Broquiers

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Broquiers
Broquiers
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Yolaine Delettre
2014-2020
Code postal 60220
Code commune 60110
Démographie
Population
municipale
236 hab. (2015 en augmentation de 2,16 % par rapport à 2010)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 38″ nord, 1° 49′ 50″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 212 m
Superficie 2,92 km2
Localisation

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Broquiers est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Broquiers se situe à l'extrémité ouest du département de l'Oise, en bordure du départements de la Seine-Maritime.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moliens Romescamps Sarcus Rose des vents
Blargies N Brombos
O    Broquiers    E
S
Monceaux-l'Abbaye Saint-Arnoult Feuquières

Habitat[modifier | modifier le code]

En 1999, 84,3 % des résidents de la commune étaient propriétaires de leurs logements (contre 60,4 % pour le département) et 14,5 % étaient locataires (contre 35,8 %)[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Formerie[2] 1650 657 17 18 54
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Climat de la Picardie[modifier | modifier le code]

Données météorologiques dans l'Oise de 1961 à 1990[3]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 1 1,1 2,7 4,4 7,6 10,3 12,2 12,2 10,4 7,7 3,9 1,8 6,3
Températures maximales (°C) 5,6 6,5 9,4 12,4 16,2 18,9 21,0 21,3 18,9 14,8 9,4 6,5 13,4
Températures moyennes (°C) 3,3 3,8 6,0 8,4 11,9 14,6 16,6 16,7 14,7 11,3 6,7 4,2 9,8
Ensoleillement (h) 52,6 81,3 114,0 165,6 199,0 209,7 215,4 207,8 151,5 113,7 74,4 47,5 1637,9
Pluviométrie (mm) 59,2 48,3 55,0 48,1 53,6 61,8 57,4 57 68 71,8 81,2 70,2 731,5

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné sous les formes suivantes[4],[5] :

  • Broquier-les-Feuquières,
  • Broqueel, en 1149
  • Bocheel, en 1150
  • Brochehel, 1158 (Charte de Lannoy) ;
  • Brocheel, 1170 (Charte de Lannoy, archives de l'Oise) ;
  • Broqueel, 1200 (Beaupré) ;
  • Broquiel vetus (le vieux Broquiers), en 1216 ;
  • Brokeel (Charte de 1224, Beaupré) ou en 1203 ;
  • Brocquer, en 1240
  • Brocquet, Brocquer, vers 1420 ;
  • Brocquiers, Broquiers, 1530 ;
  • Broquié, vers 1560 (Titres terriers et féodaux).

Selon F. Gellée, le nom provient du bas-latin broca, rattaché à un celtique bruca ou bruga qui désigne originellement la bruyère, mot formé de brucaria. Broquiers répond au masculin brucarius et était d'abord au singulier : lieu où la bruyère abonde.

« En 1216, on mentionne sur le territoire de cette commune un triage[C'est-à-dire ?] connu sous le nom de Broquiel vetus ou le vieux Broquiers ; on distingue encore le nouveau ou le jeune Broquiers (Broquiel novum) ; ce ne sont que deux lieuxdits où l'on n'a jamais découvert aucune trace de construction[4] ».

Selon Émile Lambert, le suffixe, -el, puis -ier tardif = ancien picard broquerel "échelon", ancien français brocherel, broquel, signifiant "pointe, croc"... vient "de la Broque" ancien picard et français broque, Broc ; du wallon broke "broche, pointe, fiche" du latin vulgaire brocca "pointu" ; ici sens de "pieu"[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Auparavant la paroisse s'appelait Brochehel, puis jusqu'en 1755 ce qui est aujourd'hui constitue Broquiers était un hameau de Feuquières[réf. nécessaire]. Puis Broquiers est annexée au marquisat de Sarcus en 1763[réf. nécessaire].

En 1875, la commune est desservie par le chemin de fer grâce à la mise en service par la Compagnie des chemins de fer du Nord de la « station de Feuquières » située entre Feuquières et Broquiers, lors de la mise en service de la section de Saint-Omer à Abancourt de la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers (Paris - Beauvais - Le Tréport-Mers)[6].

