Milan-San Remo

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Milan-San Remo
Milano-Sanremo (it)
Description de l'image Logo Milan-San Remo.jpg.
Généralités
Sport Cyclisme sur route
Création 1907
Éditions 110 (en 2019)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format Classique
Périodicité Annuelle (mars)
Lieu(x) Drapeau de l'Italie Italie
Nord-Ouest
Statut des participants Professionnel
Site web officiel www.milanosanremo.it

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : France Julian Alaphilippe
Plus titré(s) Drapeau : Belgique Eddy Merckx
(7 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la dernière compétition voir :
Milan-San Remo 2019

Milan-San Remo ou Milan-Sanremo, surnommée « la Primavera » (la Classique Printanière) ou « La Classicissima » (la Classique des classiques) est une course cycliste sur route italienne qui se déroule entre Milan et Sanremo, près de la frontière française, en Italie nord-occidentale. Avec une distance totale de 298 km, elle est la plus longue course professionnelle d'un jour dans le cyclisme moderne. Elle est la première grande classique de la saison, ayant traditionnellement lieu le troisième samedi de mars. La première édition a lieu en 1907[1].

Milan-San Remo est considéré comme l'un des cinq Monuments du cyclisme[2]. C'est la course d'ouverture de la Coupe du monde sur route jusqu'à ce que la compétition soit remplacée par le ProTour en 2005 puis le World Tour en 2011.

Le coureur le plus titré est le Belge Eddy Merckx avec sept victoires[3]. L'Italien Costante Girardengo détient le record de onze podiums pendant l'entre-deux-guerres, remportant la course à six reprises. Dans l'époque moderne, l'Allemand Erik Zabel s'est imposé quatre fois et l'Espagnol Oscar Freire trois fois.

Milan-San Remo est considéré comme une classique pour sprinteurs en raison de son parcours principalement plat[2], tandis que le Tour de Lombardie, l'autre prestigieuse classique italienne, se déroule à l'automne et est considéré comme une classique de grimpeurs[4].

De 1999 à 2005, une course féminine, la Primavera Rosa est organisée en lever de rideau de la course masculine, mais sur une distance plus courte[5].

Histoire de la course[modifier | modifier le code]

Le temps des pionniers[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1906, les membres de l'Union Sportive Sanremese ont l'idée d'organiser une course à pied le long du trajet Milan-San Remo[1]. La compétition se déroule le 2 avril 1906, sur deux étapes (Milan-Acqui et Acqui-San Remo)[6].
Cependant, la course est partiellement un échec. C'est ainsi que l'année suivante le journaliste Tullo Morgagni, qui avait déjà lancé le Tour de Lombardie, propose comme idée d'utiliser le parcours pour une course de vélo. Le projet est soumis au directeur de La Gazzetta dello Sport, Eugenio Camillo Costamagna[7],[1]. Malgré quelques réticences, Costamagna confie le projet à l'un des grands organisateurs de compétitions cyclistes, Armando Cougnet (premier organisateur du Tour d'Italie). La première édition a lieu le 14 avril 1907 avec une certaine appréhension, car lors de la réunion de départ établi à l'Osteria della Conca Fallata à la périphérie de Milan, le long du Naviglio Pavese, seulement 33 des 62 inscrits sont présents. En effet, le temps est très mauvais, il pleut et il fait très froid. La course est remportée par le Français Lucien Petit-Breton, sous contrat avec Bianchi, qui termine les 281 kilomètres à une moyenne de 26,206 kilomètres par heure. Seuls 14 coureurs terminent l'épreuve[1].

Une voiture suiveuse en 1912.

La course est un succès commercial et attire certains des meilleurs coureurs du cyclisme européen, de sorte que la Gazzetta dello Sport organise une deuxième édition en 1908, remportée par le Belge Cyrille Van Hauwaert. Le premier vainqueur italien de Milan-San Remo est Luigi Ganna en 1909 avec une heure d'avance sur le Français Émile Georget.

