du nord-est au sud-ouest par une seule rue qui longe le canal de dérivation. Quelques pavillons s'y trouvent, orientés vers la plaine agricole de Sarron[Urb 15].

Le Plessis-Villette[modifier | modifier le code]

Le Plessis-Villette ou hameau de Villette est une ancienne commune rattachée à Sarron en 1826[21]. Le hameau s'est constitué autour d'un château et de son parc et est délimité à l'est par le bois de Sarron. Il est relié par deux routes à Saint-Martin-Longueau et par une voie communale à Sarron[Urb 16].

L'Évêché[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit la Ferme de l'Évêché est un écart de Sarron en rive gauche dans la boucle de Pontpoint. Cet écart est constitué d'un ancien corps de ferme auquel se sont ajoutés des hangars, des dépôts et des ateliers. Quelques cabanes se sont installées sur les berges[Urb 17].

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Pont-Sainte-Maxence et l'ensemble de l'Oise en 2012, au travers de quelques indicateurs[Insee 1],[Insee 2] :

Le logement à Pont-Sainte-Maxence (60) en 2012.
Pont-Sainte-Maxence Oise
Part des résidences principales (en %) 93,3 91,0
Part des logements vacants (en %) 6,0 6,5
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 43,8 62,0

En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 5 619, alors qu'il était de 5 228 en 2007. Ces logements étaient pour 48,7 % d'entre eux des résidences principales et pour 51,2 % des appartements[Insee 3]. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 43,8 %, en baisse par rapport à 2007 (44,4 %). La part de logements HLM loués vides était de 34,3 % contre 38,5 %, leur nombre étant en baisse (-123 logements)[Insee 4].

La part des logements, résidences principales de leurs occupants, est légèrement plus élevée à Pont-Sainte-Maxence qu'au niveau départemental (93,3 contre 91). La part des logements vacants est légèrement inférieure au niveau de la commune qu'au niveau du département (6 contre 6,5)[Insee 3]. En revanche, la part des ménages propriétaires de leur logement est nettement plus faible à Pont-Sainte-Maxence que dans l'Oise (43,8 contre 62)[Insee 2],[Insee 4],[Note 2].

Projets d'aménagement et aménagements récents[modifier | modifier le code]

En signant la charte du parc naturel régional Oise-Pays de France, Pont-Sainte-Maxence s'engage à réaliser une étude urbaine de son territoire avant de réviser son PLU[22]. En 2014, cette étude urbaine est intégrée au PLU[23].

Aménagements récents[modifier | modifier le code]

En 2003, la ville approuve le Schéma Départemental d'Accueil des Gens du Voyage (SDAGV) et propose une aire d'accueil d'une capacité de 30 places au lieu-dit du Champ Lahyre[SCOT 3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'amélioration des conditions de circulation à Pont-Sainte-Maxence, un projet de déviation de la ville est en étude[SCOT 4].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence fait partie de la zone inondable de l'Oise dont l'atlas a été diffusé le . La commune a fait l'objet de sept arrêtés portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle depuis 1993.[24]. À ce titre, elle adhère au plan de prévention du risque inondation (PPRI) de Compiègne-Pont. La commune est concernée par la zone rouge (gel de l'urbanisation) et la zone bleue (construction sous conditions). Sur le territoire, les parties en zone rouge sont les abords de l'Oise, l'île de Sarron, le lieu-dit la Grande Pièce et l'Évêché. En zone bleue sont concernés le Faubourg de Flandre, une partie de la zone industrielle et les abords du stade municipal[25].

La localité est exposée à l'aléa retrait-gonflement des argiles entrainant des fissures dans les bâtiments. L'importance de cet aléa est liée à la nature géologique des sols. Sur le territoire communal, les zones situées en aléa fort correspondent aux terrains datant de l'Yprésien. Le reste de la commune est située en aléa moyen sauf la forêt d'Halatte et le quartier des Terriers[26].

Pont-Sainte-Maxence est située en zone de sismicité très faible de niveau 1 sur une échelle de 1 à 5 tout comme le reste de l'Oise[27].

L'entreprise Hüttenes Albertus, située dans la zone industrielle de Pont-Brenouille, a été classée Seveso niveau haut en mai 2000. Sa présence a nécessité la mise en place d'un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) pour les communes de Beaurepaire, Brenouille, Pont-Sainte-Maxence et Les Ageux. Les activités de cette entreprise sont susceptibles d'engendrer des risques d'incendie et de diffusions de vapeurs toxiques et nocives[28].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune aurait porté les noms de Litanobriga, Levandriac, Levandrie, Pont, Pont-Maxence, Pont-Montagne, Pont-la-Montagne, Pont-sur-Oise. Le nom actuel est adopté en 1794[RBCS 2].

D'après Maurice Lebègue et Jacques Chaurand, le nom de la commune provient du nom latin pons/pontem signifiant « pont » et du déterminatif sancta Maxentia désignant Sainte Maxence. Les formes anciennes de la ville sont ad sanctam Maxentiam en 673 puis Portos ad sancta Mascentia en 779[29].

Selon la légende, Maxence a vécu au Ve siècle. Elle était la fille de Malcolm, roi des Scots en Irlande et a été convertie à la chrétienté par Saint Patrice. Son père la promet à un prince païen nommé Avicin mais Maxence préfère s'enfuir. Elle traverse la Manche sur un navire et arrive en Gaule puis au bord de l'Oise. Là, elle jette trois pierres dans la rivière car l'accès au pont lui aurait été interdit. Ces pierres seraient toujours dans le fond du lit. Cependant, Avicin les retrouve et, voyant Maxence refuser ses avances, lui tranche la tête avec son épée. C'est alors que Maxence s'est levée, a ramassé sa tête avant de la nettoyer et a marché jusqu'au lieu où elle voulait être enterrée, près d'une fontaine située dans l'actuelle rue Sainte Maxence[RBCS 3].

Le toponyme Sarron, selon Ernest Nègre, provient du nom de personne germanique Sarrato(n). L'ancienne commune est connue sous les noms de Sarodo en 766, villa Sarodo en 1037, Serronem en 1151, Charron en 1221. La forme actuelle apparaît dès 1217[30].

Le toponyme Le Plessis-Villette provient du marquis Charles de Villette qui y construit un château en 1763. Auparavant, il s'agissait d'un hameau dépendant de Saint-Martin-Longueau connu sous les noms de Plessier lez longueaue en 1539, Plessier les Longueseaux en 1637 et enfin Le Plessis Longueau. D'après Émile Lambert, Plessis vient de plesse ou plaisse, une « haie, clôture faite de branches tressées, entrelacées ». Le plessis désigne alors un « terrain clos, entouré de palissades, village protégé par une clôture de haies »[RB 3].

