La Chapelle-en-Serval

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La Chapelle-en-Serval
La Chapelle-en-Serval
blason commune
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Senlis
Intercommunalité Communauté de communes de l'aire cantilienne
Maire
Mandat
Daniel Dray
2014-2020
Code postal 60520
Code commune 60142
Démographie
Gentilé Capellois
Population
municipale
3 026 hab. (2016 en augmentation de 3,21 % par rapport à 2011)
Densité 280 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 42″ nord, 2° 32′ 07″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 136 m
Superficie 10,81 km2
Localisation

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Liens
Site web la-chapelle-en-serval.fr

La Chapelle-en-Serval est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Capellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La Chapelle-en-Serval est située dans le sud du département de l'Oise, dans le Valois multien, à la limite avec le Val-d'Oise, le long de la très fréquentée RD 1017, et à une distance orthodromique de 33,5 km au nord-nord-est de Paris.

La Chapelle-en-Serval compte cinq communes limitrophes, dont trois sont situées dans le département voisin du Val-d'Oise : Luzarches, Fosses et Survilliers. Le découpage du territoire communal est quelque peu surprenant. Ainsi, la RD 1017, au sud du village, constitue la limite entre La Chapelle (à l'ouest) et Survilliers (à l'est). Survilliers arrive donc jusqu'à l'entrée sud du village, près de la zone artisanale, et La Chapelle arrive jusqu'aux dernières maisons du plateau de Fosses. Le centre commercial avec son hypermarché près de la gare de Survilliers-Fosses se situe par ailleurs sur la commune de La Chapelle, qui arrive également jusqu'aux premières maisons de Survilliers au lotissement du Petit Argenteuil. D'autre part, bien que Orry-la-Ville soit située à l'ouest de La Chapelle, toute la forêt au sud d'Orry appartient également au territoire de La Chapelle. C'est ici, en forêt de Coye, mais aussi sur les champs entre Fosses et la lisière de la forêt, que La Chapelle rencontre Luzarches. La distance aérienne entre les centres respectifs de La Chapelle et Luzarches est de 8,3 km, et la distance routière de 11,5 km par la RD 118 et la RD 1016, en traversant cinq communes : Orry-la-Ville, Coye-la-Forêt, Lamorlaye, Asnières-sur-Oise et Chaumontel. Quant à Plailly, village situé au sud-est de La Chapelle, le bois privé Garenne de la Justice au sud du village incombe à cette commune limitrophe. - Au nord de La Chapelle, la RD 1017 sert une nouvelle fois de limite entre La Chapelle et une commune voisine, Orry-la-Ville : le cimetière d'honneur militaire près du village et face à l'ancien haras de la Censière est situé sur le territoire d'Orry. Finalement, reste à signaler qu'à l'extrémité sud-est du bois communal de Pontarmé, se rencontrent quatre communes en un point : La Chapelle, Pontarmé, Plailly et Thiers-sur-Thève. Cette dernière commune n'est toutefois pas limitrophe de La Chapelle[1].

Communes limitrophes de La Chapelle-en-Serval
Pontarmé
Orry-la-Ville
Luzarches
La Chapelle-en-Serval Plailly
Fosses Survilliers

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La Chapelle-en-Serval doit son développement dans le passé au carrefour routier où le village est établi. Le principal axe routier est la RD 1017, ancienne route nationale 17, orientée globalement dans un sens nord-sud. Localement appelée route des Flandres[2], elle relie la région parisienne à Senlis et Pont-Sainte-Maxence. La distance routière de la capitale est de 39 km par la RD 1017 et l'autoroute A1, via le connecteur de Survilliers / Saint-Witz. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est à 16 km, et le chef-lieu d'arrondissement Senlis est éloigné de 10 km par la RD 1017. Une deuxième route importante est la RD 924a qui relie La Chapelle à Chantilly, distant de 10 km également. La RD 924a se sépare de la RD 1017 au monument aux morts, au nord du village. Sur le plan local, une route départementale orientée dans un sens est-ouest complète le réseau : la RD 118, en provenance de Plailly et à destination d'Orry-la-Ville, Coye-la-Forêt, Lamorlaye et la route nationale 16.