En 1910, la course, entre dans la légende du cyclisme. Les conditions sont dantesques, les coureurs cherchent refuge dans les maisons le long du parcours pour se réchauffer en raison des conditions météorologiques extrêmes[1],[8] . Des quelque soixante participants, seuls quatre parviennent à rejoindre l'arrivée et la victoire revient au Français Eugène Christophe. Cette victoire acquise dans la douleur (à cause de la neige, il est longtemps convaincu qu'il ne roule pas sur le bon chemin) lui valut un mois de soins dans un hôpital[9]. Christophe termine la course en 12 heures et 24 minutes, ce qui en fait l'édition la plus lente de la course. Giovanni Cocchi se classe deuxième à 1 heure et 17 minutes du vainqueur[10].

La « Classicissima »[modifier | modifier le code]

Costante Girardengo vainqueur de la course en avril 1923.

Après les premières éditions commence l'ère de Costante Girardengo, qui lie son nom de manière indélébile à cette classique. Entre 1917 à 1928, il remporte six éditions sur onze et termine onze fois sur le podium. Les années suivantes sont marquées par la rivalité entre Learco Guerra et Alfredo Binda, dont l'émulation leur a fait perdre plusieurs victoires certaines. Une rivalité similaire que l'on retrouve quelques années après entre Gino Bartali et Fausto Coppi (années 1940), dont le duel fait l'objet d'une intense couverture et aboutit à des courses épiques.

Milan-San Remo est alors à l'apogée de sa popularité et la presse italienne invente le terme de la « Classicissima » (la Super-classique ou la Classique des Classiques), pour désigner la plus grande de toutes les classiques[2]. De 1935 à 1953, la course se déroule chaque année le 19 mars, jour de la fête du saint patron Joseph. La presse italienne, majoritairement catholique, lui donne son autre surnom, la Gara di San Giuseppe (la Course de Saint-Joseph). En 1949, la course se termine pour la première fois sur la fameuse Via Roma, une rue commerçante très fréquentée dans le cœur de San Remo.

Les années 1950 marquent la fin de la domination des coureurs italiens sur la classique, qui, après la victoire de Loretto Petrucci de 1953, restent 16 ans sans succès[6]. En 1960, le parcours inclut pour la première fois la célèbre montée du Poggio, fortement souhaitée par Vincenzo Torriani, fatigué de voir les sprinteurs flamands s'imposer à l'arrivée à San Remo[1]. Mais, cette nouvelle difficulté n'a pas l'effet désiré et les coureurs étrangers continuent à gagner.

En 1965, le parcours emprunte l'ascension du Col de Melogno, déplaçant le départ effectif à la Certosa di Pavia, mais en dépit de l'issue défavorable pour les sprinteurs (course remportée au sein d'une échappée à trois, par le Néerlandais Arie den Hartog) l'expérience n'est pas répétée[11]. L'édition 1966 inaugure l'ère Eddy Merckx, qui, avec ses sept victoires, dépasse le record historique de Girardengo (ce qui est aussi le record de tous les temps pour un cycliste sur une grande classique)[3]. Depuis 1976 et la dernière victoire du « Cannibale », la course est remportée par différents coureurs, sans que ceux-ci ne parviennent à s'imposer plus de deux fois. Pour retrouver un vainqueur multiple, il faut attendre la fin des années 1990[12] et l'arrivée du sprinteur allemand Erik Zabel qui s'impose à quatre reprises et termine deux fois deuxième[3],[13].

La classique des sprinteurs[modifier | modifier le code]

Alessandro Petacchi vainqueur de l'édition 2005.