Mimbertin, ancien hameau en dehors de la ville, est connu sous les noms de Mainbertin en 1212, Maubertin en 1336 et Main Berthain en 1711. Le nom actuel existe déjà en 1377[RB 4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'Homme occupe déjà cette partie de la vallée de l'Oise durant la Préhistoire.

En effet, des fouilles archéologiques ont mis au jour l'existence d'un site néolithique au niveau des lieux-dits les Poiriers, la Jonquoire, le Pont de Pierre, la Ferme de l'Évêché et l'Île au Prêtre. On y trouve des zones d'habitation, des nécropoles et des zones agricoles[Urb 18].

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'histoire de la ville est peu connue durant cette période. Une voie romaine allant de Senlis à Bavay traverse la ville par la Chapelle Saint-Jean puis l'actuelle rue Charles Lescot[RB 5]. Au début du Moyen-Âge, la ville s'appelle Levandriac, du nom de la déesse gauloise Leva. Ceci laisse penser que Pont existe déjà durant l'Antiquité[FL 1].

Durant la période gauloise, il y a un oppidum le long de cette voie romaine et un poste de guet au mont Calipet. Cette terre, dépendante de la tribu des Bellovaques, occupe une position stratégique, à la limite du territoire des Meldes et des Suessons. Il y aurait eu un pont à cent mètres en amont du pont actuel[Urb 18].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, la région subit un combat entre les Austrasiens et les Neustriens. L'Oise matérialise la limite du domaine royal des Mérovingiens et Pont-Sainte-Maxence est rattachée au bailliage de Senlis, tout en étant maintenue dans le diocèse de Beauvais. Dès lors, le lieu devient prisé par les rois notamment pour sa forêt riche en gibier[Urb 18].

En 683, Ébroïn traverse l'Oise à Pont-Sainte-Maxence qui est alors une ville fortifiée, vraisemblablement issue d'un castrum romain[FL 2]. Le roi Charles le chauve donne les terres de Pont-Sainte-Maxence à l'abbaye de Saint-Denis en 860. La ville est alors dans le comté de Beauvais et appartient directement au roi. Elle possède déjà un pont et un péage[FL 3]. Ce pont est un point de passage vers la Flandre, une région économiquement riche. Le péage rapporte beaucoup d'argent au roi. Pour protéger ce point de passage, un château est construit en 1016 sur l'île de la Plaine puis la ville est entièrement fortifiée en 1190[Urb 18].

Les rois de France qui se succèdent continuent de doter la localité en infrastructures. Saint-Louis fait construire un Hôtel-Dieu au XIIIe siècle tandis que Philippe le Bel fonde l'abbaye du Moncel en 1309 et un hôpital en 1325[Urb 18]. Pont-Saint-Maxence souffre des conflits qui ont lieu durant cette période. En 1358, la Jacquerie fait des ravages dans la ville. Les paysans se révoltent et détruisent les propriétés des nobles[FL 4]. Dans le contexte de la Guerre de Cent Ans, elle est prise l'année suivante par les Anglais[FL 5]. Elle est également occupée par les Bourguignons. La ville occupe une situation stratégique, aux portes de l'Île-de-France et de la Champagne[FL 6]. Elle bénéficie également de sa position pour devenir une place commerciale avec des marchés de céréales, de bois ou de cuir[Urb 19].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château seigneurial de 1016 est détruit lors d'une crue de l'Oise en 1658. Un nouveau manoir seigneurial est construit au Fief du Mello[Urb 19],[Urb 20].

Au XVIIIe siècle, Louis XIV fait construire la route des Flandres et aménage la forêt en chemins de chasse[Urb 18]. Ces travaux modifient l'organisation de la ville avec la destruction de maisons et la création de remblais pour la mise à niveau. L'actuelle rue Charles Lescot devient un axe secondaire[Urb 21]. Au début du XVIIIe siècle présente encore un aspect médiéval. Elle ne s'étend pas au-delà de ses fortifications mais celles-ci sont démolies en 1772. Des écarts grossissent le long des voies de communication[Urb 20]. Un nouveau pont est achevé en 1785, le pont Perronet. Celui-ci est remarquable pour les innovations qu'il apporte[Urb 22].

C'est en 1761 que le marquis Pierre-Charles de Villette, après l'acquisition de la châttelenie de Sacy-le-Grand en 1755, entreprend la construction du château de Villette au lieu-dit du Plessis Longueau pour remplacer le château de Fontaine-le-Comte dans les marais[Urb 23].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

À la Révolution, les nobles perdent leurs biens. Le château de Villette, propriété du marquis Charles de Villette et le moulin de Calipet, propriété d'Anne-Julie-Françoise de Crussol, sont notamment saisis, tout comme les terres appartenant à la seigneurie[RB 6]. En 1790, Pont-Sainte-Maxence devient une commune française et un chef-lieu de canton dans le département nouvellement créé de l'Oise. La commune prend successivement les noms révolutionnaires de Pont-la-Montagne et Pont-sur-Oise[Note 3]. Une Assemblée générale des citoyens de Pont s'est tenue le 4 nivôse an II () ayant vocation à modifier les noms des rues et placer sur l'église l'inscription « Temple de la raison et de la vertu »[RB 7].

En 1832, une épidémie de choléra fait 87 morts[RB 8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1847, la Compagnie des chemins de fer du Nord ouvre le premier tronçon de la ligne de Creil à Jeumont entre Creil et Compiègne. La gare est inaugurée le 20 octobre et mise en service le lendemain[RBCS 4].

L'ouverture de la gare offre une opportunité au développement industriel de Pont-Sainte-Maxence qui démarre à la fin du XIXe siècle et se poursuit durant la Belle Époque. La ville s'agrandit et s'étend en rive droite, entre l'Oise et la voie ferrée. Le nouveau quartier est surnommé « quartier des usines ». La plus ancienne usine de ce nouveau quartier est la Cérabati. Implantée dans la commune dès 1882, elle est spécialisée dans la céramique et le bâtiment. Suivront ensuite la Soudure Autogène Française (SAF) en 1909, la Salpa française en 1929 et la papeterie en 1932. Ces usines bénéficient de la présence de la voie ferrée pour l'acheminement des matières premières[RBCS 5]. Durant cette même période, la commune possède un port à sable, à l'emplacement actuel du quai Auguste Deschamps, qui transporte du sable par péniche pour l'entreprise Saint-Gobain. En 1915, 500 tonnes de sables extraites des sablières de Fleurines sont acheminés vers le port par le biais d'un petit train qui traverse l'actuelle RD 1017[RBCS 6].

