Milan-San Remo

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Milan-San Remo
Milano-Sanremo (it)
Description de l'image Logo Milan-San Remo.jpg.
Généralités
Sport cyclisme sur route
Création 1907
Éditions 107 (en 2016)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format classique
Périodicité annuelle (mars)
Lieu(x) Drapeau de l'Italie Italie
Nord-Ouest
Statut des participants professionnels
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : France Arnaud Démare
Plus titré(s) Drapeau : Belgique Eddy Merckx
(7 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la dernière compétition voir :
Milan-San Remo 2016

Milan-San Remo ou Milan-Sanremo, surnommée « la Primavera » (la Classique Printanière) ou « La Classicissima » (la Classique des classiques) est une course cycliste sur route italienne qui se déroule entre Milan et San Remo, près de la frontière française, en Italie nord-occidentale. Avec une distance totale de 298 km, elle est la plus longue course professionnelle d'un jour dans le cyclisme moderne. Elle est la première grande classique de la saison, ayant traditionnellement lieu le troisième samedi de mars. La première édition a lieu en 1907[1].

Milan-San Remo est considéré comme l'un des cinq Monuments du cyclisme[2]. C'est la course d'ouverture de la Coupe du monde sur route jusqu'à ce que la compétition soit remplacée par le ProTour en 2005 puis le World Tour en 2011.

Le coureur le plus titré est le belge Eddy Merckx avec sept victoires[3]. L'Italien Costante Girardengo détient le record de onze podiums pendant l'entre-deux-guerres, remportant la course à six reprises. Plus récemment, l'Allemand Erik Zabel s'est imposé quatre fois et l'Espagnol Oscar Freire trois fois.

Milan-San Remo est considéré comme une classique pour sprinteurs en raison de son parcours principalement plat[2], tandis que le Tour de Lombardie, l'autre prestigieuse classique italienne, se déroule à l'automne et est considéré comme une classique de grimpeurs[4].

De 1999 à 2005, une course féminine, la Primavera Rosa est organisée en lever de rideau de la course masculine, mais sur une distance plus courte[5].

Histoire de la course[modifier | modifier le code]

Le temps des pionniers[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 1906, les membres de l'Union Sportive Sanremese ont l'idée d'organiser une course à pied le long du trajet Milan-San Remo[1]. La compétition se déroule le 2 avril 1906, sur deux étapes (Milan-Acqui et Acqui-San Remo)[6].
Cependant, la course est partiellement un échec. C'est ainsi que l'année suivante le journaliste Tullo Morgagni, qui avait déjà lancé le Tour de Lombardie, propose comme idée d'utiliser le parcours pour une course de vélo. Le projet est soumis au directeur de La Gazzetta dello Sport, Eugenio Camillo Costamagna[7],[1]. Malgré quelques réticences, Costamagna confie le projet à l'un des grands organisateurs de compétitions cyclistes, Armando Cougnet (premier organisateur du Tour d'Italie). La première édition a lieu le 14 avril 1907 avec une certaine appréhension, car lors de la réunion de départ établi à l'Osteria della Conca Fallata à la périphérie de Milan, le long du Naviglio Pavese, seulement 33 des 62 inscrits sont présents. En effet, le temps est très mauvais, il pleut et il fait très froid. La course est remportée par le Français Lucien Petit-Breton, sous contrat avec Bianchi, qui termine les 281 kilomètres à une moyenne de 26,206 kilomètres par heure. Seuls 14 coureurs terminent l'épreuve[1].

La course est un succès commercial et attire certains des meilleurs coureurs du cyclisme européen, de sorte que la Gazzetta dello Sport organise une deuxième édition en 1908, remportée par le Belge Cyrille Van Hauwaert. Le premier vainqueur italien de Milan-San Remo est Luigi Ganna en 1909 avec une heure d'avance sur le Français Émile Georget.