En 1990, l'Italien Gianni Bugno établit un nouveau record sur la course en 6 heures 25 minutes et 6 secondes, avec 4 secondes d'avance sur Rolf Gölz (45,8 kilomètres par heure de moyenne). Une autre édition mémorable dans les années 1990 a lieu en 1992. L'Irlandais Seán Kelly rattrape Moreno Argentin dans la descente du Poggio et le devance au sprint[3]. Il s'agit de l'avant-dernière victoire de Kelly dans sa carrière. Lors de l'édition de 1999, Andrei Tchmil lance son attaque décisive sous la bannière du dernier kilomètre et conserve jusqu'à l'arrivée une légère avance sur le peloton, Zabel remportant le sprint pour la deuxième place[14]

En 2004, Zabel aurait pu gagner une cinquième fois l'épreuve. Il est finalement battu par Oscar Freire, car il a arrêté de pédaler trop tôt pour lever les bras et célébrer sa victoire[3],[15]. Freire remporte un total de trois victoires au sprint sur la Primavera dans sa carrière[16]. En 2008, l'arrivée est déplacée à un autre endroit pour la première fois en 59 ans, en raison de travaux sur la Via Roma. Le Suisse Fabian Cancellara devient le premier à s'imposer sur le Lungomare Italo Calvino, grâce à une attaque en solitaire dans les rues de San Remo[17] . Cette même année, avec les trois grandes courses par étapes (le Tour d'Italie, le Tour de France et le Tour d'Espagne) ainsi que d'autres classiques, Milan-San Remo décide de quitter le circuit ProTour. Depuis 2011, la course fait partie de l'UCI World Tour.

La 100e édition a vu le triomphe au sprint du Britannique Mark Cavendish (pour sa première apparition), qui a dépassé de quelques millimètres sur la ligne l'Allemand Heinrich Haussler[18],[19].

2013, la première d'après guerre disputée un dimanche, reste une année épique. Les fortes chutes de neige et la température en dessous de zéro obligent les organisateurs à raccourcir la course de 298 kilomètres à 246 kilomètres en éliminant deux ascensions clés - le Passo del Turchino et Le Manie - et à organiser un transfert en bus, pour que la course commence une deuxième fois[20]. Lorsque la course reprend, après 1 heure et demie d'arrêt, les écarts sont conservés. La course est remportée par l'Allemand Gerald Ciolek[21].

En 2015, après sept ans sur le bord de mer, le directeur de course Mauro Vegni décide de terminer la course à nouveau sur la Via Roma. Vegni explique qu'il était satisfait de cette décision et que le retour sur la Via Roma serait pour 2015 et au-delà[22]. La course est remportée par l'Allemand John Degenkolb devant le vainqueur de l'année précédente Alexander Kristoff[23]. La victoire d'Arnaud Démare en 2016n, lors d'un sprint chaotique, marque le premier succès pour un Français dans une classique « Monument » depuis Laurent Jalabert en 1997. En 2017, Michał Kwiatkowski devient le premier vainqueur polonais de Milan-San Remo dans un sprint à trois avec le champion du monde Peter Sagan et Julian Alaphilippe. En 2018, c'est Vincenzo Nibali qui s'impose en solitaire.

Parcours[modifier | modifier le code]

Milan-San Remo est la plus longue course du calendrier mondial avec ses 298 kilomètres, sa difficulté résulte dans sa distance.

Course actuelle[modifier | modifier le code]

Parcours de l'édition 2011

Dès sa création, Milan-San Remo est conçu comme une ligne directe reliant Milan, le cœur industriel de l'Italie du Nord, à San Remo, la station balnéaire à la mode sur la Riviera italienne, avec ses célèbres villas de la Belle Époque. La course commence sur la Piazza del Duomo, dans le cœur de Milan et se dirige immédiatement vers le sud-ouest, sur les plaines de la Lombardie et du Piémont, le long des villes de Pavie, Voghera, Tortona, Novi Ligure et Ovada. Alors que la course entre en Ligurie, le peloton rejoint le bord de mer à mi-parcours par le Passo del Turchino, col long de plus de 25 kilomètres et présentant la première difficulté du parcours, après 140 kilomètres de course[24],[25].