Pour empêcher l'avancée des Uhlans lors de la Première Guerre mondiale, les chasseurs alpins font sauter le pont Perronnet, construit entre 1774 et 1785, à la dynamite le tandis que les troupes ennemies franchissent l'Oise à Verberie[RBCS 7]. Le génie militaire construit un pont suspendu en 1915[RBCS 8].

Durant ses 27 années de mandat[Note 4], le maire Georges Decroze entreprend la construction de nouvelles infrastructures, en lien avec la croissance démographique de la ville. Il projette d'abord de construire un hôpital régional moderne en 1913 mais ses projets sont arrêtés par la guerre. Ce nouvel hôpital ouvrira finalement en 1923 et remplace l'hospice datant de 1664[RBCS 9]. Il fait ensuite construire un nouvel hôtel de ville en 1928, plus haut que l'église Sainte-Maxence, pour répondre aux besoins des Maxipontains puis la même année, un nouveau bureau de poste rue Charles Lescot[RBCS 10],[RBCS 11]. Il fait également construire un établissement de bains-douches avec lavoirs à l'emplacement du port à sable. Cet établissement fonctionnera pendant 22 ans jusqu'en 1950[RBCS 12].

La ville est touchée par les bombardements allemands durant les premiers mois de la Seconde Guerre mondiale. Le second pont, construit en 1924, est détruit le à 16 heures. La destruction provoque des dégâts importants aux habitations environnantes[RBCS 13]. Le pont actuel est construit en 1949. Pont-Sainte-Maxence a été libérée les 31 août et .

La commune de Sarron est réunie à Pont-Sainte-Maxence par décret le [RBCS 14]. En 1946, le conseil municipal de Sarron avait déjà demandé ce rattachement par rapport au quartier Saint-Antoine, quartier contigu à Pont s'étendant le long de la Frette[RB 9].

La seconde moitié du XXe siècle est caractérisée par un secteur industriel en crise. L'activité décline peu à peu à partir des années 1960 et les usines, fourvoyeuses de centaines d'emplois, ferment les unes après les autres, générant du chômage dans une ville où un tiers de la population est ouvrière[RBCS 15],[RBCS 5].

En 1972, le château des Marais, situé non loin de la gare, est démoli et remplacé en 1981 par une résidence pour personnes âgées[RBCS 16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence est chef-lieu de son canton et en est la commune la plus peuplée. Suite au redécoupage cantonal de 2014, le canton de Liancourt disparaît. Le canton de Pont-Sainte-Maxence compte désormais 23 communes en rattachant plusieurs communes du canton de Liancourt mais perd Fleurines, Verberie et Verneuil-en-Halatte[31]. Elle fait partie de l'arrondissement de Senlis et ses conseillers départementaux sont Arnaud Dumontier et Khristine Foyart (Union de la droite)[32]. Elle se trouve au sein de la quatrième circonscription de l'Oise dont le député est Éric Woerth (UMP)[33].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes des Pays d’Oise et d’Halatte depuis sa création le . Elle en est la commune la plus peuplée et le siège. Cette intercommunalité s'occupe de la gestion des déchets, de la circulation des transports en commun, du portage de repas pour les personnes âgées ou encore des activités culturelles[34].

La commune fait partie du Parc naturel régional Oise-Pays de France mais pas sur la totalité de son territoire. Seul la rive gauche (y compris le lieu-dit de l'Évéché) ainsi que le château de Villette, le bois et le hameau entrent dans le périmètre du parc[35]. Le parc a établi une charte qui intervient aussi bien dans le domaine de l'environnement, que dans le domaine du développement économique, social et culturel ou l'aménagement du territoire[36].

La commune adhère à d'autres structures intercommunales : le Syndicat intercommunal pour le transport et le traitement des eaux usées de la région de Pont-Sainte-Maxence (SITTEUR) pour l'assainissement collectif des eaux usées[37] ou le Syndicat mixte de la vallée de l'Oise (SMVO) pour la gestion des déchets[38].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au regard des résultats des dernières élections, aucune tendance politique nette ne semble se dégager de l'électorat maxipontain. Les résultats des élections présidentielles sont similaires à la tendance nationale[Note 2].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants lors des derniers recensements étant compris entre 10 000 et 19 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[60].

Lors des élections municipales de 2008, les 33 conseillers municipaux ont été élus au second tour ; le taux de participation était de 58,35 %[61]. Michel Delmas est élu maire de la commune à l'issue du scrutin.

Lors des élections municipales de 2014, les 33 conseillers municipaux ont été élus au second tour ; le taux de participation était de 61,15 %[62]. Arnaud Dumontier est réélu maire de la commune à l'issue du scrutin.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Dix maires ont été élus à Pont-Sainte-Maxence depuis la Libération :

Liste des maires de Pont-Sainte-Maxence depuis 1944[RBCS 17],[RB 10]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Georges Massart    
1947 1949 André Pierson    
1949 1959 Fernand Girod   Docteur en médecine
1959 1971 Gérard Palteau Socialiste Vétérinaire
1971 1977 Michel Bourdeau   Docteur en médecine
1977 1992 Jean-Luc Pingrenon   Instituteur
1992 2001 Jean Doisy    
2001 2008 Antoine Aubrée UMP Banquier
Président de la CCPOH.
2008 2014[63] Michel Delmas PS Ingénieur
Président de la CCPOH.
2014[63] en cours
(au 6 août 2015)
Arnaud Dumontier UMP Vice président de la CCPOH.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence relève du tribunal d'instance de Senlis, du tribunal de grande instance de Senlis, de la cour d'appel d'Amiens, du tribunal pour enfants de Senlis, du conseil de prud'hommes de Creil, du tribunal de commerce de Compiègne, du tribunal administratif d'Amiens et de la cour administrative d'appel de Douai[64].

La commune dispose d'une brigade de proximité[65].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

La commune s'occupe elle-même de cette compétence. La ville assure la production et la distribution d'eau potable à partir de cinq forages régulièrement contrôlés[66],[Site 1].

L'assainissement des eaux usées s'effectue de manière collective par la commune (collecte) et par une station d'épuration d'une capacité de 37 650 EH (équivalent-habitant) située sur la commune de Brenouille. Le rejet des eaux usées a lieu dans l'Oise[37]. La communauté de communes assure quant à elle l'assainissement non collectif des eaux usées[67].

