Fouilleuse

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Fouilleuse
Image illustrative de l'article Fouilleuse
Blason de Fouilleuse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Clermontois
Maire
Mandat
Arnaud Petitprez
2014-2020
Code postal 60190
Code commune 60247
Démographie
Population
municipale
120 hab. (2012)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 46″ N 2° 32′ 15″ E / 49.4294444444, 2.537549° 25′ 46″ Nord 2° 32′ 15″ Est / 49.4294444444, 2.5375  
Altitude Min. 105 m – Max. 156 m
Superficie 2,91 km2
Localisation

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Fouilleuse est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

Le village de Fouilleuse est situé à 65 km au nord de Paris, 33 km au nord-est de Beauvais, 21 km au nord-ouest de Compiègne et à 55 km au sud d'Amiens[Note 1].

Communes limitrophes de Fouilleuse
Noroy Cernoy
Fouilleuse Bailleul-le-Soc
Maimbeville Épineuse

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend entre 105 et 156 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le village (mairie) se trouve à 147 mètres d'altitude. Le point le plus bas se situe au fond d'un vallon situé dans le prolongement de la fosse Monet, à 105 mètres au-dessus du niveau de la mer, à la limite communale de Maimbeville, au sud du territoire. Le point le plus élevé se trouve à la limite communale avec Noroy proche du lieu-dit « la Petite Montagne »[1]. Le territoire, forme irrégulière, il donne naissance à plusieurs vallons descendant vers le midi (fosse Monet, vallée des chats-huants)[2]. Les cailloux sont accumulés au fond d'une couche de diluvium argileux, roux ou brunâtre, compacte, dans le voisinage de la roche crayeuse aux approches du village[3]. Des limons de plateaux se sont formés dans le sol[4]. La commune se trouve en zone de sismicité 1[5].

Hydrographie et eau potable[modifier | modifier le code]

La commune ne possède aucun cours d'eau sur son territoire. Deux mares, à l'origine au nombre de trois, se trouvent dans le village le long de la D532. Un château d'eau se trouve au nord du chef-lieu et une station d'épuration au nord-ouest. La formation du relief vallonné au sud de la commune montre toutefois une ancienne présence d'eau sur le territoire[1]. La commune ne se situe pas au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Trois routes départementales traversent le territoire communal : la route départementale 101, route départementale de Bulles à Estrées-Saint-Denis, traverse le nord du territoire sans traverser le village. La D532, route départementale reliant Saint-Aubin-sous-Erquery à la commune, rejoint la D101 au nord du chef-lieu. Celle-ci le traverse par les rues du vieux-moulin et des vignettes. La D37, route départementale de Clermont à Gournay-sur-Aronde passe longe la limite communale puis croise la D101[1]. La gare la plus proche est celle d'Estrées-Saint-Denis à 7,6 km à l'est[7], sur la ligne d'Ormoy-Villers à Boves. La gare de Clermont-de-l'Oise, sur la ligne Paris-Nord - Lille, se situe à 10,5 km au sud-ouest[8]. La commune est desservie par le réseau Kéolis Oise du conseil général de l'Oise par quatre lignes de transports scolaires rejoignant les établissements secondaires de l'agglomération de Clermont par un unique arrêt situé dans le village[9]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie la commune à l'école primaire d'Avrigny[10]. L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 31 km à l'ouest[11]et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se situe à 48 km au sud-est[12]. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en commun. La variante des circuits balisés no 8 et no 9 du GEP Centre Oise traverse une petite partie de la commune. Arrivant de l'ouest, les deux itinéraires rejoignent le moulin de Fouilleuse puis fait demi-tour avant de rejoindre les communes alentours[13].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les espaces bâtis, qui couvrent 8.8 hectares pour 3% de la surface communale, le territoire se compose à plus de 92% de cultures, à 2.4% de vergers et prairies (7 hectares) et les terrains nus 0.4 hectare. Les espaces boisés regroupent 6 hectares (2.3% de la superficie), dont les quelques parcelles se situent sur les coteaux de la Fosse Monet ou de la Vallée des Chats-Huants[14],[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat se concentre uniquement dans le chef-lieu de Fouilleuse. Les lieux-dits sont les suivants : Grand Champ, l’Épinette, Chemin Blanc, Derrière éloge (partagé avec la commune de Bailleul-le-Soc), Chemin du Tiers Pot, Fosse Ury, les Cinq Muids, Champ Haquin, le Tremble et les Vignettes[1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

