Barbery (Oise)

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Barbery
Barbery (Oise)
Mairie de Barbery.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Intercommunalité CC Senlis Sud Oise
Maire
Mandat
Dimitri Roland
2020-2026
Code postal 60810
Code commune 60045
Démographie
Gentilé Barberisiens
Population
municipale
578 hab. (2019 en augmentation de 3,58 % par rapport à 2013)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 23″ nord, 2° 40′ 09″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 102 m
Superficie 7,6 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pont-Sainte-Maxence
Législatives 4e circonscription de l'Oise
Localisation
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Barbery
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Barbery

Barbery est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Barbery est située dans le département de l'Oise, dans la plaine agricole du Valois multien, à une distance orthodromique de 6,2 km à l'est du chef-lieu d'arrondissement de Senlis, et de 47 km au nord - nord-est de Paris. Elle conserve les caractéristiques d'un petit bourg rural avec un bar-restaurant.

Barbery fait partie du Parc naturel régional Oise-Pays de France.

Les limites communes avec Ognon et Brasseuse au nord sont assez courtes ; elles se situent dans la vallée de l'Aunette, ruisseau affluent de la Nonette. C'est en même temps l'unique espace naturel de la commune ; une dépression du terrain boisée, avec un marais et un petit étang. Le point le plus bas de la commune se trouve à la limite avec le parc du château d'Ognon.

Le reste du territoire communal présente un aspect dénudé, sans la moindre forêt et avec peu d'abres isolés en dehors du bourg. Les variations du relief permettent souvent des vues lointaines, comme sur le donjon ruiné de Montépilloy. À l'extrémité sud, se situent une grande plate-forme logistique, ainsi que quelques maisons et la zone d'activités « le Pommelotier », partagée avec Borest[1]. S'y trouvait la gare de Barbery sur la Senlis - Crépy, qui a perdu son service voyageurs en été 1949 et est aujourd'hui déferrée.

L'autoroute A1 traverse le territoire communal au nord-ouest, à 700 m du village ; la prochaine sortie, Senlis, est éloignée de 5,5 km par la route. La RD 1324 Senlis - Crépy-en-Valois est le principal axe routier de Barbery, passant au sud du village dans un sens est-ouest. Deux routes départementales de moindre importance desservent le centre de Barbery. La RD 120, dans un sens nord-ouest - sud-est, relie Villers-Saint-Frambourg et la RD 932a Senlis - Compiègne à la RD 1324 et Montépilloy. La RD 134, dans un sens globalement nord-sud, relie Villeneuve-sur-Verberie et la RD 932a à la RD 1324 également et Borest, sur la RD 330a Senlis - Nanteuil-le-Haudouin.

Sur le plan des transports en commun, Barbery est desservie par la ligne n° 62 du réseau départemental Sud-Oise, Senlis - Crépy-en-Valois, à raison d'un aller-retour le matin et d'un aller-retour en début de soirée, du lundi au vendredi, avec un troisième aller-retour le mercredi midi, et de nombreux renforts en période scolaire, y compris le samedi[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont au nombre de sept :

Communes limitrophes de Barbery
Ognon Brasseuse Rully
Chamant Barbery
Mont-l'Évêque Borest Montépilloy

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Barbery edst limitée au nord et au nord-est par le cours de l'Aunette, un affluent de la Nonette en rive droite, et donc un sous-affluent de la Seine par l'Oise.

Des zones humides et un étang bordent l'Aunette.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 696 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Senlis », sur la commune de Senlis, mise en service en 1959[9] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 724,6 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Le Bourget », sur la commune de Bonneuil-en-France, dans le département du Val-d'Oise, mise en service en 1920 et à 33 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[13] à 11,6 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,1 °C pour 1991-2020[15].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Marais de l'Aunette.

L'ensemble de la commune de Barbery est concerné par le site naturel inscrit de la vallée de la Nonette, instauré par décret du 6 février 1970[16].

Barbery fait partie du parc naturel régional Oise-Pays de France créé par décret du 13 janvier 2004[17]. Dans l'Oise, Barbery est l'unique commune du parc sans ZNIEFF ou site naturel classé.

Au nord, la limite avec la commune voisine de Brasseuse est pour partie matérialisée par la chaussée Brunehaut, chemin rectiligne d'origine antique mais indatable[18], et aujourd'hui incorporé dans l'une des nombreuses variantes du chemin de Compostelle. Ce chemin de terre va de Senlis à Soissons, mais n'existe plus en continuité.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Barbery est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[19],[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire regroupe 1 929 communes[22],[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (91,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,9 %), zones urbanisées (5,5 %), forêts (4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 244, alors qu'il était de 229 en 2013 et de 220 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 88,9 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,4 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Barbery en 2018 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,1 %) inférieure à celle du département (2,5 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 66 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (61,7 % en 2013), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Barbery en 2018.
Typologie Barbery[I 1] Oise[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 88,9 90,4 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,1 2,5 9,7
Logements vacants (en %) 9 7,1 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Barbery a été désignée sous le nom de Barberie , Barbery; Barberi (Barberiacus en 1071 , Barbaria et Barberia en 1124 , Barbariacum en 1154 , Barberiacum en 1255)[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village occupe un site gaulois[réf. nécessaire].