Après la descente du Turchino, la course atteint la mer Ligure à Voltri, placé à mi-chemin du départ et de l'arrivée. De là, le parcours suit l'autoroute Aurelia, à l'ouest[24], avec ses spectaculaires et typiques paysages le long de la côte ligure. La course traverse les villes d'Arenzano, Varazze, Savone, Finale Ligure, Pietra Ligure et Loano, suivies par les stations balnéaires de la Riviera dei Fiori (Alassio, Andora, Diano Marina et Imperia). Après Imperia, trois montées sèches et courtes, le long de la côte sont à grimper : Capo Mele, Capo Cervo et Capo Berta[26] . Dans Santo Stefano al Mare, le parcours se dirige vers l'intérieur pour escalader la Cipressa. Située à 22 kilomètres de l'arrivée, cette côte est un point stratégique de la course. Après les villes de Santo Stefano al Mare et Arma di Taggia, il reste pour les coureurs à gravir la dernière et la plus célèbre montée, le Poggio, qui est en fait, une banlieue de San Remo, construit sur une colline le long de la mer.

Du haut du Poggio, situé à 5,4 km de l'arrivée, le parcours emprunte alors une descente rapide et sinueuse pour atteindre le centre de San Remo où la course se termine traditionnellement sur la Via Roma, illustre rue commerçante de la ville[24],[26].

Caractéristiques de la course[modifier | modifier le code]

Topography chart of Milan-San Remo Classic race
Profil de l'édition 1964

Étant la plus longue course professionnelle d'un jour, Milan-San Remo est un test inhabituel d'endurance au début de la saison[24],[27]. Il est souvent gagné non pas par le sprinteur le plus rapide, mais par le coureur le plus fort et le mieux préparé et qui bénéficie d'une bonne pointe de vitesse. Au cours des années, la Cipressa et le Poggio ont joué leur rôle et piégé plusieurs sprinteurs pas assez forts pour rester avec le groupe de tête.

Dans les premières années, la seule difficulté notable est le Passo del Turchino, qui est souvent le point décisif dans la course. Au fil des années, quand le cyclisme devient plus professionnel, l'ascension n'est plus assez exigeante et est placée trop loin de l'arrivée pour être décisive. En 1960, le Poggio, quatre kilomètres de montée situé près de l'arrivée, est ajouté au parcours. En 1982, la Cipressa, près d'Imperia fait à son tour son apparition[1] . Les autres côtes sont le Capo Mele, le Capo Cervo et Capo Berta. De 2008 à 2014, les organisateurs ont ajouté la montée du Manie, entre le Turchino et la Capi[6]. Ils sont les plus longues montées, destinées à provoquer une première sélection dans le peloton, tandis que le Capi, la Cipressa et le Poggio sont plutôt courts, invitant les attaquants à distancer le peloton.

Au cours des dernières années, toutes ces difficultés n'ont que très rarement créé une grande sélection dans les derniers kilomètres de la course. Beaucoup de sprinteurs sont en mesure de suivre le peloton dans les montées, de ce fait la course se termine le plus souvent avec un groupe qui arrive au sprint. Néanmoins, l'emplacement du Poggio près de l'arrivée a souvent signifié que la position des coureurs au sommet du Poggio est cruciale pour gagner la course[28].

Malgré son parcours relativement plat et sa longue ligne droite finale, les équipes de sprinteurs se sont fait piéger de temps à autre par une attaque lors des dernières côtes. Parmi eux, Laurent Jalabert et Maurizio Fondriest, tous deux échappés en 1995 et en tête jusqu'à l'arrivée[29]. En 2003, Paolo Bettini attaque avec Luca Paolini et Mirko Celestino avant de s'imposer. En 2012, Vincenzo Nibali et Fabian Cancellara partent sur le Poggio, suivi par l'Australien Simon Gerrans qui les devance finalement à l'arrivée[30]. En 2017 et 2018, ce sont également les attaquants qui sont récompensés, après avoir placés une attaque dans le Poggio.

