Crèvecœur-le-Grand

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Crèvecœur-le-Grand
Image illustrative de l'article Crèvecœur-le-Grand
Blason de Crèvecœur-le-Grand
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
André Coët
2014-2020
Code postal 60360
Code commune 60178
Démographie
Gentilé Crépicordiens
Population
municipale
3 538 hab. (2014)
Densité 288 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 32″ nord, 2° 04′ 44″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 179 m
Superficie 12,3 km2
Localisation

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Crèvecœur-le-Grand est une commune française située dans le département de l'Oise et la région Hauts-de-France. Elle est jumelée à la ville allemande Obrigheim.

Ses habitants sont appelés les Crépicordiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte d'état-major de 1885.

Située sur le plateau picard, dans le nord du département de l'Oise, le bourg est aisément accessible depuis l'autoroute A16 (sortie sortie 16), qui relie notamment Amiens à Paris.

Crèvecœur-le-Grand est le point de départ de la Coulée verte reliant le bourg à celui de Vers-sur-Selle en passant par Conty, voie verte aménagée sur le tracé d'une ancienne voie de chemin de fer qui reliait Beauvais à Amiens, se raccordant à Vers sur la ligne SNCF venant de Paris à destination de Lille et de Bruxelles via Amiens-Longueau.

Une première série de dix éoliennes Nordex (aux trois pales de 45 m tournant majestueusement sur leurs mâts) ont été implantées fin 2006 autour de Crèvecœur. Des éoliennes Enercon et Senvion sont aussi implantées près du bourg en 2015/2016.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La serge de Crèvecœur[modifier | modifier le code]

« Après le Languedoc, la Picardie était, de toutes les provinces françaises, la plus forte en ce qui concerne l'industrie lainière aux XVIIe et XVIIIe siècles »[1].

Même si on a du mal à l'imaginer aujourd'hui, la région de Crèvecœur était, jusqu'au XIXe siècle, un secteur où prédominaient la production lainière, les artisanats du tissage.

La production de Crèvecœur et de trois villages proches était de 25 000 pièces de serge en 1692, mais il s'agissait d'une activité cyclique avec une époque de prospérité au cours du premier quart du XVIIe siècle, suivie d'une profonde dépression jusqu'en 1660. La relance avait été lente jusqu'en 1692, puis avec une croissance de 75 % jusqu'en 1708. On était ainsi passé de 25 000 pièces en 1692 à 41 200 en 1708 pour retomber à 16 300 pièces en 1718-1719.

Il ne faut pas s'imaginer que le tissage se faisait dans de grandes manufactures, comme ce sera le cas après la Révolution industrielle. Le travail se faisait à domicile, et le serger se rendait avec ses pièces tissées au Bureau de Crèvecœur les faire contrôler par l'inspecteur des manufactures de Grandvilliers ou ses suppléants, les gardes-jurés, qui les plombaient si les tissus étaient conformes aux règles de la corporation.

Au second semestre 1732, 68 artisans ont fabriqué 1 508 pièces d'étoffes sur 89 métiers à tisser, mais le recensement indiquait que 95 métiers n'avaient pas d'ouvrage. Ces pièces portaient le nom de Escot, Blicourt, Anacoste, ou Alépine.

Globalement, le pays était pauvre, et, en 1732, Lochait de Vaudibon rendait compte à l'Intendant Chauvelin que « les gardes-jurés et les ouvriers de la dépendance du bureau de Crevecœur sont ou mal à leurs aise, ou indigents. Leurs commerces roule sur un fond de 30 à 40 livres. Leurs maisons ne sont garnies que des ustanciles propres à leurs travail et ce travail leur donnent apeinne le pain nécessaire à leur subsistance »[2]

Circonscriptions sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Une région mal desservie jusqu'au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'ancienne sucrerie et four à chaux.
La ligne de Froissy en construction.

Autrefois isolé, le bourg est desservi par la RD 930 (ancienne RN 30 Rouen-La Capelle) depuis 1835, et par la route de Beauvais depuis 1825.

