Erquery

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Erquery
Erquery
L'église Notre-Dame.
Blason de Erquery
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Intercommunalité CC du Clermontois
Maire
Mandat
Stéphane Lecomte
2020-2026
Code postal 60600
Code commune 60215
Démographie
Gentilé Ercuriens, Ercuriennes
Population
municipale
596 hab. (2018 en diminution de 1,65 % par rapport à 2013)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 34″ nord, 2° 27′ 30″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 135 m
Superficie 5,91 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Clermont
Législatives 7e circonscription de l'Oise
Localisation
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Erquery est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Ercuriens et les Ercuriennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

La commune d'Erquery se situe à 55 kilomètres au sud d'Amiens, à 27 kilomètres à l'est de Beauvais, à 27 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 61 kilomètres au nord de Paris[1].

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

L'ancienne carrière d'Erquery, à l'est de la commune.

La commune s'étend entre 57 mètres d'altitude sur les bords de la Béronnelle, au sud-ouest et 135 mètres au-dessus du niveau de la mer aux limites des communes de Lamécourt et de Saint-Aubin-sous-Erquery, au nord-est. Le centre du village se situe à 107 mètres d'altitude et le hameau de Villers à 71 mètres. Le cimetière se trouve à 103 mètres et le bois communal entre 98 et 116 mètres. Le lieu-dit « le Saint-Ladre » se situe à 114 mètres au-dessus du niveau de la mer[2]. Le territoire est traversé au nord au sud par un vallon dépourvu d'eau. Le chef-lieu est sur la colline à l'ouest de ce ravin[3].

La craie contient beaucoup de fossiles, notamment à Erquery. Les cailloux sont brisés en petits fragments, tel qu'on le voit entre le village et Airion. On remarque également des dépôts d'argile fine, peu compacte, de couleur fauve[4]. L'argile à silex fait son apparition sur le territoire, ainsi que la craie noduleuse[5]comme en témoigne une ancienne carrière se trouvant à l'est du territoire. La commune se trouve en zone de sismicité 1, très faiblement exposée aux tremblements de terre[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de la Béronnelle est le seul cours d'eau présent sur le territoire communal : celui-ci prend sa source à la limite Est de la commune à une station de pompage. Il traverse ensuite le hameau de Villers et passe dans le vallon du fond de Béronne avant de quitter la commune pour rejoindre Fitz-James puis Liancourt où il se jettera dans la Brêche, sous-affluent de la Seine. Une mare se situe au lieu-dit le Saint-Ladre, à la limite de la commune de Fitz-James, au nord-ouest du territoire[2]. Les zones les moins élevées du territoire, dans le fond des différents vallons sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Erquery est desservie par une route départementale et quelques routes communales  : la route départementale 127 (D 127), route départementale reliant Fitz-James à Montiers, traverse le village par les rues Jean-Jaurès, de la République et Jules-Ferry avant de rejoindre Lamécourt. La route départementale 37 (D 37) reliant Breuil-le-Sec à Gournay-sur-Aronde passe à proximité de la commune. Celle-ci permet de rejoindre l'agglomération de Clermont sans passer par Fitz-James. Deux autres routes communales relient Erquery aux communes voisines : la route de Saint-Aubin permet de rejoindre Saint-Aubin-sous-Erquery et les rues Pasteur et de Villers relient le village à la D 37[2].

La gare la plus proche est celle de Clermont à 4,6 kilomètres au sud-ouest, sur la ligne Paris-Nord - Lille[1].

La commune est desservie par le réseau Kéolis Oise du conseil général de l'Oise par une ligne de transports scolaires rejoignant les établissements secondaires de l'agglomération de Clermont[8]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie l'école primaire communale aux communes de Saint-Aubin-sous-Erquery, Lamécourt et Rémécourt[9].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 25,7 km à l'ouest et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 45,2 km au sud[1]. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en commun.

