Saint-Jean-aux-Bois (Oise)

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Saint-Jean-aux-Bois
Abbaye de St-Jean-aux-Bois
Abbaye de St-Jean-aux-Bois
Blason de Saint-Jean-aux-Bois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Compiègne
Canton Canton de Compiègne-Sud-Est
Intercommunalité Agglomération de la Région de Compiègne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Lebœuf
2014-2020
Code postal 60350
Code commune 60579
Démographie
Gentilé Les Solitaires
Population
municipale
281 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 55″ N 2° 54′ 18″ E / 49.348611, 2.905 ()49° 20′ 55″ Nord 2° 54′ 18″ Est / 49.348611, 2.905 ()  
Altitude Min. 38 m – Max. 138 m
Superficie 25,21 km2
Localisation

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Saint-Jean-aux-Bois

Saint-Jean-aux-Bois est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Les habitants sont appelés les Solitaires car en 1794 sous la Révolution française le village prend le nom de la Solitude.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est une commune forestière, située en forêt de Compiègne, formée de villages de bucherons dont Saint-Jean, Malassise, la Brévière

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La rue des Abbesses, dont les maisons servaient historiquement d'habitations pour le personnel travaillant à l'Abbaye.

Le village de Saint-Jean-aux-Bois aurait pour origine un monastère du XIIe siècle construit à l'emplacement d'une chapelle.

Le bourg se serait bâti en dehors de l'abbatiale lors de son extinction vers 1761.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Jacques Lecomte
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 281 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
321 331 356 366 395 402 404 404 438
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410 432 426 396 400 416 400 400 378
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
382 396 367 284 313 245 282 340 256
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
221 274 285 302 319 349 324 321 285
2011 - - - - - - - -
281 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 34 %, plus de 60 ans = 20,9 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 10,5 %, 15 à 29 ans = 14,2 %, 30 à 44 ans = 15,4 %, 45 à 59 ans = 35,2 %, plus de 60 ans = 24,7 %).
Pyramide des âges à Saint-Jean-aux-Bois en 2007 en pourcentage[2]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,9 
4,9 
75 à 89 ans
8,0 
16,0 
60 à 74 ans
14,8 
34,0 
45 à 59 ans
35,2 
16,0 
30 à 44 ans
15,4 
13,0 
15 à 29 ans
14,2 
16,0 
0 à 14 ans
10,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-aux-Bois compte trois monuments historiques sur son territoire.

Abbaye Notre-Dame-et-Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Abbaye de Saint-Jean-aux-Bois.

L'église de l'abbaye de Saint-Jean-aux-Bois est classée monument historique par liste de 1862, et la salle capitulaire ainsi que l'entrée de l'abbaye par liste de 1889[4]) En 1137, le roi Louis le Gros donne des terres et une maison au prieuré Saint-Adrien de Béthisy, mais les religieux les cèdent dès 1152 à la veuve du roi, la reine Adélaïde. Elle y fait construire une abbaye de moniales bénédictines qui se substitue à un prieuré sis au lieu-dit Sainte-Perrine. En 1634, les moniales échangent leur monastère avec les chanoines réguliers de saint Augustin du prieuré de Royallieu à Compiègne. L'abbaye devient prieuré et elle est délaissée en 1761 quand les moines déménagent pour Soissons. L'église devient alors paroissiale. L'architecture gothique primitive de l'église, d'une grande simplicité de ligne, renvoie au début au dernier quart du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle. L'on peut supposer une seule campagne de construction assez rapide. Hormis les contreforts à ressauts qui répondent à un besoin statique, le seul décor extérieur sont les corniches en haut des murs gouttereaux. L'église se compose d'une nef de trois travées sans bas-côtés ; d'un transept largement débordant ; et d'un chœur au chevet plat d'une seule travée ; la salle capitulaire se situant au sud de la dernière travée de la nef. L'éclairage est assuré par de hautes baies à lancette unique, sans remplage. Elles sont au nombre de deux de chaque côté du chœur, grâce à son voûtement particulier par une voûte d'ogives sexpartite. Le chevet est en plus ajouré par un triplet, et la façade occidentale par une grande roue gothique. Les voûtes sexpartites caractérisent également la croisée du transept, ce qui a conduit à la subdivision des deux croisillons en deux petites travées carrées, séparées par un pilier central vers la croisée. De cette façon, le croisillon nord bénéficie également de deux hautes baies sur son mur pignon, mais au sud, les bâtiments contigus du prieuré réduisent le nombre des fenêtres. L'élancement des piliers mentionnées et des faisceaux de colonnettes aux quatre angles du carré du transept lui confèrent une grande élégance. L'on note aussi que ses voûtes sont dotées de formerets, ce qui n'est pas le cas ailleurs dans l'église. Dans la nef et dans le chœur, les nervures des voûtes retombent directement sur des culots, à l'exception des quatre extrémités de l'église à l'ouest et à l'est, où une seule colonne trouve place. Malgré cette austérité, les culots et chapiteaux de feuillages très naturalistes sont d'une grande qualité, et l'intérieur est riche d'une harmonie des proportions indéniable. Les vitraux en grisaille sont d'origine[5].

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Poste forestier de Sainte-Périne[modifier | modifier le code]
Poste forestier de Sainte-Périne.

Dans la forêt de Compiègne, sur la RD 85 au sud du hameau de la Brévière (classé monument historique par arrêté du 7 juin 1905[6])

Poste forestier de la Muette[modifier | modifier le code]
La maison forestière de la Muette.

Dans la forêt de Compiègne, au nord du village, près du carrefour de la Muette (inscrit monument historique par arrêté du 2 octobre 1948[7]) : Il date de 1643.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château de La Brévière, au hameau du même nom : construit par un ministre de la justice de Napoléon III, c'est désormais un centre de formation du syndicat Force Ouvrière.
  • Lavoir couvert, route du Parquet : établi sur un petit ruisseau, il a été presque entièrement bâti à neuf et ne comporte plus guère d'éléments authentiques.
  • Croix de cimetière, richement garnie de sculptures.
  • Porche de l'ancienne ferme de l'abbaye, rue du Couvent.
  • Échauguette près du carrefour de la Muette et du poste forestier du même nom. Une échauguette semblable se trouve immédiatement devant le poste forestier de Sainte-Perrine.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon Duvauchel (1848-1902), écrivain naturaliste et régionaliste qui vécut et fut enterré dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Jean-aux-Bois

Les armes de Saint-Jean-aux-Bois se blasonnent ainsi :

parti au 1 d'azur à un lys d'or; au second coupé de gueules à une porte flanquée de deux tours d'argent et de sinople à un huchet contourné d'or [8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Coulaud, L'abbatiale de Saint-Jean-aux-Bois, Ingersheim, Imprimerie S.A.E.P.,‎ 1995 (réédition), 26 p.
  • Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard,‎ 1987, 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 311-317

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]