Hermes (Oise)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hermès (homonymie).
Hermes
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Mouy
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Beauvaisis
Maire
Mandat
Gregory Palandre
2015-2020
Code postal 60370
Code commune 60313
Démographie
Population
municipale
2 463 hab. (2014)
Densité 210 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 30″ nord, 2° 14′ 48″ est
Altitude Min. 43 m – Max. 139 m
Superficie 11,72 km2
Localisation

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Hermes

Hermes est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

L'abbaye cistercienne de Froidmont, dépendant du diocèse de Beauvais, se trouvait sur le territoire de cette commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dominée par le Mont de Hermes (139 m), la zone habitée est limitée naturellement par la Forêt de Hez-Froidmont au nord, et une zone marécageuse au sud. La majorité de la zone habitée se trouve dans le creux de la vallée du Thérain.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Accolée à Berthecourt avec laquelle elle partage une gare, Hermes est séparée topologiquement de ses autres voisines. La départementale 12 la relie à Bailleul-sur-Thérain et Saint-Felix. Bresles et La Neuville-en-Hez sont séparées de Hermes par l'avancée de la forêt de Hez-Froidmont, tandis que Heilles et Mouchy-le-Châtel se trouvent de l'autre côté d'une zone marécageuse.

Communes limitrophes d’Hermes[1]
Bailleul-sur-Thérain Bresles La Neuville-en-Hez
Villers-Saint-Sépulcre Hermes[1] Saint-Félix
Berthecourt Mouchy-le-Châtel Heilles

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le Thérain à Hermes.

Hermes est un regroupement d'anciens hameaux fédérés en une seule unité administrative, à savoir : Blainville, Carville, Friancourt, Hermes, Granville, Méhécourt, Marguerie. Ces hameaux sont soit connexes le long du Thérain, soit des écarts situés au milieu d'une portion cultivée de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Thérain traverse la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la départementale 12 reliant Beauvais à Creil dans la partie nord de l'agglomération. La départementale 125 traverse toute la longueur de Hermes pour franchir le Thérain en centre-bourg, en direction de Noailles et la nationale 1.

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare d'Hermes-Berthecourt. La ligne de Creil à Beauvais a été construite de 1855 à 1857 pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Nord. Elle comportait deux voies jusqu'en 1947. Aujourd'hui, les croisements de TER se font en gares de Hermes et de Mouy - Bury. Cette ligne a été empruntée par la célèbre Micheline, un autorail sur pneus, de 1936 à l'entrée en guerre.

Climat[modifier | modifier le code]

Hermes est située en Picardie, et bénéficie d'un climat océanique.

On constate une relativement faible amplitude thermique entre l'hiver et l'été, la température moyenne restant comprise entre O°C et 23 °C. On a toutefois constaté des records historiques de -19,6 °C le 29 janvier 1954 et de 36,6 °C le 4 août 1990.

Les précipitations mensuelles enregistrées sont relativement uniformes tout au long de l'année et oscillent autour de 56mm en moyenne.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,4 6,8 9,9 13,3 17,2 20,4 22,7 22,7 20,8 15,2 9,3 6,2 14,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,3 0,6 2,1 4,1 7,3 10,2 11,1 11,8 9,8 7 3,1 1,1 5,8
Températures moyennes (°C) 2,9 3,7 6 8,7 12,3 15,3 17,4 17,3 14,8 11,1 6,2 3,7 9,9
Insolation(h) 54 81,2 122,1 164,9 195,7 209,2 221,1 208,4 160,5 114,9 70,7 47,2 1649,9
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 57 46.4 54.2 46,6 58,5 57 50,1 51,4 51,5 60,5 63 60,4 656,8
Source : Climatologie mensuelle - Beauvais-Tillé, France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'origine Mons Hermarum (ou mont d'Hermès) viendrait du culte de ce dieu, rencontré en Belgique et dans le Nord de la France (Belgica romaine)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Hermes est un lieu habité depuis des millénaires. Avec la commune de Bailleul-sur-Thérain, elle constitue l'un des deux pôles prouvés d'habitation néolithique dans la vallée moyenne du Thérain. Un dolmen-ossuaire contenant quelque 400 restes y a été trouvé en 1837[réf. nécessaire].