En 1910, la course, entre dans la légende du cyclisme. Les conditions sont dantesques, les coureurs cherchent refuge dans les maisons le long du parcours pour se réchauffer en raison des conditions météorologiques extrêmes[1]. Des quelque soixante participants, seuls quatre parviennent à rejoindre l'arrivée et la victoire revient au Français Eugène Christophe. Cette victoire acquise dans la douleur (à cause de la neige, il est longtemps convaincu qu'il ne roule pas sur le bon chemin) lui valut un mois de soins dans un hôpital[8]. Christophe termine la course en 12 heures et 24 minutes, ce qui en fait l'édition la plus lente de la course. Giovanni Cocchi se classe deuxième à 1 heure et 17 minutes du vainqueur.

La « Classicissima »[modifier | modifier le code]

Après les premières éditions commence l'ère de Costante Girardengo, qui lie son nom de manière indélébile à cette classique. Entre 1917 à 1928, il remporte six éditions sur onze et termine onze fois sur le podium. Les années suivantes sont marquées par la rivalité entre Learco Guerra et Alfredo Binda, dont l'émulation leur a fait perdre plusieurs victoires certaines. Une rivalité similaire que l'on retrouve quelques années après entre Gino Bartali et Fausto Coppi (années 1940), dont le duel fait l'objet d'une intense couverture et aboutit à des courses épiques.

Milan-San Remo est alors à l'apogée de sa popularité et la presse italienne invente le terme de la « Classicissima » (la Super-classique ou la Classique des Classiques), pour désigner la plus grande de toutes les classiques[2]. De 1935 à 1953, la course se déroule chaque année le 19 mars, jour de la fête du saint patron Joseph. La presse italienne, majoritairement catholique, lui donne son autre surnom, la Gara di San Giuseppe (la Course de Saint-Joseph). En 1949, la course se termine pour la première fois sur la fameuse Via Roma, une rue commerçante très fréquentée dans le cœur de San Remo.

Les années 1950 marquent la fin de la domination des coureurs italiens sur la classique, qui, après la victoire de Loretto Petrucci de 1953, restent 16 ans sans succès[6]. En 1960, le parcours inclut pour la première fois la célèbre montée du Poggio, fortement souhaitée par Vincenzo Torriani, fatigué de voir les sprinteurs flamands s'imposer à l'arrivée à San Remo[1]. Mais, cette nouvelle difficulté n'a pas l'effet désiré et les coureurs étrangers continuent à gagner.

En 1965, le parcours emprunte l'ascension du Col de Melogno, déplaçant le départ effectif à la Certosa di Pavia, mais en dépit de l'issue défavorable pour les sprinteurs (course remportée au sein d'une échappée à trois, par le Néerlandais Arie den Hartog) l'expérience n'est pas répétée[9]. L'édition 1966 inaugure l'ère Eddy Merckx, qui, avec ses sept victoires, dépasse le record historique de Girardengo (ce qui est aussi le record de tous les temps pour un cycliste sur une grande classique)[3]. Depuis 1976 et la dernière victoire du « Cannibale », la course est remportée par différents coureurs, sans que ceux-ci ne parviennent à s'imposer plus de deux fois. Pour retrouver un vainqueur multiple, il faut attendre la fin des années 1990[10] et l'arrivée du sprinteur allemand Erik Zabel qui s'impose à quatre reprises et termine deux fois deuxième[3],[11].

La classique des sprinteurs[modifier | modifier le code]

Alessandro Petacchi vainqueur de l'édition 2005.

En 1990, l'Italien Gianni Bugno établit un nouveau record sur la course en 6 heures 25 minutes et 6 secondes, avec 4 secondes d'avance sur Rolf Gölz (45,8 kilomètres par heure de moyenne). Une autre édition mémorable dans les années 1990 a lieu en 1992. L'Irlandais Seán Kelly rattrape Moreno Argentin dans la descente du Poggio et le devance au sprint[3]. Lors de l'édition de 1999, Andrei Tchmil lance son attaque décisive sous la bannière du dernier kilomètre et conserve jusqu'à l'arrivée une légère avance sur le peloton, Zabel remportant le sprint pour la deuxième place[12]

