Maisoncelle-Tuilerie

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Maisoncelle-Tuilerie
Maisoncelle-Tuilerie
Paysage de la rue principale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
Gérard Levoir
2014-2020
Code postal 60480
Code commune 60377
Démographie
Gentilé Maisoncellois, Maisoncelloises
Population
municipale
302 hab. (2016 en diminution de 3,21 % par rapport à 2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 23″ nord, 2° 13′ 15″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 188 m
Superficie 7,72 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.maisoncelle-tuilerie.fr/

Maisoncelle-Tuilerie est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Maisoncellois et les Maisoncelloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Maisoncelle-Tuilerie est un village-rue rural du Plateau Picard situé à 21 km au nord-est de Beauvais, 34 km au sud d'Amiens, situé dans une vallée sèche orientée nord/sud et qui se dirige vers la source de la Noye.

L'autoroute A16 limite le territoire communal à l'ouest, mais l'entrée la plus proche est celle d'Hardivillers. Le village est aisément accessible depuis l'ex-RN 30 (actuelle RD 930) et l'ex-RN 1 (actuelle RD 1001).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le hameau de la Neuve-Rue, autrefois divisé entre Maisoncelle-Tuillerie, Hardivillers et Sainte-Eusoye est intégré à la seule commune de Maisoncelle-Tuilerie par la loi du [1], et est désormais en continuité du village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité a été dénommée Maisoncellas en 1177, Mézuncelles en 1219, Mesoncelles en 1223, Maisoncelles sous Froissy en 1575 et Maison-celle Thuileries en 1666[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye Notre-Dame de Breteuil possédait des biens étendus à Maisoncelle. Une charte de.1177 du comte Raoul Ier de Clermont, lui donna la dîme sur toutes les terres qu'il avait fait défricher autour de Maisoncelle ; ayant.cette époque le pays était entièrement boisé[3].

En 1352, Louis de Blois, comte dé Clermont cède à l'instigation de l'abbé Alvrede, homme habile à enrichir son couvent, la terre et seigneurie de Maisoncelle à l'abbaye, moyennant une redevance de soixante-dix muids de grains[3].

En 1469, le village relevait de la prévôté de Montdidier[4].

Hercule de Rouveroy, vicomte de Rouy, fit bâtir en 1613 une petite chapelle dans ce village dont il était le seigneur, et la plaça sous la protection de saint Charles-Borromée. La chapelle est érigée en vicariat vers l'année 1642, à cause de l'éloignement de l'église de Froissy et de la difficulté des communications ; on y établit un cimetière en 1666[3]. Louis Graves indique en 1832 que « l'église de Maisoncelle, rebâtie en briques vers 1688, après avoir été incendiée, est fort étroite, mal éclairée par de petites fenêtres, voûtée en bois ; la nef a été agrandie vers 1740. Le chœur est entouré de boiseries[3] ». Cette église a été remplacée par l'actuelle, consacrée en 1864.

Au XVIIe siècle existait au village une importante tuilerie, qui donna son nom à la commune et qui disparu au XVIIIe siècle[3].

En 1786, un important incendie dégrade le village, et les habitants, soutenus par M. de Barentin, demandent une suppression de la taille[5].

Au milieu du XIXe siècle, la commune comptait trois moulins à vent et deux pressoirs à cidre. Une partie de la population vivait du tissage de draps de laine et de bas ainsi que des chaines[3].

La commune obtient de l'état en 1855 une subvention pour l'acquisition d'une école[6]. En application de la loi du , la commune, alors peuplée de 529 habitants, est censée se doter d'une école primaire pour les filles[7], mais, en 1881 le conseil général de l'Oise note que la commune dispose d'une école mixte[8].

La gare de Froissy.

Le village n'a jamais été desservi par le chemin de fer, mais ses habitants pouvaient le prendre à la gare de Froissy, sur la ligne Estrées-Saint-Denis - Froissy - Crèvecœur-le-Grand, une ligne de chemin de fer secondaire à voie étroite qui a fonctionné de 1891 à 1953. En 1914, avant le début de la Première Guerre mondiale, les habitants de plusieurs villages dont Maisoncelle, relayés par le conseiller général, demandaient sans succès la création d'un train régulier le samedi afin d'avoir une correspondance sur la ligne Beauvais-Amiens afin de pouvoir revenir du marché de Beauvais[9].

Circonscriptions d'Ancien Régime

Sur le plan religieux, le village était jusqu'au XVIIe siècle un hameau de Froissy, puis devint une paroisse dépendant du diocèse de Beauvais, archidiaconé et doyenné de Breteuil[3].

