Breteuil (Oise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Breteuil.
Page d’aide sur l’homonymie Breteuil-sur-Noye redirige ici.
Breteuil
L'église paroissiale et la rue principale.
L'église paroissiale et la rue principale.
Blason de Breteuil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Saint-Just-en-Chaussée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oise picarde
Maire
Mandat
Jean Cauwel
2014-2020
Code postal 60120
Code commune 60104
Démographie
Gentilé Brituliens et Brituliennes ou Breteuillois et Breteuilloises
Population
municipale
4 533 hab. (2014)
Densité 262 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 00″ nord, 2° 17′ 39″ est
Altitude Min. 70 m – Max. 166 m
Superficie 17,27 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Breteuil

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Breteuil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Breteuil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Breteuil
Liens
Site web ville-breteuil.fr

Breteuil est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France, et qui fait partie de la région naturel du Santerre. Ses habitants sont appelés les Brituliens et les Brituliennes ou les Breteuillois et les Breteuilloises.

Breteuil-sur-Noye n'est pas une appellation officielle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Breteuil en direction du nord.
Vue aérienne de Breteuil en direction du nord.

La commune est traversée par le méridien de Paris, communément appelé méridienne verte.

Située au nord de l'Oise dans la vallée de la Noye, sur la Route nationale 1, à mi-chemin entre Beauvais et Amiens, à une distance d'environ 105 km de Paris. La commune est desservie par une gare située dans un hameau de la commune de Bacouël qui a pris le nom de Breteuil-Embranchement. Historiquement rattaché a Montdidier, Breteuil fait partie des communes du Santerre.

Breteuil se trouve au cœur de diverses influences régionales : le plateau picard, l'Oise et l'Amiénois notamment grâce à la ligne de chemin de fer en partance de Breteuil-Embranchement (la ville se trouve tout près de la limite départementale), le Beauvaisis.

La ligne de partage des eaux rattache Breteuil et la vallée de la Noye au bassin de la Somme et non à celui de l'Oise, alors que la ville fait partie du département de l'Oise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Breteuil-Ville, avant le bombardement de 1918.
La rue de la République, avant la Première Guerre mondiale.
Une usine transformée en caserne, pendant la Première Guerre mondiale.

Le site de Breteuil est habité dès la fin de l'ère gallo-romaine.

La ville se développe à l'époque médiévale autour de son château, érigé par le comte de Breteuil, et de l'abbaye Notre-Dame, créée par les bénédictins vers 1035, célèbre pour sa riche bibliothèque.

Breteuil connaît historiquement plusieurs destructions et reconstructions. Du château lui-même, démantelé pendant le XVe siècle, il ne subsiste que la motte féodale, sur laquelle une maison bourgeoise sera construite au XIXe siècle. Quant à l'abbaye, elle ne survit pas à la période révolutionnaire et seules quelques ruines témoignent aujourd'hui de son existence[1].

En 1790, Breteuil devient une commune et sera chef-lieu de district jusqu'en 1795.

Le 12 octobre 1870, combat de Breteuil durant la guerre franco-prussienne de 1870.

Compte tenu de la situation excentrée de la gare de Breteuil-Embranchement, une petite ligne de 6,88 km est ouverte pour relier Breteuil à cette gare, avec une station intermédiaire à Tartigny. Détruite lors du bombardement du 23 août 1918, la gare est reconstruite et existe toujours, mais n'accueille plus de voyageurs.

En avril 1918, durant la bataille de la Lys, elle abrite le quartier général de la 1re armée. Le 12 avril, Georges Clemenceau, Ferdinand Foch, Henry Horne, Marie Émile Fayolle, Marie-Eugène Debeney et Maxime Weygand se retrouvent pour organiser la défense anglaise et française.

De nos jours, la ville apparaît faite de bâtiments traditionnels mais modernes, pour la plupart construits dans les années cinquante. Ce n'est pas un hasard : le gros bourg eut à pâtir des deux grands conflits mondiaux du XXe siècle. La ville reçut d'ailleurs deux fois la Croix de guerre : celle de 1914-1918 le , après des bombardements de représailles allemands en 1918[2], pour le courage et la combativité de ses habitants, en même temps que celles de Broyes, de Rocquencourt et de Sérévillers[3], et celle de 1939-45, avec étoile de vermeil, le , à la suite notamment des bombardements du , date à laquelle la Wehrmacht (armée allemande) entra dans la ville après des bombardements qui la détruisirent à 85 %[4]. L'intégralité du centre ville, à l'exception de quatre maisons, fut ainsi détruit, la quasi-totalité des rues Voltaire et Raoul-Levasseur furent rasées.