En 2004, Zabel aurait pu gagner une cinquième fois l'épreuve. Il est finalement battu par Oscar Freire, car il a arreté de pédaler trop tôt pour lever les bras et célébrer sa victoire[3],[13]. Freire remporte un total de trois victoires au sprint sur la Primavera dans sa carrière[14]. En 2008, l'arrivée est déplacée à un autre endroit pour la première fois en 59 ans, en raison de travaux sur la Via Roma. Le Suisse Fabian Cancellara devient le premier à s'imposer sur le Lungomare Italo Calvino, grâce à une attaque en solitaire dans les rues de San Remo[15] . Cette même années, avec les trois grandes courses par étapes (le Tour d'Italie, le Tour de France et le Tour d'Espagne) ainsi que d'autres classiques, Milan-San Remo décide de quitter le circuit ProTour. Depuis 2011, la course fait partie de l'UCI World Tour.

La 100e édition a vu le triomphe au sprint du Britannique Mark Cavendish (pour sa première apparition), qui a dépassé de quelques millimètres sur la ligne l'Allemand Heinrich Haussler[16],[17].

2013, la première d'après guerre disputée un dimanche, reste une année épique. Les fortes chutes de neige et la température en-dessous de zéro obligent les organisateurs à raccourcir la course de 298 kilomètres à 246 kilomètres en éliminant deux ascensions clés - le Passo del Turchino et Le Manie - et à organiser un transfert en bus, pour que la course commence une deuxième fois[18]. Lorsque la course reprend, après 1 heure et demie d'arrêt, les écarts sont conservés. La course est remportée par l'Allemand Gerald Ciolek[19].

En 2015, après sept ans sur le bord de mer, le directeur de course Mauro Vegni décide de terminer la course à nouveau sur la Via Roma. Vegni explique qu'il était satisfait de cette décision et que le retour sur la Via Roma serait pour 2015 et au-delà[20]. La course est remportée par l'Allemand John Degenkolb devant le vainqueur de l'année précédente Alexander Kristoff[21]. .

Parcours[modifier | modifier le code]

Milan-San Remo est la plus longue course du calendrier mondial avec ses 298 kilomètres, sa difficulté résulte dans sa distance.

Course actuelle[modifier | modifier le code]

Parcours de l'édition 2011

Dès sa création, Milan-San Remo est conçu comme une ligne directe reliant Milan, le cœur industriel de l'Italie du Nord, à San Remo, la station balnéaire à la mode sur la Riviera italienne, avec ses célèbres villas de la Belle Époque. La course commence sur la Piazza del Duomo, dans le cœur de Milan et se dirige immédiatement vers le sud-ouest, sur les plaines de la Lombardie et du Piémont, le long des villes de Pavie, Voghera, Tortona, Novi Ligure et Ovada. Alors que la course entre en Ligurie, le peloton rejoint le bord de mer à mi-parcours par le Passo del Turchino, col long de plus de 25 kilomètres et présentant la première difficulté du parcours, après 140 kilomètres de course[22],[23].

Après la descente du Turchino, la course atteint la mer Ligure à Voltri, placé à mi-chemin du départ et de l'arrivée. De là, le parcours suit l'autoroute Aurelia, à l'ouest[22], avec ses spectaculaires et typiques paysages le long de la côte ligure. La course traverse les villes d'Arenzano, Varazze, Savone, Finale Ligure, Pietra Ligure et Loano, suivies par les stations balnéaires de la Riviera dei Fiori (Alassio, Andora, Diano Marina et Imperia). Après Imperia, trois montées sèches et courtes, le long de la côte sont à grimper : Capo Mele, Capo Cervo et Capo Berta[24] . Dans Santo Stefano al Mare, le parcours se dirige vers l'intérieur pour escalader la Cipressa. Située à 22 kilomètres de l'arrivée, cette côte est un point stratégique de la course. Après les villes de Santo Stefano al Mare et Arma di Taggia, il reste pour les coureurs à gravir la dernière et la plus célèbre montée, le Poggio, qui est en fait, une banlieue de San Remo, construit sur une colline le long de la mer.

Du haut du Poggio, situé à 7 km de l'arrivée, le parcours emprunte alors une descente rapide et sinueuse pour atteindre le centre de San Remo où la course se termine traditionnellement sur la Via Roma, illustre rue commerçante de la ville[22],[24].

