Vineuil-Saint-Firmin

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Vineuil-Saint-Firmin
Vineuil-Saint-Firmin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Intercommunalité CC de l'aire cantilienne
Maire
Mandat
François Lanceraux
2020-2026
Code postal 60500
Code commune 60695
Démographie
Gentilé Vinoliens
Population
municipale
1 408 hab. (2018 en augmentation de 0,79 % par rapport à 2013)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 01″ nord, 2° 29′ 35″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 64 m
Superficie 7,78 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Chantilly
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Senlis
Législatives 4e circonscription de l'Oise
Localisation
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Vineuil-Saint-Firmin

Vineuil-Saint-Firmin est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Localisation[modifier | modifier le code]

Vineuil-Saint-Firmin est située au sud du département de l'Oise, au nord-est de Chantilly, et plus précisément au nord du parc du château de Chantilly, à une distance orthodromique de 40 km au nord - nord-est de Paris. La commune se compose de deux villages distincts, Vineuil à l'ouest où se situe la mairie et Saint-Firmin à l'est où se situent l'église, le cimetière et le récent quartier du Bois du Ludde.

Les trois parties habitées de la commune s'ensuivent en enfilade le long de la RD 924, qui ne les traverse qu'en périphérie (au sud), et qui constitue la limite avec le parc de Chantilly. Le secteur du parc compris entre la route et le Grand Canal se situe sur le territoire communal de Vineuil-Saint-Firmin, non accessible à la visite car reparti entre plusieurs grandes demeures que l'Institut de France loue à des particuliers, dont notamment le château de Saint-Firmin et la maison Saint-Pierre, inscrits Monuments historiques. Vineuil présente la structure d'un bourg, avec un dense réseau de rues et de venelles, et plusieurs maisons sont construites au fond d'anciennes carrières de calcaire : ainsi, les toits de maisons à deux étages arrivent au niveau de la rue. Saint-Firmin fut à l'origine un village-rue, mais s'est agrandi récemment vers le nord.

Communes limitrophes de Vineuil-Saint-Firmin
Saint-Maximin Apremont
Vineuil-Saint-Firmin Courteuil
Chantilly Avilly-Saint-Léonard

Les limites de la commune correspondent essentiellement à des chemins et cours d'eau. La limite d'avec Chantilly est représentée par le Grand Canal, au sud. À l'ouest, c'est une route forestière qui matérialise cette limite, la route des Bourguignons ; plus au nord, où elle délimite la commune de Saint-Maximin, elle s'appelle chemin d'Apremont. Puis, au nord de la commune, ce sont l'allée de Saint-Maximin et la route de Courteuil qui séparent Vineuil-Saint-Firmin d'Apremont. À l'intersection de ces deux routes, se trouve le carrefour de la table d'Apremont. Ensuite, à l'est, la route de la vallée Panier délimite la commune vers Courteuil, accompagnée par un petit ruisseau temporaire affluent de la Nonette. Enfin, vers Avilly-Saint-Léonard au sud, la Nonette constitue la limite entre les deux communes, près de la ferme du Courtillet. Une petite portion de pré humide au sud de la Nonette appartient toutefois à Vineuil-Saint-Firmin. Est à noter la présence de deux équipements associés à Chantilly sur le territoire communal : le complexe sportif intercommunal des Bourgognes, à l'extrémité sud-ouest, et le golf de Chantilly[1].

Topographie et relief[modifier | modifier le code]

L'allée de Saint-Firmin vers la table d'Apremont.
Ancienne carrière à Vineuil.

Vineuil-Saint-Firmin présente un profil peu accentué, avec seulement 27 m de différence entre le point le plus bas, dans la vallée de la Nonette, et le point culminant à 27 m au-dessus du niveau de la mer. Les paysages sont cependant loin d'être monotones et possèdent une grande qualité esthétique, due en partie aux aménagements d'allées et perspectives de vue par l'homme[2]. La forêt d'Halatte et plus précisément ses petits massifs annexes appelées bois de la Coharde, bois de la Basse Pommeraie et bois du Lieutenant (appartenant à l'Institut et rattachés administrativement à la forêt de Chantilly), occupent 250 ha soit 32 % du territoire communal.

