Bailleul-sur-Thérain

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Bailleul-sur-Thérain
Place Maurice-Segonds.
Place Maurice-Segonds.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Mouy
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Beauvaisis
Maire
Mandat
Béatrice Lejeune
2014-2020
Code postal 60930
Code commune 60041
Démographie
Population
municipale
2 055 hab. (2014)
Densité 216 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 10″ nord, 2° 13′ 22″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 138 m
Superficie 9,5 km2
Localisation

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Bailleul-sur-Thérain

Bailleul-sur-Thérain est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Bailleul-sur-Thérain.
Vue aérienne de Bailleul-sur-Thérain.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Froidmont, situé au pied du Mont César où fut érigée l'abbaye de Froidmont, est un hameau de Bailleul-sur-Thérain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune disposait, de 1886 à 1939, d'une halte sur la ligne de Rochy-Condé à Soissons .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Nivillers [1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Mouy

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes Rurales du Beauvaisis (CCRB), créée le .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[2], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté d’agglomération du Beauvaisis et de la communauté de communes rurales du Beauvaisis, de manière à créer un nouvel EPCI rassemblant 44 communes pour 93 341 habitants[3]. Malgré les réticences du président de la CCRB[4], le schéma est entériné[5],[6].

La fusion prend effet le , et la commune est désormais membre de la communauté d’agglomération du Beauvaisis (CAB).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Bailleul-sur-Thérain.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 avril 2004[7] Yves Rome PS Professeur de collège
Député de l'Oise (1re circ.) (1997 → 2002)
Conseiller général de Nivillers (1988 → 2015)
Président du conseil général (2004 → 2015)
Président de la CC rurales du Beauvaisis (2001 → 2014)
Démissionnaire à la suite de son élection de président du Conseil général
mars 2004[8] 2014 Gratien Carrère PS  
mars 2014 en cours
(au 3 août 2016)
Béatrice Lejeune[9] PS Vice-présidente de la Communauté d'agglomération du Beauvaisis (2017 → )

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

écoquartier

La commune est à l'initiative de la création en 2016 d'un écoquartier, baptisé « l'Entre-deux-Monts » sur une ancienne friche industrielle de 5 hectares où était exploitée une carrière, comprenant un foyer d'accueil spécialisé pour les autistes adultes, et dont la première tranche est constituée de 29 maisons, sur un total programmé de 143 logements[10].

Ville fleurie


Trois fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 055 habitants, en diminution de -1,11 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
737 730 791 707 721 710 687 665 668
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
659 680 694 709 713 695 641 732 663
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
717 670 725 654 680 688 642 676 745
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
927 1 150 1 212 1 523 1 567 1 753 1 991 2 078 2 055
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 18,4 %).
Pyramide des âges à Bailleul-sur-Thérain en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
3,8 
75 à 89 ans
7,4 
12,0 
60 à 74 ans
10,6 
20,8 
45 à 59 ans
20,4 
21,4 
30 à 44 ans
22,5 
19,6 
15 à 29 ans
16,9 
22,4 
0 à 14 ans
21,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Petite enfance[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en 2016 d'une double structure d'accueil des petits enfants[17] :

  • les nourrissons dans une crèche de 20 berceux ;
  • les enfants de 18 mois à 3 ans dans un « jardin passerelle », ayant une capacité de 10 places et organisé en lein avec l'école maternelle ;

Ces deux structures sont aménagées à côté de la bibliothèque et de l'école[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bailleul-sur-Thérain compte deux monuments historiques sur son territoire :

  • Site gaulois puis gallo-romain, oppidum gaulois et camp de César (inscrit monument historique par arrêté du 22 octobre 1979[19]) : Le camp de César[20] a peut-être été le chef-lieu des Bellovaques, avant leur transfert à Beauvais.
  • Château de Bailleul-sur-Thérain (façades et toitures du bâtiment principal à l'exclusion de la poterne d'entrée avec ses deux tours, façades et toitures des communs, grille d'entrée inscrites monument historique par arrêté du 19 avril 1961[21]) : Le château est cité dès le XIIIe siècle. Remanié aux siècles suivants, il abrite pendant un temps le petit séminaire africain de la mère Anne-Marie Javouhey.
Article détaillé : Château de Bailleul-sur-Thérain.

On peut également noter :

L'église de Bailleul-sur-Thérain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  3. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  4. « Communauté de communes rurales du Beauvaisis : vers un mariage forcé ? : Le préfet et la commission départementale ont choisi de rattacher la CCRB à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis », L'Observateur de Beauvais, no 926,‎ , p. 14 « A priori, le préfet et la commission départementale ont choisi de la rattacher à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis. Ce qui n’est pas forcément du goût de Jean-François Dufour, son président (PS), furieux de perdre son indépendance pour si peu. Peu pressé, semble-til, d’effectuer ce mariage forcé, il a cependant pris quelques contacts, notamment avec la communauté voisine du Clermontois, à la surprise de quelques élus de la CCRB qui pensent que le bassin de vie breslois se tourne plus naturellement vers le Beauvaisis. «J’ai eu la surprise d’apprendre que le Clermontois réfléchissait à un rapprochement avec… la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis» a-t-il déclaré ».
  5. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. Patrick Caffin, « Beauvaisis : une fusion qui manque de dynamisme mais qui se prépare », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « C’est dommage que le préfet n’ait pas été plus dynamique pour mettre la pression afin que davantage de communes fusionnent. Il y en a 8 autour de Crèvecœur-le-Grand qui sont candidates pour nous rejoindre. Nous estimons que pour exister et résister en termes de projets dans la nouvelle grande région, il faut atteindre au minimum 100 000 habitants. Avec ces communes, nous les aurions. Avec la CCRB, nous y sommes presque (NDLR : 93 000 habitants). » Mais ce ne sera que partie remise puisqu’après 2017, les communes pourront faire acte de candidature pour rallier l’entité qu’elles souhaiteront ».
  7. F.H., « Qui va succéder à Yves Rome à la mairie », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  8. « Gratien Carrère succède à Yves Rome », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. « Béatrice Lejeune a été élue maire. Son prédécesseur Gratien Carrère reste conseiller municipal », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3284,‎ (ISSN 1144-5092)
  10. « Bailleul-sur-Thérain : le premier écoquartier labellisé en zone rurale », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  11. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Évolution et structure de la population à Bailleul-sur-Thérain en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  17. « Portes ouvertes au jardin passerelle et à la crèche de Bailleul-sur-Thérain », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  18. Patrick Caffin, « Bailleul-sur-Thérain innove encore, cette fois pour l’accueil des enfants », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « La grande fierté de la municipalité reste l’ouverture du jardin passerelle. « C’est un projet qui nous tenait à cœur, confirme Béatrice Lejeune. Les enfants multiplieront les contacts avec les élèves de la petite section de maternelle. Nous avons passé une convention avec l’Éducation nationale pour avoir cinq temps communs et travailler sur la motricité, la lecture et la musique. L’espace jeux sera le même et ils feront les activités natures (poulailler, jardinage) ensemble ».
  19. « Oppidum gaulois et camp de César », notice no PA00114493, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. L'expression camp de César désigne généralement un établissement de l'age de fer (gaulois), voire médiéval.
  21. « Château », notice no PA00114492, base Mérimée, ministère français de la Culture.