Montlognon

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Montlognon
La fontaine Sainte-Geneviève et son calvaire.
La fontaine Sainte-Geneviève et son calvaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Nanteuil-le-Haudouin
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Sud Oise
Maire
Mandat
Daniel Froment
2014-2020
Code postal 60300
Code commune 60422
Démographie
Population
municipale
204 hab. (2012)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 55″ N 2° 41′ 38″ E / 49.1652777778, 2.6938888888949° 09′ 55″ Nord 2° 41′ 38″ Est / 49.1652777778, 2.69388888889
Altitude Min. 62 m – Max. 122 m
Superficie 5,24 km2
Localisation

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Montlognon est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est localisée à 45 km au nord-est de Paris, 10 km au sud-est de Senlis et 6 km au nord d'Ermenonville, à l'écart des axes de circulation, mais non loin de la RD 330a Senlis - Nanteuil-le-Haudouin et de la RN 330, qui passe à deux kilomètres du centre du village. La distance routière de Paris est de 56 km via la RN 330 et la RN 2, respectivement de 48 km via Mortefontaine et l'autoroute A1[1]. Le GR 11 passe près du village, permettant de rejoindre Senlis par la forêt d'Ermenonville, ou la gare de Nanteuil-le-Haudouin (diverticule). Montlognon est située sur la Nonette et le ruisseau de la fontaine Sainte-Geneviève, la première traçant la limite nord de la commune avec Fontaine-Chaalis, et la seconde la limite ouest, avec la même commune. Le confluent des deux rivières se situe à l'extrémité nord-ouest de Montlognon, près du pont sur la Nonette.

Les Bruyères de Frais-Vent dans le bois de Montlognon.

Le village n'est pas implanté au milieu de son territoire communal, mais à son extrémité nord-ouest, où les deux petites rivières se rencontrent. Il s'agit d'un village-rue orienté dans le sens est-ouest, contrairement à Fontaine-Chaalis, qui est orienté dans un sens nord-sud. Avec les extensions urbains relativement récentes de cette dernière commune, les deux villages forment quasiment un ensemble[2], avec deux vieux ponts sur la Nonette comme points de rencontre, chacun par ailleurs accompagné d'un lavoir. Hormis Fontaine-Chaalis, Montlognon ne compte que deux autres communes limitrophes : Baron au nord et à l'est, et Montagny-Sainte-Félicité au sud, avec seulement quelque 400 m de limites communes. Le petit nombre de communes limitrophes s'explique par la petite superficie de Montlognon, de 5,24 km² (Baron 21,47 km², Fontaine-Chaalis 33,11 km²). Les 76 % du territoire communal appartiennent à l'Institut de France ; la forêt domaniale d'Ermenonville et plus précisément son massif annexe du bois de Perthe représenté 18 % de la superficie ; et seulement 6 % appartiennent à des particuliers[3].

Montlognon fait intégralement partie du parc naturel régional Oise-Pays de France, et entre également dans le site inscrit de la vallée de la Nonette[4], ainsi que dans le site classé de la forêt d'Ermenonville, qui est en même temps une ZNIEFF type 1[5]. De forme d'un triangle renversé, le territoire de Montlognon se partage pour moitié environ entre surfaces agricoles, au nord, et le bois de Montlognon au sud. Ce bois constitue, avec le bois de Perthes sur la commune de Fontaine-Chaalis, une forêt annexe de la forêt d'Ermenonville. Le bois de Montlognon appartient pour partie au domaine de Chaalis de l'Institut de France (sont concernées, pour la commune, les parcelles 45-49 et 51-60). L'on y trouve l'un des sites naturels les plus remarquables de la forêt d'Ermenonville, les Bruyères du Frais-Vent. Il s'agit d'un groupe d'éboulis de blocs de grès, souvent de formes curieuses façonnées par des milliers d'années d'influence des intempéries, et en partie mis à jour par l'exploitation du site comme carrière. L'espace est couvert de lande et parsemé de pins, sylvestres essentiellement[6].

Article détaillé : Forêt d'Ermenonville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune semble renvoyer vers une montagne ou un lieu élevé appelé Lognon ; or, il n'existe aucun lieu de ce nom dans les environs. Le toponyme est dérivé de Molendino, ou de Monlonion, en usage vers 1120. L'on trouve ensuite les formes suivantes : Muleinum, en 1140 ; Molileignum, en 1155 ; Moleignon, en 1182 et 1211 ; Monlignon en 1245 ; Molognon en 1258 ; Mouloignon, en 1505 ; et enfin Monlognon, en 1667. Qu'elle qu'on soit l'orthographe, le nom semble se composer de moulin (molin en ancien français) et du suffixe ion, ayant la fonction de créer un diminutif. Montlognon signifierait donc petit moulin. Il existe toutefois une autre hypothèse, selon laquelle le toponyme serait une contraction de mont et oignon[7].

En effet, au XIIe siècle, il y avait sur la Nonette un moulin à eau qui appartenait au chapitre de la cathédrale de Senlis. À cette époque, Moniono était déjà une paroisse avec son église : son porche roman, datant du XIe siècle, toujours en place, en témoigne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 14 septembre 2014)
Daniel Froment   Entrepreneur en bâtiments
Réélu pour le mandat 2014-2020[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 204 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1846 1851 1856 1861
152 152 179 167 209 182 224 235 249
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
235 208 222 197 202 192 200 172 169
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
146 146 161 151 137 129 140 125 161
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 - -
211 204 177 236 225 227 204 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 21,4 %, 30 à 44 ans = 23,1 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 13,7 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 12,7 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Montlognon en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,9 
1,7 
75 à 89 ans
6,4 
12,0 
60 à 74 ans
13,6 
21,4 
45 à 59 ans
22,7 
23,1 
30 à 44 ans
23,6 
21,4 
15 à 29 ans
12,7 
20,5 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Montlognon ne compte aucun monument historique inscrit ou classé sur son territoire.