  • Il fallait néanmoins deux heures pour se rendre à Breteuil en 1840 par la voiture publique, une voiture à cinq places qui faisait le trajet dans chaque sens une fois par jour[4].
  • Le bourg n'est alors relié à Beauvais que par un service de voitures fonctionnant plusieurs fois par semaine.

Vers 1830, il existait dans la commune une carrière, un four à chaux, une briqueterie et cinq moulins à vent[5] (dont le Moulin Alidor, représenté depuis 2005 sur le château d'eau).

Vers 1840, le nombre de moulins à vent s'élevait à 29 : le développement de l'agriculture était bien commencé, ainsi que l'attestent les splendides granges en brique de la seconde moitié du XIXe siècle qui parsèment la région.

Les anciennes lignes de chemin de fer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Crèvecœur-le-Grand.

Crèvecœur était desservi par deux lignes de chemin de fer :

En 2017, un chemin de fer touristique s'implante en Gare de Crèvecœur-le-Grand vers celle de Rotangy, avec le soutien de la commune et de l'intercommunalité.

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Pendant la Bataille de la Somme, la ville se trouve à une quarantaine de kilomètres à l'arrière du front, et subit d'importants dommages, tel le bombardement de la nuit du 19 au 19 mai 1918 où 103 bombes dévastèrent la commune[6], qui lui valent de recevoir la croix de guerre[7] le 21 février 1921[8]. Bien desservie par les chemins de fer, grâce à la Gare de Crèvecœur-le-Grand, elle accueille un centre d'instruction [9] et un hôpital militaire, situé à l'emplacement de l'actuel EREA.

Durant la Seconde Guerre mondiale, lors de la Bataille de France, le 27 mai 1940, Charles de Gaulle, alors colonel commandant la 4e division cuirassée, reçu ses ordres au château de Crèvecœur-le-Grand. Les 20 mai et 7 juin 1940, le bourg fut lourdement bombardé par l'armée allemande, et le centre du bourg totalement détruit[7], ce qui lui vaut d'être à nouveau décorée de la Croix de Guerre[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le centre ville, avant les destructions de la Seconde Guerre mondiale.
Le château de Crèvecœur-le-Grand est utilisé de longue date comme hôpital-hospice.
Le château, au début du XXe siècle.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Crèvecœur-le-Grand[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune rejoint le canton de Saint-Just-en-Chaussée.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes de Crèvecœur-le-Grand Pays Picard A16 Haute Vallée de la Celle créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[12], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[13], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[14].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[15](et malgré les souhaits de la commune, qui aurait souhaité être rattachée à la communauté d'agglomération du Beauvaisis[16]), cette intercommunalité dénommée communauté de communes de l'Oise picarde, dont la commune est désormais membre, est créée au [17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les élections municipales 2008 ont vu la réélection de la liste conduite par André Coët. Toutefois, en raison de la distribution de tracts anonymes et diffamatoires quelques jours avant le second tour[18], ces élections ont été annulées par le Tribunal administratif d'Amiens. Le nouveau scrutin, organisé le 20 juillet 2008[19], a vu la réélection de la totalité de la liste Coët dès le premier tour du scrutin[20]. Celui-ci, membre de l'UMP, avait rendu sa carte en 2008 après la fermeture de la trésorerie de Crèvecœur. Pour l'élection régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, André Coët est candidat sur la liste du Front national pour l'Oise[21].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Pierre Delavacquerie    
1791   Louis Crucifix    
1791   Adrien Leroux    
1792   Jacques Traversier    
1795   Noël Caron
ou Pierre Delavacquerie
  Nommé par André Dumont, représentant du peuple
1797 1800[23] Jean-Baptiste Graux   Président de l'administration municipal de Crèvecœur-le-Grand
1799   Jean-Baptiste Hennebert
Charles leroux
  Commissaire du pouvoir exécutif
Agent pour Crevecœur
1800   Pierre legrand    
1801   Jacques Auger   Conseiller d'arrondissement
1809   Leverve    
1815   Noël Caron    
1830   Alexandre de la Rochefoucault   Comte
1831   Prévost-Bordez    
1833   Narcisse Hamel   Pharmacien
1847   Deberny   Conseiller d'arrondissement
1860   Pierre Judenne    
1870   Charles Lenglet   Faisant fonction de maire par intérim
1870   Charles Pisson    
1870   Alexandre Bollez   Président de la commission administrative
1871   Paul Dufour    
1878   Jean-Baptiste Caron    
1881   Hippolyte Grégoire    
1884   Lous Fouche    
1888   Jean-Baptiste Lefèvre    
1890   Charles Pisson    
1895   Jean Saune    
1896 1910 Sosthène Letalle   Conseiller général de Crèvecœur-le-Grand (1902 → 1910)
1910   Jules Pouget    
1912   Jammy Schmidt    
1915   Clovis Petit    
1917   Jammy Schmidt[24]   Conseiller général de Crèvecœur-le-Grand (1913 → 1940)
Président du conseil général de l'Oise (1931 → 1940)
Député de l'Oise (1921 → 1940)
Sous-secrétaire d'État aux finances (1925 → 1925)
1940   Marceau Beaussang   Adjoint faisant fonction de maire
1941   Marceau Beaussang    
1941   Paul Fromentin   Président de la délégation spéciale
1944   Henri Vilette   Président de la commission municipale provisoire
1944   Albert Duport   Faisant fonction par arrêté préfectoral
puis élu par la municipalité provisoire
1945   Maurice Cottin   Conseiller général de Crèvecœur-le-Grand (1945 → 1959)
1959   Louis Despaty    
1959   Maurice Duytsche    
1977 2001 Pierre Varlet[25] RPR Commerçant
Conseiller général de Crèvecœur-le-Grand (1985 → 2004)
mars 2001 en cours
(au 8 novembre 2015)
André Coët UMP
puis apparenté FN
Conseiller général de Crèvecœur-le-Grand (2004 → 2015)
Vice-président de la CC de Crèvecœur le Grand (2014 → 2016)
Réélu pour le mandat 2014-2020[26]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette section est consacrée aux finances locales de Crèvecœur-le-Grand de 2000 à 2015[Note 1].

