Bresles

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Bresles
Bresles vu d'avion.
Bresles vu d'avion.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Mouy
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Beauvaisis
Maire
Mandat
Dominique Cordier
2014-2020
Code postal 60510
Code commune 60103
Démographie
Gentilé Breslois, Bresloises
Population
municipale
4 212 hab. (2014)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 40″ nord, 2° 15′ 06″ est
Altitude Min. 47 m – Max. 107 m
Superficie 20,99 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bresles.fr

Bresles est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Couvrant une superficie de 2 044 hectares, le territoire communal est constitué de paysages variés, faisant la transition entre le Plateau Picard et la vallée du Thérain. Au nord, il empiète sur le vaste plateau calcaire, dont les terrains sont propices aux grandes cultures en openfield. Sur le plateau, l’altitude s’élève doucement pour atteindre une centaine de mètres aux limites nord de la commune (un projet d’implantation d’un parc éolien est envisagé sur ce secteur).

La butte du Quesnoy à l’ouest (106 mètres), le Mont César (138 mètres) au sud et le massif forestier de Hez-Froidmont à l’est et au sud-est (le Mont Volant culmine à 151 mètres), encadrent le bourg et une zone de marais, caractéristique de la vallée du Thérain.

Le bourg lui-même est bâti sur une surface presque plane, l’altitude variant entre 51 et 66 mètres.

Le sud de la commune est traversé par la Trye, ruisseau alimenté par plusieurs drains traversant les marais, et qui finit sa course en se jetant dans le Thérain en amont de Hermes. Les zones marécageuses, dont certaines sont aujourd’hui asséchées ou en étangs, représentent une part importante du territoire communal : le marais des Cent Mines (anciennes gravières), le marais de Marissel, le marais d’Hynu, le Grand et le Petit Marais. La nature du terrain a permis l’exploitation de cressonnières, bassins d’eau courante où l’on cultive le cresson de fontaine.

La commune compte deux zones d’intérêt écologique faunistique et floristique (Z.N.I.E.F.F.) : le marais et le bois du Quesnoy.

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Route nationale 31.

Le principal axe desservant la commune est la route nationale 31, aujourd’hui déviée en voie rapide par le nord, qui relie Rouen à Reims (91 km de Rouen). La ville est traversée également par l'ancien tracé de cette route. Elle est desservie par la RD 34 au nord (provenant de Fouquerolles) et par la RD 125 vers le sud (en direction d’Hermes et de Bailleul-sur-Thérain).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s’est appelée Braella, Bragella en 1262[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue générale de la commune, dans les années 1900.

À la suite du blocus continental sous le Premier Empire et à la mise au point de la méthode d’extraction du sucre à partir de la betterave par Benjamin Delessert (inventée par Jean-Baptiste Quéruel), une sucrerie est fondée à Bresles en 1834. En 1887 est créée une raffinerie suivie d'une distillerie en 1933, arrêtée en 1963. En 1971 s'est installée un atelier de déshydratation des pulpes de betteraves. Le raffinage a cessé en 1973 et la raffinerie est devenue un atelier de conditionnement. En janvier 1997, la sucrerie a fermé et son activité s'est terminée en mai. Les bâtiments ont été démolis en juin 1998. La sucrerie traitait 9 000 tonnes de betteraves par jour en période betteravière, d'octobre à décembre[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Nivillers [1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Mouy

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bresle abritait le siège de la communauté de communes Rurales du Beauvaisis, dont elle faisait partie depuis la création de cet établissement public de coopération intercommunale le .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[2], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté d’agglomération du Beauvaisis et de la communauté de communes rurales du Beauvaisis, de manière à créer un nouvel EPCI rassemblant 44 communes pour 93 341 habitants[3]. Malgré les réticences du président de la CCRB[4], le schéma est entériné[5],[6].

La fusion prend effet le , et la commune est désormais membre de la communauté d’agglomération du Beauvaisis.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1901   Charles Antoine Rabourdin    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 2008 Jacques Trubert DVD  
mars 2008 4 mars 2014[8] Jacques Baize DVD Décédé en fonction
mars 2014 en cours
(au 16 octobre 2016)
M. Dominique Cordier[9] DVD Médecin

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

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Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 212 habitants, en diminution de -0,14 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 320 1 470 1 524 1 543 1 726 1 813 1 824 1 803 1 908
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 040 1 937 1 939 1 966 2 021 2 129 1 956 2 199 2 269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 224 2 067 2 280 2 139 2 157 2 146 2 225 2 140 2 348
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 695 2 975 3 195 3 180 3 653 3 749 3 890 4 260 4 212
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 16,3 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 21,9 %).
Pyramide des âges à Bresles en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,4 
4,8 
75 à 89 ans
8,0 
11,3 
60 à 74 ans
12,5 
20,9 
45 à 59 ans
18,8 
22,5 
30 à 44 ans
20,3 
19,7 
15 à 29 ans
19,0 
20,5 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Sécurité[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune a inauguré les nouveaux locaux de sa gendarmerie[16].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Un marché forain a lieu dans la commune le jeudi matin[17]. La création d'une halle pour abriter le marché est envisagée par la municipalité[16].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, la ville organise au mois de novembre un festival isarien de la photographie amateur[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Bresles.
Église Saint-Gervais-et-Saint-Prothais.

