Cressonsacq

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cressonsacq
Cressonsacq
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Estrées-Saint-Denis
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau Picard
Maire
Mandat
Hubert Doisy
2014-2020
Code postal 60190
Code commune 60177
Démographie
Gentilé Cressonsacquois, Cressonsacquoises
Population
municipale
453 hab. (2015 en augmentation de 5,1 % par rapport à 2010)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 29″ nord, 2° 34′ 02″ est
Altitude Min. 81 m
Max. 130 m
Superficie 6,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Cressonsacq

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Cressonsacq

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cressonsacq

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cressonsacq
Liens
Site web www.cressonsacq.com

Cressonsacq est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Cressonsacquois et les Cressonsacquoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de la commune de Cressonsacq.

Cressonsacq est une commune située à 68 km au nord de Paris, 35 km à l'est de Beauvais, 19 km à l'ouest de Compiègne et à 52 km au sud d'Amiens[1].

Communes limitrophes de Cressonsacq
Pronleroy La Neuville-Roy
Cressonsacq Grandvillers-aux-Bois
Cernoy Bailleul-le-Soc Rouvillers

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Établie sur le plateau picard, la commune de Cressonsacq s'étend entre 81 et 130 mètres d'altitude. Le point le plus bas se situe entre le bourg et Grandvillers-aux-Bois à l'est, tandis que le point culminant se trouve au sud dans le bois de Cressonsacq. Le topographie révèle quelques vallées sèches dont la pente s'oriente vers l'est vers le nord tel le Fond de Belleval, la Vallée, la Fosse Notre-Dame ou le Fond d'Eraine ainsi que la butte de Caucremont s'étalant autour de 100 mètres. Le village s'étend entre 90 et 100 mètres au-dessus du niveau de la mer.[2]. La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire très faiblement exposée aux risques de tremblement de terre[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Cressonsacq n'est traversée par aucun cours d'eau. Il subsiste trois mares dans le village, ainsi qu'un château d'eau. La présence de vallons témoigne de ruissellements, s'orientant à l'est vers le bassin versant de l'Aronde[2]. Les zones les plus basses du territoire sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[4].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 3 routes départementales : la D 36, la D 37 et la D 152. La route départementale 37, de Breuil-le-Sec à Neufvy-sur-Aronde est le principal axe de circulation permettant d'accéder à l'agglomération de Clermont, la plus proche. Elle traverse la commune d'est en ouest par la rue Saint-Remy. La route départementale 36, reliant Saint-Just-en-Chaussée à Jaux près de Compiègne traverse le village d'ouest en est par la rue Neuve et la rue du Jeu-d'Arc. Enfin, la D 152 de Le Ployron à Blincourt ne fait que longer la limite orientale de la commune. La rue du Moulin, ancienne route vers Eraine se termine en impasse au sud de la commune[2].

La gare SNCF la plus proche est celle d'Estrées-Saint-Denis à 6 km à l'est sur la ligne d'Amiens à Compiègne[1].

La commune est desservie par le réseau ATRIOM du Compiégnois du conseil général de l'Oise par la ligne 47 reliant Compiègne à Saint-Just-en-Chaussée, et par plusieurs lignes de transports scolaires vers les établissements de l'agglomération de Clermont ainsi que vers les collèges d'Estrées-Saint-Denis et de Saint-Just-en-Chaussée[5]. La commune fait partie du réseau TADAM, service de transport collectif à la demande, mis en place à titre expérimental par la communauté de communes du Plateau Picard. Elle est reliée à l'un des 8 points de destination situés à Saint-Just-en-Chaussée, Maignelay-Montigny, La Neuville-Roy et Tricot au départ des 98 points d'origine du territoire[6]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie le village au groupe scolaire de Bailleul-le-Soc, avec les communes de Rouvillers et Grandvillers-aux-Bois[7],[8].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 33 km à l'ouest[1] et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se situe à 50 km au sud-est[1]. Il n'existe pas de liaisons par transports en commun entre la commune et ces aéroports.

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les espaces bâtis couvrant 26 hectares sur 4 % de la surface communale, le territoire comprend 83 % d'espaces cultivés sur 547 hectares ainsi que 3 hectares de vergers et de prairies. Les espaces boisés représentés par les bois de Cressonsacq au sud et de Trois-Etots à l'ouest couvrent 7 % du terroir sur 46 hectares[9],[2]. Ce dernier constitue une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[10]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat communal se situe uniquement dans le chef-lieu, la commune ne possède pas de hameaux[2].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Un prieuré Saint-Martin existait à Cressonsacq et dépendait de l'ordre de Cluny[11].

La lignée des premiers seigneurs de Cressonsacq s'éteignit au début du XIVe Siècle[12]. Elle portait « vairé au lion de gueules armé et couronné d'or »[13].

En 1422[14], le village, implanté alors près du Bois du Cernoy, fut totalement détruit et les Anglais démantelèrent l'important château[15]. En 1429, la forteresse fut restaurée et les villageois, délaissant les ruines de leurs anciennes maisons, s'installèrent près de celle-ci[16],[17].