En 1890, le village se composait de 23 maisons réparties en deux rues, la Grand'rue et la rue de l'église[a 1]. Aujourd'hui, le village compte une trentaine d'habitations réparties en quatre rues.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'une des premières formes du nom de la commune, « Foliosae » (1173) est un adjectif féminin, variante attestée de feuilleuse. Ce terme dérive du latin folia (feuille) qui, par extension, a pris le sens de « bois », avec le suffixe collectif latin -osœ. Fouilleuse a été nommée ainsi à cause de sa naissance au milieu de l'un de ces grands espaces boisés qui couvraient alors le pays[b 1].

Voici la liste des différents de noms de la commune[a 1],[b 1] : « Foliosae » ou « Fouillouses » en 1173, « Folloses » en 1186, « Foilleuses » en 1190 et 1198, « Feulleules » en 1197, « Fouilleusæ » ou « Foillouse » en 1201, « Foilloses » en 1206, « Filiosa » vers 1230, « Foulleuses » en 1240, « Feulleuses » en 1255, « Folleuses » en 1275, « Fouleuzes » en 1284, « Foulleuse » en 1303 ainsi que « Fouilleuze » en 1597 puis le toponyme actuel de « Fouilleuse ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L'origine du village de Fouilleuse est très ancienne. Dès l'époque du Néolithique, son territoire était déjà occupé par des hommes, comme en témoigne les outils de pierre trouvés lors de travaux agricoles. Par la suite, Celtes et Gaulois ne laissèrent aucune trace et ce n'est qu'à partir du XIIe siècle que son histoire commence à être connue. Fouilleuse resta dans son cadre forestier jusqu'à la moitié du XIe siècle[b 1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le territoire était boisé pour la plus grande partie au XIIe siècle. De 1150 à 1200, il fut défriché par les religieux d'Ourscamp[a 2], auxquels Raoul, dit le Roux, comte de Clermont et seigneur de Breteuil avait concédé en 1173 l'investiture d'un bois situé entre Fouilleuse et Cressonsacq[b 1]. La seigneurie de Fouilleuse appartenait au XIIe siècle à une famille qui en portait le nom : en 1191, Evrard était seigneur de Fouilleuse. Son fils Roger, chevalier, est mentionné des titres de 1201 et 1233, en 1275, Simon, puis Thibaut en 1281, son seigneurs de Fouilleuse et chevaliers[a 1]. En 1284, Robert, comte de Clermont donna à Thibault de Fouleuzes, chevalier, à cause de loyaux services, le bois qu'il possédait à Breuil-le-Sec, appelé bois de Gaaingni[b 2]. Du 21 mai 1358 au 24 juin de la même année, l'Oise, et tout particulièrement le Clermontois, fut le théâtre d'une révolte de paysans, connue sous le nom de Jacquerie. Privés pour un temps de leur chef Guillaume Carle, qui menait avec une partie de ses troupes une expédition contre le château d'Ermenonville, ceux des Jacques qui étaient restés dans le Beauvaisis cherchèrent des hommes capables de les commander. C'est ainsi qu'ils sollicitèrent un habitant de Fouilleuse, Nicolas Dufour dit Melin[15]. Celui-ci ayant refusé, ils le menacèrent, pour le décider, de lui couper la tête et d'incendier sa maison. Ainsi enrôlé, Nicolas Dufour chevaucha en leur compagnie pour aller attaquer Mello. Mais, s'il faut l'en croire, il s'échappa dès qu'il en eut l'occasion. La révolte terminée, les nobles, animés d'une haine farouche, se montrèrent impitoyables dans la répression, se jetant sur tous les lieux habités et les incendiant, poursuivant et traquant les gens épouvantés, qu'ils aient ou non pris une part active à la rébellion. Nicolas Dufour dut, pour sauver sa vie, aller vivre avec sa femme dans des lieux cachés. Pour mettre fin à cet esprit de revanche, l'autorité royale intervint et accorda des lettres de rémission qui faisaient grâce à tous ceux qui purent prouver qu'ils avaient été entraînés par force ou par peur. Ce fut le cas pour Nicolas Dufour[b 3]. En 1373, Philippe de Fouilleuse, écuyer, tient du château de Clermont un fief à Fouilleuse et un autre à Soutraine. Simon de Fouilleuse, écuyer, vassal de Jean Ier de Bourbon, comte de Clermont, suivit son suzerain dans les courants des Armagnacs en 1411 au siège de Saint-Cloud. Cette ville ayant été reprise par les Bourguignons, Simon, s'en retournant dans ses terres, fut fait prisonnier par le capitaine de Compiègne, mais obtint bientôt sa grâce au roi. C'est le fils de Simon, Guillaume, dit « le Bègue », qui, ayant épousé en 1420 Marie de Boves, héritière de Flavacourt dans le Vexin français, fut tige de la famille Fouilleuse-Flavacourt, qui ne s'éteignit qu'en 1762. Antoinette, dame de Fouilleuse, épousa vers 1463 Aubert de Ravenel, seigneur de Porquéricourt et de Rantigny, et lui apporta en dot la terre de Fouilleuse. En 1482, Christophe de Ravenel, leur fils aîné l'eut en partage. La famille des Ravenel conserva cette terre pendant plus d'un siècle[a 3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Fouilleuse, carte de Cassini.