Le territoire communal est traversé par la ligne de chemin de fer Paris-Nord - Creil, non loin du village, mais La Chapelle ne dispose d'aucune gare. Par contre, trois gares sont assez proches de la commune. L'arrêt de La Borne Blanche à Orry-la-Ville est à seulement 2 km des lotissements à l'ouest du bourg et peut être rejoint à pied. Or, il n'est desservi que par le RER D qui met 39 min jusqu'à la gare de Paris-Nord. De ce fait, la gare d'Orry-la-Ville - Coye joue un rôle plus important, car desservie également par le TER Picardie dont les trains sont sans arrêt entre cette gare et Paris, avec un temps de voyage de 19 min seulement. En outre, Orry-la-Ville - Coye est desservie par des trains pour Amiens et Compiègne. Du lundi au vendredi, des navettes par autocar relient les différents quartiers de La Chapelle à la gare, qui dispose également d'un vaste parking-relais payant en semaine. Une troisième gare pouvant intéresser La Chapelle est celle de Survilliers-Fosses, notamment pour les voyageurs descendant avant Paris : étant donné que cette gare est située en Île-de-France, le passe Navigo est applicable, qui, selon les besoins de déplacement individuels, peut s'avérer avantageux. Survilliers-Fosses n'est desservie que par le RER D, à l'instar de La Borne Blanche. - Concernant la desserte par autocar, La Chapelle est située sur la ligne n° 13 du réseau départemental Sud-Oise, reliant la gare d'Orry-la-Ville - Coye à Senlis par Pontarmé. Fonctionnant du lundi au vendredi uniquement (ainsi que les samedis scolaires), elle propose dix-sept aller-retours pour Orry et douze aller-retours pour Senlis[3].

Topographie et espaces naturels[modifier | modifier le code]

Poteau Nibert en forêt de Coye, point de rencontre avec Luzarches et Orry-la-Ville.
Les prés près du haras de la Censière, le long du chemin rural n° 11.

La forêt de Chantilly couvre 209 ha du territoire de la commune, celui-ci totalisant 389 ha de territoire boisé (36 %). L'unique cours d'eau présent sur la commune est le ruisseau de la Bâtarde, qui prend sa source dans la zone d'étangs de pêche près de la RD 118 en direction de Plailly. Le ruisseau arrose quelques prés humides et se dirige d'abord vers le nord, puis vers le nord-ouest, pour rejoindre rapidement la Thève au hameau de Montgrésin. Le point le plus bas de la commune se situe au point Dremeux de la RD 1017 sur la Bâtarde, à 57 m au-dessus du niveau de la mer, à l'extrémité nord du territoire communal. Le point culminant, à 132 m, est localisé à l'extrémité du chemin rural des Essarts, en lisière sud de la forêt de Chantilly, et à la limite avec la commune de Luzarches. C'est également le point le plus occidental du territoire communal, sur le versant nord de la vallée de l'Ysieux. Du point de vue géologique, la commune comprend une carrière comportant d'importants gisements de fossiles[4].

