Boran-sur-Oise

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Boran-sur-Oise
Image illustrative de l'article Boran-sur-Oise
Blason de Boran-sur-Oise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Chantilly
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise
Maire
Mandat
Jean-Jacques Dumortier
2014-2020
Code postal 60820
Code commune 60086
Démographie
Gentilé Boranais
Population
municipale
2 139 hab. (2014)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 00″ nord, 2° 21′ 34″ est
Altitude Min. 24 m – Max. 103 m
Superficie 11,25 km2
Localisation

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Boran-sur-Oise

Boran-sur-Oise est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Boranais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Péniche sur l'Oise près du pont de Boran.

Boran-sur-Oise est située au sud du département de l'Oise, à la limite du Val-d'Oise, sur la rive droite de l'Oise, à une distance orthodromique de 35 km au nord de Paris, et non loin de l'unité urbaine de Persan - Beaumont-sur-Oise[2].

Le bourg est bâti à un endroit où la vallée de l'Oise est relativement large, en plaine, à une altitude variant entre 30 m et 40 m, alors que le point le plus bas de la commune est à 24 m. Près du bourg, le terrain monte très progressivement vers le plateau de Thelle, alors que les coteaux sont plus abrupts vers le nord, en s'approchant de Précy-sur-Oise. Le point culminant, à 103 m, se situe à l'extrémité nord-ouest du territoire communal, sur le plateau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Boran-sur-Oise compte sept communes limitrophes, dont deux appartiennent au département du Val-d'Oise : Bruyères-sur-Oise et Asnières-sur-Oise. Deux des communes limitrophes ne se situent pas dans la vallée de l'Oise : Crouy-en-Thelle et Morangles, situées en pays de Thelle tout comme Précy-sur-Oise[3].

Communes limitrophes de Boran-sur-Oise
Crouy-en-Thelle
Morangles
Précy-sur-Oise Gouvieux
Bruyères-sur-Oise Boran-sur-Oise Lamorlaye
Asnières-sur-Oise

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Les principaux axes routiers concernant Boran sont la RD 603 en provenance de Creil par la vallée de l'Oise, avec contournement du village par l'est, et la RD 924. Orientée dans un sens est-ouest, elle relie Senlis, Chantilly, Gouvieux, Boran et Chambly, respectivement Persan. Une route secondaire, la RD 118, relie Boran à Crouy-en-Thelle et Neuilly-en-Thelle au nord-ouest. Il n'existe pas de liaison routière directe vers le sud et la capitale.

L'Oise est franchie par le Pont de Boran, ouvrage départemental construit en 1946, et qui a été rénové en 2010 après 9 mois de fermeture[4].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Sur le plan des transports en commun, Boran est desservie par la Gare de Boran-sur-Oise (point d'arrêt non géré) situé sur la ligne de Pierrelaye à Creil, desservi en 2012 à raison d'un train toutes les heures en heure de pointe et un train toutes les deux heures en pleine journée. Aucun train direct vers Paris n'est proposé ; il faut changer de train à Persan-Beaumont[5].

En outre, Boran est desservie par une ligne d'autocars du réseau départemental Sud-Oise, la ligne n° 9 pour Chantilly par Gouvieux. Du lundi au vendredi, elle propose trois allers et cinq retours, ainsi que des renforts en période scolaire, y inclus le samedi. Le prix de l'aller-retour est de 3 euros[6]. À noter finalement la présence d'une halte nautique sur l'Oise, près du centre-bourg, récemment aménagée. Tout au sud, une écluse intercepte la rivière, sur une dérivation de l'Oise formant une île artificielle.

Milieux naturels et environnement[modifier | modifier le code]

Le chemin rural du Petit Morancy - GR 1A.

Boran est une commune membre du parc naturel régional Oise-Pays de France, créé par décret du 13 janvier 2004[7].

Le GR 1A traverse Boran, en provenance de Noisy-sur-Oise au sud, et à destination de Blaincourt-lès-Précy - Maysel pour liaison avec le GR 11A au nord.

Une petite partie du territoire communal se situe sur la rive gauche de l'Oise, à l'est ; s'y trouvent une zone de captage d'eau potable et le marais du Lys , classé ZNIEFF type 1 n° national 220013844 sur 287 ha[8], faisant également partie du site naturel inscrit de la vallée de la Nonette, créé par arrêté du 6 février 1970[9].