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Ce domaine de compétence est assuré par la communauté de communes des pays d'Oise et d'Halatte. La collecte des ordures ménagères a lieu tous les mardis à Pont ainsi que tous les vendredis pour le centre-ville[68]. Il existe une déchetterie située sur la commune voisine de Brenouille, dans la zone industrielle Pont-Brenouille[69].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La ville a mis en place la gestion différenciée de ses espaces verts, programme lancé par le parc naturel régional Oise - Pays de France. Ce mode de gestion prévaut le non usage de produits phytosanitaires, la diminution des tontes et des fauches, la transformation des gazons tondus en prairies. Ce programme a une facette culturelle visant à transformer la perception de l'enherbement sauvage et les pratiques individuelles[Site 2].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Pont-Sainte-Maxence[Note 5].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Pont-Sainte-Maxence s'établit à 14 766 000 € en dépenses et 14 244 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 6] se répartit en 10 652 000 € de charges (892 € par habitant) pour 11 679 000 € de produits (977 € par habitant), soit un solde de 1 027 000 € (86 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 7] pour une valeur totale de 5 612 000 € (53 %), soit 470 € par habitant, ratio inférieur de 26 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (636 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 426 € par habitant en 2010 et un maximum de 470 € par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 8] pour un montant de 4 484 000 € (38 %), soit 375 € par habitant, ratio inférieur de 27 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (511 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de 352 € à 375 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Pont-Sainte-Maxence[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 9] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 10] pour une valeur de 3 273 000 € (80 %), soit 274 € par habitant, ratio inférieur de 29 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (387 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 124 € par habitant en 2010 et un maximum de 274 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 11] pour 841 000 € (20 %), soit 70 € par habitant, ratio inférieur de 18 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (85 € par habitant).

Les ressources en investissement de Pont-Sainte-Maxence se répartissent principalement en[A2 4] :

  • fonds de Compensation pour la TVA pour 500 000 € (19 %), soit 42 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2012 et un maximum de 42 € par habitant en 2013 ;
  • subventions reçues pour une somme de 374 000 € (15 %), soit 31 € par habitant, ratio inférieur de 56 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (70 € par habitant).

L'endettement de Pont-Sainte-Maxence au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 12], l'annuité de la dette[Note 13] et sa capacité de désendettement[Note 14] :

  • l'encours de la dette pour 10 902 000 €, soit 912 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 668 € par habitant en 2011 et un maximum de 978 € par habitant en 2012[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour un montant de 1 072 000 €, soit 90 € par habitant, ratio inférieur de 24 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (118 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 69 € par habitant en 2012 et un maximum de 123 € par habitant en 2009[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 1 851 000 €, soit 155 € par habitant, ratio inférieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (180 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 75 € par habitant en 2009 et un maximum de 155 € par habitant en 2013[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 5 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 3 années en 2005 et un maximum très élevé, de plus de 50 années en 2008.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Pont-Sainte-Maxence est jumelée avec[Site 3],[RBCS 18] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Maxipontains[70].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 12 584 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 15],[Note 16].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 875 2 701 2 461 2 530 2 575 2 482 2 455 2 450 2 444
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 332 2 464 2 346 2 318 2 407 2 340 2 401 2 636 2 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 615 2 418 2 610 2 851 3 142 4 031 4 269 4 407 5 700
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
7 261 8 639 9 359 9 479 10 934 12 445 12 128 12 263 12 584
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2004[72].)
Histogramme de l'évolution démographique


Soldes de variation annuelle de la population de Pont-Sainte-Maxence
exprimés en pourcentages[Insee 5].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2006 2006 - 2012
Taux de variation annuel de la population + 1,2 + 0,2 + 1,8 + 1,4 0,0 + 0,2
Solde naturel + 1,2 + 0,9 + 1,0 + 1,1 + 0,8 + 0,8
Solde migratoire - 0,1 - 0,7 + 0,8 + 0,4 - 0,8 - 0,6

La population maxipontaine reste plutôt stable, entre 2 000 et 2 500 habitants, jusqu'en 1921. La ville connaît alors une croissance démographique constante jusqu'au début du XXIe siècle où la population semble stagner autour de 12 500 habitants. Depuis 1968, la commune gagne des habitants grâce au solde naturel qui reste positif entre 1968 et 2012 et autour de 1 %. Il comble un solde migratoire déficitaire qui reste négatif sauf sur les périodes 1982-1990 et 1990-1999. C'est durant ces périodes que la croissance de la commune est la plus forte[Note 2].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet inférieur au taux national (23,2 %) et au taux départemental (19,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2012, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes ;
  • 52,1 % de femmes.
Pyramide des âges à Pont-Sainte-Maxence en 2012 en pourcentage[Insee 6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,6 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,4 
60 à 74 ans
11,8 
20,0 
45 à 59 ans
20,3 
21,1 
30 à 44 ans
19,0 
21,8 
15 à 29 ans
19,3 
21,1 
0 à 14 ans
21,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2011 en pourcentage[Insee 7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
5,0 
75 à 89 ans
7,7 
13,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
20,9 
30 à 44 ans
20,3 
18,8 
15 à 29 ans
17,6 
21,3 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vue d'un bâtiment scolaire
L'école élementaire Ferdinand-Buisson.

Pont-Sainte-Maxence dépend de l'académie d'Amiens et de l'inspection académique de l'Oise.

La ville compte six écoles maternelles publiques (Jacques Prévert, Marie Curie, Paul Langevin, Françoise Dolto, Max Drains et Paul Verlaine) ainsi que six écoles élémentaires publiques (Jules Ferry, Ferdinand Buisson, Robert Desnos, Fabre d'Eglantine, Jean Rostand et Adrien Bonnel[73]. Quatre établissements publics secondaires sont présents dans la ville dont deux lycées : le collège public Lucie et Raymond Aubrac avec 476 élèves et 36 enseignants en 2014[74] ; le collège privé de Saint Joseph du Moncel avec 588 élèves en 2014[75] ; le lycée professionnel privé Saint Joseph du Moncel avec 97 élèves en 2014[76] et le lycée général et technologique privé Saint Joseph du Moncel avec 349 élèves en 2014[77].

Vie culturelle et associative[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence compte plusieurs associations à but culturel, sportif, environnemental ou social[Site 4].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Établissements culturels[modifier | modifier le code]

Vue de la façade d'un bâtiment abritant des services municipaux
Le château Richard, devenu centre culturel municipal.

La Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) ouvre en 1967 dans le château Richard, racheté par la mairie en 1963. Plusieurs activités de loisirs y sont organisées. Depuis 1995, l'Amicale des Artistes et Amateurs Pontois (3AP) y a son siège. Aujourd'hui, l'Office de tourisme est installé dans l'une des dépendances du château et le gymnase Léo Lagrange, construit en 1968, remplace le parc[RBCS 19].