Pour les administrations civiles et militaitaires, Puits-la-Forêt dépendait de l'élection de Montdidier, généralité d'Amiens[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Froissy[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Just-en-Chaussée.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[11], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[12], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[13].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[14], cette intercommunalité dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Michel Carlier    
mars 2008[17] En cours
(au 10 septembre 2014)
Gérard Levoir   Agriculteur retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[18]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2016, la commune comptait 302 habitants[Note 1], en diminution de 3,21 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
521502565481504525478460430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386419529543524505485462405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364345344250257213203242248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
236209164183220248313309301
2016 - - - - - - - -
302--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,8 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,9 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 25,9 %, 45 à 59 ans = 16 %, plus de 60 ans = 15,4 %) ;
  • 48,2 % de femmes (0 à 14 ans = 25,8 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 28,5 %, 45 à 59 ans = 13,9 %, plus de 60 ans = 13,2 %).
Pyramide des âges à Maisoncelle-Tuilerie en 2007 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
4,9 
75 à 89 ans
4,6 
10,5 
60 à 74 ans
8,6 
16,0 
45 à 59 ans
13,9 
25,9 
30 à 44 ans
28,5 
16,7 
15 à 29 ans
18,5 
25,9 
0 à 14 ans
25,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[23]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La cour d'école.

Les enfants du village sont scolarisés dans le cadre du regroupement pédagogique intercommunal organisé depuis plusieurs dizaines d'années par les communes d’Hardivillers, Troussencourt et Maisoncelle-Tuilerie, et qui accueille une centaine d'élèves en 2016-2017[24] et 105 en 2017-2018. Maisoncelle-Tuilerie accueille une classe de petite et moyenne section[25].

Il est administré par le syndicat scolaire qui regroupe en 2016 les communes de Froissy, Noirémont, Sainte-Eusoye, Maisoncelle-Tuilerie et Puits-la-Vallée[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Claude.
Le monument aux morts

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Claude-et-Saint-Charles : édifice de style néo-gothique construit en brique consacré en 1864. Un petit autel du XVIIe siècle , provenant de l’ancienne église, a été remonté dans le croisillon sud[27].
  • Château, semblant dater du XIXe siècle
Le château

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Napoléon Bacqua de la Barthe et Paul Dupont, Bulletin annoté des lois, décrets, arrêtés, avis du Conseil d’État, etc : Recueil complet de législation française, t. XV, Paris, Imprimerie et librairie administrative Paul Dupont, , 351 p. (lire en ligne), p. 166.
  2. « Maisoncelle-Tuilerie », Les communes de notre territoire, sur http://www.cc-oisepicarde.fr (consulté le 10 juin 2019).
  3. a b c d e f g et h Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Froissy, arrondissement de Clermont (Oise) : Extrait de l'Annuaire de 1832, 82 p. (lire en ligne), p. 24, 35, 76, 78; sur Google Books.
  4. Gaëtan de Witasse, Géographie historique du département de la Somme : état religieux, administratif et féodal des communes et de leurs dépendances, t. II, Abbeville, impr. de Lafosse, coll. « Mémoires de la Société d'émulation d'Abbeville », , 717 p. (lire en ligne), p. 328-332.
  5. « Enquête aux archives départementales de l'Oise pour servir à l(histoire du département de l'Oise : Les syndics de 1787 et l'administration communale », Bulletin de la société d'études historiques & scientifique de l'Oise, t. I, no 1,‎ , p. 94 (lire en ligne, consulté le 10 juin 2019).
  6. Théodore-Henri Barrau, Petit manuel de l'instruction primaire : Journal mensuel des instituteurs, Paris, Librairie Hachette, , 332 p. (lire en ligne), p. 2.
  7. Procès-verbal de la séance du conseil général de 1867, Beauvais, Imprimerie de D. Père, , 411 p. (lire en ligne), p. 364.
  8. « Rapport au conseil général sur la situation de l'enseignement primaire en 1881 », dans Rapport du Préfet de l'Oise pour la session d'août 1882, Beauvais, Imprimerie administrative Eugène Laffineur, (lire en ligne), p. 322-351, et notamment page 323.
  9. Procès-verbal des délibérations du conseil général : Première session de 1914, Beauvais, Imprimerie centrale administrative, , 197 p. (lire en ligne), p. 137-140, 151.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  12. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  13. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  14. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  15. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17.
  16. « Les maires de Maisoncelle-Tuilerie », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 10 juin 2019).
  17. Le bonhomme picard du 26 mars 2008
  18. « Maisoncelle-Tuilerie », Cartes de France (consulté le 10 septembre 2014)
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. « Évolution et structure de la population à Maisoncelle-Tuilerie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  24. « Bonne retraite, Joëlle ! » : Après huit ans de service, la secrétaire du regroupement scolaire a mis fin à sa carrière d’agent de la fonction territoriale. Sa remplaçante est déjà en poste », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3423,‎ , p. 17 « Les maires et enseignants du regroupement scolaire d’Hardivillers, Troussencourt et MaisoncelleTuilerie étaient rassemblés le jeudi 1er décembre à l’occasion du départ à la retraite de Joëlle Opéron, secrétaire du dit regroupement. « Cela faisait huit ans qu’elle exerçait dans cette fonction », a souligné Jean-Pierre Randolet, maire-adjoint d’Hardivillers, président du Syndicat à vocation scolaire ».
  25. « Rentrée: du renouveau en milieu rural : Une nouvelle classe et une nouvelle professeure des écoles. Cette école rurale a reçu hier la visite du préfet », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juin 2019).
  26. « Sainte-Eusoye Une nouvelle mairie pour 2016 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juin 2019).
  27. Dominique Vermand, « Maisoncelle-Tuilerie, église Saint-Claude », Diocèse : Beauvais, Églises de l'Oise - Art roman et gothique (consulté le 9 juin 2019).