Le plateau est marqué par les grandes surfaces agricoles et la rareté des arbres, malgré la présence de quelques petits bois, dont la Remise des Chênes »entre dans une autre ZNIEFF type 1, « Bois des Bouleaux et Remise des Chênes (Vallée de la Bosse) », n° national 220013791[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu a été dénommé Baudrinum vers 670, Bellum Ramum en 1255, Bauvin vert vers 1510[11]. La commune, constituée lors de la Révolution française, prend le nom de Borangs en 1793, puis Boran en 1801, puis, ultérieurelent sa dénomination actuelle, Boran-sur-Oise[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen-Âge, une forteresse défendant la rive droite de l'Oise est démantelée à Morancy par Louis XI[11].

Un couvent, connu sous le nom de prieuré de Saint-Martin de Boran ou de Saint-Martin les Nonettes est détruit à la Révolution française[11].

La commune absorbe celle de Morancy entre 1795 et 1800[12].

Au XIXe siècle et au début du XIXe siècle, le village comptait deux moulins à vent, un moulin à eau sur la Thève, des ateliers de passementerie, un four à chaux, et, en 1934, neuf cafés[11].

Les ponts de Boran
Le pont suspendu de 1946.

Jusqu'au , la traversée de l'Oise à Boran se faisait par un bac en face du parc du château, un peu plus au nord.

Il a alors été remplacé par un pont suspendu en bois, suivant un projet en discussion depuis le début du XVIIIe siècle. La construction du pont avait été adjudiquée à Donatien Marquis, propriétaire à Chambly, qui obtint en contrepartie une concession lui conférant le droit de prélever des péages pendant une durée de quarante-neuf ans. Dès 1853, la lourde charpente du pont s'affaissait, et il a dû être démonté et reconstruit, avec remplacement des tiges de fer par des câbles. La mise en service de la voie ferrée et du chemin de halage avait par ailleurs engendré une diminution du trafic à travers le pont. Pendant la Guerre franco-allemande de 1870, le pont a failli disparaître à deux reprises. D'abord, le concessionnaire s'opposa à son démontage préventif ; puis, les Allemands, voulant le faire sauter, changèrent finalement d'avis. La perception des péages cessa le 1er avril 1890, après l'échéance de la concession, et le pont en bois fut remplacé par un pont en fer. Ce dernier n'a pas duré longtemps.

Démoli à titre préventif au début de la Première Guerre mondiale et remplacé par un nouveau pont définitif en 1926 seulement, le troisième pont fut détruit à son tour par les Français à l'approche des Allemands en juin 1940, puis par les Allemands peu avant la Libération de la France.

Le pont actuel a été construit en 1946. Ce quatrième pont suspendu, sans compter les ponts provisoires pendant les deux guerres mondiales, a dû être interdit à la circulation des poids lourds en 1995[13].

La plage du Lys

Au moment de l'instauration des congés payés par le Front populaire en 1936, la commune de Boran prit l'initiative de faire construire sur la berge de l'Oise un ensemble nautique destiné aux loisirs et à la détente. Une piscine est construite le long de la rivière, ainsi qu'un énorme tobbogan. La plage de Boran devint rapidement très populaire et fut assidument fréquentée, considérée comme l'une des plus belles plages fluviales par le guide touristique de l'Oise. Sa proximité relative d'avec la capitale en fit une destination de week-end appréciée, qui contribua au développement des commerces du village.

Depuis longtemps à l'abandon, le site a été racheté en 2005 par la commune, avec l'intention de lui redonner vie[14]. Les bâtiments en béton armé résolument modernes pour l'époque ont mal vieilli et tombent en ruines ; et rien ne s'est passé sur place depuis l'acquisition par la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Neuilly-en-Thelle[12]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est rattachée au canton de Chantilly

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes la Ruraloise, créée au , et qui avait pris la suite du SIVOM du Thelle.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[15], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de 59 626 habitants[16],[17].

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune et dénommée provisoirement Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001[11] avril 2004[19] André Lasbleis   Démissionnaire[20]
avril 2004[21] en cours
(au 2 avril 2014)
Jean-Jacques Dumortier   Directeur d'entreprise
Président de la CC la Ruraloise (2014 → 2016)
Vice-président de la CC du Pays de Thelle et Ruraloise (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[20]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 139 habitants, en augmentation de 1,76 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
781 751 844 824 764 756 787 789 790
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
783 794 770 766 725 754 736 748 797
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
796 757 843 966 985 1 040 989 1 019 1 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 474 1 579 1 606 1 968 2 141 2 123 2 140 2 099 2 139
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [24].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 13,7 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 20,5 %).
Pyramide des âges à Boran-sur-Oise en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
3,6 
75 à 89 ans
6,9 
9,8 
60 à 74 ans
12,9 
23,8 
45 à 59 ans
23,3 
20,6 
30 à 44 ans
20,7 
18,7 
15 à 29 ans
18,7 
23,2 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Économie[modifier | modifier le code]

En 2017, l'activité économique est constituée notamment par des entreprises de béton industriel, de fabrication de panneaux, de matériels pour l'industrie textile, la fabrication d'articles de sport.