Ces trois forêts paraissent établir une continuité entre la forêt de Chantilly et la forêt d'Halatte ; or, en raison des clôtures entourant le parc de Chantilly et la présence du Grand Canal le découpant d'est en ouest, cette zone est impénétrable aux grands animaux. De ce fait, les prés et surfaces agricoles entre le bois de la Basse Pommeraie et le bois du Lieutenant ont été protégés par une ZNIEFF type 2 « Sites d'échanges interforestiers Halatte / Chantilly », n° national 220014330[3]. Quant à la forêt d'Halatte avec les trois bois annexes mentionnés, il est protégé comme ZNIEFF type 1 « Massif forestier d'Halatte »[4]. L'ensemble de la commune de Vineuil-Saint-Firmin, à l'exclusion des espaces agricoles à l'est, au nord de l'ancienne voie ferrée (et identifiés ultérieurement comme site d'échange) entre dans le site naturel classé « Domaine de Chantilly », créé par arrêté du sur la base de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque[5]. La quasi-totalité de ce site classé et toute la commune de Vineuil-Saint-Firmin entrent également dans le site naturel inscrit de la vallée de la Nonette, créé par arrêté du [6]. Ce site inscrit a préfiguré le parc naturel régional Oise-Pays de France pour sa partie situé dans l'Oise, créé par décret du et incorporant l'ensemble de la commune de Vineuil-Saint-Firmin[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vineuil-Saint-Firmin se situe à proximité de la RD 1016, l'ancienne nationale 16, qui passe à l'ouest de la commune sans la traverser. Ce grand axe nord-sud, permettant de rejoindre la capitale au sud ou Creil et Amiens au nord, est complété par un axe est-ouest, la RD 924, se dirigeant vers la sous-préfecture de Senlis à l'est. En direction de l'ouest, elle s'appelle RD 44 et rejoint Saint-Leu-d'Esserent sur l'autre rive de l'Oise. À ces routes d'importance régionale, s'ajoutent la RD 606 pour Apremont, Aumont-en-Halatte et Creil (via la RD 1330) au nord, ainsi que la RD 138, permettant de contourner le parc de Chantilly au sud-est et de rejoindre la RD 924 traversant la forêt de Chantilly. Cette route continue pour La Chapelle-en-Serval au sud, où se fait la jonction avec la RN 17. En liaison avec l'Autoroute A1 (France) (sortie n° 7 (Survilliers / Chantilly / Ermenonville), elle constitue une alternative à la RD 1016 pour se rendre à Paris et sa banlieue.

Desservi par la ligne de chemin de fer Chantilly - Senlis jusqu'en octobre 1950, avec la halte de Vineuil et la gare excentrée de Saint-Firmin, Vineuil-Saint-Firmin ne dispose plus d'une gare aujourd'hui. La gare de Chantilly - Gouvieux est toutefois proche, et la ligne d'autocars n° 15 Chantilly - Senlis permet d'établir la correspondance avec la SNCF en gare de Chantilly. Cette ligne bénéficie d'une desserte fréquente, avec vingt-et-un allers-retours en semaine, et fonctionne tous les jours de l'année. Vineuil-Saint-Firmin est ainsi l'une des très rares petites communes de l'Oise à être desservie par une ligne d'autocars les dimanches et jours fériés. Depuis la mairie, la durée du trajet est de 10 min pour la gare et de 15 min pour Senlis ; le prix du ticket aller-retour étant de 2,20 euros pour Chantilly et de 3 euros pour Senlis[8]. Saint-Firmin et la mairie (mais non Vineuil) sont également desservis par la ligne 7 Senlis - Creil. Cette ligne est desservie par sept aller-retours du lundi au vendredi (pendant les vacances scolaires, seulement quatre services en direction de Creil), ainsi que par quelques rares services le samedi[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[12]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[10]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 660 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[14] complétée par des études régionales[15] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Senlis », sur la commune de Senlis, mise en service en 1959[16] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[17],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 724,6 mm pour la période 1981-2010[18]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Le Bourget », sur la commune de Bonneuil-en-France, dans le département du Val-d'Oise, mise en service en 1920 et à 26 km[19], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[20] à 11,6 °C pour 1981-2010[21], puis à 12,1 °C pour 1991-2020[22].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vineuil-Saint-Firmin est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[23],[24],[25]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chantilly, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[26] et 37 209 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[27],[28].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[29],[30].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (40 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (40 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces verts artificialisés, non agricoles (34,5 %), forêts (34,3 %), terres arables (19,9 %), zones urbanisées (5,5 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), prairies (1,8 %)[31].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[32].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vineuil : Du latin vinea (« vignoble ») avec le gaulois ialo (« clairière, défrichement, champ »). Entre 1790 et 1794, les communes de Saint-Firmin et de Vineuil fusionnent pour donner naissance à la commune de Vineuil-Saint-Firmin[33].