Pour l'exercice 2015, le compte administratif du budget municipal de Crèvecœur-le-Grand s'établit à 4 181 000 € en dépenses et 4 199 000 € en recettes[A2 1] :

  • les dépenses se répartissent en 2 037 000 € de charges de fonctionnement et 2 144 000 € d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 2 381 000 € de produits de fonctionnement et de 1 818 000 € de ressources d'investissement.

La section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 2 037 000 € de charges (567 € par habitant) pour 2 381 000 € de produits (663 € par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 344 000 € (96 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur totale de 918 000 € (45 %), soit 256 €par habitant, ratio inférieur de 50 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (515 € par habitant). Sur la période 2011 - 2015, ce ratio augmente de façon continue de 223 € à 256 € par habitant. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes[Note 4] pour 40 %, des subventions versées[Note 5] pour 5 %, des charges financières[Note 6] pour 2 % et finalement celui des contingents[Note 7] pour des sommes négligeables ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 8] pour une valeur totale de 949 000 € (40 %), soit 264 €par habitant, ratio inférieur de 59 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (642 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 236 € par habitant en 2011 et un maximum de 264 € par habitant en 2015. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 9] pour 40 % et des autres impôts[Note 10] pour 5 %.

La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2014.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Crèvecœur-le-Grand. Ils n'ont pas varié par rapport à 2014[A2 3] :

Cette section détaille les investissements[Note 11] réalisés par la commune de Crèvecœur-le-Grand.

Les emplois d'investissement en 2015 comprenaient par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 12] pour une valeur totale de 1 936 000 € (90 %), soit 539 €par habitant, ratio supérieur de 51 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (357 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 76 € par habitant en 2012 et un maximum de 1 020 € par habitant en 2011 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 13] pour une valeur de 190 000 € (9 %), soit 53 €par habitant, ratio inférieur de 61 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (137 € par habitant).