Le patrimoine naturel et paysager de La Chapelle est protégé par deux ZNIEFF du type 1. La ZNIEFF n° national 220014323 « Massif forestier de Chantilly / Ermenonville » concerne sur La Chapelle l'ensemble des parcelles de la forêt de Chantilly[5]. C'est en même temps un site naturel classé « Domaine de Chantilly », créé par arrêté du 28 décembre 1960 sur la base de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque[6]. La ZNIEFF n° national 220014325 « Bois de Morrière » porte essentiellement sur un bois de ce nom situé sur la commune de Plailly, mais englobe également toutes les forêts de La Chapelle à l'est de la RD 1017. Il s'agit plus particulièrement de la Garenne de la Chapelle, qui correspond au domaine privé des deux châteaux au sud de la RD 118 ; du Bois de la Grande Mare avec ses étangs de pêche et sa piste d'entraînement de chevaux au nord-est du territoire ; ainsi que de la Remise Saint-Germain, entre ce dernier bois et la RD 1017[7]. Seulement la Remise Saint-Germain est en partie accessible au public grâce à la présence de chemins ruraux, dont notamment le CR n° 11 dit de Thiers, qui part de l'allée Saint-Georges derrière la mairie et permet de rejoindre Thiers-sur-Thève et Pontarmé. Cette seconde ZNIEFF entre, sur le territoire de La Chapelle, dans le site classé « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, butte et clairière de Saint-Christophe », créé par arrêté du 28 août 1998[8]. Ce site couvre, en dehors des zones construites et d'une zone au nord-est de la mairie, la totalité du territoire communal au nord et au sud-est, avec le bois du Chenuet. Ainsi, toutes les forêts de La Chapelle-en-Serval ainsi que les pâturages au nord sont protégées soit par une ZNIEFF, soit par un site classé, soit par les deux types de protection. Finalement, l'ensemble de la commune fait partie du vaste site inscrit de la vallée de la Nonette, créé par arrêté du 6 février 1970[9]. Ce site inscrit a préfiguré le parc naturel régional Oise-Pays de France pour sa partie située dans l'Oise, créé par décret du 13 janvier 2004 et incorporant l'ensemble de la commune de La Chapelle[10]. - Concernant la randonnée pédestre et équestre, les possibilités sont restreintes en dehors de la forêt de Chantilly et de ses massifs annexes, et en dehors du chemin rural déjà cité. Une piste cyclable relie toutefois La Chapelle et Orry-la-Ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, la commune porte les noms de Pierre-la-Montagne et de Rameuse[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, les 3 et 4 septembre 1914, après la bataille de Senlis, un détachement de cavaliers allemands campe à La Chapelle-en-Serval.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'école des cadres de La Chapelle-en-Serval[12] est, avec celles d'Uriage et d'Écully et parmi plus d'une soixantaine d'établissements de ce type, l'une des trois écoles de cadres d'envergure nationale créées par le régime de Vichy. Située en zone occupée, elle se singularise par une orientation plus nettement collaborationniste[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, établie en 1978 dans la villa « La Solitude » de 1867.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995[14] mars 2008[14] Jean-Pierre Tellier DVD puis UMP  
mars 2008 janvier 2009[14] Guy Colé DVD Retraité
Scrutin municipal annulé
mars 2009[15] mars 2014 Philippe Espercieux MoDem Chef d'entreprise
mars 2014 En cours
(au 28 août 2014)
Daniel Dray UMP-LR Chef d'entreprise
7e vice-président de la CCAC
Élu pour le mandat 2014-2020[16]


Jumelages[modifier | modifier le code]

La Chapelle-en-Serval est jumelée avec:

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2016, la commune comptait 3 026 habitants[Note 1], en augmentation de 3,21 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
441502567522544563577646520
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
508573467475448538517461485
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
437582467398453479464482606
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8488968121 3852 1852 4622 5762 9142 944
2016 - - - - - - - -
3 026--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (10 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 20,7 %, 30 à 44 ans = 25,7 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 9,9 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 27,8 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 10,2 %).
Pyramide des âges à La Chapelle-en-Serval en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,3 
1,4 
75 à 89 ans
2,7 
8,3 
60 à 74 ans
7,2 
22,1 
45 à 59 ans
22,1 
25,7 
30 à 44 ans
27,8 
20,7 
15 à 29 ans
18,8 
21,7 
0 à 14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

La Chapelle-en-Serval compte un seul monument historique sur son territoire.