Avant J.-C.[modifier | modifier le code]

Implantée en plein pays bellovaque, la bourgade est le seul gué à la ronde sur le Thérain, dont le cours était plus important qu'aujourd'hui. Le village était à l'extrémité d'une route gauloise le reliant à Clermont, et une étape sur la route reliant Beauvais à Senlis. Elle a vu se dérouler en 51 av. J.-C. un des épisodes guerriers de la campagne de César contre les Belges sur une proéminence toute proche, aujourd'hui encore appelée Mont-César (située sur le territoire de Froidmont). Elle fera l'objet par la suite d'une occupation gallo-romaine. Ce vicus romain est désigné sous le nom de Ratumagus[3], d'après le nom retrouvé sur une statue équestre exhumée lors des fouilles de l'abbé Hamard (dès 1877).

Période mérovingienne[modifier | modifier le code]

Les mêmes fouilles effectuées par l'abbé Hamard sur le Mont de Hermes mettent au jour une nécropole mérovingienne qui livrera plusieurs milliers d'objets[réf. nécessaire].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le territoire de la future Hermes est contrôlé par les moines cisterciens de l'abbaye de Froidmont, abbaye-fille de l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp fondée en 1134. On trouve trace en 1143 d'un Mons Hermarum qui devient en 1170 Harmae. Il semble faire l'objet d'une lutte d'influence entre les pouvoirs seigneurial et religieux.

  • Messire Goramus, chapelain de Merlemont et Pierre Doyen d'Hermes interviennent, en 1202, dans une querelle entre les habitants de Merlemont et les religieux de Froidmont, à propos du droit de passage dans la ruelle aux Vacques (ce hameau dépend aujourd'hui de la commune de Villers-Saint-Sépulcre)[réf. nécessaire].

Sous protection des comtes de Clermont, Harmae voit se construire en 1187 une forteresse sur ordre de Catherine de Clermont, future épouse de Louis, comte de Blois. L'évêque de Beauvais Philippe de Dreux fera détruire cette forteresse peu après. Une nouvelle fois relevée, elle perdurera jusqu'au XVe siècle. Elle est connue comme un repaire de brigands lors de la guerre de Cent Ans et la grande Jacquerie, et sera définitivement détruite en 1431[réf. nécessaire].

Depuis le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La date d'apparition de la dénomination moderne Hermes est inconnue, mais est déjà constatée sur la carte de Cassini, dont les relevés ont été terminés en 1789. La Révolution française marque la fin de la domination abbatiale, et crée la commune.

Un chemin de fer secondaire à voie métrique appelé « Chemin de fer de Hermes à Beaumont ou « HB » acheminait de 1880 à 1949 marchandises (essentiellement des briques fabriquées à Noailles et des betteraves) et voyageurs sur les 32 km de ligne séparant Hermes de Beaumont. L'écartement spécifique des rails de cette ligne obligeait à un transbordement en gare de Hermes pour acheminer les marchandises.

Durant la seconde Guerre mondiale, la gare de Hermes-Berthecourt a subi de nombreux bombardements alliés, l'armée allemande utilisant la voie ferrée pour transporter les V1 entreposés dans les carrières de Saint-Maximin[réf. nécessaire].

Fin 2016, les maires de Berthecourt et d'Hermes envisagent la fusion de leurs communes sous le régime de la commune nouvelle, soulignant les liens anciens liant leurs habitants et la nécessité de concevoir de manière coordonnée l'aménagement du quartier de la gare[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Noailles [5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Mouy

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes Rurales du Beauvaisis (CCRB), créée le .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[6], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté d’agglomération du Beauvaisis et de la communauté de communes rurales du Beauvaisis, de manière à créer un nouvel EPCI rassemblant 44 communes pour 93 341 habitants[7]. Malgré les réticences du président de la CCRB[8], le schéma est entériné[9],[10].