Modifications proposées[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, Milan-San Remo a connu quelques changements depuis sa première édition. Néanmoins, les organisateurs mettent un point d'honneur à rester fidèle au parcours original[6].

Vue de Pompeiana, une nouvelle difficulté proposée sur Milan-San Remo

La dernière modification importante du tracé est l'inclusion du Manie en 2008. En septembre 2013, l'organisateur RCS Sport annonce que la course inclurait la montée de Pompeiana entre la Cipressa et le Poggio[31]. Pour garder la course à une distance totale raisonnable, il décide d'exclure Le Manie. Le Pompeiana, nommé d'après le village homonyme où la route passe, grimpe sur cinq kilomètres avec une pente maximale de 13 %, et serait donc la montée la plus difficile dans le final de la course[6].

Le tracé proposé est finalement modifié quelques semaines avant la course en mars 2014, le Pompeiana étant endommagé par des glissements de terrain récents[32]. De ce fait, le parcours est plus traditionnel et favorable aux sprinteurs. Cela conduit certains sprinteurs - qui prévoyaient de faire l'impasse en raison des rajouts de difficultés - à finalement participer à la course[33].

En 2015, la montée du Manie est supprimée, le Pompeiana n'est plus au programme. Avec cet itinéraire pré-2008, les organisateurs de la course déclarent qu'ils veulent revenir au parcours traditionnel de la course[34] .

Palmarès et statistiques[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Gustave Garrigou, vainqueur de l'édition 1911 (sur bicyclette Alcyon, et 2e en 1907 et 1912).
Peloton de tête, édition 1912.
Milan-San Remo 1914, passage à niveau à Livello, puis groupe de tête avant Valtri.
Arrivée de l'Italien Cavallotti à San Remo, en mars 1938.

Lors de l'édition 1915, Costante Girardengo a été disqualifié, c'est Ezio Corlaita qui a obtenu la première place. En 1976, Jean-Luc Vandenbroucke initialement troisième est disqualifié.