En 1599, Fouilleuse passa dans la maison des Conflans, par le mariage de Madeleine, fille de Claude de Ravenel, avec Antoine de Conflans, seigneur de Saint-Rémy, et demeura dans cette famille jusqu'en 1692, où cette seigneurie fut achetée par Antoine de Belleval, mais elle ne tarda pas à revenir aux mains des Conflans. Au milieu du XVIIIe siècle, la seigneurie de Fouilleuse était à Louis de Conflans, marquis d'Armentières, lieutenant général des armées du roi. En 1773, elle fait retour à Belleval, et en 1785, par alliance au comte de Franclieu, qui était seigneur au moment de la Révolution[a 3]. En 1775 Antoine II de Belleval parrainait la cloche de l'église de Bailleul-le-Soc[b 4]. La mairie possède une armoire en chêne, à deux battants, avec corniche horizontale de style transition entre Louis XIV et Régence. Elle fut offerte en 1732 à la paroisse d'Ivillers (Villeneuve-sur-Verberie) par le prieur des lieux. La raison de sa présence dans la mairie de Fouilleuse est inconnue[b 5]. La cure de Saint-Nicolas de Fouilleuse était à la nomination de l'évêque de Beauvais : le curé avait les grosses dîmes de la paroisse et la jouissance d'un presbytère légué par Antoine Delacourt, curé du lieu. Le total de ces revenus était évalué, en 1789, à 1500 livres[a 4].Le 8 mars 1789, les habitants de Fouilleuse réclamèrent, dans leurs cahiers de doléances, l'égalité devant l'impôt du clergé, de la noblesse et du tiers-état, la suppression de la gabelle et des aides, le payement des impôts, moitié par le propriétaire et moitié par le fermier; ils exposaient que le territoire peu étendu de leur paroisse était endommagé par « les grandes bêtes », qui venaient des capitaineries voisines se réfugier dans les petits bois environnants. Les députés de la paroisse, à l'assemblée du bailliage de Clermont, furent : Jean Coutellier et Pierre Lambert, syndicaliste[a 2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au mois de mai 1791 le compte de Franclieu émigra avec sa famille et rejoignit à Worms le Prince de Condé qui en fit un aide de camp. En prairial An II (mai-juin 1794) les biens que possédait à Fouilleuse le comte de Franclieu, comprenant un corps de ferme, 47 mines de bois et un moulin à vent furent confisqués et vendus comme biens nationaux. Le revenu annuel que le comte de Franclieu tirait de ses biens à Fouilleuse s'élevait à 5760 livres. La ferme et 470 mines furent adjugés ensemble. Le reste fut divisé en 120 lots, ce qui permit à bon nombre d'habitants de se rendre acquéreurs d'une partie des biens de leur ancien seigneur. En avril 1801, à la suite du licenciement de l'armée du Prince de Condé, le comte de Franclieu revint avec sa famille en France. À plusieurs reprises, an IX et an X, il sollicita sa radiation de la liste des émigrés, ainsi que celles de ses enfants et des autres personnes de sa famille qui pourraient se trouver prévenues d'émigration. Sa demande fut apostillée par le citoyen Joseph Bonaparte qui veut bien marquer au citoyen Franclieu beaucoup d'amitié, et voulait bien de porter caution de sa moralité. Le dernier seigneur de Fouilleuse