Bacouël

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Bacouël
Vue aérienne de Bacouël et de la gare de Breteuil-Embranchement.
Vue aérienne de Bacouël et de la gare de Breteuil-Embranchement.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
Dominique Cordelle
2014-2020
Code postal 60120
Code commune 60039
Démographie
Gentilé Bacouëlois, Bacouëloises
Population
municipale
466 hab. (2014)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 10″ nord, 2° 23′ 12″ est
Altitude Min. 81 m – Max. 149 m
Superficie 5,48 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bacouel.fr/

Bacouël est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Bacouëlois et les Bacouëloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bacouël est une commune rurale picarde du Santerre, situé à 13 km à l'ouest de Montdidier et à 7 km à l'est de Breteuil.

La commune est constituée par deux hameaux distants d'un kilomètre environ, celui de Bacouël et celui de Breteuil-Embranchement où se trouve la gare de Breteuil-Embranchement et qui est desservi par la route départementale 930.

Le lieu-dit des Masures a donné son nom à l'une des rues du village et fait maintenant partie intégrante de la commune.

Bacouël se trouve au centre d'une dépression dont le fond argileux était jadis le passage d'une petite rivière que Louis Graves, dans son précis statistique sur le canton de Breteuil (Oise), arrondissement de Clermont (Oise)[1], note comme étant la Malvina, et qui rejoignait Rouvroy-les-Merles pour approvisionner la Noye, d'autres sources parlant du ru de Rouvroy (petit cours d'eau de Rouvroy-les-Merles).

Sur les hauteurs, au nord-est, l'on peut voir le bois Robinson où, selon une légende locale, des soldats allemands de la Première Guerre mondiale auraient été enfermés dans un ancien four à chaux.

À l'ouest, vers Tartigny, l'on peut apercevoir le bois du Quesnoy.

Bacouël compte de nombreuses mares dont quatre sont encore en fonction.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est appelée Bascoel en 1180[2].

Pour Bacouël deux explications toponymiques sont suggérées :

  • soit un nom gaulois Bascos+ialos "la clairière de Bascos" (Bascos prénom celte).
  • ou, plus vraisemblablement, du picard basche au sens de creuset ou de dépression dérivée du gaulois "bascauda" bassin[3].

La gentilé des habitants de Bacouël est Bacouëlois et Bacouëloise[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bacouël a été détachée de la commune de Chepoix par une loi du 19 juin 1865[4].

Les circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime étaient en 1789 : l'élection de Montdidier ; la coutume de Montdidier ; le bailliage de Montdidier ; l'Intendance d'Amiens ; le grenier à sel d'Amiens ; le Gouvernement de Picardie ; et le Parlement de Paris[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis sa création en 1867 du canton de Breteuil[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune rejoint le canton de Saint-Just-en-Chaussée.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[6], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[7], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[8].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[9], cette intercommunalité, dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [10].

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2003 Albert Mazand    
mai 2003 en cours
(au 27 juillet 2016)
M. Dominique Cordelle   Employé de banque
Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 466 habitants, en augmentation de 0,22 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
460 444 390 430 417 409 397 416 427
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
391 440 408 393 369 392 427 456 351
1982 1990 1999 2005 2010 2014 - - -
323 359 387 445 466 466 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,1 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 19,8 %) ;
  • 47,9 % de femmes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 20,6 %).
Pyramide des âges à Bacouël en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,5 
6,9 
75 à 89 ans
7,0 
12,5 
60 à 74 ans
13,1 
19,8 
45 à 59 ans
18,3 
21,1 
30 à 44 ans
21,6 
15,1 
15 à 29 ans
16,0 
24,1 
0 à 14 ans
23,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés jusqu'en 2016 au sein du regroupement pédagogique intercommunal qui rassemble les communes de Bacouël, Tartigny, le Mesnil-saint-Firmin, Rocquencourt, Sérivillers, Broyes et Plainville.

Ce RPI qui comptait 4 classes à Bacouël (maternelle moyenne et grande section, CP, CM1, CM2), une classe à Broyes (CE2, CM1), une classe à Plainville (CE1, CE2) et une classe à Tartigny (maternelle petite section) se transforme à la rentrée 2016 en regroupement pédagogique concentré, grâce à la construction à Bacouël de nouveaux locaux où tous les enfants seront accueillis. Cette école de 7 classes comprend également une restauration scolaire[18]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Image de ronds funéraires du même type, photographiés sur un autre site, à Conchil-le-Temple (Pas-de-Calais).
  • Chapelle Saint-Éloi : Au XVIIe siècle une chapelle à la dédicace de saint Éloi est érigée dans un champ, sur la commune. Lors de la fête patronale, le 1er décembre[19], la tradition voulait que les chevaux des environs fassent trois fois le tour de la chapelle avant d'être bénits par le prêtre, cela pour leur éviter de tomber malade[20].
  • Ronds funéraires : en 1960, Roger Agache découvrit sur le territoire de Bacouël deux ronds funéraires datant de la période gallo-romaine[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Breteuil, arrondissement de (Oise), Beauvais, Achille Desjardins, , 152 p..[réf. incomplète]
  2. a et b « Bacouël », Syndicat Mixte de l’Oise Picarde (consulté le 28 septembre 2010).
  3. Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie, Bonneton, (ISBN 2862532657), p. 32
  4. « Loi qui érige en commune la section de Bacouel, distraite de la commune de Chépoix (Oise) », Bulletin des Lois, no 1500,‎ , p. 761-762 (lire en ligne).
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  7. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  8. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  9. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  10. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17.
  11. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Quotidien Le courrier picard - édition Région d'Amiens du 5 avril 2008
  12. « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 18
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Bacouël en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  18. S.G., « Bacouël : les enfants vont découvrir leur nouvelle école », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3409,‎ , p. 24.
  19. Abbé Christian-Philippe Chanut, « Saint-Éloi », sur Missel (consulté le 29 septembre 2010).
  20. Guide de la Ligne du Nord, de Paris à Cologne et de Paris à Londres avec tous les embranchements, Paris, Paulin et Le Chevalier, (lire en ligne), p. 21-22.
  21. « L'archéologie aérienne dans la France du Nord : Historique - Les fous volants », sur ministère de la Culture (consulté le 22 janvier 2013).