Les ressources en investissement de Crèvecœur-le-Grand se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour une somme de 762 000 € (42 %), soit 212 €par habitant, ratio supérieur de 216 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (67 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 1 € par habitant en 2012 et un maximum de 212 € par habitant en 2015 ;
  • nouvelles dettes pour 400 000 € (22 %), soit 111 €par habitant, ratio inférieur de 34 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (169 € par habitant).

L'endettement de Crèvecœur-le-Grand au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 14], l'annuité de la dette[Note 15] et sa capacité de désendettement[Note 16] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 2 404 000 €, soit 669 €par habitant, ratio inférieur de 38 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 084 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 322 € par habitant en 2013 et un maximum de 669 € par habitant en 2015[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 225 000 €, soit 63 €par habitant, ratio inférieur de 64 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (173 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 57 € par habitant en 2012 et un maximum de 144 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 394 000 €, soit 110 €par habitant, ratio inférieur de 52 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (230 € par habitant). Sur la période 2011 - 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 105 € par habitant en 2013 et un maximum de 339 € par habitant en 2014[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 6 années en 2015. Sur une période de 16 années, ce ratio présente un minimum d'environ un an en 2014 et un maximum d'environ 14 années en 2004.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28],[Note 17].

En 2014, la commune comptait 3 538 habitants, en augmentation de 6,02 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 928 2 000 2 181 2 181 2 345 2 310 2 394 2 419 2 410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 389 2 538 2 335 2 189 2 359 2 346 2 470 2 293 2 189
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 228 2 141 2 110 2 088 2 146 2 140 2 117 1 910 2 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 252 2 652 2 868 2 922 2 996 3 076 3 154 3 337 3 538
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 21,8 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 20,9 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 29,7 %).
Pyramide des âges à Crèvecœur-le-Grand en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,0 
7,3 
75 à 89 ans
13,5 
13,1 
60 à 74 ans
14,2 
18,5 
45 à 59 ans
17,2 
18,2 
30 à 44 ans
17,3 
21,8 
15 à 29 ans
17,6 
20,7 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'EREA (Établissement régional d'enseignement adapté) accueille dans l'ancien sanatorium de la Première Guerre mondiale 135 élèves (dont 95 internes) ayant des difficultés scolaires persistantes ou des difficultés sociales ou familiales, de la 6e à la 3e, ainsi qu'en CAP Maçonnerie, menuiserie et CAPA travaux paysagers.
L'établissement va s'étendre de 2007 à 2009 pour permettre d'accueillir 188 élèves, dont 150 internes, et des locaux seront créés pour la création d'un CAP Fleuriste.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital local Jean-Baptiste-Caron gère un service de soins de suite et de réadaptation (moyen séjour : 20 lits + projet d'unité cognitivo-comportemental de 10 lits), des EHPAD (hébergement médicalisé : 204 personnes), des soins infirmiers à domicile (42 personnes) et une équipe spécialisée Alzheimer à domicile (10 places). Il aide le centre hospitalier de Beauvais à développer des consultations médicales spécialisées et l'hospitalisation à domicile. Il loge plusieurs associations en "maison inter-associative santé social" pour un meilleur accès aux soins et à la prévention de la population rurale. I l propose aux aidants familiaux de personne âgée à domicile une formation gratuite. Il aide la communauté hospitalière à domicile du territoire de santé Oise Ouest dans le soutien à domicile des personnes âgées et de leurs aidants.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque, installée dans l'ancien Hôtel de l'Écu, qui existait déjà en 1663.
  • Le centre social de Froissy - Crèvecœur propose des activités culturelles nombreuses et variées sur les communes des anciens cantons de Froissy et Crèvecœur-le-Grand[32].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La foire aux Puces, organisée depuis 1970 a lieu chaque jeudi de l'Ascension, a accueilli en 2005 plus de 2 200 exposants et de 30 000 chineurs venus de tout le Nord de l'Europe faisant de cette brocante l'une des plus grandes du Nord de la France[33].
  • Les fêtes François-Ier se déroulent tous les ans en souvenir du passage du roi François Ier à Crèvecœur. Plus de 300 habitants y participent, en costumes de l'époque[34].