se retira à Airaines où il mourut le 18 pluviôse an XII (8 février 1804). À l'origine, la paroisse de Fouilleuse relevait, pour le spirituel, de l'archidiaconé de Breteuil. Sur le plan de l'administration civile, Fouilleuse était comprise dans l'élection de Clermont-en-Beauvoisis, institué en 1483. En 1790, quand la France fut divisée en départements, Fouilleuse forma avec Bailleul-le-Soc et Maimbeville le canton de La Neuville-Roy, compris dans le district de Clermont. Le 23 vendémiaire an X, un arrêté du gouvernement réduisit à 18, le nombre de cantons de l'arrondissement de Clermont. Le canton de La Neuville-Roy fut supprimé, Fouilleuse se retrouva englobé dans un nouveau canton avec Bailleul-le-Sco pour chef-lieu. Quelques mois plus tard, le 26 ventôse an XI, les consuls prenaient un nouvel arrêté qui supprimait le canton de Bailleul-le-Soc. Fouilleuse fut incorporée au canton de Clermont. Au début du XIXe siècle, il y avait à Fouilleuse, comme dans toutes les communes de l'Oise, une école primaire publique[b 6]. La commune fut rattachée à celle de Maimbeville de 1828 à 1834[a 1]. Un télégraphe aérien fut établi jusqu'en 1853 à quelques centaines de mètres au nord-ouest du village, au lieu-dit « le Moulin de Fouilleuse » : ce point, à 150 mètres d'altitude, situé à l'extrémité d'une croupe, domine toute la région environnante. L'aspect y avait,selon Louis Graves, plus d'étendue qu'au télégraphe de Clermont. En 1853, tout le matériel télégraphique fut vendu, et le bâtiment sur lequel était placé le télégraphe ne tarda pas à être démoli. Ce poste correspondait au sud avec celui d'Agnetz (ou Clermont) et au nord avec ceux de Belloy et de Boulogne-la-Grasse[a 4]. Trois mares fournissaient l'eau en bétail. Dans les années de sécheresse, lorsque ces mares sont à sec, les habitants s'approvisionnaient d'eau à Cernoy. Un seul puits public, situé au centre de la commune, profond d'environ 100 mètres, fournissait une bonne eau potable[a 1]. Depuis le XIXe siècle, elle subit un exode rural important et une restructuration des finages. La principale culture est celle de la betterave et depuis peu du lin et du soja.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1940[b 7].
Période Identité Étiquette Qualité
1940 1979 Eugène Rabbé    
1979]] juin 2011 Jean Rabbé DVD Agriculteur
Décédé en fonction[16]
juin 2011 à ce jour Arnaud Petitprez   Fonctionnaire
Réélu pour le mandat 2014-2020[17]
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle française de 2002, Fouilleuse fut la quinzième commune de France à avoir voté le plus pour Jean-Marie Le Pen. Son score dans la commune fut de 53,85 %[18]. Mais les maires sont sans étiquette.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 120 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
108 100 109 107 107 106 106 92 94
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
100 92 91 92 85 86 70 69 84
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
78 74 68 58 56 56 72 60 34
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 -
