Ormoy-Villers

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Ormoy-Villers
Ormoy-Villers
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Nanteuil-le-Haudouin
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Ghislain Gilbert
2014 – 2020
Code postal 60800
Code commune 60479
Démographie
Gentilé Ormoisiens
Population
municipale
633 hab. (2015 en diminution de 1,56 % par rapport à 2010)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 49″ nord, 2° 50′ 39″ est
Altitude Min. 84 m
Max. 131 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Ormoy-Villers est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Ormoisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare d'Ormoy-Villers, située sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière) et desservie par les trains de la ligne K du Transilien (Paris-Nord - Crépy-en-Valois). Située dans un milieu rural, Ormoy-Villers se trouve à quelques minutes en voiture de la ville de Crépy-en-Valois et se situe sur un axe Compiègne - Paris. Ormoy-Villers ne se trouve qu'à 35 minutes de la zone commerciale de Compiègne, celle de Creil-Saint-Maximin, ainsi que celle de Claye-Souilly. La commune se trouve aussi à environ 30 minutes de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ormoy est citée sous les formes de Ulmeto en 1182[1], apud Ulmaium vers 1200[1], Ulmeium en 1245[1], ife Urmeio en 1258[1], d’Ormay vers 1269[1], Ormerum vers 1330[1], Ulmerium, Ormeyum in mediis campis, Ourmoy vers 1380[1], Ormoy en 1410[1], Ormoy-emmi-les-Champs, Ormoi[Quand ?][2], en 1793 le nom de la commune est orthographié Ormoi Villers ; sur la carte de Cassini la commune est dénommée Ormoy-Esmy-les-Champs puis le Bull. des Loi de 1801 évoque, Ormoy-mi-les-Champs, et le village devient ensuite Ormoy-Villers[3].

Ormoy remonte à un type toponymique gallo-roman *ULMETU (latin ulmus « orme »), le suffixe -ETU (autrement noté -etum) est un suffixe à valeur collective utilisé pour désigner un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce, d'où le sens global pour Ormoy de lieu planté d'ormes . La forme féminine du suffixe : -ETA a donné le suffixe -aie, encore productif dans cet usage (ormaie, saulaie, etc.). Les formes anciennes d'Ormoy montrent une évolution -ei > -oy caractéristique du picard et de l'Est de la France, alors qu'il est resté plus généralement -ei, noté -ey ou -ay ailleurs dans le domaine d'oïl (cf. picard le Quesnoy = normand le Quesney). Le déterminant complémentaire emmi-les-Champs signifie au milieu des champs .

Dans la région, l'usage veut que le nom Villers, seul ou placé en tête d'un composé, se prononce « vilère », en tant qu'appellatif toponymique suffixé -villers, il se dit « vilé »[5].

Le village d'Ormoy est cité dans une bulle du pape Lucien III. Le village de Villers-Esmi-les-Champs (actuellement Petit Villers) lui a été associé en 1773[réf. nécessaire].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Toute la zone a connu une occupation préhistorique.

Le préhistorien Étienne Patte a notamment découvert des haches polies, des éclats de silex, une pointe de flèche et un menhir (en 1909) sur le « Mont de Rouville » au lieu-dit « le champ de bataille » dans le bois Ormoy-Villers, presque à la limite des communes d’Ormoy et de Rouville, ainsi qu’un « polissoir à cuvette » à Ormoy-Villers [6],[7] (qui a ensuite disparu). Il signale un dolmen à peu près à égale distance entre Nanteuil-le-Haudoin et Ormoy-Villers (avec silex du Grand-Préssigny) ; rem : des débris d’un autre dolmen ont été à l’époque signalé au sommet de la Côte du Camp à Mareuil-sur-Ourcq.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une activité économique à l'époque de l'empire romain est attestée par la découverte en 1840 d'un trésor de cinq cents monnaies, dans les fondations d'une maison du village[8].

