Noailles (Oise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Noailles.
image illustrant une commune de l’Oise
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Oise.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Noailles
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Noailles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Chaumont-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise
Maire
Mandat
Benoît Biberon
2014-2020
Code postal 60430
Code commune 60462
Démographie
Population
municipale
2 871 hab. (2014)
Densité 286 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 43″ nord, 2° 12′ 02″ est
Altitude Min. 60 m – Max. 225 m
Superficie 10,04 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Noailles

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

Voir sur la carte topographique des Nord-Pas-de-Calais-Picardie
City locator 14.svg
Noailles

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Noailles

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Noailles

Noailles est une commune française située dans le département de l'Oise et la région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Noailles est de par son histoire fortement marquée par le passage de la route nationale 1, qui relie Paris à Calais, par Beauvais (aujourd'hui RD 1001) et autour de laquelle s'est construit le centre-bourg. Elle est également le point de départ de la RD 2 qui dessert le Pays de Bray, vers l'ouest, de la RD 115 en direction de Chaumont-en-Vexin, au sud-ouest et enfin de la RD 137, qui bifurque vers Mouchy-le-Châtel puis la vallée du Thérain, et se prolonge en RD 44 vers Cauvigny.

Relief

Le site de Noailles se caractérise par des reliefs modestes mais marqués. À 90 mètres d'altitude, le centre du bourg se situe en effet au pied de l'extrémité-est de la cuesta du Bray, qui se prolonge encore vers le sud-est au-dessus de Cauvigny puis d'Ully-Saint-Georges. Ainsi, en prenant la direction du sud, vers la commune de Sainte-Geneviève, la route gravit une solide pente, qui conduit sur le plateau de Thelle, à 200 mètres d'altitude. À l'est, le quartier de Longvillers est traversé par le ru de Boncourt, qui en fait le point le plus bas de la commune, à 74 mètres. La butte du bois de Larris, sur les pentes de laquelle s'adosse l'église Saint-Lucien, surplombe le quartier, à 116 mètres. Vers l'ouest, le relief s'élève doucement vers les villages de Tillard et de Silly, et atteint 176 mètres au-dessus du quartier de Boncourt, vers la Montagne de Boncourt.

Hydrographie

La commune est traversée par le ru de Boncourt, qui rejoint le ruisseau le Sillet (affluent du Thérain) au Moulin de Conflans. Un ancien marécage s'étendait au sud-est entre le site de l'ancienne fonderie et le bois d'Epermont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en picard est L'Neuville-Weu (mais la ville se situe au Sud de la limite du parler picard, et même de la province de Picardie historique).

Le nom actuel résulte d'un transfert au XVIIIe siècle du toponyme occitan Noailles en Corrèze[1].

Durant la Révolution française, la commune porte le nom de Longvillers-Boncourt, le nom des deux localités qu'elle réunit, avant de reprendre en 1801 le toponyme de Noailles[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2016)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

On découvrit à Boncourt en 1836 deux sarcophages et une lance[3], qui établissent l'habitat ancien de ce lieu.

En 1130, Dreux de Mouchy donne la terre de Longvilliers au chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais[3].

Alors que Beauvais subit de plein fouet la crise du textile, les édiles beauvaisiens décident de rénover la route de Paris sur le tronçon « La Croix » de Sainte-Geneviève à Beauvais pour un coût de 50 000 livres[Quand ?].

Afin d'éviter de traverser les marais vers la Planquette ou Framicourt, le nouveau tracé s'écarte de l'ancienne voie passant par Tillart, relais de poste traditionnel et place de marché, pour passer par les terres du duc de Mouchy, Philippe de Noailles, entre Longvillers et Boncourt. La famille de Mouchy descend d’une branche cadette de la maison de Noailles, originaire de Noailles, en Limousin.