24 37 61 68 77 103 116 120 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (8,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 38 %, 45 à 59 ans = 10 %, plus de 60 ans = 12 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 35,8 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 30,2 %, 45 à 59 ans = 9,4 %, plus de 60 ans = 5,7 %).
Pyramide des âges à Fouilleuse en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
6,0 
75 à 89 ans
1,9 
6,0 
60 à 74 ans
3,8 
10,0 
45 à 59 ans
9,4 
38,0 
30 à 44 ans
30,2 
18,0 
15 à 29 ans
18,9 
22,0 
0 à 14 ans
35,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Nicolas : L'église, reconstruite en 1644, est une petite construction en moellons, couverte en tuiles. Le clocheton seul est couvert d'ardoises, l'intérieur est plafonné[a 4]. Elle se trouve contiguë au cimetière. Bien qu'apparemment il n'y ait aucune contrainte de terrain, le bâtiment est anormalement orienté Nord-Est et non pas Est comme le sont généralement les églises de cette époque. Aussi peut-on supposer qu'elle ait été construite à l'emplacement d'une ancienne construction ou à partir d'un bâtiment existant. Peut-être un prieuré, celui des moines cisterciens, qui œuvrèrent sur la commune au XIIe siècle, ou celui d'une communauté religieuse. L'une des rues de la commune porte en effet le nom de Scholastique (ou Scolastique), sœur de saint Benoît de Nursie qui fonda la branche féminine des Bénédictins. À gauche en entrant, les fonts baptismaux, sculptés dans une pierre assez dure, datent probablement du XIIe siècle. Ils sont donc plus anciens que l'église actuelle, et pourraient être ceux de l'église précédente. Au mur, toujours sur la gauche, une plaque gravée, en pierre, rappelle la donation faite à la fabrique de Fouilleuse, le 17 mai 1560, par Claude Mahé, curé du village. Aux murs, encadrant l'autel, sont accrochées quatre toiles peintes, datées et signées Picard ou François Picard à Clermont : une Annonciation (1764), la Transfiguration du Christ (1763), une Assomption (1763) et une peinture de la Cène (1768-1769). On remarquera également deux vitraux du XIXe siècle : la légende de saint Nicolas se trouve dans la baie axiale du chœur. On signalera encore un bâton de procession représentant saint Nicolas[b 8]. Une poutre de gloire, des XVIIIe et XIXe siècles, y est classée monument historique[23].
  • Ancien moulin : En 1672, un moulin à vent fut construit à Fouilleuse sans doute par la famille Conflans qui en possédait alors la terre. Il cessa de fonctionner en 1778. La tour en pierre, située un peu en dehors du village, à une altitude de 154 mètres par rapport au niveau de la mer, existe toujours. Réduite à l'état de ruine, sa restauration fut entreprise en juin 1996, grâce à Mr.Rabbé, ancien maire de la commune. Les travaux furent terminés l'année suivante. Il y a maintenant au sommet de la tour du moulin une table d'orientation qu'il est possible de visiter en prenant rendez-vous auprès de la mairie de Fouilleuse[b 9],[24].
  • Le château d'eau : sur celui-ci est représenté une une fresque de paysage agricole.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
Armes de Fouilleuse