La fusion prend effet le , et la commune est désormais membre de la communauté d’agglomération du Beauvaisis (CAB).

Politique locale[modifier | modifier le code]

L'élection municipale de 2014 a été annulée par le Tribunal administratif d'Amiens puis le Conseil d’État en raison du très faible écart de voix (5 bulletins) obtenues par les listes et d'une propagande irrégulière de M. Pagny[11], mais l'équipe municipale élue est restée en fonction jusqu'à la notification de la décision du Conseil d’État, date à laquelle une délégation spéciale a été mise en place par le Préfet. Le premier tour des élections municipales partielles a vu la victoire de l'équipe de Grégory Palandre sur celle de Laurent Pagny[12], et le conseil municipal a élu le nouveau maire le 4 juillet 2015[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, les maires étaient élus pour un mandat de deux ans et rééligibles, ce qui explique le nombre de mandats de M. Isore. Par la suite, les préfets nommèrent les maires jusqu'en 1871, d'où les mandats de longueur irrégulière constatés sur cette période. Le mandat moderne (six ans, renouvelable) remonte à cette date.

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[Note 1].
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Georges Levasseur    
1945 1947 Fernand Ruelle    
1947 1953 Léon Derebergue    
1953 1960 Amand Brault PCF Ouvrier tourneur sur bois, journaliste
Membre de l'Assemblée constituante de 1946
Député de l'Oise (1946 → 1955)
Décédé en fonction
1960 1964 Marius Bressieux    
1964 1965 Lucien Ansotte    
1965 1977 Guillaume Vandenplas    
1977 2008 Roland Caron PCF puis MDC
puis SE
Technico-commercial
22 mars 2008[14] 18 mai 2015 Laurent Pagny PRG Mécanicien
Élection de 2014 annulée par le Conseil d'État[11],[15]
4 juillet 2015[12],[13],[16] en cours
(au 9 février 2017)
Gregory Palandre SE Cadre Commercial

Démocratie participative[modifier | modifier le code]

La commune s'est doté en 2014 d'un conseil municipal des jeunes[17].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 463 habitants, en diminution de -2,99 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
570 663 650 750 750 759 768 754 754
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
760 854 942 1 091 1 202 1 274 1 347 1 351 1 306
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 390 1 491 1 577 1 561 1 557 1 474 1 406 1 312 1 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 635 1 588 1 802 1 828 1 964 2 331 2 390 2 539 2 463
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,3 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 18,6 %).
Pyramide des âges à Hermes en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,3 
3,1 
75 à 89 ans
6,3 
11,9 
60 à 74 ans
12,0 
18,8 
45 à 59 ans
18,8 
22,5 
30 à 44 ans
22,7 
19,1 
15 à 29 ans
18,2 
24,3 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Afin de réduire les coûts des soins, la municipalité a organisé en 2016 une mutuelle communale, permettant ainsi la souscription à un tarif de groupe une complémentaire santé[23]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vincent.
Vestiges de l'abbaye de Froidmont.

Hermes compte deux monuments historiques sur son territoire :

