Brombos

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Brombos
Brombos
La mairie-école
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie verte
Maire
Mandat
Étienne Caux
2014-2020
Code postal 60210
Code commune 60109
Démographie
Gentilé Brombosiens, Brombosiennes
Population
municipale
263 hab. (2016 en augmentation de 1,15 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 50″ nord, 1° 53′ 17″ est
Altitude Min. 175 m
Max. 207 m
Superficie 6,9 km2
Localisation

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Brombos est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Rue verte.

Localisation[modifier | modifier le code]

Brombois est un village rural picard verdoyant du Beauvaisis situé à 5 km à l'ouest de Grandvilliers, à 29 km au nord-ouest de Beauvais, 41 km au sud-ouest d'Amiens et 61 km au nord-est de Rouen.

Il est traversé du nord au sud par une petite route dont le caractère rectiligne rappelle qu'elle fut une voie romaine, et, d'est en ouest, par la RD 96, qui relie le village de Feuquières à Thieuloy-Saint-Antoine. La commune est traversée par la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers, qui assure des liaisons TER Hauts-de-France Beauvais-Le Tréport-Mers.

Sa superficie est de 690 ha et son altitude varie de 173 m à 206 m.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Brombos
Sarcus Grandvilliers
Feuquières Brombos Briot
Hautbos Saint-Maur

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune n'est drainée par aucun cours d'eau.

En 1840, la nappe phréatique se trouvait à dix mètre environ du sol[1].

En 2002, l'eau potable était fournie par un captage situé au coeur du village, mais qui détassait fortement le seuil toléré est de 0,1 µg et le seuil d'alerte à 0,40 µg pour le désethyl-atrazine, pesticide produit de la dégradation de l'atrazine, utilisée notamment pour désherber le maïs[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les anciennes appellations de la commune étaient Brombos, Bombos, Brombeau, Brunbos, Brunbost (Brunusboscus en 1148, Branboscus)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des monnaies d'or de l'époque gauloise ont été retrouvées à Brombos à la fin du XIXe siècle[4].

Une ancienne voie romaine allant du hameau de la Chaussée (au nord-est de Feuquières) à Saint-Maur passe par la commune, reliant Beauvais à la mer[3].

La seigneurie de Brombos appartenait au XIIe siècle à l'abbaye de Beaupré[3] puis aux seigneurs de Sarcus[Note 1].

En 1613, un moulin à vent appartenant à l'abbaye de Beaupré était loué par le meunier Vincent Mathon[5].

L'ancienne gare de Brombos-Sarcus en 2019.

En 1709, les habitants obtinrent en 1709 l'érection de leur chapelle en vicariat dépendant de Briot, sous l'invocation de saint Hubert[3].

Le village a été démembré de celui de la paroisse de Briot[3].

Au débit du XIXe siècle, les habitants vivaient de l'agriculture et certains confectionnaient des bas de laine[3], et on notait l'existence de muches, anciens souterrains de défense des habitants lors des temps troublés, près de l'église[6]. Avant 1900, Brombos comptait deux moulins à vent et une bonneterie.

Vers 1900, il existait un boulanger, un bourrelier, deux cafés, des épiceries, un cordonnier et un maréchal. En 1934, les mêmes commerces subsistaient, le bourrelier en moins et un marchand de cycles en plus.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'occupant allemand aménagea des pistes d'aviations, qui, détruites par un bombardement allié en juin 1944 qui épargna les habitants, ne fut jamais utilisé[7].

La gare de Brombos-Sarcus, située à mi-distance des deux villages, mais sur leterritoire de Brombos, est fermée de longue date et transformée en habitation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté de communes de la Picardie verte dans le département de l'Oise

.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Grandvilliers[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton est modifié, passant de 23 à 101 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes de la Picardie verte créée le , et qui succède notamment au SIVOM de Grandvilliers (23 communes, créé le 6 février 1965).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1962   Eugène Tack    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 23 mai 2019)
Étienne Caux   Technicien
Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2016, la commune comptait 263 habitants[Note 2], en augmentation de 1,15 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
433370442432424423388366361
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
323311304261234227226211204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
192184192215190180161196198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
181194193183188218236239265
2016 - - - - - - - -
263--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 28,6 %, 45 à 59 ans = 13,4 %, plus de 60 ans = 21 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 27,5 %, 15 à 29 ans = 10 %, 30 à 44 ans = 25,8 %, 45 à 59 ans = 15 %, plus de 60 ans = 21,7 %).
Pyramide des âges à Brombos en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,0 
75 à 89 ans
7,5 
16,0 
60 à 74 ans
14,2 
13,4 
45 à 59 ans
15,0 
28,6 
30 à 44 ans
25,8 
13,4 
15 à 29 ans
10,0 
23,5 
0 à 14 ans
27,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La mairie-école.