La reconstruction fut envisagée dès 1941, sur le plan d'urbanisme de Georges Noël, également architecte de la reconstruction de Beauvais, qui prévit la programmation d'équipements publics parfois concrétisés plusieurs décennies après : zone industrielle, terrains de sports ainsi que la piscine municipale, ainsi qu'un marché couvert, qui ne fut pas réalisé. Dans ce cadre fut décidée la déviation de la RN1, qui passait jusqu'alors dans le centre du bourg, créant ainsi ce qui fut probablement la première rocade urbaine du Nord de la France. La reconstruction se fit dans un style mêlant classicisme et régionalisme, sauf pour l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste, conçue par Louis Arretche en style moderne, construite en ossature en béton armé et ornée de verrières en dalles de verre, qui fut bénie en 1959, marquant la fin de cette période de reconstruction[5],[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Breteuil[7]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Just-en-Chaussée.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[8], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités[9], et notamment celle de Crèvecœur-le-Grand (CCC) et celle des Vallées de la Brèche et de la Noye (CCVBN), soit une intercommunalité de 61 communes pour une population totale de 27 196 habitants[10].

Après avis favorable de la majorité des conseils communautaires et municipaux concernés[11], cette intercommunalité dénommée communauté de communes de l'Oise picarde et dont la commune est désormais membre, est créée au [12].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1904 1915 Adéodat Compère-Morel[13] SFIO Jardinier-pépiniériste
Directeur administratif du Populaire (1927 → 1933)
Député socialiste d'Uzès (Gard) (1909 → 1936)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 juin 1995[14] Patrick Koster PS Haut fonctionnaire
Conseiller général de Breteuil (1976 → 2001)
juin 1995 29 mars 2014[15] Jacques Cotel UMP Président de la CC des Vallées de la Brèche et de la Noye (2014 → )
29 mars 2014[16],[17] en cours
(au 5 octobre 2016)
Jean Cauwel[18] UMP
puis LR
Exploitant agricole
Conseiller général de Breteuil (2001 → 2015)
Conseiller régional (2015 → )

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Breteuil[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Breteuil s'établit à 5 489 000 € en dépenses et 5 938 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 3 857 000 € de charges (866 € par habitant) pour 4 454 000 € de produits (1 000 € par habitant), soit un solde de 597 000 € (134 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur de 1 803 000 € (47 %), soit 405 € par habitant, ratio inférieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (482 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 363 € à 405 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour un montant de 2 182 000 € (49 %), soit 490 € par habitant, ratio inférieur de 18 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (596 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 429 € à 490 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Breteuil[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 1 397 000 € (86 %), soit 314 € par habitant, ratio inférieur de 30 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (447 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 135 € par habitant en 2011 et un maximum de 580 € par habitant en 2009 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour 202 000 € (12 %), soit 45 € par habitant, ratio inférieur de 50 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (90 € par habitant).

Les ressources en investissement de Breteuil se répartissent principalement en[A2 4] :

  • fonds de Compensation pour la TVA pour 91 000 € (6 %), soit 20 € par habitant, ratio inférieur de 57 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (46 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 16 € par habitant en 2012 et un maximum de 59 € par habitant en 2009 ;
  • subventions reçues pour une valeur totale de 61 000 € (4 %), soit 14 € par habitant, ratio inférieur de 81 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (72 € par habitant).

L'endettement de Breteuil au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 2 884 000 €, soit 647 € par habitant, ratio inférieur de 38 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 040 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 605 € par habitant en 2011 et un maximum de 692 € par habitant en 2012[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 277 000 €, soit 62 € par habitant, ratio inférieur de 52 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (128 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 54 € par habitant en 2012 et un maximum de 377 € par habitant en 2010[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 789 000 €, soit 177 € par habitant, ratio inférieur de 22 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (228 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 132 € par habitant en 2009 et un maximum de 278 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 3 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2008, Breteuil est l'une des premières communes de France à avoir mesuré les facteurs locaux de pollution lumineuse au moyen de matériel héliporté. Les photos traduisant le niveau d'éclairage, prises en 4 096 niveaux de gris ont été converties en lux et intégrées à un système d'information géographique ou à une cartographie d'aide à la décision. Le coût de l'opération a été 5 à 10 fois inférieur à celui d’une thermographie aérienne[Note 11]. Ce travail s'est fait dans le cadre d'une thermographie aérienne destinée à aider la Communauté de communes des vallées de la Brèche et de la Noye à limiter le gaspillage d'énergie et certaines émissions de gaz à effet de serre[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés Britulien(en)(s) ou Breteuillois(es)[20].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22],[Note 12].