Durant la Révolution, la commune de Saint-Firmin a porté le nom de Montagne-sur-Nonette[33] et celle de Vineuil celui de Les Sans-Culottes-sur-Nonette[34].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, près du point de vue sur le parc de Chantilly.
Liste des maires de SAINT-FIRMIN (jusqu'en 1909) puis de VINEUIL-SAINT-FIRMIN (Décret du 8 Mai 1909
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1848 François LEPORTER    
1848 1851 Louis BUGLIER    
1851 1855 Louis Victor Alphonse DOYEN    
1855 1870 Nicolas Marie Alfred MEUNIER    
1870 1881 Charles Henri JAMBON    
1881 1882 Jean François CALLAIS    
1882 1888 William François DAVOUT    
1888 1892 Alphonse Ange TURQUET    
1892 1893 Paul REGNAULT    
1893 1896 William François DAVOUT    
1896 1900 Alphonse Napoléon DOYEN    
1900 1902 Lucien Claude Edmé ADAM    
1902 1903 Marie Gabriel BARBIER    
1903 1922 Jules Léon GONDELLE   1er Maire de la nouvelle commune de VINEUIL-SAINT-FIRMIN
1922 1928 Bernard DOUMENS    
1928 1934 Louis CAILLEUX    
1934 1935 Victor FERRAUD    
1935 1947 André THIBAUD    
1947 1974 André HIET    
1974 1989 Maurice BERNAUDIN    
1989 1995 André Jean Louis FLORENTIN    
1995 1996 Hubert MAILLET    
1996 1998 Marcel GREGEOIS    
1998 2008 Jean Pierre PINSON    
2008 2020 André GILLOT    
2020 En cours François LANCERAUX    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[36].

En 2018, la commune comptait 1 408 habitants[Note 7], en augmentation de 0,79 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9498908748771 1521 023934916936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8769489709881 0811 0721 0981 0951 153
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2871 1951 2801 2671 2901 4091 3861 3231 477
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 5431 4881 5411 3331 4411 4641 5101 4251 369
2018 - - - - - - - -
1 408--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,1 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 20,1 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 23,6 %).
Pyramide des âges à Vineuil-Saint-Firmin en 2007 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90  ans ou +
0,8 
7,1 
75 à 89 ans
8,5 
12,9 
60 à 74 ans
14,3 
20,4 
45 à 59 ans
19,9 
22,1 
30 à 44 ans
22,9 
14,3 
15 à 29 ans
13,0 
23,1 
0 à 14 ans
20,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Vineuil-Saint-Firmin compte six monuments historiques classés ou inscrits sur son territoire, appartenant au domaine de Chantilly de l'Institut de France sauf l'église (dont deux situés au sein du parc du château de Chantilly). Un de ces monuments, le carrefour de la table d'Apremont, est situé pour moitié sur la commune voisine d'Apremont.