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique administré par un syndicat scolaire qui regroupe Briot, Brombos, Halloy et Thieuloy-Saint-Antoine.

Economie[modifier | modifier le code]

Le village ne compte en 2019 qu'un seul commerce, une boulangerie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Calvaire fleuri, rue de la Gare.
  • Église Saint-Hubert des XVIIe et XVIIIe siècles, dont la nef, plus élevée que le chœur plus ancien, date de 1751. Elle succède à la chapelle Saint-Hubert, mentionnée au XVIIe siècle dont elle a vraisemblablement conservé le chœur, et est est élevée en brique, pierre de taille, moellon et silex.
Elle est constituée d'un chœur à chevet polygonal, flanqué d'une sacristie et d'une nef plus large. Une charpente de flèche traverse le voûtement et les deux versants du comble. Le faîte du choeur, s'amortit plus bas sur le pignon Est. L'ensemble est couvert en ardoise. Le chœur a été repeint au XIXe siècle. L'église contient un groupe sculpté représentant la Trinité du XVIe siècle[16]

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  • Les mares
  • L'ancienne gare de Brombos-Sarcus, désaffectée et transformée en habitation

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Brisse, curé réfractaire de Boran-sur-Oise, né le à Brombos, massacré à Paris après avoir été emprisonné à la prison des Carmes 1792, a été béatifié en 1926[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, arrondissement de Beauvais : Extrait de l'Annuaire de 1840, 115 p. (lire en ligne), p. 32-33.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le marquisat de Sarcus comprenait notamment en 1763 « les terres de Sarcus, de Feuquières et fiefs en dépendant, la châtellenie de Moliens, les terres et seigneuries de Pleuville, Broquiers, Handicourt, Hescamps, Frettemolle en partie, Elencourt, Saint-Clair, les fiers de Brombos, du Boquet », mentionné dans Abbé L. Meister, « Epigraphie du canton de Grandvilliers : Inscriptions antérieures au XIXe siècle (suite) », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, t. XIX,‎ , p. 371-389, et notamment 373 (lire en ligne, consulté le 18 août 2019).
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Graves, op. cit. en bibliographie, p. 4.
  2. N. R., « A Brombos, pas question de changer ses habitudes », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 18 août 2019).
  3. a b c d e et f Louis Graves, op. cit. en bibliographie, p. 32.
  4. Dr V. Leblond, « Note sur quelques monnaies gauloises trouvées au pays des Bellovaques », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, t. XVIII,‎ , p. 370-386 (lire en ligne, consulté le 18 août 2019).
  5. Chanoine Meister, « Documents extraits des minutes de Me Anne Robert, notaire à Marseille-en-Beauvaisis (1597-1627) », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, t. XXVI,‎ , p. 277 (lire en ligne, consulté le 18 août 2019), disponible sur Gallica.
  6. Emmanuel Woillez, Répertoire archéologique du département de l'Oise : rédigé sous les auspices de la Société académique d'archéologie, sciences et arts de ce département, Paris, Imprimerie impériale, coll. « Répertoire archéologique de la France », , 213 p. (lire en ligne), p. 49, disponible sur Gallica.
  7. Le livre de la Picardie verte : l'émergence d'un territoire, 1997-2006, éd. Sync city international, p. 31
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Les maires de Brombos », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 18 août 2019).
  10. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ , p. 5 (ISSN 1144-5092)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « Évolution et structure de la population à Brombos en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  16. « Groupe scupté : Trinité », notice no PM60000411, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Boran - Le village, le prieuré », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, t. XXIV,‎ , p. 1-384 (lire en ligne, consulté le 18 août 2019).