Wikidata-logo S.svgAnnéeVainqueurDeuxièmeTroisième
1907FRA Lucien Petit-BretonFRA Gustave GarrigouITA Giovanni Gerbi
1908BEL Cyrille Van HauwaertITA Luigi GannaFRA André Pottier
1909ITA Luigi GannaFRA Émile GeorgetITA Giovanni Cuniolo
1910FRA Eugène ChristopheITA Giovanni CocchiITA Giovanni Marchese
1911FRA Gustave GarrigouFRA Louis TrousselierITA Luigi Ganna
1912FRA Henri PélissierFRA Gustave GarrigouBEL Jules Masselis
1913BEL Odile DefrayeBEL Louis MottiatITA Ezio Corlaita
1914ITA Ugo AgostoniITA Carlo GalettiFRA Charles Crupelandt
1915ITA Ezio CorlaitaITA Luigi LucottiITA Angelo Gremo
Non disputé en raison de la Première Guerre mondiale en 1916
1917ITA Gaetano BelloniITA Costante GirardengoITA Angelo Gremo
1918ITA Costante GirardengoITA Gaetano BelloniITA Ugo Agostoni
1919ITA Angelo GremoITA Costante GirardengoITA Giuseppe Oliveri
1920ITA Gaetano BelloniFRA Henri PélissierITA Costante Girardengo
1921ITA Costante GirardengoITA Giovanni BruneroITA Giuseppe Azzini
1922ITA Giovanni BruneroITA Costante GirardengoITA Bartolomeo Aimo
1923ITA Costante GirardengoITA Gaetano BelloniITA Giuseppe Azzini
1924ITA Pietro LinariITA Gaetano BelloniITA Costante Girardengo
1925ITA Costante GirardengoITA Giovanni BruneroITA Pietro Linari
1926ITA Costante GirardengoITA Nello CiaccheriITA Egidio Picchiottino
1927ITA Pietro ChesiITA Alfredo BindaITA Domenico Piemontesi
1928ITA Costante GirardengoITA Alfredo BindaITA Giovanni Brunero
1929ITA Alfredo BindaITA Leonida FrascarelliITA Pio Caimmi
1930ITA Michele MaraITA Pio CaimmiITA Domenico Piemontesi
1931ITA Alfredo BindaITA Learco GuerraITA Domenico Piemontesi
1932ITA Alfredo BovetITA Alfredo BindaITA Michele Mara
1933ITA Learco GuerraSUI Alfredo BovetITA Pietro Rimoldi
1934BEL Jef DemuysereITA Giovanni CazzulaniITA Francesco Camusso
1935ITA Giuseppe OlmoITA Learco GuerraITA Mario Cipriani
1936ITA Angelo VarettoITA Carlo RomanattiITA Olimpio Bizzi
1937ITA Cesare Del CanciaITA Pierino FavalliITA Marco Cimatti
1938ITA Giuseppe OlmoITA Pierino FavalliSUI Alfredo Bovet
1939ITA Gino BartaliITA Aldo BiniITA Osvaldo Bailo
1940ITA Gino BartaliITA Pietro RimoldiITA Aldo Bini
1941ITA Pierino FavalliITA Mario RicciITA Pietro Chiappini
1942ITA Adolfo LeoniITA Antonio BevilacquaITA Pierino Favalli
1943ITA Cino CinelliITA Glauco ServadeiITA Quirino Toccacelli
Non disputé en raison de la Seconde Guerre mondiale en 1944 et 1945
1946ITA Fausto CoppiFRA Lucien TeisseireITA Mario Ricci
1947ITA Gino BartaliITA Ezio CecchiITA Sergio Maggini
1948ITA Fausto CoppiITA Vittorio RosselloITA Fermo Camellini
1949ITA Fausto CoppiITA Vito OrtelliITA Fiorenzo Magni
1950ITA Gino BartaliITA Nedo LogliITA Oreste Conte
1951FRA Louison BobetFRA Pierre BarbotinITA Loretto Petrucci
1952ITA Loretto PetrucciITA Giuseppe MinardiFRA Serge Blusson
1953ITA Loretto PetrucciITA Giuseppe MinardiBEL Valère Ollivier
1954BEL Rik Van SteenbergenFRA Francis AnastasiITA Giuseppe Favero
1955BEL Germain DerijckeFRA Bernard Gauthier FRA Jean Bobet
1956BEL Alfred De BruyneITA Fiorenzo MagniBEL Joseph Planckaert
1957ESP Miguel PobletBEL Alfred De BruyneGBR Brian Robinson
1958BEL Rik Van LooyESP Miguel PobletFRA André Darrigade
1959ESP Miguel PobletBEL Rik Van SteenbergenBEL Leon Van Daele
1960FRA René PrivatFRA Jean GraczykBEL Yvo Molenaers
1961FRA Raymond PoulidorBEL Rik Van LooyITA Rino Benedetti
1962BEL Émile DaemsBEL Yvo MolenaersBEL Louis Proost