La Manekine est un bâtiment à vocation culturelle construit en 1977. Il possède un centre de loisirs, une salle de danse et un théâtre. La bibliothèque municipale s'y est installée entre 1979 et 1996. Aujourd'hui, La Manekine est un centre intercommunal[RBCS 20],[78].

La Bibliothèque Reine-Philiberte est inaugurée en 1996. Auparavant, elle était à l'hôtel de ville entre 1929 et 1979 puis à La Manekine. La bibliothèque organise des manifestations culturelles comme des expositions ou des festivals[RBCS 21].

La ville possède un conservatoire de musique et de danse situé derrière l'église, le conservatoire Adam de la Halle. Créé en 1991, il a été réhabilité entre 2002 et 2005 et est maintenant à vocation intercommunale[RBCS 22],[79].

Il y a aussi un cinéma équipé de deux salles de projection[Site 5].

Établissements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois stades, une piscine, deux gymnases, une salle d'armes, deux stands de tir (un couvert et un en plein air), une salle de danse, une salle de boxe, un boulodrome et un skate parc[80].

Santé[modifier | modifier le code]

Devanture de l'hôpital-hospice de Pont-Sainte-Maxence
L'hôpital Georges Decroze en 2013.

Pont-Sainte-Maxence regroupe plusieurs praticiens : médecins généralistes, dentistes, gynécologues, cardiologues, ophtalmologues et pédiatres, ainsi qu'un cabinet de radiologie[SCOT 5]. L'Association Départementale de Parents, d'Amis et de Personnes Handicapées Mentales (ADAPEI) dispose d'un centre d'hébergement pour adultes handicapés[SCOT 6].

La commune possède un hôpital spécialisé en gériatrie avec une unité de soins de longue durée (USDL) d'une capacité de 80 lits[RBCS 23]. Depuis septembre 2013, il compte une unité Alzheimer d'une capacité de 33 lits[Site 6].

Pont-Sainte-Maxence dispose d'un centre d'incendie et secours couvrant 10 communes[81].

Culte[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence dépend de la paroisse catholique du même nom au sein du diocèse de Beauvais, Noyon et Senlis, suffragant de l'archidiocèse de Reims[82]. Mgr Jacques Benoit-Gonnin est l'évêque du diocèse depuis le [83]. Bien qu'il y ait eu fusion entre Pont et Sarron, le découpage ecclésiastique reste antérieur à 1951. Il y a donc deux lieux de culte dans la commune : l'église Sainte-Maxence et l'église Saint-Lucien de Sarron[84],[85].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 191 €, ce qui plaçait Pont-Sainte-Maxence au 22 787e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 8].

En 2012, 40 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 9].

Emploi[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2012 à 8 286 personnes (8 279 en 2007), parmi lesquelles on comptait 73,9 % d'actifs dont 60,6 % ayant un emploi et 13,3 % de chômeurs[Insee 10]. En 2012, 22,1 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient dans la commune, 48,9 % dans une autre commune du département de l'Oise et 29 % en dehors du département[Insee 11].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Pont-Sainte-Maxence[Note 17] fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et une sur-représentation des « artisans et commerçants » et des « ouvriers » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2012)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Pont-Sainte-Maxence 0,1 % 1,9 % 5,4 % 12,3 % 21,7 % 19,8 %
Moyenne nationale 0,9 % 3,4 % 8,9 % 14,1 % 16,6 % 13,1 %
Sources des données : INSEE[Insee 12],[Insee 13]

On comptait 2 961 emplois dans la zone d'emploi, contre 3 397 en 2007. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 5 077, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 18] est de 58,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un emploi pour deux habitants actifs[Insee 14].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2012, Pont-Sainte-Maxence comptait 704 établissements : 7 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 33 dans l'industrie, 72 dans la construction, 478 dans le commerce-transports-services divers et 114 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 15]. En 2013, 77 entreprises ont été créées à Pont-Sainte-Maxence, dont 57 par des autoentrepreneurs[Insee 16],[Insee 17].

Le tableau ci-dessous détaille la répartition des entreprises implantées à Pont-Sainte-Maxence en fonction de leur secteur d'activité et du nombre de salariés[Insee 15] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 704 100,0 482 191 12 10 9
Agriculture, sylviculture et pêche 7 1 6 1 0 0 0
Industrie 33 4,7 14 11 1 5 2
Construction 72 10,2 54 17 1 0 0
Commerce, transports, services divers 478 67,9 329 138 7 2 2
dont commerce et réparation automobile 148 21 105 39 3 1 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 114 16,2 79 24 3 3 5
Champ : ensemble des activités.

L'activité économique de la ville est dominée par la présence du secteur tertiaire occupée par plus de 80 % des entreprises. Le secteur primaire — agriculture, sylviculture et pêche — reste très peu représenté (1 %). L'activité industrielle n'est également plus très présente dans la vie économique avec seulement 4,7 %. Plus de 9 établissements actifs sur 10 sont des très petites entreprises (TPE). Neuf entreprises possèdent plus de 50 salariés, la majorité dans le secteur de l'administration publique, enseignement, santé, action sociale et seulement deux dans l'industrie. Ce secteur était autrefois le plus gros fournisseur d'emplois dans la commune[Note 2],[Note 19].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Pont-Sainte-Maxence, observées sur une période de 22 ans[86] :

Évolution de l’agriculture à Pont-Sainte-Maxence (60)
entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 6 2 2
Équivalent Unité de travail annuel 9 2 2
Surface Agricole Utile (SAU) (ha) 26 24 49
Cheptel (nombre de têtes) 27 0 0
Terres labourables (ha)
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 4,3 12 24,5

L'agriculture de Pont-Sainte-Maxence se spécialise dans les céréales et oléoprotéagineux. Elle ne représente plus une activité très importante puisqu'il n'y avait que deux exploitations en 2010. L'activité décline depuis 1988 où il y avait six exploitations et un cheptel de 27 têtes. À contrario, la SAU augmente depuis 22 ans et plus particulièrement sur les années 2000, ce qui a pour effet d'augmenter sensiblement la superficie moyenne d'une exploitation sur l'ensemble de la période — elle passe de 4,3 à 24,5 hectares[Note 2] —.

Il existait auparavant à Sarron une cendrière où était exploitée l'argile à lignites[6].

En lien avec la forêt d'Halatte, il existe trois entreprises liées au secteur de la sylviculture opérant dans le domaine des services de soutien à l'exploitation forestière[87].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie est arrivé à Pont-Sainte-Maxence à la fin du XIXe siècle. Plusieurs entreprises s'installent en rive droite de l'Oise et fournissent de l'emploi aux habitants. Les plus importantes étaient la Cérabati (carrelage), la SAF (construction métallique et chaudronnerie), la Salpa (cuir synthétique) et la papeterie. La société VOTAT S.A., spécialisée dans la fabrication d'appareils à combustible liquide, est située en rive gauche. L'activité industrielle décline durant la seconde moitié du XXe siècle et entraîne la fermeture de la plupart des usines[RBCS 5].