Le tissu commercial est constitué, en 2017, par un bar-tabac, une supérette, un traiteur, deux boulangers, une pizzeria, un photographe, deux coiffeurs et une esthéticienne, une créatrice de bijoux, deux garages, une banque, une poste et une pharmacie[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Vaast, vue d'ensemble depuis le sud.
Communs et portail de la cour d'honneur du château.
Maison forte du XIIIe siècle de la ferme de Morancy.
L'ancienne plage fluviale du Lys.

Boran-sur-Oise compte quatre monuments historiques classés ou inscrits :

On ignore tout sur les origines de la paroisse, mais elle semble remonter au moins au VIIIe siècle, et l'église actuelle n'est donc pas la première construite sur le même lieu. Ses parties les plus anciennes datent de la période 1180 / 1230 et sont de style gothique primitif : il s'agit de la nef, qui n'a jamais été voûtée, et d'une partie des bas-côtés.
La façade avec son élégant portail est un peu plus récente, et la petite construction annexe à l'angle sud-ouest, considérée comme l'ancienne chapelle des fonts baptismaux, a peut-être été ajoutée après coup. Les grandes arcades de la nef avec leurs piliers monocylindriques surmontés de gros chapiteaux de crochets sont d'un bel effet, mais l'église se distingue notamment par son chœur-halle rectangulaire, et la façon particulière dont il se raccorde à la nef : son vaisseau central étant moins large que celle-ci, les grandes arcades butent à leur fin contre les arcades occidentales du chœur, au lieu de retomber sur les tailloirs de chapiteaux.
L'ensemble du chœur comporte trois vaisseaux de deux travées, et a été bâti à l'emplacement du chœur du XIIe siècle, pendant une période comprise entre 1480 et 1550. Les remarquables réseaux flamboyants des fenêtres du chevet pourraient remonter à la fin du XVe siècle, alors que les chapiteaux annoncent déjà la Renaissance et parlent en faveur d'une date au second quart du XVIe siècle : tout n'a apparemment pas été construit en même temps.
Le vitrail de la Passion du Christ daterait de 1535. L’impressionnant clocher avec sa flèche de pierre cumulant à une hauteur de 49 m porte le style de la même époque ; c'est l'une parmi seulement trois flèches du XVIe siècle sur la rive droite de l'Oise. L'église Saint-Vaast forme ainsi un ensemble intéressant, et c'est son clocher qui lui a valu son classement aux monuments historiques.
Restaurée au début du troisième millénaire, l'église de Boran-sur-Oise demeure un lieu de culte vivant avec une célébration eucharistique tous les samedis soirs, à quelques exceptions près[28],[29].
  • Château de Boran, rue du Château (façades, caves et toitures, portail d'entrée, communs, pigeonnier, et murs de clôture du domaine inscrits Monuments historiques par arrêté du 21 mai 2007[30]) : entre 1716 et 1721, Marie Madeleine de la Vieuville, comtesse de Parabère, donna de somptueuses fêtes au château du temps qu'elle fut maîtresse de Philippe d'Orléans. Le château après être passé par mariage à Raoul de La Poeze Marquis d´Harambure, est resté dans sa descendance directe. Ce château, peut-être du XVIe siècle, a été remplacé par une résidence de campagne au XVIIIe siècle, remaniée et remise au goût de l'époque au cours des années 1850.
Les caves, dont une est voûtée d'ogives, pourraient être des vestiges du précédent château[30]. Le corps de logis principal ne comporte qu'un rez-de-chaussée sur un sous-sol surélevé, avec des hauts combles à la française. L'entrée, accessible par un escalier d'honneur à double révolution, se situe dans un corps central saillant, surmonté d'une double lucarne au fronton entrecoupé, percé d'un oculus. Deux rangées de pilastres encadrent les fenêtres de la lucarne. Aux deux extrémités, la façade de sept travées est précédée de pavillons latéraux, dont celui à l'est se cache derrière une aile en retour d'équerre ajoutée postérieurement. Elle comporte un étage, et son architecture s'adapte à celle du logis principal, ce qui n'est pas tout à fait le cas d'une seconde aile latérale à l'arrière, côté ouest. Les façades sont entièrement traitées en pierre de taille. Deux tours rondes sur la façade arrière ne sont visibles depuis la cour d'honneur que par leurs toits en poivrière[31].
Le colombier est assez éloigné du château ; il se situe sur un terrain vague au nord de la rue du Pilori et est en mauvais état.
  • Ferme de Morancy, chemin de Morancy, à l'extérieur du village au nord (inscrite Monument historique par arrêté du 29 octobre 1941[32]) : maison forte dans le « grave et fier style du XIIIe siècle » servant de logis à une exploitation agricole, dont les autres bâtiments sont plus récents. Le manoir est d'une forme presque carrée, s'élève sur quatre niveaux et est couvert d'un toit à quatre versants. L'extrémité nord-ouest est flanquée par une tour d'escalier ronde, percée d'étroites meurtrières.
Le premier étage (si l'on ne compte pas l'entresol) est l'« étage noble », avec des fenêtres géminées rectangulaires surmontées d'un oculus et circonscrites par des ébrasements en tiers-point de la muraille. À l'intérieur, des bancs sont ménagés dans l'épaisseur des murs. Le rez-de-chaussée, l'entresol et le second étage ne comportent que des petites fenêtres rectangulaires, dont une grande partie est bouchée. Au niveau du second étage, elles se succédaient initialement à courtes intervalles, ce qui n'est pas sans évoquer un chemin de ronde. Les trois portes extérieures sont toutes de petites dimensions[31],[28].
  • La plage du Lys, sur la rive gauche de l'Oise, inscrite par arrêté du 12 août 2014[33].