Le sentier de grande randonnée 124A (GR 124A), branche du GR 124 reliant Litz à Orrouy, longe la limite nord-ouest de la commune entre Airion et Lamécourt[2]. Le circuit n° 8 du GEP Centre Oise, appelé circuit des Neuf Fonds traverse une partie du territoire. Partant de Fitz-James, il traverse le lieu-dit le Saint-Ladre puis passe par les rues d'Airion, de la République et Pierre-et -Marie-Curie avant de quitter la commune une première fois par le lieu-dit du Champ sans Fin. L'itinéraire balisé traverse une seconde fois le territoire communal en empruntant plusieurs chemins passant par Villers et le fond de Béronne[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[11]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[12].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[13]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[11]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 672 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[15] complétée par des études régionales[16] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Airion », sur la commune d'Airion, mise en service en 1989[17] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[18],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 663,5 mm pour la période 1981-2010[19]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Beauvais-Tillé », sur la commune de Tillé, mise en service en 1944 et à 26 km[20], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[21] à 10,6 °C pour 1981-2010[22], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[23].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du village et de ses abords (bois communal au nord-ouest, ancienne carrière de craie à l'est).

Hormis les périmètres urbanisés qui couvrent 35 hectares du territoire, les cultures représentent la majorité de la superficie à 74,2 % pour 443 hectares. Les espaces boisés que sont le bois d'Erquery ou bois communal (à l'ouest du village), au sud du village comme « la Garenne de Villers », à l'est entre les lieux-dits « le Culmont » et « la Montagne », à proximité de l'ancienne carrière ainsi qu'au lieu-dit « le Saint-Ladre » rassemblent 68 hectares, pour 11,5 % de la surface communale. Les vergers et prairies groupent 7,3 % du territoire sur 43 hectares et l'ensemble des délaissés urbains et ruraux couplé avec les anciennes carrières et terrains nus totalisent 1 %[24]. Malgré la présence du ruisseau de la Béronnelle, aucune zone marécageuse ne se trouve autour de ce ruisseau[2]. Les alentours du bois de la Frête et la parcelle boisée du Larris du Culmont sont inscrits en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[25],[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Erquery est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[27],[28],[29].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[30],[31].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,3 %), forêts (10,3 %), prairies (8 %), zones urbanisées (7,5 %)[32].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[33].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune possède deux secteurs urbanisés[2] :

  • le village d'Erquery, où se trouve toutes les institutions communales et les foyers ;
  • le hameau de Villers, occupé par une ferme, une annexe psychiatrique, un haras et quelques habitations.

Les lieux-dits sont au nombre de six[2]: les Cerisiers au sud ; la Montagne à l'est ; la Fosse Barbier, le Champ Sans Fin et le Culmont au nord ; le Saint-Ladre et le Chaufour à l'ouest.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Durant la fin du XIXe siècle, le village, situé au sommet d'un coteau, était caché au milieu des arbres. 57 maisons y étaient groupées en quatre rues : la Grande Rue, la rue de l'Herbière, la rue du Chemin d'Airion et la rue de Villers[a 1]. De nos jours, le village n'est plus entouré d'arbres et s'est étendu par quelques lotissements.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Voici la liste des différents noms de la commune[a 1]:

  • 1170 : « Ercuri »
  • 1190 : « Hercherii »
  • 1286 : « Erqueri » (également appelé « Erqueriacum », « Ercuriacum » ou « Hercherium »)
  • De nos jours : « Erquery ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Erquery a donné son nom à une famille de seigneurs, importante par les hautes fonctions que plusieurs de ses membres ont exercées : Ansoult, chevalier, était seigneur d'Erquery en 1200. En 1262 c'était Simon, chevalier, seigneur d'Erquery. Parmi ses enfants, il faut citer Raoul Herpin, chevalier, sire d'Erquery, qui était grand pannetier de France dès 1309 et qui porta l'oriflamme de France lors de l'expédition du roi de Flandre en 1315. Il mourut en 1320. De plusieurs enfants qu'il laissa, Jean et Louis d'Erquery furent d'abord chanoines de Beauvais. Jean fut ensuite conseiller au parlement et Louis, évêque de Coutances, de 1347 à 1371. Leur frère ainé, Simon, seigneur d'Erquery, fut maître des requêtes de l'hôtel, puis lieutenant du roi du Languedoc. Son fils Jacques, dit Herpin, seigneur d'Erquery et de Chantilly, après l'évacuation de Creil par les Anglo-Navarrais, fut capitaine de cette ville pour le roi de France de 1339 à 1360. Il eut pour successeur en la terre d'Erquery, Jean, seigneur de Saint-Sauflieu, dont les descendants possédaient cette seigneurie jusqu'en 1711[a 1].