La zone industrielle de Pont-Brenouille, créée en 1967, s'étend le long de la RD 29, à cheval sur la commune et Brenouille. Elle répond à l'implantation d'entreprises plus petites[RBCS 24].

Commerces[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence compte quatre supermarchés. Un hypermarché s'est installé au Champ Lahyre, en remplacement de celui des Ageux[SCOT 7].

La commune comporte également de nombreux commerces en centre-ville, sur la rive gauche de l'Oise, notamment le long de la route principale (RD 1017 / rue Jean-Perronet, respectivement rue Georges-Decroze) et rue Charles-Lescot, et dans les petites rues qui relient ces deux rues parallèles au centre historique de Pont.

Pont-Sainte-Maxence accueille 160 commerces[88], une Association des Commerçants, des Artisans et des Professions Libérales est présente[89].

Patrimoine local[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence compte trois monuments historiques sur son territoire.

L'Église Sainte-Maxence, située rue Charles-Lescot / place de l'Église (classée monument historique par arrêté du 23 mai 1921[90]), datant du XVIe siècle, est construite à l'emplacement d'une église médiévale. Elle est intéressante pour la transition entre les styles flamboyant et Renaissance dont elle constitue un parfait témoignage. Le clocher, la nef et le chœur ont été terminés en 1577. Le plan de l'église répond encore aux principes gothiques, avec un chœur à déambulatoire entouré de chapelles rayonnantes. D'autre part, les remplages arrondis des baies, ou les bénitiers des chapelles surmontés de coquilles Saint-Jacques montrent déjà l'influence Renaissance, tout comme le décor du clocher. La structure de ce dernier est toutefois encore influencée par le gothique ; il mesure trente-sept mètres de haut. L'orgue sur la tribune provient de l'hôtel-Dieu de Noyon et a été transféré ici en 1807[91]. Par ailleurs, l'église Sainte-Maxence possède la particularité d'être orientée sud-est - nord-ouest, au lieu d'est-ouest.

L'Église Saint-Lucien de Sarron, au village de ce nom rattaché à la commune de Pont en 1951, est située rue Fould-Stern (inscrite monument historique par arrêté du 30 novembre 1995[92]). Construite à la fin du XIe siècle, cette petite église romane est remarquable parce qu'elle n'a subi extérieurement que peu de modifications depuis, et elle est considérée comme l'une des églises les plus archaïques du département. De plan basilical, elle comporte une nef non voûtée accompagnée de deux bas-côtés, communiquant entre eux par des arcades non décorées en plein cintre ; ainsi qu'un chœur voûté en cul de four, qui s'inscrit dans un massif de maçonnerie de plan rectangulaire. Il est encore d'inspiration préromane, et sa partie basse avec son petit appareil de pastoureaux pourrait provenir d'une construction antérieure. La sacristie a été ajoutée au XVIIIe siècle, et le bas-côté nord a été reconstruit en 1851-52. L'intérieur est badigeonné et garni de boiseries de qualité médiocre, de sorte que l'austérité des volumes caractéristique des églises romanes ne peut plus s'apprécier. Les murs sont parfaitement lisses et dépourvus de toute ornementation architecturale. À l'extérieur, les fenêtres hautes sont surmontées d'un cordon de billettes qui se continue tout autour au niveau des impostes. Dans la façade occidentale, le portail s'inscrit dans une succession de trois arcatures plein cintre dont il occupe le centre, et qui sont décorées de cordons de billettes plus fines. Deux bandeaux moulurés sont gravés de dents de scie ou de zigzags excavés. Le sommet du pignon montre une croix en bas-relief, et il est couronné par une croix en antéfixe. Le clocher moderne, assis au centre du toit de la nef, est très court et exécuté en charpente, avec une couverture en ardoise[93],[94]. Il existait autrefois un petite fontaine dédiée à Saint Lucien[RBCS 25].

Le site néolithique de la vallée de l'Oise, situé sur le terrain d'une sablière, dans le repli d'un méandre de la rivière, aux lieux-dits le Poirier, le Jonquoire, le Pont de Pierre, la Ferme de l'Evêché, l'Île aux Prêtres (inscrit monument historique par arrêté du 5 mars 1998[95]) est d'une richesse sédimentaire exceptionnelle (édimentations tourbeuses et limoneuses), le site contient des dépôts archéologiques conservés sur une hauteur de cinq mètres, dans un contexte géomorphologique particulièrement favorable. À titre d'exemple, un ensemble de sépultures collectives du néolithique final y a été découvert. Les fouilles sont compliquées car la zone est inondable.

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Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château de Villette, au hameau du Plessis-Villette, au nord de la commune est un édifice en brique et pierre édifié pour M. Stern-Fould en 1903. Sa famille avait acquis le domaine avec son ancien château en 1900, mais décida de sa démolition en raison de son fort mauvais état. Le château ne se visite pas et n'est pas visible depuis le domaine public, sauf depuis la RD 200 (voie express) au sud[96], derrière un hippodrome privatif. - Le précédent château fut le domicile de la marquise Reine Philiberte Rouph de Varicourt (1757-1822), fille adoptive de Voltaire, qui la maria au marquis Charles de Villette (1736-1793). Le château resta dans leur famille jusqu'en 1865, année de sa vente au baron de Montreuil[97]. À partir des années 1980, le château et ses annexes sont successivement tombés en ruines. Le rachat du domaine par l'expert en gestion forestière Jean-Charles Pigoni, en 2001, a permis un revirement de la situation. Le nouveau propriétaire a entamée une restauration complète du château, et la ferme du château, ainsi que l'orangerie avec la « maison rose » et la « maison carrée » ont été revendus à deux autres propriétaires, qui eux aussi se sont attachés à remettre ce patrimoine en état[RBCS 26].

Le portail de l'ancien moulin à huile du marquisat de Villette est situé avenue Aristide-Briand, au nord de la ville[97].

Le Monument des Vétérans, place du maréchal de Lattre de Tassigny a été inauguré sur ce qui était alors le champ de Mars le [Note 20], à l'honneur des soldats morts pour la patrie. C'est donc l'un des rares monuments aux morts à dater de l'époque précédant la Première Guerre mondiale. Le monument se présente comme un obélisque de faible hauteur ressortant d'une pyramide, et couronné par une statue d'un soldat brandissant une lance à laquelle un drapeau est accroché. Sur l'obélisque, sont gravés les noms de soldats originaires de Pont, mais aussi des communes voisines. Il y restent des emplacement libres qui, heureusement, n'ont pas dû être remplis. Un monument aux morts existe en outre sur le cimetière de Pont, sous la forme d'un haut obélisque[RBCS 27].