Longvillers et Boncourt, deux quartiers actuels de Noailles, sont alors les deux villages d’une même paroisse, séparés par un intervalle d’environ douze cent mètres. Longvillers, ou Lonvillers, Longuivillers (Longovillare), sur l’ancienne route de Beauvais à Mouchy, est le chef-lieu où se situe l’église. Boncourt, simple hameau au sud-ouest, est sur une autre vieille route appelée le « Chemin des Rouliers » par laquelle on franchit la montagne Sainte-Geneviève.

Un nouveau relais de poste est bâti par André Blainville en 1750 près du passage du Sillet, à « Blainville », dit-on aussitôt. Parallèlement, le duc de Mouchy, comte de Noailles, fait bâtir, au lieu où le chemin de Mouchy en Normandie traverse la nouvelle route, une ferme-auberge, dite « de Boncourt » ou « Maison Neuve » ou encore « hôtel de Noailles ». L’emplacement choisi n’est pas quelconque. Il peut être interprété comme un premier lien tendant à réunir Boncourt à Longvillers.

En février 1751, le comte de Noailles, considérant le très mauvais état des chemins vers Tillart et jugeant que le marché ne s’agrandira plus, obtient des lettres patentes pour ouvrir un autre marché à Mouchy. L’entreprise échoue mais le 16 juin 1757, il adresse au roi une nouvelle requête, pour déplacer le marché de Tillart à Boncourt. Il obtient ses lettres patentes en mai 1760 ; celles-ci sont enregistrées dès le 28 août et le 14 janvier 1761, un arrêt du Parlement de Paris les rend exécutoires : le comte est autorisé à construire des Halles. Les halles de Tillart sont aussitôt démontées et le comte les fait transporter et installer près de sa ferme, au lieu qu’on appelle alors déjà « Noailles » quoiqu’il n’y ait encore que cette seule maison, au carrefour des routes de Paris et de Normandie – les actuelles rues de Paris et Arnaud-Bisson.

En même temps il fait des concessions à ceux qui voudraient élever d’autres édifices. L’idée directrice n’est pas seulement de construire le long de la route, mais aussi de réunir Boncourt à Longvillers, donc de créer un nouveau noyau servant de liaison. Entre 1760 et 1776, les alentours de la ferme se couvrent de constructions et c’est entre 1776 et 1790 que la progression est la plus forte : 27 immeubles.

Entre temps, André Blainville est décédé le 28 mars 1761. François Pelletier lui succède et la Poste aux chevaux est alors ramenée à la ferme de Noailles dont il tient l’auberge. La ferme, l’hôtel, le marché et les halles, la Poste aux Chevaux et aux Lettres, les concessions de terrain par le comte… Les conditions sont réunies pour la naissance de Noailles…

Toutefois ces nouveaux intérêts ne furent pas créés sans nuire à ceux qu’ils déplaçaient ; il y eut des éclats violents et soutenus ; l’animosité durait encore lorsque la Révolution éclata. Mais les habitants de Noailles parvinrent à introduire leur village au nombre des municipalités au détriment de Longvillers, ancien chef-lieu.

Si les actes officiels de 1789 disent encore « Noailles paroisse de Longvillers », on voit dès 1790 Noailles érigé commune par la réunion de Longvillers et de Boncourt[3], et constitué en chef-lieu du canton de Noailles[2] dans le procès-verbal de délimitation des districts.

L'ancienne gare du Hermes à Beaumont.

Le nom de « Noailles » l’emporta encore en 1794, lorsque la Convention ordonna de changer jusqu’aux appellations qui pussent conserver des traces du gouvernement royal. Le conseil de la commune, craignant qu’une nouvelle dénomination compromette l’existence du lieu, se borna alors à déclarer que « Noailles devait être anéanti en son nom », mais il ajouta que « ce nom ne s’effacerait pas aisément, parce qu’on est trop familiarisé avec lui, de sorte que la commune y est très embarrassée ». Le soin fut donc laissé à l’administration centrale d’imposer un autre titre … qui n’en fit rien.

La commune a été desservie de 1880 à 1948 par le chemin de fer de Hermes à Beaumont, une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique.