  • Église de la Trinité (inscrite monument historique par arrêté du [22]) : L'église paroissiale a principalement été construite au XVIe siècle, en remplacement d'un sanctuaire plus ancien endommagé pendant la guerre de Cent Ans . D'un style flamboyant assez sobre, elle se compose d'une nef de quatre travées accompagnée de deux bas-côtés, et se terminant par un court chœur à pans coupés. Les grandes arcades sont en tiers-point et retombent sur des piliers cylindriques isolés. La nef est aveugle à l'exception de la grande baie de la façade occidentale, qui surmonte le portail étonnamment petit et sans décoration. Toutes les voûtes sont établies sur des croisées d'ogives simples, et les nervures des voûtes sont partout pénétrantes : il n'y a pas le moindre chapiteau. Toutes les baies comportent un remplage de deux lancettes à têtes tréflées, sauf celle de la façade, qui présente un remplage Renaissance avec trois arcades plein cintre surmontées par deux oculi ronds. Les clés de voûte sont des petites rosaces discrètes. Ainsi, l'église de la Trinité reflète une architecture sans ambition particulière, et elle est dans son ensemble bien caractéristique de la reconstruction après la guerre de Cent Ans. Un examen en détail montre que la dernière travée de la nef et des bas-côtés ainsi que l'abside ont dû être construits en premier lieu, et elles ont dû coexister pendant un certain temps avec l'ancienne nef, provisoirement conservée. Des doubleaux plus larges que les autres indiquent la ligne de rupture. Une voûte de la nef porte la date de 1685, mais toutes les voûtes ont des ogives, doubleaux et formerets en tiers-point et sont résolument gothiques. L'imposant clocher s'élève à l'extrémité sud-ouest de l'église et se termine par une petite coupole en pierre, sous l'influence de la Renaissance finissante, à l'instar de l'église Saint-Pierre de Senlis. Il peut ainsi être daté de la fin du XVIIe siècle. La base du clocher est plus petite que les travées ordinaires des bas-côtés, et s'ouvre sur le bas-côté sud et la nef par des arcades en plein cintre. Dans le bas-côté, suit une voûte partielle sans ogives établissant le lien avec la seconde travée, qui comporte un petit portail latéral. Comme souvenir de l'église précédente, reste une Vierge à l'Enfant du début du XIVe siècle[23].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Hôtel Saint-Georges, rue du Château : Cette maison est située sur l'ancien tracé de la route royale de Paris à Senlis et tient son nom de l'enseigne qu'elle portait. L'appellation locale « le prieuré » ne correspond à aucune réalité historique, les cisterciens n'autorisant pas de prieurés dans leur ordre. Au début du XIIIe siècle, il est tenu à cens par un seigneur du nom de Waringold, qui l'avait vendu auparavant à l'abbaye bénédictine Saint-Remy de Senlis. Les moines de l'abbaye de Chaalis achètent cette maison appelée hôtel Saint-Georges en 1219 avec l'assentiment de Waringold. L'hôtel est aussitôt rattaché à la grange de Commelles dont il devient une annexe. Le domaine de La Chapelle, composé essentiellement de prés, s'agrandit successivement au cours du XIIIe siècle mais reste toujours modeste. Lors d'un aveu et dénombrement de 1500, la superficie est de vingt-deux arpents de la petite mesure locale, l'abbaye ayant auparavant renoncé à dix autres arpents. Depuis longtemps, les religieux avaient cessé d'exploiter directement ces terres et vendent le domaine, mais la rente annuelle de huit livres n'est pas toujours payée par les nouveaux propriétaires, et Chaalis récupère l'hôtel Saint-Georges. Une seconde vente en 1570 est annulée en 1643, et l'abbaye loue ensuite le domaine par bail emphytéotique de quatre-vingt-dix-neuf ans. Par défaut de paiement, ce contrat est lui aussi annulé en 1711, et l'année suivant, le domaine est vendu définitivement à Charlotte-Madeleine Huguet, veuve du marquis de Cotentin, seigneur de plusieurs localités des alentours, moyennant quarante livres de rente perpétuelle et non rachetable. L'hôtel devient partie intégrale de la seigneurie de La Chapelle. - Le bâtiment actuel remonte en partie à la fin du Moyen Âge et conserve une cave de quatre travées voûtée d'ogives et des éléments de façade du XIIIe siècle. Occupant une surface de neuf sur vingt mètres environ, il comporte un étage et une grande porte cochère au centre. Très restauré et rehaussé d'un mètre en 1900, le caractère d'origine de la maison s'est perdu[24],[25].