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L'actuel pont de l'Oise est le seizième pont en ce lieu depuis l'an 673, inauguré en octobre 1949. Il mesure quatre-vingt-deux mètres de portée, et sa flèche, quatorze mètres et demi de hauteur. 1 850 t de ciment, 950 m3 de bois, 315 m3 de pierre de taille, 368 t d'acier et 6 000 m3 de béton ont été nécessaires à sa construction[97]. Le pont n'a pas été construit sur place, mais à Chimay en Belgique. Pont-Sainte-Maxence était naguère célèbre pour son pont, reconstruit en pierre entre 1774 et 1785 sous la direction de l'ingénieur Jean-Rodolphe Perronet selon un motif original et même controversé. Ce pont comportait trois arches surbaissées de 1,95 m et de 23,40 m de portée entre les piles. Les piles, larges de 2,90 m, étaient elles-mêmes composées de deux paires de fûts disjointes, une curiosité pour l'époque. Malheureusement, ce quatorzième pont classé Monument historique a été détruit le par les Allemands, au début de la Première Guerre mondiale. Le pont suspendu qui lui avait suivi a, quant à lui, été détruit le lors de la Seconde Guerre mondiale[96].

Le Quai de la Pêcherie, sur la rive droite de l'Oise, au nord de la vielle ville où certaines maisons anciennes de cette rue comportent des éléments remontant au XIIIe siècle[91].

L'Hôtel Mangeaot, au 34 rue Henri-Bodchon, près de la sortie ouest de la vieille ville est un ancien hôtel de voyageurs du XVIe siècle[91], dont la façade est cependant nettement plus récente, se trouvant dans un état de conservation médiocre. L'élément le plus intéressant est un oriel au-dessus de l'entrée, belle réalisation en fer forgé amplement vitrée avec des petits carreaux.

Les ruines du « fief de Mello », château-fort du XIIIe siècle dont on peut apercevoir, depuis la place du général Leclerc, dans le jardin d'un ancien hôtel particulier, une grosse tour ronde qui aurait servi de prison au Moyen Âge, ainsi qu'une portion de muraille. Le fief avait appartenu au 7e duc d'Uzès, Jean Charles de Crussol, en 1704[98].

La statue de saint Louis, rue de l'église est de provenance incertaine, elle a été retrouvée dans l'Oise en 1975, et placée dans le jardin de l'église, au nord de l'édifice, quatre ans plus tard. Saint Louis est le fondateur de l'Hôtel-Dieu de Pont[99]. Une statue du Christ, de la même facture, est exposée quelques mètres plus loin, dans le jardin du presbytère.

L'Hôtel de ville, rue Jean-Perronet a été inauguré le sous le maire Georges Decroze, il a été dessiné par les architectes Marcel Jannin, Pierre Pattin et Jean Szelechoski. Les bas-reliefs sont de Louis-Henri Nicot et représentent le commerce et l'industrie ; la cérémonie du vote (une femme y est représentée parmi les électeurs, alors que le droit de vote féminin ne date que de 1944) ; la Liberté et l'Égalité (inspiré de l'idéal compagnonnique avec l’architecte et le maçon) ; la Fraternité et la Solidarité[96].

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Il reste encore plusieurs maisons à colombages dans la vielle ville, rue Charles Lescot et rue de Cavillé (son prolongement au sud), ainsi que dans les petites rues reliant cette voie à la RN 1017 (rue Jean Perronet / rue Georges-Decroze).

Il reste également les vestiges de la façade de l'ancien palais de l'Iraine, au 3 rue Cavillé, au sud de la vieille ville. Cette façade remonte à une commanderie de l'ordre du Temple, puis de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui lui avait succédé après sa suppression et persécution. De cet hôtel subsiste également une tourelle, de l'autre côté, sur la cour de l'institution Saint-Joseph. Pendant la Guerre de Cent Ans, les ducs de Bourgogne auraient été accueillis dans le palais par les chevaliers, bien que les habitants de Pont soutenaient les troupes royales, alors que les Bourguignons étaient les alliés des Anglais. À partir du XVe siècle, l'hôtel appartenait à l'abbaye de la Victoire près de Senlis[97],[100].

Les vestiges du rempart médiéval sont peu conservés. On trouve, rue de l'Éperon, un angle de mur de l'éperon qui se trouvait à cet endroit, qui correspondait à l'extrémité sud-ouest de l'enceinte fortifiée de Pont. Cette enceinte a encore été rebâtie sous Louis XI en 1467, et réparé en 1575 avec l'autorisation d'Henri III. Sa démolition eut lieu avant la Révolution[101].

Le calvaire de la Croix Pierre-Aucher, au croisement de la rue de la Croix Pierre Aucher et de la rue Louis Boilet, à la sortie ouest du centre-ville en direction de Creil est monté sur un socle en pierre mesurant 1,50 m, ce filigrane et simple calvaire en fer forgé a la particularité de porter deux figurines : dans la direction de Pont, le Christ, et dans la direction de Creil, sainte Maxence, décapitée tenant sa tête dans ses mains[96].

Le mont Calipet abrite la ruine de l'ancien moulin à vent dans la forêt communale sur le mont Calipet, au sud-est de l'église, datant de 1694[102]. Ce moulin a été édifié par le duc d'Uzès, seigneur de Pont. Après la fermeture du moulin, sa tour a été transformé en belvédère. Le mauvais état de l'édifice et le vandalisme ont obligé la commune de fermer la tour, mais le mont Calipet étant boisé à présent, la vue ne porterait pas loin de toute façon. À proximité se trouvent les murs d'une chapelle dédiée au Sacré-Cœur contigües avec une ancienne habitation, également ruinée. Ces ruines paraisssent banales et ne présentent que peu d'intérêt, d'autant plus qu'elles sont couvertes de tags et à moitié envahies par la végétation. La chapelle a été bâtie en 1880 par Jean-Baptiste Portalier, connu comme l'« ermite du Calipet » ou le « seigneur du Calipet ». Chapelle privée, la célébration de messes publiques n'y a jamais été autorisée, et il n'y eut que sporadiquement des messes pour le propriétaire et ses amis[RBCS 28].