On notait au début du XXe siècle deux fours à chaux, une briquetterie, une importante industrie de tabletterie, un atelier de jarretières et un atelier de carreaux de faience. En 1934, la commune comptait huit cafés-épiceries[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'ancienne communauté de communes du pays de Thelle dans le département de l'Oise.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Noailles[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Chaumont-en-Vexin.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la Communauté de communes du pays de Thelle, créée en 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[4], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de 59 626 habitants[5],[6].

Les communes de Noailles, Berthecourt, Ponchon ont alors fait part, sans succès[7], de leur souhait de rejoindre la Communauté d'agglomération du Beauvaisis (CAB), mais le président de la CCPT a rappelé que la fusion devait se réaliser « bloc à bloc », que la scission impliquait l'abandon des services assurés par l'intercommunalité à ces communes et que Caroline Cayeux, présidente de la CAB a indiqué que la CAB ne s'ouvrirait à aucune commune dissidente[8].

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune et dénommée provisoirement communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1938  ? Anatole Nantier[10] Front populaire  
avant 1962[11]   Victor Herlem    
1977  ? Céline Vanhoucke[12]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995[13] mars 2001 Raphaël Perquy SE  
mars 2001 mars 2008 Béatrice Marre[14],[15] PS Députée de l'Oise (2e circ.) (1997 → 2002)
mars 2008[16] mars 2014[17] Bernard Villeneuve UMP Cadre du Trésor public
4 avril 2014[12],[17] en cours
(au 28 décembre 2016)
Benoît Biberon[18] SE Agriculteur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 871 habitants, en augmentation de 5,86 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
568 632 702 716 871 940 1 022 1 190 1 207
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 210 1 251 1 352 1 372 1 410 1 465 1 463 1 500 1 465
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 472 1 375 1 442 1 294 1 314 1 266 1 112 1 153 1 126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 267 1 333 1 538 1 757 2 415 2 672 2 675 2 784 2 871
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006 [21].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 14,3 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 18,1 %).
Pyramide des âges à Noailles en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,9 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
9,8 
60 à 74 ans
10,1 
19,2 
45 à 59 ans
18,4 
23,6 
30 à 44 ans
22,2 
20,2 
15 à 29 ans
18,1 
22,7 
0 à 14 ans
23,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune compte en 2016 une école maternelle, une école primaire, une salle de restauration scolaire et un accueil périscolaire.

