Cires-lès-Mello

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Cires-lès-Mello
La mairie.
La mairie.
Blason de Cires-lès-Mello
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Montataire
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise
Maire
Mandat
Béatrice Basquin
2014-2020
Code postal 60660
Code commune 60155
Démographie
Gentilé Mellons
Population
municipale
3 888 hab. (2014)
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 26″ nord, 2° 21′ 27″ est
Altitude Min. 32 m – Max. 149 m
Superficie 16,73 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cires-les-mello.fr

Cires-lès-Mello est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France ,

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'ouest de Montataire sur la route départementale D 929.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cires-lès-Mello[1]
Balagny-sur-Thérain Bury
Foulangues Cires-lès-Mello[1] Mello
Ully-Saint-Georges
Neuilly-en-Thelle
Ercuis
Blaincourt-lès-Précy Maysel

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune serait constitué du nom de personne gauloise Ciro et de mello (hauteur, plateau)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du village de Cires-lès-Mello remonte à 1170[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Neuilly-en-Thelle[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est rattachée au canton de Montataire

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes la Ruraloise, créée au , et qui avait pris la suite du SIVOM du Thelle.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[5], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de 59 626 habitants[6],[7].

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune et dénommée provisoirement Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 1977 Alfred Peltier    
mars 1977 1983 Jean Benaut    
mars 1983 1989 Hubert Lioust    
mars 1989 mars 2001 Alain Guérinet DVD  
mars 2001 2008 Hubert Lioust UMP  
mars 2008 2014 Alain Guérinet DVD  
avril 2014[10] en cours
(au 2 février 2017)
Béatrice Basquin DVD[11] Vice-présidente de la CC du Pays de Thelle et Ruraloise (2017 → )

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 888 habitants, en augmentation de 9,68 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 124 1 171 1 217 1 177 1 330 1 287 1 318 1 325 1 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 454 1 422 1 459 1 606 1 577 1 633 1 504 1 518 1 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 497 1 432 1 410 1 460 1 431 1 368 1 242 1 340 1 436
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 569 1 490 1 884 2 992 3 458 3 585 3 548 3 545 3 888
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 24,5 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 20,4 %).
Pyramide des âges à Cires-lès-Mello en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,3 
5,3 
75 à 89 ans
7,9 
13,0 
60 à 74 ans
12,2 
24,5 
45 à 59 ans
24,3 
20,0 
30 à 44 ans
20,4 
19,2 
15 à 29 ans
19,4 
17,9 
0 à 14 ans
15,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
Guette de la grange dîmière.

Cires-lès-Mello trois monuments historiques sur son territoire. Il s'agit de :

  • Église Saint-Martin, place de l'Église (classée monument historique par arrêté du 20 octobre 1906[3],[18]) : De plan cruciforme, elle se compose d'une nef de quatre travées accompagnée de ses deux bas-côtés ; d'un transept ; d'un chœur au chevet plat d'une seule travée, et de deux chapelles. L'une est de faible profondeur et prolonge le croisillon nord vers l'est ; l'autre, plus grande, se trouve en face et présente extérieurement deux pans de mur obliques.
Le clocher du XVe siècle se dresse au-dessus de la première travée du bas-côté sud. Le chœur et le croisillon nord avec sa chapelle constituent les éléments les plus anciens et remontent à la fin du XIIe siècle, et la nef avec ses bas-côtés sont issus d'une seule campagne de construction vers 1230/ 1235.
Après l'écroulement des voûtes de la croisée du transept, du chœur, du croisillon sud et de la chapelle sud à la fin du Moyen Âge, et ces parties sont totalement reconstruites dans le style gothique flamboyant, avec l'adjonction d'un porche devant le portail méridional, mais les voûtes sont simplement remplacées par des lattis de bois recouverts de plâtre. Tout le sol autour de l'église et à l'intérieur a été remblayé pour lutter contre les fréquentes crues du Thérain, ce qui confère à l'édifice une silhouette trapue, et les grandes arcades faisant communiquer la nef avec les bas-côtés paraissent trop basses.
Malgré ses dimensions modestes, l'église est riche d'une élévation sur trois étages, avec des galeries ouvertes sur les combles des bas-côtés et des fenêtres hautes. Les murs hauts de la nef sont confortés par des arc-boutants. Comme particularités, les fenêtres hautes sont des triplets de baies en tiers-point sans remplage, disposition plus courante pour le chevet ou les extrémités du transept, et les galeries ne comportent qu'une unique baie par travée, en tiers-point et sans arc de décharge. Dans les deux cas, l'on peut parler d'une absence de raffinement. Dans son ensemble, l'église est bien conservée et n'a pas subi de restaurations importantes, ce qui en fait un édifice d'une grande authenticité[19].
  • Ruine de la grange dîmière, rue des Petits-Prés et impasse de la Grange-aux-Dîmes (inscrite monument historique par arrêté du 3 avril 1926[20]) : Elle date du XIIIe siècle[20]. Subsistent le mur gouttereau nord avec les arrachements des voûtes d'ogives, et les deux murs pignons. Sur le contrefort occidental, prend appui une échauguette grâce à deux trompes.
  • Pavillon du Tillet, rue Grande du Tillet - RD 929 (inscrit monument historique par arrêté du 19 septembre 2008[21]) : Il s'agit d'une maison en pans de bois, de style néogothique et néo-Renaissance, ornée de riches décors sculptés. Ce pavillon provient de l'Exposition universelle de 1900, probablement du « quartier du Vieux Paris ». Il a été acquis par les propriétaires du château du Tillet et remonté au hameau du Tillet afin de servir de maison de gardien pour le château[21].