Caractéristiques de la course[modifier | modifier le code]

Topography chart of Milan-San Remo Classic race
Profil de l'édition 1964

Étant la plus longue course professionnelle d'un jour, Milan-San Remo est un test inhabituel d'endurance au début de la saison[22],[25]. Il est souvent gagné non pas par le sprinteur le plus rapide, mais par le coureur le plus fort et le mieux préparé et qui bénéficie d'une bonne pointe de vitesse. Au cours des années, la Cipressa et le Poggio ont joué leur rôle et piégé plusieurs sprinteurs pas assez fort pour rester avec le groupe de tête.

Dans les premières années, la seule difficulté notable est le Passo del Turchino, qui est souvent le point décisif dans la course. Au fil des années, quand le cyclisme devient plus professionnel, l'ascension n'est plus assez exigeante et est placée trop loin de l'arrivée pour être décisive. En 1960, le Poggio, quatre kilomètres de montée situé près de l'arrivée, est ajouté au parcours. En 1982, la Cipressa, près d'Imperia fait à son tour son apparition[1] . Les autres côtes sont le Capo Mele, le Capo Cervo et Capo Berta. De 2008 à 2014, les organisateurs ont ajouté la montée du Manie, entre le Turchino et la Capi[6]. Ils sont les plus longues montées, destinées à provoquer une première sélection dans le peloton, tandis que le Capi, la Cipressa et le Poggio sont plutôt courts, invitant les attaquants à distancer le peloton.

Au cours des dernières années, toutes ces difficultés n'ont que très rarement créé une grande sélection dans les derniers kilomètres de la course. Beaucoup de sprinteurs sont en mesure de suivre le peloton dans les montées, de ce fait la course se termine le plus souvent avec un groupe qui arrive au sprint. Néanmoins, l'emplacement du Poggio près de l'arrivée a souvent signifié que la position des coureurs au sommet du Poggio est cruciale pour gagner la course[26].

Malgré son parcours relativement plat et sa longue ligne droite finale, les équipes de sprinteurs se sont fait piégées de temps à autre par une attaque lors des dernières côtes. Parmi eux, Laurent Jalabert et Maurizio Fondriest, tous deux échappés en 1995 et en tête jusqu'à l'arrivée[27]. En 2003, Paolo Bettini attaque avec Luca Paolini et Mirko Celestino avant de s'imposer. En 2012, Vincenzo Nibali et Fabian Cancellara partent sur le Poggio, suivi par l'Australien Simon Gerrans qui les devance finalement à l'arrivée[28]

Modifications proposées[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, Milan-San Remo a connu quelques changements depuis sa première édition. Néanmoins, les organisateurs mettent un point d'honneur à rester fidèle au parcours original[6].

Vue de Pompeiana, une nouvelle difficulté proposée sur Milan-San Remo

La dernière modification importante du tracé est l'inclusion du Manie en 2008. En septembre 2013, l'organisateur RCS Sport annonce que la course inclurait la montée de Pompeiana entre la Cipressa et le Poggio[29]. Pour garder la course à une distance totale raisonnable, il décide d'exclure Le Manie. Le Pompeiana, nommé d'après le village homonyme où la route passe, grimpe sur cinq kilomètres avec une pente maximale de 13%, et serait donc la montée la plus difficile dans le final de la course[6].

Le tracé proposé est finalement modifié quelques semaines avant la course en mars 2014, le Pompeiana étant endommagé par des glissements de terrain récents[30]. De ce fait, le parcours est plus traditionnel et favorable au sprinteur. Cela conduit certains sprinteurs - qui prévoyaient de faire l'impasse en raison des rajouts de difficultés - à finalement participer à la course[31].

En 2015, la montée du Manie est supprimée, le Pompeiana n'est plus au programme. Avec cet itinéraire pré-2008, les organisateurs de la course déclarent qu'ils veulent revenir au parcours traditionnel de la course[32] .