Cette gare est l'origine d'une ligne militaire construite à la fin de la Première Guerre mondiale, la ligne de Feuquières à Ponthoile, dont les 88 km constituaient une véritable rocade permettaient aux convois militaires alliés de rejoindre les lignes d'Amiens - Rouen et de Boulogne-sur-Mer à Abbeville et d'Abbeville au Tréport - Mers sans passer sous le feu ennemi. Cette ligne, construite en moins de cent jours, servit lors des grandes offensives alliées de la fin de l'été et de l'automne 1918. Ayant peu d'intérêt civil, la ligne a été déposée en 1920[7],[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Formerie[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Grandvilliers.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Broquiers fait partie, comme quatre-vingt-huit autres communes, de la communauté de communes de la Picardie Verte qui correspond l'ensemble des communes des cantons de Formerie, Grandvilliers et Marseille-en-Beauvaisis, ainsi que certaines communes du canton de Songeons.

La commune fait également partie du « Grand Beauvaisis », l'un des seize pays à constituer le « Pays de Picardie[réf. nécessaire] ».

En 2018, la commune participe également à divers regroupements intercommunaux[10] :

  • Syndicat d'énergie de l'Oise
  • Syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de Blargies
  • Syndicat mixte Oise très haut débit

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1962   E. Grugeon    
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 Michel Liebe    
mars 2001 en cours
(au 2 avril 2014)
Yolaine Delettre DVD[12] Réélue pour le mandat 2014-2020[13]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le budget municipal principal 2006 totalisait 62 000 euros d'investissement et 190 000 euros de fonctionnement[14].

La taxe d'habitation prélevée par la commune était en 2006 de 3,78 %, la taxe foncière sur les propriétés bâties était de 18,68 % et la taxe professionnelle de 11,34 %[15].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2015, la commune comptait 236 habitants[Note 1], en augmentation de 2,16 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200195206206219239235232254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
231195215222196192197214192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
225227222226200168202214200
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
191185190186218225222221236
2015 - - - - - - - -
236--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune était relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,9 %) était en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune était supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 22,1 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 7,4 %, 15 à 29 ans = 24,1 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 27,8 %).
Pyramide des âges à Broquiers en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90  ans ou +
0,0 
6,2 
75 à 89 ans
6,5 
15,0 
60 à 74 ans
21,3 
22,1 
45 à 59 ans
24,1 
18,6 
30 à 44 ans
16,7 
18,6 
15 à 29 ans
24,1 
18,6 
0 à 14 ans
7,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Services publics[modifier | modifier le code]