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  • Église Sainte-Geneviève, rue du Moulin : L'église a été rebâtie vers 1775 en conservant le caractère roman de la nef et le portail d'origine[13] antérieur au milieu du XIIe siècle. Le portail est fortement détérioré du fait de la mauvaise qualité de la pierre employée. Deux paires de colonnettes flanquent la porte, dont les deux situées à l'intérieur supportent l'arc en anse de panier qui porte le tympan, et les deux situées à l'extérieur une archivolte décorés de plusieurs rangs de bâtons brisés. Seulement les chapiteaux à gauche restent lisibles ; l'un est sculpté de feuilles d'acanthe ; l'autre est figuré et représente une figure monstrueuse à deux corps qu'une tête unique réunit à l'angle de la corbeille. Le tympan d'origine s'est perdu. La nef est aveugle est dépourvue de bas-côtés, et ne comporte aucune subdivision en travées. Le chœur au chevet plat est difficilement datable ; une voûte en berceau en plâtre le recouvre. Les deux chapelles au sud ont été ajoutées au XVIe siècle. La première supporte le petit clocher en charpente et a perdu sa voûte d'ogives ; la seconde à l'est demeure voûtée. Cette partie de l'église se démarque par sa toiture plus haute que sur les parties plus anciennes[14].
  • Fontaine Sainte-Geneviève, à 750 m au sud du village, dans le coude de la voie communale n° 2 en direction de l'abbaye de Chaalis : Ce fut jadis la destination d'une procession, l'après-midi du 3 janvier, fête patronale. On attribuait à sainte Geneviève un pouvoir miraculeux contre certaines maladies[15]. La fontaine est une source captée, assez abandonte, alimentant le ruisseau de la fontaine Sainte-Geneviève. Ce ruisseau est parallèle à la Launette et se verse dans la Nonette près du pont au nord du village. Le bassin de la source, aménagé avec grand soin, est encadré de pierres de taille et doté d'un déversoir. L'on y descend par deux marches en pierre depuis le calvaire qui annonce la source depuis la route. Ce calvaire, également remarquable, se compose d'un crucifix en pierre, reposant sur deux colonnes de section carrée plantées sur un socle de quatre niveaux. Des majestueux maronniers communs séculaires de part et autre du calvaire semblent protéger ce site de méditation, visible de loin dans un environnement de champs et marais.
  • Deux lavoirs, sur le ruisseau de la fontaine Sainte-Geneviève, au bout d'une sente en herbe qui part du chemin du Marais, et sur la Nonette, à côté du pont de la rue du Moulin : Le premier est un édicule en brique avec un toit en tuile, dont l'ouverture sur le ruisseau est tournée vers deux propriétés privées. Le second est un simple abri en charpente, avec un toit en appentis couvert de tuiles plates et des parois latérales en lattes. Le recouvrement du sol n'est plus intact. Ce lavoir se situe face à la commune de Fontaine-Chaalis, la limite entre les deux communes étant marquée par la Nonette. Près de l'autre pont sur la Nonette en aval, au bout de la route de Fontaine-Chaalis, se trouve un troisième lavoir, qui ne se situe cependant pas sur la commune de Montlognon.
  • École à classe unique, rue du Moulin, à côté de la mairie : c'est l'une des dernières écoles à classe unique de l'arrondissement à toujours être en service, mais elle n'accueille plus que les élèves de la maternelle. L'école élémentaire est située à Fontaine-Chaalis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances mesurées avec l'outil proposé sur le site « Géoportail », sur IGN (consulté le 13 juin 2011) ; à partir de la carte topographique 1 : 25 000e affichée en 3D.
  2. Montlognon a par ailleurs été absorbé par la commune de Fontaine-Chaalis en 1825, pour être rétabli sept ans plus tard, en 1832 : voir à ce sujet l'article Anciennes communes de l'Oise.
  3. Cf. Collectif, Commune de Montlognon : Étude urbaine, Orry-la-Ville, PNR Oise-Pays de France,‎ (lire en ligne) ; p. 6.
  4. [PDF] « Vallée de la Nonette » sur le site « DREAL Picardie » (consulté le 13 juin 2011).
  5. Cf. [PDF] « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, Clairière et butte de Saint-Christophe » et « Présentation de la znieff Massif forestier de Chantilly / Ermenonville » sur le site « DREAL Picardie » (consulté le 13 juin 2011).
  6. Cf. Les landes - une richesse écologique à sauvegarder, dans : Soyons Parc, n° 16, septembre à décembre 2010, édité par le PNR Oise-Pays de France, 12 p. , p. 5-7 ; Lire en ligne.
  7. Cf. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Vol. 2 - Formations non-romanes, formations dialectales, Genève, Droz,‎ 1991, 2e édition 1996 (ISBN 9782600001335, lire en ligne), p. 1352 - n° 25137
  8. « Montlognon », Cartes de France (consulté le 14 septembre 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  11. « Évolution et structure de la population à Montlognon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  13. « D’où vient ce nom, Montlognon ? », sur Montlognon (site officiel) (consulté le 21 juin 2011).
  14. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Nanteuil-le-Haudouin, Beauvais, Conseil général de l'Oise / comité départemental du tourisme,‎ , 32 p., p. 22.
  15. Cf. « Sainte Geneviève », sur Montlognon (site officiel) (consulté le 19 juin 2011).