Palmarès et statistiques[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Deuxième Troisième
1907 Drapeau de la France Lucien Petit-Breton Drapeau de la France Gustave Garrigou Drapeau de l'Italie Giovanni Gerbi
1908 Drapeau de la Belgique Cyrille Van Hauwaert Drapeau de l'Italie Luigi Ganna Drapeau de la France André Pottier
1909 Drapeau de l'Italie Luigi Ganna Drapeau de la France Émile Georget Drapeau de l'Italie Giovanni Cuniolo
1910 Drapeau de la France Eugène Christophe Drapeau de l'Italie Giovanni Cocchi Drapeau de l'Italie Giovanni Marchese
1911 Drapeau de la France Gustave Garrigou Drapeau de la France Louis Trousselier Drapeau de l'Italie Luigi Ganna
1912 Drapeau de la France Henri Pélissier Drapeau de la France Gustave Garrigou Drapeau de la Belgique Jules Masselis
1913 Drapeau de la Belgique Odile Defraye Drapeau de la Belgique Louis Mottiat Drapeau de l'Italie Ezio Corlaita
1914 Drapeau de l'Italie Ugo Agostoni Drapeau de l'Italie Carlo Galetti Drapeau de la France Charles Crupelandt
1915[33] Drapeau de l'Italie Ezio Corlaita Drapeau de l'Italie Luigi Lucotti Drapeau de l'Italie Angelo Gremo
1916 Non disputé à cause de la Première Guerre mondiale
1917 Drapeau de l'Italie Gaetano Belloni Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Angelo Gremo
1918 Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Gaetano Belloni Drapeau de l'Italie Ugo Agostoni
1919 Drapeau de l'Italie Angelo Gremo Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Giuseppe Olivieri
1920 Drapeau de l'Italie Gaetano Belloni Drapeau de la France Henri Pélissier Drapeau de l'Italie Costante Girardengo
1921 Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Giovanni Brunero Drapeau de l'Italie Giuseppe Azzini
1922 Drapeau de l'Italie Giovanni Brunero Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Bartolomeo Aimo
1923 Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Gaetano Belloni Drapeau de l'Italie Giuseppe Azzini
1924 Drapeau de l'Italie Pietro Linari Drapeau de l'Italie Gaetano Belloni Drapeau de l'Italie Costante Girardengo
1925 Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Giovanni Brunero Drapeau de l'Italie Pietro Linari
1926 Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Nello Ciaccheri Drapeau de l'Italie Egidio Picchiottino
1927 Drapeau de l'Italie Pietro Chesi Drapeau de l'Italie Alfredo Binda Drapeau de l'Italie Domenico Piemontesi
1928 Drapeau de l'Italie Costante Girardengo Drapeau de l'Italie Alfredo Binda Drapeau de l'Italie Giovanni Brunero
1929 Drapeau de l'Italie Alfredo Binda Drapeau de l'Italie Leonida Frascarelli Drapeau de l'Italie Pio Caimmi
1930 Drapeau de l'Italie Michele Mara Drapeau de l'Italie Pio Caimmi Drapeau de l'Italie Domenico Piemontesi
1931 Drapeau de l'Italie Alfredo Binda Drapeau de l'Italie Learco Guerra Drapeau de l'Italie Domenico Piemontesi
1932 Drapeau de l'Italie Alfredo Bovet Drapeau de l'Italie Alfredo Binda Drapeau de l'Italie Michele Mara
1933 Drapeau de l'Italie Learco Guerra Drapeau de l'Italie Alfredo Bovet Drapeau de l'Italie Pietro Rimoldi
1934 Drapeau de la Belgique Joseph Demuysere Drapeau de l'Italie Giovanni Cazzulani Drapeau de l'Italie Francesco Camusso
1935 Drapeau de l'Italie Giuseppe Olmo Drapeau de l'Italie Learco Guerra Drapeau de l'Italie Mario Cipriani
1936 Drapeau de l'Italie Angelo Varetto Drapeau de l'Italie Carlo Romanatti Drapeau de l'Italie Olimpio Bizzi
1937 Drapeau de l'Italie Cesare Del Cancia Drapeau de l'Italie Pierino Favalli Drapeau de l'Italie Marco Cimatti
1938 Drapeau de l'Italie Giuseppe Olmo Drapeau de l'Italie Pierino Favalli Drapeau de l'Italie Alfredo Bovet
1939 Drapeau de l'Italie Gino Bartali Drapeau de l'Italie Aldo Bini Drapeau de l'Italie Osvaldo Bailo
1940 Drapeau de l'Italie Gino Bartali Drapeau de l'Italie Pietro Rimoldi Drapeau de l'Italie Aldo Bini
1941 Drapeau de l'Italie Pierino Favalli Drapeau de l'Italie Mario Ricci Drapeau de l'Italie Pietro Chiappini
1942 Drapeau de l'Italie Adolfo Leoni Drapeau de l'Italie Antonio Bevilacqua Drapeau de l'Italie Pierino Favalli
1943 Drapeau de l'Italie Cino Cinelli Drapeau de l'Italie Glauco Servadei Drapeau de l'Italie Quirino Toccacelli