En 2014, est découvert en excellent état de conservation, la ruine d'un sanctuaire antique romain du IIe siècle, dont la façade mesurait 70 mètres de long sur 9 mètres de haut. Une frise représentant le panthéon gréco-romain et des sculptures ont été mises à jour[103],[104].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Pont-Sainte-Maxence compte deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

La ZNIEFF de type 1 de la Butte sableuse de Sarron et des Boursaults occupe sur la commune la totalité du bois de Sarron ou bois de Villette mais s'étend au-delà sur les communes de Bazicourt de d'Houdancourt. Elle héberge des espèces remarquables comme la Callune (Calluna vulgaris), la Fougère aigle (Pteridium aquilinum), la Bondrée apivore (Pernis apivorus), le Pic noir (Dryocopus martius) et le Pic mar (Dendrocopos medius). Cette zone est particulièrement intéressante pour sa nature sableuse et ses landes sèches à Callune[105].

La ZNIEFF de type 1 du Massif forestier d'Halatte occupe toute la partie boisée au sud de la commune. Elle intègre l'ensemble de la forêt d'Halatte. La zone compte plusieurs espèces végétales remarquables comme la Belladone (Atropa bella-donna), l'Osmonde royale (Osmunda regalis), l'Ophioglosse vulgaire (Ophioglossum vulgatum) et le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum). La faune se compose de Bondrée apivore (Pernis apivorus), de Grimpereau des bois (Certhia familiaris), de Grand murin (Myotis myotis), de Cerf élaphe (Cervus elaphus) et de Grenouille agile (Rana dalmatina)[106].

La montagne de Calipet est intégrée au réseau Natura 2000. La zone de protection spéciale (ZPS) des Massifs forestiers d'Halatte, de Chantilly et d'Ermenonville vise à la protection de vingt espèces floristiques et d'espèces animales comme le Grand cuivré (Lycaena dispar) et le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)[107].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guernes de Pont-Sainte-Maxence, dit Garnier ou Gervais (* XIIe siècle) : auteur de la première et remarquable biographie en langue d'oïl de Thomas Becket ;
  • Charles Lescot (* à Pont - † 1801) : ingénieur qui a travaillé à l'assèchement des marais de Rochefort et dirigé les travaux de la route du Simplon ;
  • Marc Tiffeneau (* à Mouy - † 20 mai 1945 à Paris) : chimiste, pharmacologue et médecin, qui a fait ses premières études à Pont-Sainte-Maxence, comme interne au pensionnat Saint-Joseph chez les Frères maristes, puis stagiaire à la pharmacie Frigaux ;
  • Georges Decroze (* à Pont - † 15 avril 1939 à Paris) : homme politique et maire de Pont de 1912 jusqu'à sa mort ;
  • Marie-Paule Belle (* à Pont) : chanteuse, pianiste et comédienne ;
  • Romane Bohringer (* à Pont) : actrice française.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pont-Sainte-Maxence

Les armes de Pont-Sainte-Maxence se blasonnent ainsi :

d'or au pont de trois arches de sable sommé d'une tour du même, au chef d'azur chargé d'une salamandre d'argent sur sa patience de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Atlas des paysages de l'Oise, Direction régionale de l'environnement Picardie,‎ , 375 p.
  • René Blanchon, Pont-Sainte-Maxence à la belle époque : 1900-1945 - cartes postales, Bruxelles, Sodim,‎ , 116 p.
  • René Blanchon, Les Rues de Pont-Sainte-Maxence, Beauvais, C.D.D.P.,‎ , 398 p.
  • René Blanchon et Christiane Sauvage, Pont-Sainte-Maxence : Images du passé Réalités du présent, Pont-Sainte-Maxence, à compte d'auteur,‎ , 256 p. (ISBN 2746613735)
  • François Lamy, Histoire chronologique de la ville de Pont-Sainte-Maxence sur l'Oise, Paris, Butard,‎ , 80 p. (lire en ligne)
  • Th. Petit, Notice historique et descriptive du canton de Pont Sainte Maxence (réédition : Pont Ste Maxence et ses environs), Pont-Sainte-Maxence (réédition : Paris), Petit (réédition : Res Universis),‎ 1894 (réédition 1988), 142 p. (ISBN 2877600084)
  • Raymond Poussard, « Halatte : deux mille ans d'art et d'histoire autour d'une forêt royale, 2de partie : Autour de la forêt : Pont Sainte Maxence », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, Groupement d'étude des monuments et œuvres d'art de l'Oise et du Beauvaisis (GEMOB), vol. 92-94,‎ , p. 8-23 et 102-107

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pont est située à 121 km d'Ault.
  2. a, b, c, d et e Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
  3. Voir cette référence.
  4. Georges Decroze a été maire de Pont-Sainte-Maxence de 1912 à 1939, année de sa mort.
  5. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Pont-Sainte-Maxence. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  6. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  7. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  8. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  9. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  10. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  11. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  12. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  13. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  14. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Pont-Sainte-Maxence.
  15. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  16. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  17. Y compris les actifs sans emploi.
  18. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE.
  19. La Cérabati employait 1 250 personnes en 1969, la SAF jusqu'à 350, la Salpa jusqu'à 600 et la papeterie 500 en 1974[RBCS 5].
  20. Selon l'inscription en bas de la face ouest de l'obélisque.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

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  • René Blanchon et Christiane Sauvage, Pont-Sainte-Maxence : Images du passé Réalités du présent, 2009
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Documents d'urbanisme[modifier | modifier le code]

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  1. Analyse environnementale, p. 8.
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  4. Analyse des évolutions et lecture des paysages bâtis, p. 38-41.
  5. Analyse des évolutions et lecture des paysages bâtis, p. 58-61.
  6. Analyse des évolutions et lecture des paysages bâtis, p. 70-73.
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  8. Analyse des évolutions et lecture des paysages bâtis, p. 20.
  9. Analyse des évolutions et lecture des paysages bâtis, p. 42-45.
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  11. Compréhension du paysage d’inscription de la ville, p. 71.
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  15. Analyse des évolutions et lecture des paysages bâtis, p. 78-79.
  16. Analyse des évolutions et lecture des paysages bâtis, p. 74-75.
  17. Compréhension du paysage d’inscription de la ville, p. 75.
  18. a, b, c, d, e et f Compréhension du paysage d’inscription de la ville, p. 7-8
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  20. a et b Compréhension du paysage d’inscription de la ville, p. 39.
  21. Analyse des évolutions et lecture des paysages bâtis, p. 11.
  22. Compréhension du paysage d'inscription de la ville, p. 43.
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Sites Internet[modifier | modifier le code]

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  8. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » (consulté le 28 juillet 2015).
  9. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  10. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité
  11. ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone
  12. POP T5 - Population de 15 ans ou plus selon la catégorie socioprofessionnelle
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  15. a et b CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012
  16. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2013
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  • Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes
  • Site de la mairie
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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