Économie[modifier | modifier le code]

Le bourg bénéficie de l'implantation de plusieurs PME : fabrique de chiffons, maintenance d'éoliennes, recyclage de papier, produits pharmaceutiques, scierie Petit[35],[36] ou encore équipements pour la production de produits en béton.

La foire Saint-Martin, instaurée sous Louis XI, regroupe 800 exposants (matériel agricole, voiture, caravane, charcuterie, etc.), ainsi qu'un marché aux bestiaux, avenue de la Prairie, chaque samedi d'avant le 11 novembre.

Un marché rural a lieu tous les dimanches matins sur la place depuis 1995[37], en complément du petit marché traditionnel du jeudi, dont la création date de l'Ancien Régime.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La médiathèque, avec son cadran solaire, est l'ancienne Auberge de l'ÉcuAlexandre Dumas fit s'arrêter ses mousquetaires.
Vue nocturne de l'église.
Rame inaugurale du Train à Vapeur du Beauvaisis en 2015.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'auberge de l'Écu, où Alexandre Dumas logea ses Trois mousquetaires, vue au début du XXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Maison de Crèvecœur.svg

Les armes de Crèvecœur-le-Grand se blasonnent ainsi :
De gueules aux trois chevrons d'or

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Hubert, Histoire de Crèvecœur-le-Grand, Amiens, Res Universis, (réimpr. 1988 (fac-similé)), 214 p. (ISBN 978-2-87760-017-0)
  • A. Sellier (l'abbé), « Crèvecœur-le-Grand : Première partie, suite », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Beauvais, Imprimerie départementale de l’Oise, vol. 16,‎ , p. 341-403 (ISSN 1280-5343, lire en ligne)
  • Huit siècles d'histoire et de patrimoine à Crèvecœur-le-Grand, brochure éditée par le « Groupe d'étude des monuments et œuvres d'art du Beauvaisis » (GEMOB), no 16-17 (1983)
  • Robert Le Quec, Jean Tillier, Pierre-Eugène Gourdeau, Crèvecœur-le-Grand, chroniques crépicordiennes, vol. 1, Crèvecœur-le-Grand, Éditions du Moulin-Alidor, (ISBN 978-2-917190-00-5)
  • Robert Le Quec, Jean Tillier, Pierre-Eugène Gourdeau, Crèvecœur-le-Grand, chroniques crépicordiennes, vol. 2, Crèvecœur-le-Grand, Éditions du Moulin-Alidor, , 144 p. (ISBN 978-2-917190-01-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette section est réalisée à partir des données des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 2.4.2 : Yin Yang Rhô Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Rho en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 112 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Crèvecœur-le-Grand. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune. Y figure aussi le remboursement des intérêts des emprunts. Elle enregistre également les recettes fiscales, les dotations et participations de l’État ainsi que les recettes d’exploitation des services municipaux.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  5. Les « subventions versées » rassemblent l'ensemble des subventions à des associations votées par le conseil municipal.
  6. Les « charges financières » correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt.
  7. Les « contingents » représentent des participations obligatoires d'une commune au financement de services départementaux, notamment aux sapeurs-pompiers du département.
  8. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  9. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  10. Les « autres impôts » couvrent certains impôts et taxes autres que les impôts locaux.
  11. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  12. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  13. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  14. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  15. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  16. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Crèvecœur-le-Grand.
  17. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Citation de Tihomir J. Markovitch, Histoires des industries françaises de Colbert à la Révolution, lib. Droz, Genève et Paris, 1976, repris dans le bulletin du GEMOB.
  2. Nota : l'orthographe est celle reproduite dans le bulletin du GEMOB
  3. a et b Robert Lemaire, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire démographique et démographique - Département de l'Oise, École des hautes études en sciences sociales, Paris, 1976[réf. incomplète].
  4. Source : Bulletin du GEMOB, page 14
  5. Delattre, Le Canton de Crèvecœur-le-Grand, brochure photocopiée et diffusée par l'auteur, Grandvilliers, 1982