Broquiers possède un bureau de poste[réf. nécessaire] et une mairie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ernest Vallé[21], Garde des Sceaux et ministre de la Justice (1902-1905), s'est marrié à Broquiers[22].
Ernest Vallé est né à Avize (Marne) le 19 septembre 1845 et est décédé à Paris le 24 janvier 1920. Avocat, il fut en 1892 rapporteur général de la commission d'enquête parlementaire sur les affaires de Panama. Il est appelé en tant que sous-secrétaire d'État à l'Intérieur par Brisson lors de la formation de son second cabinet. Mais celui-ci ne dure que 4 mois (du 5 juillet au 31 octobre) et Ernest Vallé retrouve la Chambre dès novembre 1898. Nommé président du Parti Radical en 1901, et devenu sénateur de la Marne, il occupe dans le ministère Combes le portefeuille de la Justice, à compter du 7 juin 1902.
À ce poste, il met sur pied l'expulsion des congrégations (1903), qu'il discute âprement devant le Parlement, et prépare la loi de séparation des Églises et de l'État qui sera votée à la fin de 1905, lui-même ayant quitté ses fonctions de ministre de la justice dès le 23 janvier 1905.
Le se marie à Broquiers avec Angelle Marie Pauline Bourdon, née le 21 septembre 1855 à Broquiers. À cette époque, Ernest Vallée est avocat et habite au numéro 7, rue du Pont-Louis-Philippe à Paris.
Ce fut lui qui offrit à la commune de Broquiers, la première statue de Marianne.
Il acheta une parcelle de terrain à Broquiers, qu'il revendit le 12 janvier 1919 à monsieur Mathon, éleveur de chevaux ; la veuve de M. Mathon vendit cette parcelle le 17 janvier 1956 à mon père, dont j'en[Qui ?] suis le propriétaire aujourd'hui.
  • Étienne Weill-Raynal, né le 9 décembre 1887 à Paris 9e ; mort le 14 juillet 1982, eut une maison de campagne à Broquiers.
Professeur agrégé ; militant et député socialiste SFIO de l'Oise en 1913 ; directeur de La Revue socialiste de 1954 à 1971 ; conseiller général du canton de Grandvilliers dès septembre 1945 ; nommé député de l'Oise en novembre 1950 en remplacement de Biandi ; chevalier de la Légion d'honneur ; officier d'académie ; non réélu le 7 octobre 1951 au conseil général. Membre du cabinet de Guy Mollet. Exclu des cadres de l'université par le Gouvernement de Vichy en 1940, il avait été interné au camp de Drancy en 1941.
En 1936 il avait une maison de campagne à Broquiers de sept pièces non habitée ; cette maison existe toujours.
Un membre de sa famille, Clément Weill-Raynal, journaliste des chroniques judiciaires à France 3, est son petit-fils, (ce dernier m'a adressé un courrier me confirmant son lien de parenté et étant effectivement son petit-fils)[23].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement INSEE 1999
  2. Données de la station de Beauvais, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  3. Relevés météorologiques d'Abbeville, Somme (80), de 1961 à 1990 (infoclimat.fr)
  4. a et b F. Gellée, « Essai étymologique sur les noms de lieux habités et les lieuxdits territoriaux du canton de formerie », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, t. XXVI, première partie,‎ , p. 141-142 (lire en ligne) sur Gallica.
  5. a et b La Toponymie du Département de l'Oise, par Emile Lambert, page 173/174, en 1963
  6. Conseil général du département de l'Oise, « Ligne d'Abancourt à Saint-Omer », dans Rapports et délibérations, 1875/08, p. 152 lire (consulté le 27 août 2012) sur Gallica.
  7. R. M., « Les dispositions techniques spéciales adoptées sur le réseau du Nord pendant la guerre », Le Génie civil, t. LXXVI, no 25,‎ , p. 554-556 (lire en ligne) sur Gallica.
  8. Colonel Le Hénaff et capitaine Henri Bornecque (préf. général Gassouin), Les chemins de fer français et la guerre, Paris, Librairie Chapelot, , 276 p. (lire en ligne), p. 160 sur Gallica.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Outil de recherche BANATIC, consulté le 25 mai 2018.
  11. « Les maires de Broquiers », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 28 mai 2018).
  12. EIP, Annuaire des Mairies de l'Oise (60), Cannes, Les Éditions Céline, coll. « Annuaire des maires de France », , 254 p. (ISBN 9782352581604, lire en ligne), p. 54
  13. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 13
  14. Ministère de l'économie et des finances : Les comptes individuels des communes (budgets municipaux 2001 à 2006)
  15. Données taxe.com
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. « Évolution et structure de la population à Broquiers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2010)
  21. « Ernest Vallé (1845 - 1920) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  22. Sources : Ministère de la Justice-archives personnelles : Erick Franqueville, Broquiers, Oise
  23. Sources : Ministère de la Justice ; archives départementales de l'Oise ; L'OURS office universitaire de recherche socialiste ; le Courrier de l'Oise ; recensement de la commune de Broquiers en 1936).(Confirmation par courrier avec monsieur Clément Weill-Raynal sur l'origine de son grand-père demeurant à Broquiers). (Sources : Ministère de la Justice-archives personnelles : Erick Franqueville, Broquiers, Oise