La cure était à la nomination du prieuré de Wariville, qui percevait les grosses dîmes du terroir dès 1170. Il y eut, au sujet des dîmes, des procès entre le curé et les religieuses[a 2]. Le cimetière était autrefois contigu à la ferme de Villers-sous-Erquery : il s'y élevait une chapelle, fondée en 1263, qui était à la nomination de l'évêque de Beauvais. Au XVIIIe siècle, elle était déjà en ruine[a 2].

Du XVIIe siècle à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Il y avait, entre Erquery et Airion, un hameau, appelé le Bois Saint-Ladre, dont les terres appartenaient à la léproserie de Clermont; en 1641, il n'en subsistait aucune habitation[a 2]. Au XVIIe siècle, le village d'Erquery était un petit foyer protestant[34].

En 1711, Jeanne de Saint-Sauflieu, femme du comte de Verpigneulle, vendit Erquery au maréchal de Berwick, qui l'unit à son duché de Fitz-James, en 1790, le duc de Fitz-James possédait à Erquery une ferme et 822 mines de terre, et le bois d'Erquery, contenant 46 arpents. La ferme et les terres, confisquées, furent vendues le 22 nivôse an V[a 3]. Erquery, fut épouvée par les épidémies au XVIIIe siècle : en 1780, la fièvre muqueuse y sévit pendant huit mois ; sur 80 feux, il n'y en eut pas 10 d’indemnes, il mourut 25 habitants en une six semaines, dont 7 en deux jours. Heureusement, le maréchal de Fitz-James, seigneur du pays, fit fournir au malheureux bois, linges et médicaments, et en outre une livre de viande par jour de convalescents. En 1783 et 1786, nouvelles apparitions de la fièvre muqueuse, qui causèrent 18 décès chaque fois. On ne sut à quoi attribuer ces épidémies[a 1].

En 1789, les cahiers de doléances des habitants d'Erquery réclame : le vôte par tête, la réforme du personnel judiciaire, la suppression des huissiers-priseurs, le paiement des impôts par le clergé et la noblesse, comme par le tiers-état, la suppression de la gabelle et des aides, un règlement pour la chasse, la destruction du gibier, quand il est trop considérable, la défense de chasser dans les grains et les vignes, le versement des impôts directement au trésor royal, la suppression des ordres religieux et l'attribution de leurs biens aux bureaux de charité à établir dans chaque paroisse, l'augmentation de la maréchaussée, la défense aux empiriques de s'étaler sur les marchés pour vendre des drogues souvent contraires à la santé, la taxation des honoraires des médecins et du prix des médicaments et l'établissement de barrières de péage sur les routes. Les députés de la paroisse, à l'assemblée du bailliage de Clermont, furent : François Beauvais, labourreur, et François Delachapelle, vigneron[a 2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les coteaux du terroir d'Erquery, tous exposés au sud, se prêtaient à la culture de la vigne; aussi le vin d'Erquery était le plus renommé après celui de Clermont. Les vignes, qui occupaient encore 20 hectares en 1789, réduites successivement à 6 hectares en 1815 et à 1 hectare en 1836, ont complètement disparu[a 1]. La commune de Saint-Aubin-sous-Erquery, annexée à celle d'Erquery en 1828, en fut distraite en 1833[a 2]. En 1890, la population était essentiellement agricole. La ferme de Villers-Sous-Erquery, située au sud du village, formait une dépendance de l'hôpital pyschiatrique de Clermont ; 110 malades étaient occupés dans cette exploitation aux divers travaux agricoles[a 2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Erquery fait partie de l'arrondissement de Clermont et également du canton du même nom. La commune fait partie de la communauté de communes du Pays du Clermontois.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé d'un maire, de trois adjoints et de onze conseillers municipaux[35].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération de la France[36]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Gabriel Gosse    
1945 1950 Irénée Lagache    
1950 1971 Henri Evrard    
1971 1983 Jeanne Vandewalle    
1983 1989 Michel Hardiviller    
1989 1994 Jules Planque    
1994 2008 Michel Le Callonnec    
mars 2008 mai 2020 Gilles Mouret   Fonctionnaire
mai 2020[37] En cours
(au 25 mai 2020)
Stéphane Lecomte   Responsable associatif

