Sommereux

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Sommereux
Sommereux
La mairie datée de 1911.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Jean-Claude Mercier
2014-2020
Code postal 60210
Code commune 60622
Démographie
Population
municipale
475 hab. (2016 en augmentation de 16,42 % par rapport à 2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 46″ nord, 1° 59′ 35″ est
Altitude Min. 116 m
Max. 190 m
Superficie 12,97 km2
Localisation

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Sommereux est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village agricole du plateau picard, située à mi-distance de Beauvais et d'Amiens, limitrophe du département de la Somme, sur la route reliant Grandvilliers à Conty.

Le point culminant de la commune au calvaire du lieu-dit le Moulin de Sommereux atteint 186 m. Sept éoliennes sont construites sur le plateau à l'ouest du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Belleuse - Sentelie - Hétomesnil - Lavacquerie - Thoix - Catheux - Le Mesnil-Conteville - Offoy - Conteville - Choqueuse-les-Bénards - Courcelles-sous-Thoix - Brassy - Laverrière - Cempuis - Beaudéduit - Dargies - Grandvilliers et Dargies.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes les plus anciennes attestées du nom sont Sommereulx vers 1135 [1] et Sommerues en 1150 [2]. Elles proviennent de l'ancien français som « le sommet, le haut »[1],[3], issu du latin summum « point le plus élevé » avec le double suffixe -ar-eolum [1],[2] ou -erel / -ereau au pluriel à valeur diminutive [1].

La prononciation locale dialectale picarde est en API [sõmʁø] [4]

Histoire[modifier | modifier le code]

Sommereux était le siège de la Commanderie générale du nord de la France de l'Ordre des Templiers, sous le nom de Commanderie de Saint-Barnabé. Le village était alors connu sous le nom de Domus Templi de Somoreus ou Sommerues.

La commanderie des Templiers, fondée sans doute avant 1150, ne cesse de s’accroître suite à des donations de biens et de droits[5],[6]. Sa prospérité s’arrête en 1312, avec la dissolution de l’ordre des Templiers par le pape Clément V. le dernier des dix-sept commandeurs de Sommereux, Raoul de Gisy, frère sergent, déposera lors du célèbre procès des templiers, les pratiques sacrilèges et immorales des Templiers

La commanderie est dévolue aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Les bâtiments, vastes et nombreux furent en partie détruits par les Anglais lors de la guerre de Cent ans, au cours de laquelle, selon l’historien Alain Decaux, les milices picardes repoussèrent les Anglais à Sommereux[7],[Note 1]. La maison conventuelle fut restaurée au XVIe siècle et reconstruite au XVIIIe. C'est le petit manoir qui subsiste.

Le domaine est confisqué, divisé et vendu comme bien national après la Révolution française de 1789. Dès 1830, seul le bâtiment actuel subsiste, et la municipalité l’acquiert en 1993. Aujourd’hui, il est aménagé en gîtes ruraux et salle de réunion.

La commune absorba Laverrière en 1827, qui redevint autonome en 1833[8].

L'épicerie-café, située au carrefoiur des routes de Beaudéduit et de Grez, a été exploitée dans ce bâtiment jusque dans les années 1990.
En ruines, le bâtiment est démoli en 2015/2016.

À la fin de la Première Guerre mondiale, un aérodrome militaire est aménagé en 1918 à la limite de Grandvilliers, sensiblement à l'emplacement des éoliennes actuelles. Il accueille début avril les 5e et 141e escadrilles, équipées de Sopwith, la 207e équipée de Breguet 16, sans doute dans le cadre de la Bataille d'Amiens. À la fin du même mois, le terrain voit passer la 237e escadrille équipée de Sopwith 1½ Strutter puis de Breguet 16, la 286e équipée de SPAD S.XVI, la 21e équipée de 10 Dorand AR.1 puis de SPAD bi-places. La 45e escadrille séjourne au terrain de Grandvilliers/Sommereux du 26 avril au 14 juin 1918, avec ses Breguet XIV A-2, suivie de la 102e, du 26 avril au 9 septembre 1918, avec ses SPAD puis Breguet XIV. D'autres escadrilles stationnent également, plus ou moins longuement, sur ce terrain[9].

Circonscriptions d'Ancien Régime[10][modifier | modifier le code]

Circonscriptions religieuses sous l'Ancien Régime : Paroisse : Saint-Jean-AubinDoyenné : GrandvilliersArchidiaconé : AmiensDiocèse : Amiens.

Circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime : Intendance (1789) : AmiensÉlection (1789) : AmiensGrenier à sel (1789) : GrandvilliersCoutume : Amiens et ClermontParlement : Paris Bailliage : Amiens et ClermontPrévôté : Prévôté royale du BeauvaisisGouvernement : Picardie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Grandvilliers[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune est toujours intégrée, s'agrandit et passe de 23 à 101 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre depuis 1997 de la communauté de communes de la Picardie verte, qui succède à plusieurs SIVOM, dont celui de Grandvilliers où la commune était déjà adhérente.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1965 Jean d'Hermy[11]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jean Pierre Heu[12] UMP  
2014[13] En cours
(au 7 juin 2018)
Jean-Claude Mercier    

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en 2018 d'un système d'assainissement collectif des eaux usées, raccordé à une station d'épuration utilisant des roseaux comme dispositif actif. Cette installation a coûté 2,5 millions d'euros, largement financés par l'agence de bassinet du conseil départemental[14]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2016, la commune comptait 475 habitants[Note 2], en augmentation de 16,42 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750638761621827703721680649
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
615551534479490471448432408
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364370376359355305341351362
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
385358333338322408385398472
2016 - - - - - - - -
475--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 23 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 25,1 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 11,6 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 20,1 %).
Pyramide des âges à Sommereux en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
3,7 
75 à 89 ans
8,8 
7,9 
60 à 74 ans
11,3 
22,0 
45 à 59 ans
18,0 
25,1 
30 à 44 ans
23,2 
18,3 
15 à 29 ans
18,0 
23,0 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 


Économie[modifier | modifier le code]

Si le village a essentiellement une activité agricole, il faut signaler que la briqueterie historique de la commune a rouvert après une liquidation judiciaire. Les briques rouges de pays fabriquées à la presse et autres poteries sont cuites dans un four Hoffmann.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Aubin de Sommereux fut la chapelle de la commanderie de l'ordre du Temple.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Aubin, construite au XIIIe siècle et remaniée au XIVe siècle par le commandeur Jean de Varrines, est l'ancienne chapelle de la commanderie. L'abside et son transept datent du XIIIe siècle, mais la nef, incendiée durant la guerre de Cent ans, a été reconstruite au XVIIe siècle dans un style classique qui épargna la corniche romane[7],[20].
Ses fonts baptismaux datent du XIIIe siècle[21].
  • La commanderie, grande maison près de l’église où étaient installés les Templiers, acquise par la municipalité en 1993 et désormais utilisée comme gîtes ruraux et salle de réunion[7].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Carette, seigneur en partie de Sommereux, demeurant ordinairement en sa maison seigneuriale de Sommereux, brigadier de la compagnie des 200 chevaux-légers de la garde ordinaire du roi, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, mort à la bataille de Ramillies le . Marié en 1682 avec demoiselle Madeleine de Préteval de Panilleuse, fille de haut et puissant seigneur Messire René de Préteval, marquis de Clères-Panilleuse, baron de Saint-Pair, etc., et de dame Marguerite de Pompadour.
  • François-Henri Carette, seigneur en partie de Sommereux, demeurant aussi à Sommereux, fils des précédents, brigadier de la compagnie des 200 chevaux-légers de la garde ordinaire du roi, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, est anobli par lettres patentes de janvier 1727 pour ses services militaires et ceux de son feu père (il sert aux batailles de Ramillies 1706, Oudenarde 1708, Malplaquet 1709, Denain 1712 etc.)[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La rue des Anglais rappelle ce fait d'armes
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Maurice Lebègue, Les noms des communes du département de l'Oise, Amiens, Société de Linguistique Picarde, , 234 p. (ISBN 2-9508260-0-8), p. 201
  2. a et b Alber Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, , 738 p., p. 660
  3. « D. Godefroy », sur micmap.org (consulté le 4 juillet 2017)
  4. F. Carton, M. Lebègue, Atlas linguistique et ethnographique picard, t. I,
  5. Victor Carrière, « Auguste-Charles-Henri Menche de Loisne : Cartulaire de la commanderie des templiers de Sommereux », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 56, t. 12,‎ , p. 345-347 (lire en ligne, consulté le 8 juin 2017).
  6. Jack Bocar, « Introduction au cartulaire de la commanderie de Sommereux », Les cartulaires de certaines commanderies de france, Les Templiers et les Croisades, (consulté le 8 juin 2017).
  7. a b et c ,Matthias Schweisguth, « Une voûte du choeur doit être réparée : Construite au XIIIe siècle, l’église Saint-Aubin est une des rares églises des Templiers encore debout au Nord de la France », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3537,‎ , p. 7.
  8. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Alain Lefebvre, L'aviation militaire à l'ouest et au sud d'Amiens pendant la Grande Guerre, Hornoy-le-Bourg, éditions Aurea Vallis, , 318 p. (ISBN 978-2-9541941-7-2), p. 221-233.
  10. Source : Robert Lemaire, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire démographique et démographique - Département de l'Oise, Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris, 1976
  11. « Une plaque en mémoire de l'ancien maire Jean d'Hermy », Le Réveil, édition Bresle Oise Somme, no 2557,‎ , p. 20.
  12. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Hebdomadaire Bonhomme picard du 26 mars 2008
  13. Matthias Schweisguth, « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 8
  14. Sylvie Godin, « Des filtres plantés de roseaux : Une station d'épuration idéale pour le village », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3501,‎ , p. 6.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Évolution et structure de la population à Sommereux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  20. « L'église », notice no PA00114914, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Fonts baptismaux », notice no PM60001583, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. Armorial Général d'Hozier + archives privées