Selon Louis Graves, « Barberie était dans l'origine une dépendance du comté de Senlis et à ce titre un domaine royal que Philippe I donna vers 1072 à l'abbaye de Saint-Vincent, cette terre est qualifiée de villulam nostram dans la charte de concession[27]. Alix de Savoye , veuve de Louis-le-gros, ayant eu le comté de Senlis en douaire, reprit Barberie des mains des religieux pour en faire présent avec la justice et toutes les appartenances à l'abbaye nouvelle qu'elle avait fondée à Montmartre, et dans laquelle elle s'était retirée, arrangement ratifié par lettres de Louis-le-jeune , datées do 1154[26] »

Un arrêt du parlement de Paris du autorisant l’abbaye de Montmartre à élever des fourches patibulaires à Barbery où elle a toute justice, bien que par le passé il n’y eût pas de fourches en cet endroit[réf. nécessaire].

Barbery était occupée au Moyen Âge par d’importantes fermes ecclésiastiques, dont il demeure encore de nos jours quelques éléments, la ferme de la Haute Maison, celle de Saint-Nicolas et celle des Tournelles[28],[26].

En 1841, la commune disposait d'une école et comptait un moulin à eau, le moulin du Thierry, qui formait un écart sur la limite au nord-ouest de la commune, dans la vallée d'Onette[26]

La commune a été desservie de 1870 à 1939 par une gare située entre Barbery et Montépilloy, mais sur la commune de Borest sur la Ligne de Chantilly - Gouvieux à Crépy-en-Valois. Celle-ci, détruite le lors de la bataille de Senlis, et reconstruite dans l'entre-deux-guerres sur les plans de Gustave Umbdenstock.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département du Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Senlis[29]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais intégrée au canton de Pont-Sainte-Maxence.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début de l'année 2009, la commune appartenait à la communauté de communes du Pays de Senlis qui regroupait 19 collectivités.

À la suite de désaccords profonds entre élus des communes membres[30], le préfet a décidé de dissoudre l'intercommunalité le [31].

Il autorise la création :
- de la communauté de communes des Trois Forêts (CC3F) avec les cinq communes de Senlis, Aumont-en-Halatte, Courteuil, Chamant et Fleurines.
- de la communauté de communes Cœur Sud Oise (CCCSO), regroupant treize communes, dont la commune était devenue membre[32].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[33],[34], le schéma départemental de coopération intercommunale approuvé par le préfet de l'Oise le prévoit notamment la fusion de la communauté de communes des Trois Forêts et de la communauté de communes Cœur Sud Oise[35].

Après consultation des conseils municipaux et communautaires concernés[36], la nouvelle intercommunalité, recréant de fait l'ancienne communauté de communes du Pays de Senlis (sans Orry-la-Ville)[37], dont la scission en 2010 avait créée ces deux intercommunalités, est constituée au par un arrêté préfectoral du sous le nom de communauté de communes Senlis Sud Oise, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[38]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Yves Dubourg DVG[réf. nécessaire]  
mars 2008 2014 Jean-Luc Thibault DVD[réf. nécessaire]  
2014[39] En cours
(au 2 décembre 2020)
Dimitri Roland   Agriculteur
Vice-président de la CC Senlis Sud Oise (2018 → 2020)
Réélu pour le mandat 2020-2026[40]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

L'éclairage public de la commune est éteint en pleine nuit, ce qui préserve la faune nocturne et permet l'observation des étoiles[41].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[43].

En 2019, la commune comptait 578 habitants[Note 8], en augmentation de 3,58 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
179128222211234233232246244
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
216244362433500471463615643
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
611565450520550564479479563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
554531480452483518501539564
2019 - - - - - - - -
578--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 16,3 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 290 hommes pour 284 femmes, soit un taux de 50,52 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,89 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[45]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
0,3 
2,1 
75-89 ans
1,4 
15,1 
60-74 ans
13,6 
22,2 
45-59 ans
21,3 
23,2 
30-44 ans
23,5 
14,1 
15-29 ans
15,4 
23,3 
0-14 ans
24,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,3 
75-89 ans
7,5 
15,1 
60-74 ans
15,8 
20,9 
45-59 ans
20,1 
19,5 
30-44 ans
19,4 
17,9 
15-29 ans
16,5 
20,8 
0-14 ans
19,4 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Barbery compte un monument historique sur son territoire, l'église Saint-Rémy, rue du Général-Taupin, face à la mairie (inscrite Monument historique par arrêté du 24 janvier 1978[47]).

C'est un petit édifice à nef unique, d'une facture un peu rustique, qui date pour l'essentiel du milieu du XIIe siècle, pour la nef, et du milieu du XVIe siècle, pour les parties orientales. Les deux premières travées de la nef ont été remaniées à l'époque moderne, et ont perdu leur intérêt, mais la troisième travée conserve une voûte d'ogives d'origine, et correspond à la base de l'ancien clocher, et en même temps à la première travée de l'ancien chœur.