Elle dispose de l'espace Parisis Fontaine, constitué de 4 salles des fêtes, d'une maison des associations, deux stades de football, un gymnase, un terrain de tennis et un boulodrome[3].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2016, on compte à Noailles plusieurs commerces, principalement situés le long de la route nationale, et une zone d'activité, route de Cauvigny[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2016)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • L’hôtel de ville
Le registre des délibérations de la « municipalité de Longvillers-Boncourt et Noailles en dépendant » fut ouvert par le maire Pelletier le 6 février 1792, mais ce n’est qu’en 1835 que fut lancé le projet de construction d’une mairie définitive pour la commune de Noailles.
Le mérite du projet revient à la vicomtesse de Noailles. Par lettre de Paris en date du 20 janvier 1835, celle-ci offrit à la municipalité de lui faire concession gratuite et perpétuelle des deux premières travées de la plus grande des halles pour qu’un hôtel de ville y fût édifié. Le 8 mai 1835, l’architecte Constant Duval, de Beauvais, déposa le projet qu’on lui avait demandé d’établir. Les devis furent approuvés par le ministère de l’Intérieur le 29 janvier 1836 et les travaux, rondement menés. Un second architecte, M. Dardaillon, intervint pour les consoles, profils, chapiteaux extérieurs au-dessus du sol du premier étage.
Le 7 juin 1901 furent approuvées les délibérations municipales concernant les plans de l’architecte Laffineur, de Beauvais, dans le cadre du projet de travaux de remise en état de la grande salle de l’étage et de réaménagement du rez-de-chaussée. L’hôtel de ville rompit alors ses derniers liens avec les halles de sa naissance et acquit l’aspect extérieur que nous lui connaissons aujourd’hui.
Le relais de Blainville
Le nouveau relais de poste, construit par André Blainville vers 1750[3] sur le nouveau tracé de la route de Calais à Paris, devait initialement s’appeler « Boncourt », comme l’avait ordonné le roi par un brevet du 12 août 1755, Mais cette dénomination ne fut jamais suivie d’effet : le relais était en effet situé sur le territoire de… Ponchon. Comment dès lors l’appeler « Boncourt » ? Le nom de son constructeur, André Blainville, s’imposa comme plus simple et plus juste. Il faudra d’ailleurs attendre 1838 pour que le plan cadastral mette les choses au point : le relais de Blainville à Noailles.
Aujourd’hui, malgré le passage du temps, Blainville n’a rien perdu de son identité, le bâti ayant conservé toute son authenticité. Un caractère auquel la ville de Noailles est attachée et veille à préserver.
L’église Saint-Lucien
Issu d’une illustre famille de Rome, consacré évêque vers 250 par le pape saint Clément qui l'envoya dans les Gaules avec saint Denis et saint Rieul afin d'évangéliser ces contrées,saint Lucien fut le premier évêque de Beauvais. Vers 290, l'empereur romain Dioclétien imposa une persécution dans tout l'Empire et le préfet local, ayant appris les conquêtes de l’Évangile dans le Beauvaisis, décida d'y mettre un terme. Sur la colline de Montmille, saint Lucien fut battu de verges puis, devant son refus persistant de renier sa foi, un soldat lui trancha la tête. La légende raconte que saint Lucien alors se releva, prit sa tête dans ses mains, et marcha vers la ville de Beauvais. Ayant traversé la rivière du Thérain à Miauroy sur un drap miraculeusement raidi sous ses pieds, il s'arrêta à environ un quart de lieue de Beauvais, semblant indiquer ainsi l'emplacement où il voulait que son corps fût inhumé.
L’église de Noailles, comme 25 autres églises et paroisses du diocèse, est dédiée à saint Lucien. Située à l’extrémité nord-est de la commune, sur les pentes du bois du Larris, dans le quartier de Longvillers, elle avait conféré à ce dernier, lorsqu’il était avec Boncourt l’un des deux hameaux de la même paroisse, le statut de chef-lieu.
Le clocher, couvert d’ardoise, a été bâti en 1557, mais les moellons dont sont faits les murs de la nef, et qu’on extrayait encore au début du siècle dans le bois du Larris, sont pour certains, dans le mur nord de la nef, appareillés en « opus spicatum », disposition qu’on retrouve dans un certain nombre d’églises du Beauvaisis au XIe siècle. Les fenêtres datent du XVIe siècle et le pignon est de style roman[3].
  • Le quartier de Boncourt
Plan du quartier.
Boncourt, quartier historique de Noailles, a su conserver au fil des années son identité et son charme alors même que la vocation urbaine du centre-ville s’est affirmée.
On y remarque l’architecture de ses maisons : ainsi d’une demeure à encorbellement du XVIe siècle, au début de la rue Mignon, ou de l’ancien café-tabac, qui présente toutes les caractéristiques des ensembles édifiés dans le centre de Noailles sous l’impulsion du duc de Mouchy dans le dernier tiers du XVIIIe siècle : appareil de pierre et de brique, bandeau soulignant le niveau, encadrement, rythme et module des ouvertures…