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[39].

En 2018, la commune comptait 596 habitants[Note 7], en diminution de 1,65 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300234262264523257244227237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
228211305313323327303318315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
299323309247285341940566933
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
902912812758707614540530520
2013 2018 - - - - - - -
606596-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (53,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 53,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
  • 46,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 10,2 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 25,2 %, plus de 60 ans = 20,8 %).
Pyramide des âges à Erquery en 2007 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
4,3 
75 à 89 ans
4,5 
13,0 
60 à 74 ans
16,3 
25,3 
45 à 59 ans
25,2 
22,3 
30 à 44 ans
23,2 
16,3 
15 à 29 ans
10,2 
18,9 
0 à 14 ans
20,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village possède une école élémentaire comprenant des classes de maternelles et de CP. La classe de CE1-CE2 est située dans l'école de Saint-Aubin-sous-Erquery et la classe de CM1-CM2 est à Lamécourt[44].

Santé[modifier | modifier le code]

Le 3 novembre 2011, un établissement d'accueil aux handicapés[45] fut inauguré à quelques mètres de l'ancienne annexe au bout de 14 mois de travaux[46]. Aucun autre établissement de santé n'est situé à Erquery. L'hôpital général de Clermont est l'hôpital le plus proche du village en étant situé à 4,5km. L'hôpital de Beauvais est situé à 28 kilomètres et l'hôpital de Compiègne à 25 kilomètres. Erquery possédait une annexe de l'hôpital psychiatrique de Clermont-de-l'Oise, abandonnée après la Seconde Guerre mondiale.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église d'Erquery fait partie de la paroisse de Clermont-de-l'Oise dont l'église mère est l'église Saint-Samson de Clermont.

Sports[modifier | modifier le code]

Un stade est situé à l'arrière de l'école et de la mairie. Pour 2018 la municipalité a prévu la construction d'un city stade dernière génération qui viendrait sur le stade actuel.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne possède aucun monument historique sur son territoire.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • L'église, dédiée à Notre-Dame : une seule fenêtre du chœur et les contreforts peuvent être rapportés au XVIe siècle. Elle ne possède pas de transept. Le portail, reconstruit en 1828, supporte le clocher, reconstruit la même année est couvert d'ardoise ; il a été restauré en 1957. L'intérieur est lambrissé ; on y descend par deux marches[a 2]. Elle est située dans la ruelle de l’Église. Une statue de la Vierge à l'Enfant surnommée la Vierge aux raisins située à l'intérieur l'édifice y est classée monument historique[47].
  • Le monument aux morts, rue Pasteur.
  • Croix, à côté du monument aux morts.
  • Calvaire en bois, route de Fitz-James.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La mairie dispose d'une bibliothèque et d'une salle communale. Un comité des fêtes a été créé à cet effet[48].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Séraphine Louis, artiste peintre, y est morte de faim dans l'annexe de l'hôpital en 1942.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Erquery

Les armes d'Erquery se blasonnent ainsi :

d'argent au lion de gueules

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleA. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis, , 160 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[14].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e p. 113
  2. a b c d e f g et h p. 114
  3. p. 113/114

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le ).
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