1944-45 Non-disputé à cause de la Deuxième Guerre mondiale
1946 Drapeau de l'Italie Fausto Coppi Drapeau de la France Lucien Teisseire Drapeau de l'Italie Mario Ricci
1947 Drapeau de l'Italie Gino Bartali Drapeau de l'Italie Ezio Cecchi Drapeau de l'Italie Sergio Maggini
1948 Drapeau de l'Italie Fausto Coppi Drapeau de l'Italie Vittorio Rossello Drapeau de l'Italie Fermo Camellini
1949 Drapeau de l'Italie Fausto Coppi Drapeau de l'Italie Vito Ortelli Drapeau de l'Italie Fiorenzo Magni
1950 Drapeau de l'Italie Gino Bartali Drapeau de l'Italie Nedo Logli Drapeau de l'Italie Oreste Conte
1951 Drapeau de la France Louison Bobet Drapeau de la France Pierre Barbotin Drapeau de l'Italie Loretto Petrucci
1952 Drapeau de l'Italie Loretto Petrucci Drapeau de l'Italie Giuseppe Minardi Drapeau de la France Serge Blusson
1953 Drapeau de l'Italie Loretto Petrucci Drapeau de l'Italie Giuseppe Minardi Drapeau de la Belgique Valère Ollivier
1954 Drapeau de la Belgique Rik Van Steenbergen Drapeau de la France Francis Anastasi Drapeau de l'Italie Giuseppe Favero
1955 Drapeau de la Belgique Germain Derycke Drapeau de la France Bernard Gauthier Drapeau de la France Jean Bobet
1956 Drapeau de la Belgique Fred De Bruyne Drapeau de l'Italie Fiorenzo Magni Drapeau de la Belgique Jozef Planckaert
1957 Drapeau de l'Espagne Miguel Poblet Drapeau de la Belgique Fred De Bruyne Drapeau du Royaume-Uni Brian Robinson
1958 Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau de l'Espagne Miguel Poblet Drapeau de la France André Darrigade
1959 Drapeau de l'Espagne Miguel Poblet Drapeau de la Belgique Rik Van Steenbergen Drapeau de la Belgique Leon Van Daele
1960 Drapeau de la France René Privat Drapeau de la France Jean Graczyk Drapeau de la Belgique Yvo Molenaers
1961 Drapeau de la France Raymond Poulidor Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau de l'Italie Rino Benedetti
1962 Drapeau de la Belgique Emile Daems Drapeau de la Belgique Yvo Molenaers Drapeau de la Belgique Louis Proost
1963 Drapeau de la France Joseph Groussard Drapeau : Allemagne de l'Ouest Rolf Wolfshohl Drapeau de la Belgique Willy Schroeders
1964 Drapeau du Royaume-Uni Tom Simpson Drapeau de la France Raymond Poulidor Drapeau de la Belgique Willy Bocklant
1965 Drapeau des Pays-Bas Arie den Hartog Drapeau de l'Italie Vittorio Adorni Drapeau de l'Italie Franco Balmamion
1966 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de l'Italie Adriano Durante Drapeau de la Belgique Herman Van Springel
1967 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de l'Italie Gianni Motta Drapeau de l'Italie Franco Bitossi
1968 Drapeau : Allemagne de l'Ouest Rudi Altig Drapeau de la France Charly Grosskost Drapeau de l'Italie Adriano Durante
1969 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de l'Italie Marino Basso
1970 Drapeau de l'Italie Michele Dancelli Drapeau des Pays-Bas Gerben Karstens Drapeau de la Belgique Eric Leman
1971 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de l'Italie Felice Gimondi Drapeau de la Suède Gösta Pettersson
1972 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de l'Italie Gianni Motta Drapeau de l'Italie Marino Basso
1973 Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de l'Italie Wilmo Francioni Drapeau de l'Italie Felice Gimondi
1974 Drapeau de l'Italie Felice Gimondi Drapeau de la Belgique Eric Leman Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck
1975 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de l'Italie Francesco Moser Drapeau de la France Guy Sibille
1976[34] Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de l'Italie Wladimiro Panizza Drapeau : France Michel Laurent
1977 Drapeau des Pays-Bas Jan Raas Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de la Belgique Wilfried Wesemael
1978 Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de l'Italie Giuseppe Saronni Drapeau de l'Italie Alessio Antonini
1979 Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de l'Italie Giuseppe Saronni Drapeau de la Norvège Knut Knudsen
1980 Drapeau de l'Italie Pierino Gavazzi Drapeau de l'Italie Giuseppe Saronni Drapeau des Pays-Bas Jan Raas