  • Ancien relais de poste - ancien hôtel du Mouton, RD 1017 : En 1774, le village comptait quinze hostelleries qui prospérait grâce à sa situation sur la route royale, près de la bifurcation vers Chantilly et Senlis. La durée du voyage depuis Paris était alors de sept heures. Le relais de poste, établi en 1632, se situait entre les relais de Louvres (au sud) et Senlis (au nord). Le maître de poste devait être breveté par la Ferme générale et toujours disposer de chevaux frais pour les chevaucheurs royaux, qui assuraient un service de messageries rapides. Bien entendu, le relais des chevaux des attelages devait également être assuré, et des chevaux pouvaient être loués à des particuliers. Tous les chevaux étaient ramenés au pas depuis les deux relais voisins par un postillon. En 1788, le relais de poste de La Chapelle disposait de cinquante chevaux. Il était tenu par la famille Doutreleau de 1515 jusqu'à sa suppression en 1862[26],[27] (année d'ouverture de la ligne ferroviaire Chantilly - Senlis). Extérieurement, l'ancien relais est assez bien conservé, avec notamment sa grande porte cochère, sa galerie de circulation en bois dans la cour, des vieux escalier et des vestiges de murs en colombages.
  • Château de La Chapelle-en-Serval, rue du Vieux-Château, au sud de l'église : Il a été édifié entre 1620 et 1630 pour le seigneur local Claude Loisel, en remplacement du « vieux château » d'Orry au nord du village, qui datait de l'époque que La Chapelle n'était qu'un hameau sans nom de la paroisse d'Orry-la-Ville. Loisel est lieutenant-général au bailliage de Senlis, puis président de la cour des aides et conseiller d'État. À la fin du XVIIe siècle, la seigneurie passe à Nicolas-Gilles de Costentin (cousin de Tourville, et est acquise en 1728, avec celle d'Orry, par le riche Jean Oursin, receveur général des finances de Caen. Après son décès, ses fils vendent le château à Jean-François Pasquier, comte de Franclieu, qui allait devenir écuyer cavalcadour du prince de Condé et commandant de ses équipages. Pasquier peut conserver son château à la Révolution et fait aménager un jardin anglais. Sous le Second Empire, le domaine est racheté pa Frédéric Sargenton, agent de change à Paris, puis par Edmond Blanc en 1877. Préférant s'installer à Saint-Cloud, Blanc revend le château dès 1882 à Georges Halphen, négociant de diamants à Paris. Le « vieux château » ne suffit bientôt plus à son fils Fernand Halphen, qui décide au début du XXe siècle de se faire construire un nouveau château au sein du domaine familial (voir ci-dessous). - Le « vieux château » a été subdivisé en appartements plus récemment[26],[28].
  • Château Mont-Royal, en dehors du village, près de la RD 118 en direction de Plailly : Fernand Halphen choisit pour son nouveau château une butte au sein de la « garenne de La Chapelle », forêt appartenant au domaine du « vieux Château ». Après avoir rejeté le projet de style anglo-normand de l'architecte René Sergent, puis un premier projet de style médiéval (dessins au Musée d'Orsay), le compositeur fixa son choix sur le second projet de Guillaume Tronchet : un château de style Louis XVI célébrant la chasse à l'extérieur et la musique à l'intérieur. La construction s'échelonne de 1908 à 1911. Sur les façades, des bas-reliefs dus à Georges Gardet célèbrent les plaisirs de la chasse. L'intérieur comprend notamment un théâtre, réplique de celui de l'Opéra-Comique, aujourd'hui utilisé par le restaurant de l'hôtel. Durant la Seconde Guerre mondiale, le château fut vidé de son mobilier et vandalisé. En 1989, J.P. Hermier l'achète aux descendants de Fernand Halphen et le transforme en hôtel quatre étoiles[28], qui ouvre ses portes en 1990. En juin 1992, le groupe des hôtels Concorde acquiert l'ensemble de la propriété. L'hôtel comprend cent-neuf chambres dont cinq suites, un restaurant et une piscine couverte.
Article détaillé : Château Mont-Royal.
  • Hôtel de ville, RD 1017, à la sortie nord du village en direction de Senlis : Cette ancienne villa de 1867 baptisée « la Solitude » a été rachetée par la commune sous le maire Georges Halphen, en 1977, pour y installer la mairie[29]. Le bâtiment d'un style formel en brique et pierre se démarque par une tour carrée de trois étages, et est entouré d'un petit parc paysager ouvert au public. S'y trouvent une pièce d'eau avec fontaine et une aire de jeux pour enfants, ainsi que la salle des fêtes municipale. L'ancienne mairie-école subsiste toujours rue du Vieux-Château, reconnaissable à l'horloge sur la façade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La Chapelle-en-Serval dans la littérature[modifier | modifier le code]