1963FRA Joseph GroussardGER Rolf WolfshohlBEL Willy Schroeders
1964GBR Tom SimpsonFRA Raymond PoulidorBEL Willy Bocklant
1965NED Arie den HartogITA Vittorio AdorniITA Franco Balmamion
1966BEL Eddy MerckxITA Adriano DuranteBEL Herman Van Springel
1967BEL Eddy MerckxITA Gianni MottaITA Franco Bitossi
1968FRG Rudi AltigFRA Charly GrosskostITA Adriano Durante
1969BEL Eddy MerckxBEL Roger De VlaeminckITA Marino Basso
1970ITA Michele DancelliNED Gerben KarstensBEL Eric Leman
1971BEL Eddy MerckxITA Felice GimondiSWE Gösta Pettersson
1972BEL Eddy MerckxITA Gianni MottaITA Marino Basso
1973BEL Roger De VlaeminckITA Wilmo FrancioniITA Felice Gimondi
1974ITA Felice GimondiBEL Eric LemanBEL Roger De Vlaeminck
1975BEL Eddy MerckxITA Francesco MoserFRA Guy Sibille
1976BEL Eddy MerckxITA Wladimiro PanizzaFRA Michel Laurent
1977NED Jan RaasBEL Roger De VlaeminckBEL Wilfried Wesemael
1978BEL Roger De VlaeminckITA Giuseppe SaronniITA Alessio Antonini
1979BEL Roger De VlaeminckITA Giuseppe SaronniNOR Knut Knudsen
1980ITA Pierino GavazziITA Giuseppe SaronniNED Jan Raas
1981BEL Alfons De WolfBEL Roger De VlaeminckFRA Jacques Bossis
1982FRA Marc GomezFRA Alain BondueITA Moreno Argentin
1983ITA Giuseppe SaronniITA Guido BontempiNED Jan Raas
1984ITA Francesco MoserIRL Sean KellyBEL Eric Vanderaerden
1985NED Hennie KuiperNED Teun van VlietITA Silvano Riccò
1986IRL Sean KellyUSA Greg LeMondITA Mario Beccia
1987SUI Erich MaechlerBEL Eric VanderaerdenITA Guido Bontempi
1988FRA Laurent FignonITA Maurizio FondriestNED Steven Rooks
1989FRA Laurent FignonNED Frans MaassenITA Adriano Baffi
1990ITA Gianni BugnoGER Rolf GölzFRA Gilles Delion
1991ITA Claudio ChiappucciDEN Rolf SørensenBEL Eric Vanderaerden
1992IRL Sean KellyITA Moreno ArgentinBEL Johan Museeuw
1993ITA Maurizio FondriestITA Luca GelfiITA Maximilian Sciandri
1994ITA Giorgio FurlanITA Mario CipolliniITA Adriano Baffi
1995FRA Laurent JalabertITA Maurizio FondriestITA Stefano Zanini
1996ITA Gabriele ColomboUKR Alexander GontchenkovITA Michele Coppolillo
1997GER Erik ZabelITA Alberto ElliITA Biagio Conte
1998GER Erik ZabelFRA Emmanuel MagnienFRA Frédéric Moncassin
1999BEL Andreï TchmilGER Erik ZabelPOL Zbigniew Spruch
2000GER Erik ZabelITA Fabio BaldatoESP Óscar Freire
2001GER Erik ZabelITA Mario CipolliniLAT Romāns Vainšteins
2002ITA Mario CipolliniUSA Fred RodriguezSUI Markus Zberg
2003ITA Paolo BettiniITA Mirko CelestinoITA Luca Paolini
2004ESP Óscar FreireGER Erik ZabelAUS Stuart O'Grady
2005ITA Alessandro PetacchiGER Danilo HondoNOR Thor Hushovd
2006ITA Filippo PozzatoITA Alessandro PetacchiITA Luca Paolini
2007ESP Óscar FreireAUS Allan DavisBEL Tom Boonen
2008SUI Fabian CancellaraITA Filippo PozzatoBEL Philippe Gilbert
2009GBR Mark CavendishGER Heinrich HausslerNOR Thor Hushovd
2010ESP Óscar FreireBEL Tom BoonenITA Alessandro Petacchi
2011AUS Matthew GossSUI Fabian CancellaraBEL Philippe Gilbert
2012AUS Simon GerransSUI Fabian CancellaraITA Vincenzo Nibali
2013GER Gerald CiolekSVK Peter SaganSUI Fabian Cancellara
2014NOR Alexander KristoffSUI Fabian CancellaraGBR Ben Swift
2015GER John DegenkolbNOR Alexander KristoffAUS Michael Matthews
2016FRA Arnaud DémareGBR Ben SwiftBEL Jürgen Roelandts
2017POL Michał Kwiatkowski SVK Peter SaganFRA Julian Alaphilippe
2018ITA Vincenzo NibaliAUS Caleb EwanFRA Arnaud Démare
2019FRA Julian AlaphilippeBEL Oliver NaesenPOL Michał Kwiatkowski