En 2014, la commune comptait 4 533 habitants, en augmentation de 3,99 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 030 2 160 2 112 2 099 2 284 2 415 2 399 2 561 2 736
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 794 2 907 2 815 2 802 3 074 3 146 3 154 3 108 2 991
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 830 2 839 2 700 2 325 2 426 2 516 2 359 1 785 2 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 748 3 085 3 531 3 873 3 879 4 131 4 307 4 536 4 533
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 19,8 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 25,9 %).
Pyramide des âges à Breteuil en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,6 
7,3 
75 à 89 ans
11,6 
11,9 
60 à 74 ans
12,7 
17,9 
45 à 59 ans
17,3 
20,7 
30 à 44 ans
18,5 
18,9 
15 à 29 ans
18,1 
22,6 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Principaux équipements[modifier | modifier le code]

  • Centre aquatique Philippe Loisel[26], ouvert le [Note 13].

Données économiques[modifier | modifier le code]


Taux de chômage : environ 16 % (estimation 2005).

Revenu moyen par ménage : environ 16 600 /an.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste au début du XXe siècle.
L'ancien bâtiment conventuel de l'abbaye Notre-Dame de Breteuil, levée par Viollet-le-Duc[Note 14]
Monuments historiques
Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Breteuil.

La commune possède trois monuments historiques sur son territoire.

  • L'ancienne abbaye Notre-Dame : il subsiste principalement l'ancien logis abbatial du XVIe siècle avec sa chapelle du XIIIe siècle classée ainsi que l'ancien bâtiment conventuel du XVIIIe siècle appelé « le château des moines ». L'ancienne chapelle est classée monument historique depuis 1883. Les salles voûtées, les toitures, les façades du logis abbatial et du château des moines, les sols archéologiques de l'abbatiale et les murs de clôtures antérieurs au XIXe siècle sont inscrits monument historique depuis 1996[27].
  • Maison natale de Hippolyte Bayard (XVIIIe et XIXe siècles) : Maison où vécut l'inventeur du procédé dit positif direct en photographie, Hyppolite Bayard (1801-1887). L'édifice date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle et a subi quelques aménagement après 1878. Il s'agit de l'une des maisons les plus anciennes de la ville. La façade principale est en pans de bois hourdé de torchis sur solin en pierre de taille. Cette maison est inscrite monument historique depuis 2002[28].
  • Entrepôt Cappronier : Entrepôt construit entre 1867 et 1872, en même temps que la maison d'habitation et les écuries, par le fondateur de l'établissement Cappronnier, commerce en gros de vins et spiritueux. Il est inscrit monument historique depuis 1994[29].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
Autres monuments
La chapelle de la comtesse de Montmorency et la maison de retraite en arrière-plan.
  • Église Saint-Jean-Baptiste : détruite à l'occasion des bombardements de la Bataille de France en 1940, elle fut reconstruite après guerre par l'architecte Louis Arretche. De construction moderne en béton armé doublé de pierres de taille et avec des verrières en dalles de verre du peintre Nicolas Untersteller, ses fonts baptismaux se trouvent dans un bâtiment séparé. Près de l'église, gisant de Nicolas Corbel, abbé de Breteuil.
    En 2016, cet édifice édifié à l'économie dans les conditions de la reconstruction et inauguré en 1959 nécessite d'importants travaux de restauration[30].
  • Chapelle Saint-Cyr, dans le cimetière communal.
  • Chapelle de la comtesse de Montmorency.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Breteuil

Les armes de Breteuil se blasonnent ainsi :
d'or à la croix de gueules cantonnée de seize abeilles renversées d'azur ordonnées 2 et 2 dans chaque canton, au franc-canton aussi d'or chargé d'une étoile aussi de gueules