Village cité par Alexandre Dumas dans le Comte de Monte-Cristo lors de la fuite de Benedetto.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Chapelle-en-Serval

Les armes de La Chapelle-en-Serval se blasonnent ainsi :

d'azur au chevron accompagné au chef de deux étoiles et en pointe d'une canette contournée, le tout d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeannine Legrand, Histoire d'un village : La Chapelle-en-Serval, Chantilly, Horarius et Cie, s.d. (ca. 1998), 215 p.
  • Gustave Macon et Ernest Dupuis, « La Chapelle en Serval, Géni, l'hôtel Saint-Georges », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. VI,‎ , p. 69-81 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le 10 novembre 2011). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  2. Cf. Philippe Thuillot, « La route des Flandres : Histoire et Développement », Société d'histoire et d'archéologie de Senlis, Comptes rendus et mémoires, Senlis, s.n.,‎ 1981-82, p. 125-133 (lire en ligne [PDF]).
  3. [PDF] « Horaire de la ligne 13 », sur Oise-mobilité (consulté le 10 novembre 2011).
  4. [PDF] « Site de gisement de fossiles de la Chapelle en Serval », sur Vertèbres Fossiles (consulté le 10 novembre 2011).
  5. Cf. « Description de la znieff Massif forestier de Chantilly / Ermenonville », sur DREAL Picardie (consulté le 10 novembre 2011).
  6. [PDF] « Domaine de Chantilly », sur DREAL Picardie (consulté le 10 novembre 2011).
  7. Cf. « Description de la znieff Bois de Morrière », sur DREAL Picardie (consulté le 10 novembre 2011).
  8. [PDF] « Forêts d'Ermenonville, de Pontarmé, de Haute-Pommeraie, butte et clairière de Saint-Christophe », sur DREAL Picardie (consulté le 10 novembre 2011).
  9. Cf. [PDF] « Vallée de la Nonette », sur DREAL Picardie (consulté le 10 novembre 2011).
  10. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le 10 novembre 2011).
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Jean-Pierre Azema et Olivier Wieviorka, Vichy, 1940-1944, Éditions Perrin, 2004, (ISBN 9782222038436), p. 148.
  13. Jérôme Cotillon, « Jeunesses maréchaliste et collaborationniste dans la France de Vichy », Matériaux pour l'histoire de notre temps, no 74,‎ , p. 33 (lire en ligne).
  14. a b et c « Deux candidats pour le fauteuil de maire », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2014).
  15. « C'est le troisième maire en moins d'un an », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 24 août 2014).
  16. « Fiche commune : LA-CHAPELLE-EN-SERVAL », Union des maires de l'Oise (consulté le 22 août 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Évolution et structure de la population à La Chapelle-en-Serval en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  22. Notice no PA00114583, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Cantons de Chantilly et Senlis, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours des communes des cantons de Chantilly et Senlis, , 54 p., p. 20.
  24. François Blary, Le domaine de Chaalis, XIIe – XIVe siècle : Approches archéologiques des établissements agricoles et industriels d'une abbaye cistercienne, CTHS, (ISBN 2-7355-0172-8), p. 73-86
  25. Gustave Macon et Ernest Dupuis, « La Chapelle en Serval, Géni, l'hôtel Saint-Georges », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie de Charles Duriez, 4e série, vol. VI,‎ , p. 69-81 (lire en ligne).
  26. a et b Cf. Bernadette Canard, Pascal Chevalier, Benoist Garnero et Claire Laubie, Commune de La Chapelle-en-Serval : Étude urbaine, Orry-la-Ville, Parc naturel régional Oise-Pays de France, , 200 p. (lire en ligne [PDF]), p. 11-12.
  27. Cf. « Séance du 17 février 2007 (Compte-rendu d'une conférence de Maurice Delaigue) », sur Société d'histoire et d'archéologie de Senlis (consulté le 9 novembre 2011).
  28. a et b Cf. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome II. Valois, Paris, Éditions de la Morande, s.d. (2009), 356 p. (ISBN 978-2-9020-9139-3), p. 50-51.
  29. Cf. le magazine municipal La Chapelle-en-Serval Infos, n° 16, décembre 2010, p. 19 ; Lire en ligne.