Vers le milieu du XVIe siècle, sa seconde travée a été remplacée par un petit transept et une abside à cinq pans, et l'église de Barbery offre ainsi l'un des rares exemples d'une église rurale avec transept de cette époque. Le style est gothique flamboyant, mais les influences de la Renaissance se manifeste à travers le retour vers l'arc en plein cintre.

Le chevet se distingue par l'importance de ses surfaces vitrées[47],[48],[28]. Le vitrail du chevet sort de l'atelier du Club du Vieux Manoir installé à l'abbaye du Moncel.

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On peut également signaler :

  • Le calvaire devant la façade sud-ouest de l'église : La croix en fer est exposée en haut d'une colonne monolithique au chapiteau ionique. Cette colonne repose sur un pupitre évoquant un petit autel, supporté devant par deux colonnettes et présentant une plaque en marbre gravée d'inscriptions.
  • La grange dîmière et le colombier de l'ancienne ferme de Montmartre, à l'entrée est du village : cette ferme récemment reconvertie en lieu de réceptions est une fondation du XIIe siècle de l'abbaye royale de Montmartre, dont elle dépendait. La grange aux dîmes a toutefois été reconstruite en 1653, selon une date gravée dans la pierre, sous une croix de Lorraine. Avec la restauration récente, elle a reçu un toit avec une charpente et des tuiles neuves, et des ouvertures supplémentaires ont été percées, ce qui ne fut pas favorable à l'authenticité du bâtiment. Le pigeonnier est de plan circulaire, construit en moellons, avec deux fenêtres d'envol et deux mille boulins carrés en pierre à l'intérieur. Les échelles pivotantes autour d'un arbre central ont été préservées. Elles permettaient d'accéder aux boulins pour enlever des pigeonneaux ou des œufs[49].
  • La ferme des Tournelles, rue des Tournelles ; la ferme Maison Neuve, rue Émile-Valentin ; la ferme Saint-Nicolas, rue de Meaux, à l'extrérieur du village : ce sont les trois autres grandes fermes de la commune, déjà présentes sur un plan de 1711, se composant de bâtiments d'un intérêt patrimonial certain[49].
  • L'ancien manoir, rue du Général-Patton : cette maison très ancienne conserve une tourelle d'escalier et des fenêtres hautes et étroites à l'étage, divisées horizontalement par un meneau en pierre[49]. C'est aujourd'hui la boulangerie du village.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Barbery », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le ). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  2. Cf. [PDF] « Horaire de la ligne 62 », sur Oise mobilité (consulté le ).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  9. « Station Météo-France Senlis - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Barbery et Senlis », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Senlis - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Barbery et Bonneuil-en-France », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. [PDF] « Vallée de la Nonette » sur le site « DREAL Picardie - Recherche par commune des zonages du patrimoine naturel et paysager de Picardie » (consulté le ).
  17. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  18. Cf. Marc Durand, « La Chaussée Brunehaut à Raray et Bray (Oise) : Voie romaine ou chemin celtique ? De Senlis à Soissons », Revue archéologique de l'Oise, no 8,‎ , p. 35-38 (ISSN 2104-3914, lire en ligne [PDF]), p. 37-38.
  19. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
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  32. « La nouvelle donne de l'intercommunalité », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Sur les cendres encore fumantes de la communauté de communes du Pays de Senlis (CCPS), de nouvelles entités sont en train de naître, reflétant l'éclatement d'un Pays de Senlis désormais bien morcelé. Sur les dix-neuf communes qui composaient la CCPS, ce sont les treize villages rebelles ayant souhaité et obtenu la dissolution qui ont le plus avancé sur leur nouvelle organisation. (...) Ce nouveau regroupement intercommunal est désormais entré dans une phase plus concrète puisque le préfet de l'Oise vient d'en valider le périmètre et les statuts. Avec un peu moins de cinq mille habitants, les treize membres de Cœur Sud Oise ont désormais leur avenir intercommunal en main pour mettre sur pied la communauté de communes à échelle humaine dont ils rêvaient ».
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  37. « Des vœux en guise d’adieux pour Cœur Sud Oise », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Senlis Sud Oise marquera la renaissance du Pays de Senlis — sans compter toutefois Orry-la-Ville qui a rejoint l’Aire cantilienne — mais dans un climat plus apaisé que celui qui avait conduit à la dissolution de ce dernier en 2009. De graves désaccords entre Senlis et les treize communes parties fonder Cœur Sud Oise avaient provoqué la séparation. « C’est surtout notre bilan humain qu’il faut mettre en avant, conclut Alain Battaglia. Cœur Sud Oise nous a permis de nouer des contacts très forts entre nous et, cet acquis-là, on ne nous l’enlèvera jamais ».
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  49. a b et c Cf. Collectif, Étude urbaine de Barbery, Orry-la-Ville, Parc naturel régional Oise-Pays de France, , 114 p. (lire en ligne [PDF]) ; p. 56-57 et 69.
  50. Cf. Étude urbaine de Barbery, op. cit., p. 69.