1981 Drapeau de la Belgique Fons De Wolf Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de la France Jacques Bossis
1982 Drapeau de la France Marc Gomez Drapeau de la France Alain Bondue Drapeau de l'Italie Moreno Argentin
1983 Drapeau de l'Italie Giuseppe Saronni Drapeau de l'Italie Guido Bontempi Drapeau des Pays-Bas Jan Raas
1984 Drapeau de l'Italie Francesco Moser Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau de la Belgique Eric Vanderaerden
1985 Drapeau des Pays-Bas Hennie Kuiper Drapeau des Pays-Bas Teun van Vliet Drapeau de l'Italie Silvano Riccò
1986 Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau des États-Unis Greg LeMond Drapeau de l'Italie Mario Beccia
1987 Drapeau : Suisse Erich Maechler Drapeau de la Belgique Eric Vanderaerden Drapeau de l'Italie Guido Bontempi
1988 Drapeau de la France Laurent Fignon Drapeau de l'Italie Maurizio Fondriest Drapeau des Pays-Bas Steven Rooks
1989 Drapeau de la France Laurent Fignon Drapeau des Pays-Bas Frans Maassen Drapeau de l'Italie Adriano Baffi
1990 Drapeau de l'Italie Gianni Bugno Drapeau de l'Allemagne Rolf Gölz Drapeau de la France Gilles Delion
1991 Drapeau de l'Italie Claudio Chiappucci Drapeau du Danemark Rolf Sørensen Drapeau de la Belgique Eric Vanderaerden
1992 Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau de l'Italie Moreno Argentin Drapeau de la Belgique Johan Museeuw
1993 Drapeau de l'Italie Maurizio Fondriest Drapeau de l'Italie Luca Gelfi Drapeau de l'Italie Maximilian Sciandri
1994 Drapeau de l'Italie Giorgio Furlan Drapeau de l'Italie Mario Cipollini Drapeau de l'Italie Adriano Baffi
1995 Drapeau de la France Laurent Jalabert Drapeau de l'Italie Maurizio Fondriest Drapeau de l'Italie Stefano Zanini
1996 Drapeau de l'Italie Gabriele Colombo Drapeau de l'Ukraine Alexander Gontchenkov Drapeau de l'Italie Michele Coppolillo
1997 Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de l'Italie Alberto Elli Drapeau de l'Italie Biagio Conte
1998 Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de la France Emmanuel Magnien Drapeau de la France Frédéric Moncassin
1999 Drapeau de la Belgique Andreï Tchmil Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de la Pologne Zbigniew Spruch
2000 Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de l'Italie Fabio Baldato Drapeau de l'Espagne Óscar Freire
2001 Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de l'Italie Mario Cipollini Drapeau de la Lettonie Romāns Vainšteins
2002 Drapeau de l'Italie Mario Cipollini Drapeau des États-Unis Fred Rodriguez Drapeau : Suisse Markus Zberg
2003 Drapeau de l'Italie Paolo Bettini Drapeau de l'Italie Mirko Celestino Drapeau de l'Italie Luca Paolini
2004 Drapeau de l'Espagne Óscar Freire Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de l'Australie Stuart O'Grady
2005 Drapeau de l'Italie Alessandro Petacchi Drapeau de l'Allemagne Danilo Hondo Drapeau de la Norvège Thor Hushovd
2006 Drapeau de l'Italie Filippo Pozzato Drapeau de l'Italie Alessandro Petacchi Drapeau de l'Italie Luca Paolini
2007 Drapeau de l'Espagne Óscar Freire Drapeau de l'Australie Allan Davis Drapeau de la Belgique Tom Boonen
2008 Drapeau : Suisse Fabian Cancellara Drapeau de l'Italie Filippo Pozzato Drapeau de la Belgique Philippe Gilbert
2009 Drapeau du Royaume-Uni Mark Cavendish Drapeau de l'Allemagne Heinrich Haussler Drapeau de la Norvège Thor Hushovd
2010 Drapeau de l'Espagne Óscar Freire Drapeau de la Belgique Tom Boonen Drapeau de l'Italie Alessandro Petacchi
2011 Drapeau de l'Australie Matthew Goss Drapeau : Suisse Fabian Cancellara Drapeau de la Belgique Philippe Gilbert
2012 Drapeau : Australie Simon Gerrans Drapeau : Suisse Fabian Cancellara Drapeau : Italie Vincenzo Nibali
2013 Drapeau : Allemagne Gerald Ciolek Drapeau : Slovaquie Peter Sagan Drapeau : Suisse Fabian Cancellara
2014 Drapeau : Norvège Alexander Kristoff Drapeau : Suisse Fabian Cancellara Drapeau : Royaume-Uni Ben Swift
2015 Drapeau : Allemagne John Degenkolb Drapeau : Norvège Alexander Kristoff Drapeau : Australie Michael Matthews
2016 Drapeau de la France Arnaud Démare Drapeau du Royaume-Uni Ben Swift Drapeau de la Belgique Jurgen Roelandts