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  • Église de Saint-Firmin, rue de Senlis (D 924) à Saint-Firmin (inscrite monument historique par arrêté du [40], cinq vitraux et deux statues classés Monuments historiques au titre des objets par arrêtés du et [41]) : construite en 1540-1543, présentant des vitraux du XVIe siècle aux armes des Montmorency.
  • Château de Saint-Firmin, rue de Senlis (D 924) à Saint-Firmin (façades et toitures du château, grand salon et son décor et glacière inscrits monuments historiques par arrêté du [42]) : Il appartient à l'Institut et se situe dans un jardin anglais attenant au parc du château de Chantilly, sur une butte gazonnée. Quand Nicolas d'Orgemont acheta la seigneurie de Saint-Firmin en 1390, il y avait déjà une grande maison. Au milieu du XVIIIe siècle, Louis Poulletier de la Martinière, lieutenant des chasses de Chantilly, fait construire une nouvelle maison. Dès que la propriété est rachetée par le fermier général Charles Delahaye le , ce manoir est démoli et remplacé par le château néoclassique actuel, selon les plans de l'architecte parisien André Aubert. Il entre dans le domaine de Chantilly en 1828, et devient la demeure de Robert d'Orléans et sa famille à la fin du XIXe siècle. Les façades du corps de logis d'un étage sont sobres, mais soigneusement travaillées en pierre de taille. Les trois travées centrales sont placées en léger retrait. Deux pavillons latéraux, à un étage également, ont été ajoutés aux angles nord-ouest et nord-est, probablement peu après la construction. Le château comporte aussi un long bâtiment de dépendances, de style néoclassique également, ainsi qu'une glacière au puits cylindrique[43]. Visible uniquement depuis le parc de Chantilly (bassin octogonal près de la grande cascade).
  • Maison forestière de la Faisanderie d'Apremont, près de la D 606 en direction d'Apremont, à 1 200 m de la sortie du village (inscrite monument historique par arrêté du [44]) : Elle fait partie du domaine de Chantilly. Reconstruite en 1827 pour Louis VI Henri de Bourbon-Condé, il s'agit en fait d'un ensemble de trois pavillons de style néoclassique. Le pavillon principal au centre est dépourvu d'étage, mais dispose d'un corps central rehaussé, comportant une véranda devant l'entrée, orientée vers l'ouest. Les deux pignons nord et sud sont à redents. Les deux pavillons latéraux, pratiquement aussi grands que le pavillon central mais d'une architecture moins représentative, sont dotés d'un étage sur les deux tiers de leur superficie ; le toit de la partie sans étage étant perpendiculaire au toit du corps principal. Ainsi, la diversité des formes contribue largement au caractère unique de la « Faisanderie »[43].
  • Carrefour de la table d'Apremont, entre forêts et pâturages, à la limite avec la commune d'Apremont (inscrit monument historique par arrêté du [45]) : C'est un deuxième carrefour des environs de Chantilly à présenter une table en pierre, avec le carrefour de la table de Montgrésin à Orry-la-Ville. Il s'agit d'une table de vénerie, permettant aux cavaliers de descendre de cheval sans aide. Cette table se situe au milieu d'un carrefour autour duquel rayonnent huit routes, entre le bois de la Basse-Pommeraie et le bois du Lieutenant, et fait partie des aménagements paysagers dus à André Le Nôtre. Les perspectives de vue s'ouvrent sur le village d'Apremont au nord, et sur le terrain de golf de Saint-Firmin au sud[46].
  • Ferme de la Ménagerie (inscrite monument historique par arrêté du [47]) : Comportant des bâtiments des XVIIe et XVIIIe siècles, dont notamment un long corps de logis d'une architecture très soignée, ainsi qu'un colombier octogonal, cette ferme de dimensions moyennes fait partie du domaine de Chantilly tout comme la Faisanderie[48].
  • Manoir « Maison Saint-Pierre », dans le parc du château de Chantilly, rue de Chantilly (D 924) à Vineuil, près du point de vue (inscrit monument historique par arrêté du [49]) : Demeure de facture simple mais soignée, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour un orfèvre parisien, Claude Nicolas Souchet. Elle prend son nom de la chapelle du même nom au parc de Chantilly. (Photo ci-dessous).

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Ancienne gare de Saint-Firmin, rue Georges-Dauchy, à 1 500 de l'église de Saint-Firmin en pleins champs : sur l'ancienne ligne Chantilly-Gouvieux - Crépy-en-Valois, fermée au trafic voyageurs au entre Chantilly et Senlis[50]. La gare reste desservie par les trains de marchandises jusqu'en 1971 depuis Ormoy-Villers. Tous ses bâtiments restent intacts et ont conservé leur aspect d'origine, et la place de la gare subsiste face à l'ancien bâtiment-voyageurs. L'ancienne halle à marchandises est utilisée par une scierie.
  • Cimetière, au bout de la ruelle qui commence à l'église : De dimensions inhabituelles par rapport à l'importance de la commune, il abrite un nombre impressionnant de sépultures bourgeois du XIXe siècle et de la fin du XVIIIe siècle. Le cimetière comporte un carré avec des tombes de poilus.
  • Petit lavoir de Saint-Firmin, rue d'Avilly, au fond de la vallée.
  • Calvaire de Saint-Firmin, sur la D 924, entre le château et l'église, à côté du grand lavoir.