  6. Bonnard Jean-Yves, « Les bombardements allemands en arrière des lignes françaises dans l’Oise durant la Grande Guerre », Mémoire de l’Oise, Canopé site de Beauvais, no 10,‎ , p. 3-14 (lire en ligne).
  7. a et b « Histoire », Découvrir la commune, Commune de Crèvecœur-le-Grand (consulté le 30 juin 2016).
  8. Association du Mémorial des batailles de la Marne, Dormans, « Communes décorées de la Croix de guerre 1914 - 1918 » [PDF], sur http://memorialdormans.free.fr/, (consulté le 30 juin 2016), p. 59.
  9. Capitaine A. Bonnet, Historique des opérations pendant la guerre de 1914-1918 : 13e corps d'armée, 86e régiment d'infanterie, Le Puy, Impr. de Peyriller, Rouchon et Gamon, , 90 p. (lire en ligne), p. 31-35.
  10. Association du Mémorial des batailles de la Marne, Dormans, « Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945 » [PDF], sur http://memorialdormans.free.fr/, (consulté le 30 juin 2016), p. 35.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  13. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  14. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  15. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  16. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17 « Rappelons que plusieurs communes de l’ex-canton de Crèvecoeur, dont le chef- lieu, Francastel, Rotangy, Luchy, Maulers ou Muidorge ne souhaitaient pas rallier l’Oise picarde mais se rapprocher de la communauté d’agglo du Beauvaisis ».
  17. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17
  18. Matthias Schweisguth, « Exclusif : élections annulées à Crèvecœur-le-Grand », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ (lire en ligne)
  19. FH, « On revote à Crèvecœur les 20 et 27 juillet 2008 », Quotidien Le Parisien édition de l'Oise,‎
  20. M.S., « Élections municipales : La liste Coët haut la main », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎
  21. Matthias Schweisguth, « André Coët sur la liste FN aux régionales », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3366,‎ , p. 3.
  22. Source : Bulletin du GEMOB - 1983
  23. Archive Nationale de l'Oise Source: cote des registres 3E178/8 et 3E178/9
  24. « Jammy Schmidt », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  25. Sylvie Godin, « Pierre Varlet est décédé à 79 ans. Il aura profondément marqué sa ville et le canton : Longtemps maire et conseiller général, Pierre Varlet s'est éteint le 27 juillet. Il se sera dévoué de longues années à la cause publique », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3457,‎ « Conseiller municipal de 1971 à 1977, il est élu maire en 1977. Il le restera jusqu'en 2001. Ce gaulliste convaincu, membre de l'UMP, se refusait à tout sectarisme dans sa gestion municipale : « je suis un démocrate, j'étais ouvert à toutes les classes sociales au dein du conseil. On a rassemblé des gens de bonne volonté et dévoués à la cause », nous confiait-il en janvier 2009. Au conseil général, il sera fidèle à Jean-François Mancel, « mais je n'ai jamais fais acte de soumission », précisait-il encore ».
  26. Matthias Schweisguth, « André Coët réélu au siège de maire », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 17
  27. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  30. « Évolution et structure de la population à Crèvecœur-le-Grand en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  31. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  32. Site du centre social de Froissy - Crèvecœur
  33. « La foire de Crèvecoeur-le-Grand a attiré la grande foule », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  34. « Crèvecœur-le-Grand : les fêtes François Ier perturbées par la pluie », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  35. Scierie Petit, créée en 1923, 70 salariés, 50 % de l'activité est exportée - Source : [PDF][1]
  36. Patrick Caffin, « Crèvecœur-le-Grand : avec l’étranger, la scierie Petit a trouvé sa planche de salut », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  37. 26e anniversaire du marché fermier le 14 juin, Le Bonhomme picard
  38. François Ier y séjourna en 1520 en route pour l'entrevue du Camp du Drap d'Or.
  39. Louis XIV y passa une nuit le 15 juillet 1680
  40. Matthias Schweisguth, « Un train touristique circulera dès 2015 », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3296,‎ , p. 15
  41. « Le train touristique lance sa première saison », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3443,‎ , p. 12.
  42. Olivier Janneau, « Crèvecœur : la dernière ligne droite », Objectif Rail, no 80,‎ , p. 90-91 (ISSN 1766-4144).