Statistiques et records[modifier | modifier le code]

Par coureurs[modifier | modifier le code]

# Coureurs Victoires
1. Drapeau : Belgique Eddy Merckx 7
2. Drapeau : Italie Costante Girardengo 6
3 Drapeau : Italie Gino Bartali 4
Drapeau : Allemagne Erik Zabel
5 Drapeau : Italie Fausto Coppi 3
Drapeau : Belgique Roger De Vlaeminck
Drapeau : Espagne Óscar Freire

Par pays[modifier | modifier le code]

# Pays Victoires
1 Drapeau de l'Italie Italie 50
2 Drapeau de la Belgique Belgique 20
3 Drapeau de la France France 13
4 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 6
5 Drapeau de l'Espagne Espagne 5
6 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 3
7 Drapeau de l'Australie Australie 2
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau de la Suisse Suisse
10 Drapeau de la Norvège Norvège 1
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (it) « Storia della Milano-Sanremo », sur La Gazzetta dello Sport, RCS MediaGroup (consulté le 17 mars 2015)
  2. a, b et c (en) « Milano-Sanremo », sur uci.ci, UCI (consulté le 18 février 2016)
  3. a, b, c, d et e (en) Edmond Hood, « Milan-Sanremo Preview: La Primavera », sur Pezcyclingnews.com,‎ (consulté le 18 février 2016)
  4. (en) « Il Lombardia », sur uci.ch, UCI (consulté le 20 février 2016)
  5. (en) Susan Westemeyer, « Women's Milan-San Remo cancelled », sur Cycling News (consulté le 29 mai 2015)
  6. a, b, c, d et e (en) « Milan-Sanremo’s Ever-Changing Route », sur The Inner Ring,‎ (consulté le 17 avril 2015)
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  33. Costante Girardengo fut disqualifié
  34. Jean-Luc Vandenbroucke initialement troisième fut disqualifié

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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