La place elle-même ne s’est jamais départie de son caractère central dans la vie du quartier, bien que sa physionomie ait évolué : elle fut longtemps plus boisée, les plantations étant exploitées pour les habitants, et la mare qui y existait fut comblée après la Seconde Guerre mondiale (cf. photo).
Avant d’être « couvert » vers 1907 pour élargir la route, le ru de Boncourt affleurait le long de la place. Sa source, il la prend au « Bassin de la Fontaine », derrière le lavoir (cf. plan ci-après).
De nombreux lavoirs ont été établis sur son cours, fréquentés non seulement par les habitants de Noailles mais aussi par ceux des communes voisines. Ceux construits au Pré Haré ou à Leuillère tombèrent en ruine, mais celui de Boncourt, au contraire, a été restauré en 1981 : on calcula alors que sa cuve avait été construite en 1834 tandis que la charpente datait de 1845.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, DENLF, 1963, p. 491b sous Neaux
  2. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Philippe Delattre, « Deux villages regroupés en un - tout savoir sur la commune de Noailles : Vingt-septième opus de notre série d(articles consacrés aux villages de la communauté de commune du Pays de Thelle et de la Ruraloise qui vont fusionner », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3426,‎ , p. 17.
  4. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  5. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise,‎ (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  6. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  7. R. TH, « La fusion des communautés de communes est définitive : Au , le département comptera six communautés de communes plus vastes nées de fusion avec une intercommunalité voisine. Voici les frontières validées », L'Observateur de Beauvais,‎ , p. 6 (ISSN 1287-7565) « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme. Les communes de la communauté de communes du Pays de Thelle opposées à la fusion avec l’intercommunalité “La Rural’Oise” et plutôt favorable à une intégration à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis n’ont donc pas eu gain de cause malgré leur fronde ».
  8. « Scission au Pays de Thelle : le président J. F. Mancel répond : Alors que plusieurs communes veulent quitter la communauté de communes du Pays de Thelle ( CCPT) pour rejoindre l’Agglo du Beauvaisis, le président de la CCPT, Jean- François Mancel, balaie cette éventualité », L'Observateur de Beauvais, no 937,‎ , p. 22.
  9. « CC du Pays de Thelle et Ruraloise (N° SIREN : 200067973) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur,‎ .
  10. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2637364/f4.item.r=canton.zoom
  11. « Les maires de Noailles », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 14 février 2015)
  12. a et b « Malgré la candidature de Stéphane Chaimovitch, Benoît Biberon a logiquement été élu maire et quatre de ses colistiers ont été désignés maire adjoint, vendredi dernier. », L'Observateur de Beauvais, no 837,‎ , p. 20 (ISSN 1287-7565)
  13. F. H., « Raphaël Perquy prêt pour un deuxième mandat : Maire de Noailles depuis six ans, Raphaël Perquy se représente à la tête d'une liste profondément remaniée. Mercredi soir, il a présenté ses colistiers qui sont plus nombreux qu'en 1995 puisqu'en raison de l'augmentation de la population (2 700 habitants), les élus seront 23 dans le prochain conseil contre 19 auparavant », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  14. P. Ca., « Béatrice Marre restera maire jusqu'au bout : « Je resterai le maire des Noaillais jusqu'à la fin de mon mandat. » Béatrice Marre a été claire. Sa candidature aux législatives dans l'Aveyron n'implique pas un départ précipité de la mairie qu'elle a remportée en 2001. Après avoir déboulonné Jean-François Mancel aux législatives de 1995, elle va donc s'attaquer à un autre mastodonte UMP, Jacques Godfrain, député de Millau depuis trente ans », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  15. « L’ex-maire de Noailles promue chevalier de la Légion d’honneur », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  16. « Noailles : Bernard Villeneuve s'installe en mairie », L'Observateur de Beauvais,‎ (lire en ligne).
  17. a et b « Noailles : Benoît Biberon (SE) succède à Bernard Villeneuve », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  18. Patrick Caffin, « Béatrice Marre remet l'opposition à sa place : Béatrice Marre, maire socialiste de Noailles, avait promis de s'occuper du « cas » Benoît Biberon, conseiller municipal d'opposition. Elle a tenu parole. Jeudi soir, lors du conseil municipal, elle lui a retiré sa délégation au Sibsa (Syndicat intercommunal du bassin du Sillet et de ses affluents) lors d'une séance de conseil particulièrement houleuse », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. « Évolution et structure de la population à Noailles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)