Le Hamel (Oise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Hamel.
Le Hamel
Image illustrative de l'article Le Hamel (Oise)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Jean-Jacques Adoux
2014-2020
Code postal 60210
Code commune 60297
Démographie
Population
municipale
171 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 53″ nord, 1° 59′ 34″ est
Altitude Min. 129 m
Max. 189 m
Superficie 7,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Le Hamel

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Le Hamel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Hamel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Hamel

Le Hamel est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village agricole du Plateau picard, situé sensiblement à mi-distance d'Amiens et de Beauvais, desservi par la route reliant Grandvilliers à Crèvecœur-le-Grand.

Hameau[modifier | modifier le code]

  • Rieux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Grez a été détaché du Hamel pour former une commune autonome en 1832. À l'inverse, le Petit Cempuis a été réuni au Hamel en 1886.

La légende du Sire de Créquy[modifier | modifier le code]

Dans l'église Notre-Dame du Hamel classée monument historique, se trouvent d'énormes chaînes, pendues au plafond devant des tableaux relatant la légende du sire de Créquy.

Cette légende est ainsi relatée par Jacques Cambry, premier préfet de l'Oise, dans son ouvrage Description du Département de l'Oise (1803) : « Francois Ier, prisonnier de Charles-Quint après la bataille de Pavie, ne pouvoit payer la forte rançon que l'empereur exigeoit de lui ; M. de Créquy, qui ressembloit beaucoup à François Ier, lui proposa de se charger de ses chaînes : refus ; on insiste : Créquy obtient enfin la faveur qu'il sollicite. Charles-Quint, instruit de cette ruse, traite fort mal M. de Créquy ; il est chargé de chaînes énormes, et maltraité par ses geoliers : sa confiance en Notre-Dame-du-Hamel le tira de cette facheuse situation : il fut, par son intercession, miraculeusement transporté pendant la nuit de Madrid dans un champ voisin du Hamel. Un berger, surpris de voir ses moutons danser gaiement autour d'un homme à longue barbe, fort mal vêtu, chargé de chaînes, s'approche et le salue : Créquy l'interroge ; il apprend qu'il est sur les terres voisines de son château, où sa femme, qui le chérissoit, forcée par ses parents, qui le croyoient mort, de contracter une nouvelle alliance, devoit se marier le même jour. Avant d'entrer chez lui Créquy se prosterne aux pieds de la Vierge sa bienfaitrice, et dépose sur les marches de l'autel les chaînes dont le berger l'aida sans doute à se débarrasser. Il se rend au château : on refuse de le laisser parler à madame de Créquy ; il est enfin reçu en faisant présenter à sa femme un anneau sur lequel étoit gravé son portrait et celui de l'épouse qu'il adoroit ; sa barbe, ses cheveux hérissés, ses vêtements, le faisoient encore méconnoître ; il est forcé de lui parler d'une marque qu'elle avoit sur le corps et que seul il pouvoit connoître. On devine les transports des deux époux qui n'avoient jamais cessé de s'aimer. Créquy prend les habits d'un chevalier français ; il se rend à la cour, reproche au roi de l'avoir oublié dans les prisons de Madrid : ce prince s'excuse en lui proposant pour récompense ce qu'il voudroit lui demander : Je ne yeux, lui dit Créquy, qu'ajouter une fleur de lis à mes armes : Je vous en donne mille, lui dit François Ier. Depuis ce temps le lion des Créquy et le champ qui le renfermoit étoient couverts de fleurs de lis. »

D'autres racontent la même histoire, mais placée au temps des croisades.

Le pèlerinage à Notre-Dame du Hamel commémorait ce miracle.

Circonscriptions d'ancien régime[1][modifier | modifier le code]

Circonscriptions religieuses sous l'Ancien Régime : Paroisse : Notre-DameDoyenné : MontagneArchidiaconé : BrayDiocèse : Beauvais.

Circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime : Intendance (1789): ParisÉlection (1789) : BeauvaisSubdélégation : Amiens • Grenier à sel (1789): GrandvilliersCoutume : Amiens et ClermontParlement : ParisBailliage : Beauvais et Clermont Gouvernement : Île-de-France.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Michel Ladoubart    
mars 2008 en cours
(au 5 septembre 2014)
Jean-Jacques Adoux[2] FN[3] Chauffeur-livreur
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 171 habitants, en diminution de -1,16 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
965 1 008 1 012 975 931 398 389 358 352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
321 288 297 259 257 233 189 199 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
167 140 140 118 116 132 122 135 152
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
144 139 145 143 113 127 175 169 171
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,6 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 14,9 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 14,9 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 19,3 %).
Pyramide des âges à Le Hamel en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,7 
75 à 89 ans
5,7 
9,2 
60 à 74 ans
13,6 
24,1 
45 à 59 ans
19,3 
14,9 
30 à 44 ans
19,3 
18,4 
15 à 29 ans
18,2 
27,6 
0 à 14 ans
23,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame, siège d'un ancien pèlerinage rappelant le miracle du sire de Créqui. La nef, la chapelle et les fonts baptismaux en pierre sont du XIIIe siècle. Le chœur, bien plus haut que la nef, les vitraux et fresques murales sont du XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. SOURCE : Robert Lemaire, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire démographique et démographique - Département de l'Oise, Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris, 1976
  2. Le réveil du 27 mars 2008
  3. Nolwenn Le Blevennec et Audrey Cerdan, « Municipales : voici les onze maires lepénistes de France », Rue89,‎ (lire en ligne)
  4. « Hamel », Cartes de France (consulté le 5 septembre 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Le Hamel en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)