Ce blason, qui est celui de la branche cadette des Montmorency-Laval, entrée par alliance à la seigneurie de Breteuil en 1305, dérive de celui de la branche ainée des Montmorency[3]. (Croix de guerre 1914-1918 et Croix de guerre 1939-1945)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Breteuil. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Breteuil.
  11. Environ 20 000 euros pour la commune
  12. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  13. Le centre nautique a coûté 6,3 millions d'euros, dont 79 % de subventions. Appartenant à la Communauté de communes des Vallées de la Brèche et de la Noye, sa gestion est déléguée à l'entreprise rouennaise Vert marine (Hebdomadaire Le Bonhomme Picard du 18 juillet 2007)
  14. Description de l'abbaye par Viollet-le-Duc : « Il existait, dans l'abbaye de Sainte-Marie de Breteuil, un vaste bâtiment flanqué de quatre tourelles et crénelé, qui pouvait au besoin se défendre. Son rez-de-chaussée renfermait les cuisines et leurs dépendances. Le premier étage contenait les dortoirs des hôtes du monastère ; le deuxième, une grande infirmerie; le troisième, des magasins de provisions, et le quatrième, sous le comble, un grenier pour les grains. Un escalier latéral, passant à travers les contre-forts et couvert en appentis, s'élevait jusqu'au second étage »

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00114550, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Jean-Yves Bonnard, « Les bombardements allemands en arrière des lignes françaises de l’Oise durant la Grande Guerre », sur http://crdp.ac-amiens.fr/, (consulté le 16 mai 2010)
  3. a et b « Histoires de Breteuil, l'Oise et la Picardie », sur http://www.ville-breteuil.fr (consulté le 16 mai 2010)
  4. « Commémoration du 8 mai 1945 : En souvenir du martyr de Breteuil », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 22
  5. Sylvie Godin, « Quand Breteuil renaissais de ses cendres », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 18
  6. « exposition de la société historique de Breteuil : la reconstruction de Breteuil après la Seconde Guerre mondiale (1947/1959) », sur http://www.ville-breteuil.fr/,
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  9. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  10. « La nouvelle carte intercommunale de l'oise : intercommunalité à fiscalité propre au  », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 15.
  11. R. Th., « La fusion des communautés de communes est définitive », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3417,‎ , p. 6 « Les 6 projets de fusion de communautés de communes ou d’agglomération ont tous recueilli une majorité favorable ; ils pourront ainsi tous être conduits à leur terme ».
  12. Sylvie Godin, « Naissance de l'Oise picarde : Jacques Cotel dirige un territoire de 26 500 habitants », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3430,‎ , p. 17.
  13. « Adéodat, Constant, Alphonse Compère-Morel (1872-1941) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  14. « Patrick Koster veut retrouver son fauteuil », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne)
  15. Jean-Claude Crépin, « Arrivé au terme de son troisième mandat, le maire Jacques Cotel (UMP) passe la main à son premier adjoint Jean Cauwel (UMP). Sa liste sera sans étiquette », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  16. « Breteuil, élections municipales : Jacques Cotel passe le témoin à Jean Cauwel », par Sylvie Godin, Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, 1er avril 2014
  17. Sylvie Godin, « Jacques Cotel passe le témoin à Jean Cauwel : Jean Cauwel a été élu maire samedi soir. Il sera entouré de sept adjoints dont l’ancien maire Jacques Cotel. », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 15 (lire en ligne)
  18. Sylvie Godin, « Jean Cauwel : « C’est notre rôle de défendre le territoire » : Le maire de Breteuil est depuis décembre 2015 conseiller régional (LR) », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3414,‎ , p. 23 « Le grand-père de Jean Cauwel, Pierre Derogy fut conseiller général du canton de 1958 à 1976. Jean Cauwel endosse l’écharpe d’adjoint jusqu’en 2014, année où Jacques Cotel jette l’éponge pour briguer avec succès la présidence de la communauté de communes. Jean Cauwel reprend le flambeau à la mairie. En mars 2014 sa liste est élue dès le premier tour avec près de 80 % des suffrages ».
  19. Breteuil : une thermographie... pour son éclairage public (19/02/2008)
  20. habitants.fr, « Oise > Breteuil (60120) » (consulté le 27 décembre 2011)
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  24. « Évolution et structure de la population à Breteuil en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  26. Vert Marine, « Centre aquatique Philippe Loisel » (consulté le 27 décembre 2011)
  27. « Ancienne abbaye Notre-Dame », notice no PA00114550, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Maison natale de Hyppolyte Bayard », notice no PA60000045, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Entrepôt à vins - Entrepôt Cappronier », notice no PA00132912, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Il faut sauver St-Jean-Baptiste - l'église doit être restaurée d'urgence : L'édifice construit après guerre n'a pas résisté au temps qui passe. La municipalité va établir un diagnostic afin de cibler les travaux prioritaires », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3425,‎ , p. 16.