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  • Grand lavoir de Saint-Firmin, rue de Senlis (D 924) : Il a été offert à la commune par Charles Renouard en 1892[51] et restauré en 2011 avec le concours du parc naturel régional Oise-Pays de France. Comme particularité, le lavoir comprend un compartiment séparé pour la source, en lieu et place d'une fontaine proprement dite.
  • Monument aux morts rendant hommage aux soldats tombés sur le champ d'honneur pendant la Première Guerre mondiale, face à la mairie, rue de la duchesse de Chartres.
  • Ancienne halte de Vineuil, sur la ligne de chemin de fer Chantilly-Gouvieux - Crépy-en-Valois mentionné ci-dessus, avenue de Verdun (D 606), à la sortie du village : Cette petite station était proche de Vineuil et même de Saint-Firmin, et ne servait qu'au service de voyageurs. Le bâtiment ressemble à une maison de garde-barrière à laquelle un annexe pour le guichet et la salle d'attente a été ajouté. La salle d'attente a encore été agrandie dans l'entre-deux-guerres. L'ensemble est également resté en l'état, jusqu'à la bordure de quai.
  • Point de vue sur le parc et le château de Chantilly, entre les deux villages formant la commune, sur la D 924. Le domaine de Chantilly se situe par ailleurs en partie sur la commune de Vineuil-Saint-Firmin.
  • Chapelle Sainte-Barbe, rue de Chantilly (D 924) à Vineuil. Elle renferme des vitraux modernes remarquables[52].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

1 rue de la Carrière-aux-Daims, maison natale de Roger Borniche.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Macon, « Vineuil, suivi de : Saint-Firmin », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, année 1913, Senlis, Imprimerie E. Vignon fils,‎ , p. 1-58 (ISSN 1162-8820, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[13].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site « Geoportail » (consulté le ). Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D.
  2. Cf. Collectif, Étude urbaine de Vineuil-Saint-Firmin : Phase 1 : Diagnostic paysager, Orry-la-Ville, Parc naturel régional Oise-Pays de France, , 156 p. ; p. 8-31.
  3. Cf. « Présentation de la znieff Sites d'échanges interforestiers (passage de grands animaux) Halatte / Chantilly », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  4. Cf. « Présentation de la znieff Massif forestier d'Halatte », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  5. Cf. [PDF] « Domaine de Chantilly », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  6. Cf. [PDF] « Vallée de la Nonette », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  7. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  8. Cf. [PDF] « Ligne 15 », sur Oisé mobilité (consulté le ).
  9. Cf. « Recherche d'horaires », sur Oise Mobilité (consulté le ).
  10. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  11. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  12. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  13. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  14. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  15. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  16. « Station Météo-France Senlis - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  17. « Orthodromie entre Vineuil-Saint-Firmin et Senlis », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  32. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  33. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Vineuil », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  39. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le ).
  40. « Église de Saint-Firmin », notice no PA00114967, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. « Ensemble de cinq verrières », notice no PM60003194, base Palissy, ministère français de la Culture ; « Ensemble de deux statues », notice no PM60001418, base Palissy, ministère français de la Culture.
  42. « Château de Saint-Firmin », notice no PA00114966, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. a et b Cf. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome II. Valois, Paris, Éditions de la Morande, s.d., 356 p. (ISBN 978-2-9020-9139-3), p. 26.
  44. « La Faisanderie », notice no PA00114968, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. « PA00114972 », notice no PA00114482, base Mérimée, ministère français de la Culture)
  46. Cf. Étude urbaine de Vineuil-Saint-Firmin, op. cit., p. 8, 16, 48 et 136.
  47. « Ferme de la Ménagerie », notice no PA00114969, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. Cf. Jean-René Dufort, La Ménagerie de Chantilly, Chantilly, Société des Amis du Musée de Chantilly, s.d., 14 p..
  49. « Maison Saint-Pierre », notice no PA00114970, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. José Banaudo, Trains oubliés : 4. l'État, le Nord, les Ceintures, Menton, Éditions du Cabri, , 223 p. (ISBN 2903310246), p. 145-146.
  51. Cf. la plaque apposée sur le lavoir.
  52. Cf. « La chapelle », sur Adev (consulté le ).
  53. Cf. Florian Niget, « Il affirme avoir retrouvé la tombe de Vatel », Le Parisien,‎ (lire en ligne).