Les armes de Fouilleuse se blasonnent ainsi :

De gueules papelonné d'argent entre-semé de trèfles renversés du même, au franc-quartier de sable chargé d'une tour d'or coulissée, ajourée et maçonnée du champ

Le blason des Fouilleuse est fait d'une facture assez rare le papelonné (si on excepte la Famille Champenoise des Angures). Les seuls seigneurs comportant les mêmes armes sont les Ronquerolles (Val d'Oise) du nom d'une commune située près de Chambly. Il semble que les Armes des Fouilleuse soient une Brisure du franc-quartier avec en surcharge un Roc d’Échiquier, un annellet, une étoile (ou molette d’Éperon) et un écusson. D'autres familles recensées dans le comté de Clermont en 1375 portaient d'autres brisures (Béronne, Erquinvillers, Crapin, Noroy, qui possédaient un lion à deux faces, un chevron, et une bordure.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et Ernest Roussel, Clermont et ses environs, Le Livre d'Histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France »,‎ 1890, 159 p.
  • André Dessaint, Comptes-rendus et mémoires de la Société archéologique et historique de Clermont-en-Beauvaisis, tome XXXIX, Imprimeries réunies de Senlis,‎ 1999, 252 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 5 avril 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et Ernest Roussel, Clermont et ses environs, Le Livre d'Histoire,‎ 1890, 160 p.
  1. a, b, c, d et e p. 126
  2. a et b p. 128
  3. a et b p. 126 et 127
  4. a, b et c p. 127
  • André Dessaint, Comptes-rendus et mémoires de la Société archéologique et historique de Clermont-en-Beauvaisis : Fouilleuse, un peu de son histoire : son télégraphe, son moulin, Clermont, Imprimeries réunies de Senlis,‎ 1999, 252 p., p. 163 à 187
  1. a, b, c et d p. 163
  2. p. 164
  3. p. 164 et 165
  4. p. 169
  5. p. 179
  6. p. 171-172
  7. a et b p. 180
  8. p. 181, 182 et 184
  9. p. 173, 174 et 177

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Carte 1/15 000e sur Géoportail.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 117
  3. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 13
  4. Claude Teillet, Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, page 14, Office d'édition du livre d'histoire
  5. « Risques naturels majeurs : Fouilleuse », sur macommune.prim.net (consulté le 1er octobre 2013)
  6. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 1er octobre 2013)
  7. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Fouilleuse à Estrées-Saint-Denis », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 1er octobre 2013)
  8. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Fouilleuse à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 1er octobre 2013)
  9. « Transports en commun à Fouilleuse (carte, lignes et arrêts) », sur Oise mobilité (consulté le 1er octobre 2013).
  10. « Navette de regroupement pédagogique intercommunal », sur Oise mobilité (consulté le 10 octobre 2013).
  11. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Fouilleuse à Tillé (60) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 1er octobre 2013)
  12. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Fouilleuse à Roissy-en-France (95) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 1er octobre 2013)
  13. 14 Randonnéees en Centre Oise, GEP Centre Oise, description pages 15/17 et carte page 16.
  14. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune de Fouilleuse », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 7 octobre 2014)
  15. Melin, signifiant en ancien français « couleur du miel, jaunâtre ». C'était un dérivé du miel
  16. Céline Sol, « Le village de Fouilleuse en deuil : Le maire Jean Rabbé est décédé », Le Bonhomme picard, no 3136,‎ 8 juin 2011, p. 6
  17. « Fosseuse », Cartes de France (consulté le 1er septembre 2014)
  18. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/resultats/presidentielle/presidentielle-2002
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012
  21. « Évolution et structure de la population à Fouilleuse en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  23. « Poutre de Gloire », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Le moulin de Fouilleuse », sur moulin-à-vent.net (consulté le 2 octobre 2013)