Le 11 juin 1940, massacre du bois d'Eraine durant la bataille de France. Les Allemands massacrent la totalité des Africains de la 4e division d'infanterie coloniale et du 24e régiment de tirailleurs sénégalais fait prisonniers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1983 Nelly Hermet    Sans etiquette
1983 1986 Charles Alexandre    
1986 1989 Hubert Doisy    
mars 1989 2014 Jean-Jacques Potelle Sans étiquette Retraité de l'éducation nationale
2014[19] en cours
(au 30 août 2014)
Hubert Doisy   Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2015, la commune comptait 453 habitants[Note 1], en augmentation de 5,1 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
388389426430408418302404362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
378340374375357371375341312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
320298292278273270248224219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
164175187251313385424429446
2015 - - - - - - - -
453--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (54,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 54,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,3 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 15,1 %) ;
  • 45,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 24,9 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 12,7 %).
Pyramide des âges à Cressonsacq en 2007 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,0 
3,9 
75 à 89 ans
3,6 
10,8 
60 à 74 ans
9,1 
19,0 
45 à 59 ans
22,8 
23,7 
30 à 44 ans
24,9 
15,9 
15 à 29 ans
19,8 
26,3 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[25]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cressonsacq

Les armes de Cressonsacq se blasonnent ainsi :

de vair au lion de gueules armé lampassée et couronnée d’or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cressonsacq compte trois monuments classés ou inscrits à l'inventaire des monuments historiques :

  • Église Saint-Martin (XVe et XVIIe siècles)[26],[27] : bâtiment carré avec chœur en saillie qui était la chapelle seigneuriale, à laquelle fut greffée une nef. Un pèlerinage avait lieu le jour de la Saint-Blaise, le 3 février. Le prêtre passait un fil rouge trempé dans l'eau bénite du cou des pèlerins, contre les maux de gorge. Bien que différente, cette tradition est perpétuée par une exposition de peintures le premier dimanche de février. L'édifice a été restauré au début des années 1990, entre 1990 et 1994[28]. L'église fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1949[29].
  • Vestiges de l'ancien château (XIVe siècle) : le château, pris puis démantelé par les Anglais en 1422, fut restauré en 1429 et démoli après la Révolution. Il a conservé les ruines de son donjon datant de 1203. Il ne subsiste qu'une des quatre tours d'angle, visible derrière l'ancien cimetière entourant l'église. La forteresse, de plan carré, était entourée de douves, dont quelques traces sont encore facilement repérables de nos jours. Ces vestiges font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1949[30].
  • Calvaire, près de la route de Clermont : il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1949[31].
  • Monument du 10 juin 1940, érigé en hommage aux 8 officiers français avec leurs tirailleurs. Il se situe près du bois d'Eraine

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 6 septembre 2016)
  2. a, b, c, d et e Géoportail, « Carte au 1/15000e » (consulté le 6 semptembre 2016).
  3. « Géorisques : Mieux connâitre les risques sur le territoire - Cressosacq », sur www.georisques.gouv.fr (consulté le 18 août 2017)
  4. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 6 septembre 2016)
  5. « Transports en commun à Cressonsacq (carte, lignes et arrêts) », sur Oise mobilité (consulté le 6 septembre 2016).
  6. « TADAM, le service de transport collectif à a demande du plateau Picard », sur Oise Mobilité (consulté le 30 mai 2017)
  7. « Navette de regroupement pédagogique intercommunal 1er car », sur Oise mobilité (consulté le 6 septembre 2016).
  8. « Navette de regroupement pédagogique intercommunal 2e car », sur Oise mobilité (consulté le 6 septembre 2016).
  9. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune de Cressonsacq », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 6 septembre 2016)
  10. « Bois de Trois-Etots et de Pronleroy, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 6 septembre 2016)
  11. (page 199) Armand Rendu, Emile Coüard, Ernest Roussel, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Oise : H 1718 à H 2649, Archives départementales de l'Oise, 1897
  12. Société archéologique de Rambouillet, 1876.
  13. (page 349) Paul André Roger, Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'Artois, Amiens, 1842
  14. (page 382) L. Douët-d'Arcq, La chronique d'Enguerran de Monstrelet en deux livres avec pièces justificatives (1400-1444), éd. Société de l'Histoire de France, Paris, 1862.
  15. (page 100) Louis Graves, Notice archéologique sur le département de l'Oise, 1839
  16. (page 331) Badin et Quantin, Géographie départementale classique et administrative de la France, vol. 10, Département de l'Oise, 1847
  17. Auguste Moutié, Chevreuse ... Châtelains, barons et ducs, 1876.
  18. « Les MAIRES de CRESSONSACQ Depuis 1789 », Mairie de Cressonsacq (consulté le 30 août 2014).
  19. « Cressonsacq », Cartes de France (consulté le 30 août 2014)
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  24. « Évolution et structure de la population à Cressonsacq en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 novembre 2010)
  26. Présentation rapide par quelques photos descriptives sur le site municipal
  27. Photos sur 40000clochers.com
  28. Page spécifique du site municipal officiel présentant le contexte des travaux de restauration
  29. « église Saint-Martin », notice no PA00135568, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Château », notice no PA00114668, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Calvaire », notice no PA00114667, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. (page 553) Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, Mémoires, vol. 7, Beauvais, 1870