Bresles compte deux monuments historiques sur son territoire. Il s'agit de :

  • Château de Bresles (inscrit monument historique par arrêté du par arrêté du 25 juin 1986[19]) : Le premier château fort datant de 1212 a été détruit. Le château actuel date du début du XVIIIe siècle et fut la résidence d'été des évêques de Beauvais. Il abrite désormais l’hôtel de ville[20].
La chapelle dédiée à saint Pierre et saint Paul a été fondée en 1312 par Simon de Clermont-Nesles, évêque de Beauvais.
  • Église Saint-Gervais-et-Saint-Prothais (classée monument historique par arrêté du par arrêté du 13 octobre 1988[21]) : Sa nef du XIe siècle compte parmi les plus anciennes du Beauvaisis, et est bâtie avec de petits moellons cubiques récupérés d'édifices gallo-romains détruits. Sur le pignon de la façade, se profile un crucifix en bas-relief. Toutes les baies et portes d'origine ont été bouchées, et des fenêtres néo-gothiques ont été percées vers 1840. L'intérieur se caractérise aujourd’hui par un décor néo-gothique vétuste.
Les parties orientales du milieu du XVIe siècle contrastent avantageusement avec cette nef. Elles sont d'un style gothique flamboyant tardif, qui intègre déjà des motifs de la Renaissance sur les culs-de-lampe et les clés de voûte. Mais le bel effet de l'ensemble vient surtout des arc-doubleaux soigneusement moulurés et des voûtes d'ogives complexes à liernes et tiercerons. Particulièrement remarquable est le plan, qui comporte un vaisseau central de trois travées droites terminé par une abside à pans coupés, et deux collatéraux. Doubles de part et autre de la première travée, ils deviennent ensuite simples par la dilatation du vaisseau central.
Ce plan est en parti imputable au positionnement de l'ancien clocher roman au-dessus de la première travée du vaisseau central. Son effondrement sur la nef, le jour de Pâques de l'année 1581, fait trente-sept morts, dont le curé. Le clocher est reconstruit au même emplacement, mais remplacé en 1853 par un clocher-porche néo-roman au nord.
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Prothais est également intéressante pour son mobilier très complet[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bresles

Les armes de Bresles se blasonnent ainsi :
Échiqueté d’or et d’azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  3. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise,‎ (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  4. « Communauté de communes rurales du Beauvaisis : vers un mariage forcé ? : Le préfet et la commission départementale ont choisi de rattacher la CCRB à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis », L'Observateur de Beauvais, no 926,‎ , p. 14 « A priori, le préfet et la commission départementale ont choisi de la rattacher à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis. Ce qui n’est pas forcément du goût de Jean-François Dufour, son président (PS), furieux de perdre son indépendance pour si peu. Peu pressé, semble-til, d’effectuer ce mariage forcé, il a cependant pris quelques contacts, notamment avec la communauté voisine du Clermontois, à la surprise de quelques élus de la CCRB qui pensent que le bassin de vie breslois se tourne plus naturellement vers le Beauvaisis. «J’ai eu la surprise d’apprendre que le Clermontois réfléchissait à un rapprochement avec… la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis» a-t-il déclaré ».
  5. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. Patrick Caffin, « Beauvaisis : une fusion qui manque de dynamisme mais qui se prépare », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « C’est dommage que le préfet n’ait pas été plus dynamique pour mettre la pression afin que davantage de communes fusionnent. Il y en a 8 autour de Crèvecœur-le-Grand qui sont candidates pour nous rejoindre. Nous estimons que pour exister et résister en termes de projets dans la nouvelle grande région, il faut atteindre au minimum 100 000 habitants. Avec ces communes, nous les aurions. Avec la CCRB, nous y sommes presque (NDLR : 93 000 habitants). » Mais ce ne sera que partie remise puisqu’après 2017, les communes pourront faire acte de candidature pour rallier l’entité qu’elles souhaiteront ».
  7. « Les maires de Bresles », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 8 mars 2017).
  8. Mathias Schweisguth, « Le maire Jacques Baize est décédé », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3280,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  9. « Dominique cordier, premier magistrat », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 25
  10. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population à Bresles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  16. a et b « Le maire confirme les projets de centre ville », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3417,‎ , p. 14 « Dominique Cordier, maire de Bresles, a tenu à confirmer les projets qui vont être menés pour la revitalisation du coeur de ville, certains d’entre eux ayant été vivement décriés ! Faire de Bresles une ville d’équilibre entre Beauvais et Clermont ».
  17. « Le coin des marchés », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3402,‎ , p. 19.
  18. Festival de photographies de Bresles
  19. « Château de Bresles », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Patrick Caffin, « Bresles : le centre-bourg prépare sa révolution », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « Bresles se distingue par sa résidence d’été des évêques de l’Oise, devenue depuis hôtel de ville. C’est avec l’idée de mettre en valeur ce patrimoine historique incontournable que la municipalité a décidé de révolutionner son centre-bourg ».
  21. « Église Saint-Gervais-et-Saint-Prothais », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Eugène Joseph Woillez, Archéologie des monuments religieux de l'ancien Beauvoisis pendant la métamorphose romane, Paris, Derache, , 492 p. (lire en ligne), B10-B12 ainsi que 1 planche.