  • L'Église Saint-Vincent, rue du 11 novembre (RD 125) (inscrite monument historique par arrêté du [24]) : Hermes est l'un des bourgs les plus anciens du Beauvaisis, et son église possède ainsi l'une des plus anciennes nefs du département. Elle remonte en partie au XIe siècle, comme l'indique l'appareil en petits moellons cubiques du mur méridional. Cette nef a toutefois perdu son authenticité avec l'installation d'un plafond à caissons en 1722 et une reconstruction partielle pendant la seconde moitié du XIXe siècle, qui concerne les portails, les fenêtres latérales, et l'unique bas-côté, ajouté à la période gothique flamboyante au nord de la nef. Mais l'église Saint-Vincent était surtout réputée pour son beau clocher roman à deux étages de beffroi. Bâti sur un terrain instable et repris en sous-œuvre au milieu du XVIe siècle, il s'est malheureusement effondré en 1919, et emporta dans sa chute la première travée du chœur et la chapelle latérale nord. En 1927, il fut remplacé par un clocher moderne assis sur la toiture de la nef. Restent encore indemnes l'abside et la chapelle latérale sud du deuxième quart du XVIe siècle, qui sont bâties avec soin et reflètent de manière exemplaire la transition du style flamboyant vers la Renaissance. Quelques autres éléments peu évocateurs sont d'un intérêt purement archéologique : ce sont les vestiges du transept primitif contemporain de la nef, dont trois arcades ; une baie bouchée du XIIIe siècle dans le mur occidental de la chapelle latérale nord ruinée ; et deux chapiteaux ioniques antiques réemployés vers 1559 pour l'arcade méridionale de l'ancienne base de clocher[25].
  • L'Abbaye de Froidmont (inscrite comme monument historique par arrêté du arrêté du , grange ruinée classée par décret du 4 décembre 1995[26]) : Cet établissement religieux est fondé en 1134 par Eudes (ou Odon) II, évêque de Beauvais, et Alix de Dammartin. L'abbaye est peuplée par douze moines venant de l'Ourscamp. Elle est soutenu au fil des siècles par le roi Louis VII, l'évêché du Beauvaisis, par les seigneurs de Bulles et par de nombreux autres seigneurs. C'est l'une des neuf abbayes cisterciennes que compte l'actuel département de l'Oise sous l'Ancien Régime. À son apogée au XIIIe siècle, le nombre de moins atteint les cent cinquante, dont une centaine de convers. La guerre de Cent Ans et les incursions anglaises du XIVe et XVe siècle mettent à mal l'abbaye. Un total de trente-quatre abbés in titulum se succèdent jusqu'en 1528, quand le régime de la commende est instauré avec le premier abbé commendataire, Claude de Bèze. Dans un premier temps, cette phase est marquée par un renouveau, car l'ensemble des bâtiments sont reconstruits, et une nouvelle église est consacrée en 1534. Mais le nombre de moins ne cesse de diminuer est n'est plus que de dix en 1790, un an avant la suppression des ordres religieux sous la Révolution française. L'abbaye est alors vendue comme bien national, et presque tous les bâtiments sont rapidement démolis. Ne subsistent que le mur d'enceinte, remarquablement bien conservé, et les vestiges de quelques locaux voûtés, pressier et celliers. De l'autre côté de la rue, la ferme de l'abbaye est encore presque complète, mais ses bâtiments se trouvent dans un état de délabrement avancé, et la charpente de la grange dîmière s'est en partie écroulée, le classement aux monuments historiques étant venu trop tard pour préserver l'édifice[27].
  • Le Château de La Trye, Domaine de Froidmont, est situé dans un parc de 6,5 hectares, en lisière de la forêt domaniale de Hez-Froidmont.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • La Mairie d'Hermes : Les dimensions imposantes de cette bâtisse construite en 1884 sont hors de proportions du nombre d'habitants de l'époque. La massivité du bâtiment, opposée à celle de l'église située de l'autre côté de la rue, rappelle le fort antagonisme existant alors entre les autorités civile et religieuse.
  • La Chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, rue du 8 Mai.
  • Le Lavoir de Méhécourt, dans l'ancien hameau du même nom, rue de Méhécourt / rue de la place des Fêtes
  • Le Lavoir de Caillouël, au hameau du même nom, rue Dupille
  • L'Exposition de matériel agricole ancien, rue Dupille
  • La Croix monolithique près de l'abbaye de Froidmont.
  • La Fontaine couverte sur le chemin forestier de Froidmont, dans la forêt de Hez-Froidmont
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Hamard, Fouilles de Hermes (Oise) : Notice sur la découverte du Vicus romain Ratumagus, deuxième édition, augmentée d’une préface sur l’occupation gauloise et suivie de la découverte d’une nécropole romaine à Bury (Oise), Flers-de-l’Orne, Imp. Catholique, 1912, 37 p.