Statistiques et records[modifier | modifier le code]

Par coureurs[modifier | modifier le code]

# Coureurs Victoires
1. Drapeau : Belgique Eddy Merckx 7
2. Drapeau : Italie Costante Girardengo 6
3 Drapeau : Italie Gino Bartali 4
Drapeau : Allemagne Erik Zabel
5 Drapeau : Italie Fausto Coppi 3
Drapeau : Belgique Roger De Vlaeminck
Drapeau : Espagne Óscar Freire

Par pays[modifier | modifier le code]

Victoires Pays
51 Drapeau de l'Italie Italie
20 Drapeau de la Belgique Belgique
14 Drapeau de la France France
7 Drapeau de l'Allemagne Allemagne
5 Drapeau de l'Espagne Espagne
3 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
2 Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau du Royaume-Uni Grande-Bretagne
Drapeau de la Suisse Suisse
1 Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau de la Pologne Pologne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g (it) « Storia della Milano-Sanremo », sur La Gazzetta dello Sport, RCS MediaGroup (consulté le 17 mars 2015)
  2. a b et c (en) « Milano-Sanremo », sur uci.ci, UCI (consulté le 18 février 2016)
  3. a b c d et e (en) Edmond Hood, « Milan-Sanremo Preview: La Primavera », sur Pezcyclingnews.com, (consulté le 18 février 2016)
  4. (en) « Il Lombardia », sur uci.ch, UCI (consulté le 20 février 2016)
  5. (en) Susan Westemeyer, « Women's Milan-San Remo cancelled », sur Cycling News (consulté le 29 mai 2015)
  6. a b c d et e (en) « Milan-Sanremo’s Ever-Changing Route », sur The Inner Ring, (consulté le 17 avril 2015)
  7. « Untitled Document », gazzetta.it
  8. (it) « 3 aprile 1910 - Milano-Sanremo », sur museociclismo.it (consulté le 27 février 2016)
  9. Milan-San Remo 1910 : la légende du Gaulois
  10. « 1910 Milano - San Remo », sur bikeraceinfo.com (consulté le 27 février 2016)
  11. The 1965 Milan-San Remo (en) Milansanremo.co.uk
  12. (en) « Milan-San Remo - World Cup Round. 88th Milano-San Remo Race Report », sur Cycling News, (consulté le 17 février 2016)
  13. (en) « Milan - San Remo, World Cup Round 1 Results and Reports Italy, March 21, 1998. Erik Zabel Triumphs. », sur Cycling News, (consulté le 17 février 2016)
  14. (en) « 90th Milan - San Remo. Summary. » [archive du ], sur Cycling News, (consulté le 17 février 2016)
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  16. (en) « Milan-San Remo 2010: Spain's Óscar Freire wins in sprint finish », sur The Telegraph, (consulté le 17 février 2016)
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  18. (en) Bjorn Haake, Susan Westemeyer et Gregor Brown, « 100th Milano-Sanremo. Cavendish pips Haussler on the line. », sur Cycling News, (consulté le 17 février 2016)
  19. (en) « Mark Cavendish wins Milan-San Remo », sur Cycling Weekly, (consulté le 17 février 2016)
  20. (en) Simon MacMichael, « Snow and TV schedules wreak havoc as race shortened », Road.cc, Farrelly Atkinson,‎ (lire en ligne)
  21. « Cycling - Ciolek wins snow-shortened Milan-San Remo », Yahoo Eurosport UK,
  22. Gregor Brown, « Milano-Sanremo brings back Via Roma finish, favoring attackers », sur VeloNews
  23. Barry Ryan, « Degenkolb wins Milan-San Remo », Cyclingnews.com,‎ (lire en ligne)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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