On peut également noter :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La ville de Cires-lès-Mello a une rue dédiée à saint Martin. Ce dernier serait passé à cheval (dans une rue appelée maintenant la rue Saint-Martin) et sa monture y aurait perdu un fer, détenu maintenant dans l'église ayant au-dessus de sa porte d'entrée une statue de saint Martin à cheval.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cires-lès-Mello

Les armes de Cires-lès-Mello se blasonnent ainsi :
d'or au chevron de gueules, accompagnée au chef de deux fers à cheval de sable et en pointe un alérion du même, au chef d'azur chargé de trois merlettes d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Cires-lès-Mello sur Géoportail.
  2. « Quelques origines de noms de lieux en Picardie », sur http://crehangec.free.fr/ (consulté le 24 février 2017).
  3. a et b « Église Saint-Martin », notice no IA60001555, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  6. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  7. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  8. « CC du Pays de Thelle et Ruraloise (N° SIREN : 200067973) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, .
  9. « Les maires de Cires-lès-Mello », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 24 février 2017).
  10. « A Cires-lès-Mello, l'état des finances inquiète les Indignés », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Aux affaires depuis 2014, la maire actuelle pointe du doigt la « gestion euphorique » de l'ancienne équipe, symbolisée par la construction d'un complexe sportif à ses yeux « surdimensionné » (3,5 M€) : « Il nous coûte 340 000 € par an en fonctionnement. On ne peut donc pas faire mieux que de réagir aux besoins urgents. On optimise, mais tous nos projets sont mis de côté. Et la baisse des aides d'Etat ne va rien arranger », déplore Béatrice Basquin (DVD). « Il y a des sous ! Quand on est parti, il y avait 543 000 € dans les caisses, et 891 000 € un an plus tard », rétorque son prédécesseur et opposant Alain Guérinet (DVD) ».
  11. « Extrait de la fiche de Mme. Béatrice Basquin », sur http://www.lesbiographies.com, (consulté le 24 février 2017).
  12. « Saucisses blanches et salade de pommes de terre… : Les amis allemands de Bruchmühlen étaient encore venus avec leurs spécialités au marché artisanal du comité de jumelage samedi dernier », L'Écho du Thelle, no 634,‎ , p. 20 « En cette 26e  année de jumelage, une équipe de football allemande était venue ce jour disputer le tournoi international de Balagny-sur-Thérain ».
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Cires-lès-Mello en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  18. « L'église Saint-Martin », notice no PA00114595, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard, , 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 170-175
  20. a et b « Ruine de la grange dîmière », notice no PA00114596, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. a et b « Pavillon du Tillet », notice no PA60000077, base Mérimée, ministère français de la Culture.