  • Abbé Hamard, abbé Renet, Mont de Hermes : Les Francs et les Romains. Fouilles exécutées en 1878 et 1879, imprimerie Trezel-Russel, Beauvais, vers 1880.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le comité des loisirs de Hermes édite un ouvrage :Une belle page de France : Hermes, Comité des loisirs de Hermes disponible en mairie qui compile les éléments vérifiables de son histoire moderne. Y sont notamment recensés les maires en place depuis la Révolution française
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Hermes sur Géoportail.
  2. Introduction à l'histoire générale de la province de Picardie, de Pierre Nicolas Grenier, Charles Dufour, Jacques Garnier.
  3. Hermes sur Imago Mundi .
  4. Corinne Fourcin, « Berthecourt-Hermes : des vœux communs en attendant la fusion ? », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  7. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  8. « Communauté de communes rurales du Beauvaisis : vers un mariage forcé ? : Le préfet et la commission départementale ont choisi de rattacher la CCRB à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis », L'Observateur de Beauvais, no 926,‎ , p. 14 « A priori, le préfet et la commission départementale ont choisi de la rattacher à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis. Ce qui n’est pas forcément du goût de Jean-François Dufour, son président (PS), furieux de perdre son indépendance pour si peu. Peu pressé, semble-til, d’effectuer ce mariage forcé, il a cependant pris quelques contacts, notamment avec la communauté voisine du Clermontois, à la surprise de quelques élus de la CCRB qui pensent que le bassin de vie breslois se tourne plus naturellement vers le Beauvaisis. «J’ai eu la surprise d’apprendre que le Clermontois réfléchissait à un rapprochement avec… la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis» a-t-il déclaré ».
  9. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  10. Patrick Caffin, « Beauvaisis : une fusion qui manque de dynamisme mais qui se prépare », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « C’est dommage que le préfet n’ait pas été plus dynamique pour mettre la pression afin que davantage de communes fusionnent. Il y en a 8 autour de Crèvecœur-le-Grand qui sont candidates pour nous rejoindre. Nous estimons que pour exister et résister en termes de projets dans la nouvelle grande région, il faut atteindre au minimum 100 000 habitants. Avec ces communes, nous les aurions. Avec la CCRB, nous y sommes presque (NDLR : 93 000 habitants). » Mais ce ne sera que partie remise puisqu’après 2017, les communes pourront faire acte de candidature pour rallier l’entité qu’elles souhaiteront ».
  11. a et b « L’élection du maire finit au tribunal administratif d’Amiens », L'Observateur de Beauvais, no 843,‎ , p. 20 (ISSN 1287-7565)
  12. a et b Farida Chadr, « Municipales à Hermes : inversion des rôles entre Grégory Palandre et Laurent Pagny », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  13. a et b Farida Chadr, « Grégory Palandre prend les clés de la mairie », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  14. « Hermes : Laurent Pagny, élu maire », L'Observateur de Beauvais,‎ (lire en ligne).
  15. « L'élection annulée à Hermes », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  16. Fanny Dollé, « Passage de relais tendu entre l’ancien et le nouveau maire : Samedi 4 juillet, c’est dans une ambiance tendue que s’est déroulée l’installation du nouveau maire Grégory Palandre. Son opposant lui a reproché ses tâtonnements », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  17. « Conseil municipal jeunes », Le Bulletin de Hermes, no 13,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. « Évolution et structure de la population à Hermes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  23. Farida Chadri, « Hermes : une mutuelle communale pour réduire les frais de santé des habitants », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  24. « Église Saint-Vincent », notice no PA00114715, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Noailles, Pays de Bray, Pays de Thelle et Vallée de Thérain, Beauvais, s.d., 32 p., p. 11.
  26. « Abbaye de Froidmont », notice no PA00114714, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Dominique, Églises de l'Oise, Canton de Noailles, Pays de Bray, Pays de Thelle et Vallée de Thérain, op. cit., p. 12.