Ercuis

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Ercuis
La mairie et l'église.
La mairie et l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Senlis
Canton Méru
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise
Maire
Mandat
Daniel Tessier
2014-2020
Code postal 60530
Code commune 60212
Démographie
Population
municipale
1 495 hab. (2014)
Densité 341 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 11″ nord, 2° 18′ 30″ est
Altitude Min. 84 m – Max. 157 m
Superficie 4,38 km2
Localisation

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Ercuis

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Ercuis

Ercuis est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne d'Ercuis et Neuilly-en-Thelle.
Vue aérienne d'Ercuis et Neuilly-en-Thelle.

Située au sud du département, dans le pays de Thelle, Ercuis est proche de Neuilly-en-Thelle et distant de Paris d'environ 55 km. Situé en zone rurale mais proche de l'aire urbaine de la capitale, Ercuis est accessible par la route, via la nationale 1 ou l’||Route nationale 1 (France métropolitaine)|autoroute A 16]], et n'est pas très éloignée de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes du nom de la localité sont Ercetum, Erquetum (vers 1259), puis Arcuys (1310)[1]. Ce nom provient de la forme celtique d'un des vieux noms indo-européens du chêne : *perkwus, qui a donné le latin quercus, « chêne », et ici *ercu, avec la perte du p initial caractéristique du celtique[2],[3]. Le radical *ercu est complété du suffixe -etum à valeur locative et collective. Le nom signifie donc « bois de chênes » et peut renvoyer au bois qui aurait été défriché pour la première installation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ercuis, village de l’Oise, a le privilège d’avoir un nom mondialement connu. Porté depuis sa création par la 1re grande entreprise d’orfèvrerie implantée au village, il est devenu synonyme pour certains de savoir-faire et de qualité dans le domaine des arts de la table.

Histoire décousue que celle de ce bourg, que la légende fait naître en 1080 Suger de Saint-Denis, futur ministre des rois Louis VI et Louis VII, mais qui s’affirme à partir du règne de Guillaume d’Ercuis, percepteur du roi Philippe le Bel. Ce dernier fit construire en 1292 une chapelle dédiée à la Vierge, dont le service fut d’abord confié aux moines de l’abbaye de Sainte-Geneviève de Paris. L’église fut par la suite embellie, et se distingue des autres monuments religieux de la région par les ornements qui garnissent le gros œuvre. Elle possède également des vitraux de grande valeur historique.

D’autres pièces architecturales témoignent encore aujourd’hui du passé du village : un pigeonnier, vestige d’une très grande ferme, une gare, réaménagée en bibliothèque municipale, plusieurs calvaires. La mairie, restaurée, a conservé ses murs d’origine.

Sous le règne de Louis XVI s’est implantée l’industrie du poil de chèvre et celle de la soie, fructueuse sur le plan commercial.

En 1794, un poste de télégraphe Chappe est installé au sommet du clocher de l’église. En 1867, le jeune curé d’Ercuis, l’abbé Pillon de Thury crée une entreprise de pantographie voltaïque devenue l’orfèvrerie produisant argenterie et couverts de table, aujourd’hui au Comité Colbert des Arts de la Table.

De 1879 à 1959, le bourg était desservi par un chemin de fer secondaire, le chemin de fer de Hermes à Beaumont.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du pays de Thelle dans le département de l'Oise.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Neuilly-en-Thelle[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Méru.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la Communauté de communes du pays de Thelle, créée en 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[5], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de 59 626 habitants[6],[7].