On peut également noter :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason BORAN SUR OISE.svg

Les armes de Boran-sur-Oise se blasonnent ainsi :
Losangé de gueules et d'argent ; au chef d'or chargé d'un écusson de sable à dextre et de l'inscription « BORAN » en lettres capitales du même à senestre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Depoin et Jean Vergnet, Boran : le village, le prieure : Chartes et documents, Beauvais, Imprimerie Départementale de l'Oise, , 348 p., disponible sur Gallica
  • Olivier Razemon, Boran-sur-Oise, hantée par ses eaux, Le Monde, 24 juillet 2012, p. 20 (série Lieux de villégiature oubliés, 1/5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. « Boran-sur-Oise (60820) », sur Habitants.fr - Nom des habitants des communes françaises (consulté le 3 novembre 2011).
  2. Code de l'unité urbaine : 00459 ; cf. « Composition de l'unité urbaine 2010 de Persan - Beaumont-sur-Oise », sur INSEE (consulté le 1er novembre 2011).
  3. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 3 novembre 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  4. « Le pont a enfin rouvert », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  5. [PDF] « Fiche horaire provisoire pour l'horaire annuel 2012, mise à jour le 31/10/2011 », sur TER Picardie (consulté le 3 novembre 2011).
  6. [PDF] « Horaire de la ligne 9 », sur Oise mobilité (consulté le 3 novembre 2011).
  7. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 3 novembre 2011).
  8. Cf. « Présentation de la znieff Marais du Lys », sur DREAL Picardie (consulté le 3 novembre 2011).
  9. « Vallée de la Nonette » [PDF], sur DREAL Picardie (consulté le 3 novembre 2011).
  10. Cf. « Présentation de la znieff Bois des [[Bouleau]]x et Remise des [[Chêne]]s (Vallée de la Bosse) », sur DREAL Picardie (consulté le 2 novembre 2011).
  11. a, b, c, d, e et f Philippe Delattre, « Une plage où venait le tout Paris : Trente-huitième opus de notre série consacrés aux villages de la communauté de communes du Pays du Thelle et de la Ruraloise qui ont fusionné », L’Écho du Thelle, no 677,‎ , p. 22.
  12. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Roger Gosselin, « Le pont », sur Boran-sur-Oise (site officiel) (consulté le 12 mai 2014).
  14. Roger Gosselin, « La plage », sur Boran-sur-Oise (site officiel) (consulté le 12 mai 2014).
  15. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  16. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise,‎ (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  17. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  18. « CC du Pays de Thelle et Ruraloise (N° SIREN : 200067973) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur,‎ .
  19. « Election du maire vendredi », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  20. a et b « Les maires installés dans le canton », L'Echo du Thelle, no 523,‎ , p. 17
  21. « J. J. Dumortier nouveau maire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. « Évolution et structure de la population à Boran-sur-Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  27. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. a et b Cf. Eugène Müller, « Quelques notes sur les cantons de Creil et Chambly : § 14 (Boran) », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 4e série, vol. II,‎ 1897-98, p. 214-217 (lire en ligne).
  29. Roger Gosselin, « L'église du XIIIe siècle », sur Boran-sur-Oise (site officiel) (consulté le 9 mai 2014).
  30. a et b « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. a et b Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome I. Beauvaisis, Vexin, Pays de Bray, Plateau picard et Pays de Clermont, Paris, Éditions de la Morande, s.d. (2009), 323 p. (ISBN 2902091389) ; p. 223-224 et 255.
  32. « Ferme de Morancy », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. JORF n°0146 du 26 juin 2015 page 10778 texte n° 45 Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2014