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune et dénommée provisoirement Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1983[9] Sylvain Brochard    
1983[10] en cours
(au 23 septembre 2016)
Daniel Tessier   Vice-président de la CC du Pays de Thelle et Ruraloise (1017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

La mairie est située place Charles de Gaulle.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Les eaux usées du village sont traitées depuis 2011 par la station d’épuration intercommunale du Syndicat intercommunal d'assainissement du Plateau du Thelle, située au Mesnil-en-Thelle. Le syndicat regroupe Neuilly-en-Thelle, Ercuis, Crouy-en-Thelle, Morangles, Fresnoy-en-Thelle et Mesnil-en-Thelle et a délégué la gestion de l'installation à Suez Eau France[12] (anciennement Lyonnaise des eaux).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 495 habitants, en augmentation de 6,25 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
705 681 699 626 596 604 616 650 685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
690 698 629 815 1 015 966 694 735 788
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
742 709 739 712 741 747 742 593 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
640 664 743 985 1 262 1 566 1 496 1 407 1 495
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,8 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 14,3 %) ;
  • 48,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 14,5 %).
Pyramide des âges à Ercuis en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,1 
4,2 
75 à 89 ans
5,2 
10,1 
60 à 74 ans
9,2 
23,2 
45 à 59 ans
24,3 
23,9 
30 à 44 ans
24,1 
17,1 
15 à 29 ans
17,6 
21,5 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Équipement et vie culturelle[modifier | modifier le code]

  • Scolarité : Le groupe scolaire accueille tous les enfants de maternelle et primaire[9].
  • Équipements sportifs et socioculturels : Salle multifonctions, stade, city stade, court de tennis, terrain de basket, bibliothèque. Un centre de loisirs sans hébergement, ouvert pendant les vacances d’avril et de juillet, accueille les enfants[9].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le 2e week-end du mois de mai est consacré à la fête du village.
  • Les feux de la Saint-Jean offrent chaque année une occasion d’animation.

Économie[modifier | modifier le code]

Réclame de 1924 (L'Illustration)

Aujourd’hui, Ercuis est connu grâce à sa fabrique d’orfèvrerie Ercuis d'articles des arts de la table en argenterie.

Le village comprend une zone d’activité qui rassemble neuf entreprises, des commerces de distribution s'y trouvent également. La Poste et un commerce de proximité sont installés au centre du bourg.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Nicolas, extension de la chapelle initiale dédiée à la Vierge en 1292[9].
  • Le château, construit en 1837 pour l'Abbé Pillon. Utilisé autrefois comme maison de retraite, il est aujourd'hui le siège d'ne église évangélique coréenne[9]
  • La ferme du Thelle (tour et portail d'entrée)
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Guillaume d'Ercuis, précepteur du roi Philippe le Bel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ercuis Blason Taillé: au 1er d'or à trois bandes d'azur, au 2e d'azur à deux épis de blés d'or, tigés et feuillés posés en barre et les tiges passées en sautoir et brochant sur une coupe du même en pointe; à la barre d'argent brochant sur la partition.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, , 2e éd. (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 267.
  2. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions Errance, 2003, 248 pages, page 37.
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, , 440 p. (ISBN 978-2-87772-237-7), p. 164.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  6. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise,‎ (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  7. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  8. « CC du Pays de Thelle et Ruraloise (N° SIREN : 200067973) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur,‎ .
  9. a, b, c, d et e Philippe Delattre, « Ercuis : une orfèvrerie de renommée internationale », L'Observateur de Beauvais, no 965,‎ , p. 26.
  10. « L’ordre national du Mérite pour Daniel Tessier : Maire depuis 1983, Daniel Tessier a été félicité pour son dévouement au service de la collectivité en étant fait Chevalier dans l’ordre national du Mérite jeudi dernier. », L’Écho du Thelle, no 536,‎ , p. 17
  11. « Les maires installés dans le canton », L’Écho du Thelle, no 523,‎ , p. 17
  12. Philippe Delattre, « Alexandre veille sur vos eaux usées : Responsable d’exploitation à la station d’épuration intercommunale du SIA du Plateau du Thelle, Alexandre Parisseaux nous explique son métier ô combien important », L’Écho du Thelle, no 640,‎ , p. 17.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Ercuis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)