Au XIIe siècle la seigneurie d'Ormoy appartenait déjà au chevalier Colard d'Ormoy. Le château fut détruit au cours de la jacquerie en 1358, reconstruit en 1711 et démoli lors de la Révolution française. Une ferme subsiste avec les restes du château, une autre datant du XVIIe se trouve avec les traces d'une église au Petit-Villers. L'église Saint-Martin (IMH) qui date des XIIe et XVe siècles et ne possède pas de clocher, est rattachée au groupement touristique des « 35 clochers » de la vallée de l'Automne. Une partie du territoire communal est boisée (Bois-du-Roi)

Ormoy, village de plaine situé au cœur d'une grande région agricole, sur la route de Crépy-en-Valois à Nanteuil-le-Haudouin, s'adosse au massif forestier du Bois-du-Roi où l'on trouve au lieu-dit la Terrière un mégalithe haut de 7 m surnommé la Pierre au coq. Ce massif forestier, dans les premiers au nord de Paris, s'inscrit dans un riche et rare complexe écopaysager de grand intérêt faunique et floristique (ZNIEFF, ZICO, ZPS, Natura 2000).

Ce village était aussi un important centre de tri, nœud ferroviaire avec de nombreux raccordements permettant, et ce dès 1861, de relier Amiens à la ligne de Paris-Soissons, à celle de Paris-Reims, ainsi qu'à une ligne allant à Chantilly via Senlis et une dernière allant à Mareuil-sur-Ourcq.

En 1939, le village se trouve sur le tracé de la ligne Chauvineau, une série de fortifications légères chargées d'assurer une dernière couverture de Paris en cas d'invasion.

Les 11 et 12 juin 1940 de violents combats opposent des soldats français appartenant notamment aux 8e, 30e et 61e BCP, appuyées sur la ligne Chauvineau aux forces allemandes. Ceux-ci entraînent des destructions dans le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2003[9] Pierre Barier   Démissionnaire
2003[9] 2014 Daniel Cokelaere SE Retraité (cadre dans le secteur privé)
2014[10] en cours
(au 21 septembre 2014)
Ghislain Gilbert   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2015, la commune comptait 633 habitants[Note 1], en diminution de 1,56 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
198208249244306304308326290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
311332303299295348337397453
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
431420421535480530507512528
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
558537627610645655655638635
2015 - - - - - - - -
633--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 20,2 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 16,2 %).
Pyramide des âges à Ormoy-Villers en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
6,4 
75 à 89 ans
6,4 
13,8 
60 à 74 ans
9,8 
23,7 
45 à 59 ans
21,2 
22,8 
30 à 44 ans
23,9 
11,9 
15 à 29 ans
17,5 
21,5 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ormoy-Villers

Les armes d'Ormoy-Villers se blasonnent ainsi :

deux écus accolés d’or au lion de gueules et d’azur aux trois bandes d’or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chœur de l'église.
La pierre au Coq, bloc de grès, curieuse formation naturelle dans le bois du Roi.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Ormoy-Villers ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Martin, place de l'Église / Grande-Rue (inscrite monument historique par arrêté du 28 janvier 1970[17]) : Sa partie la plus ancienne, le chevet du chœur, est de style roman et date de la première moitié du XIIe siècle. Au cours de la seconde moitié du XIIe siècle, le chœur de deux travées a été voûté d'ogives, et au XIVe siècle, sa superficie a été doublée par l'adjonction d'un collatéral, mais peu de vestiges subsistent de cette époque. L'église souffre lourdement sous la guerre de Cent Ans, et les parties orientales sont en grande partie rebâties à la période gothique flamboyant, à la fin du XVe siècle. La nef et son bas-côté, sans style véritable, pourraient comporter des parties du XIIe siècle, mais le mur du nord date sans doute de la reconstruction flamboyante, et la façade est moderne. Sur le plan architectural, l'église Saint-Martin n'offre rien de bien remarquable. C'est une petite église rurale dont la relative complexité témoigne des vicissitudes du temps. Sa silhouette particulière, avec un pignon percé de deux fenêtres orienté vers le sud, et un bas-côté rustique, empêchent la confusion avec toute autre église des environs. L'intérieur, un peu sombre et voûté à un niveau assez bas, vaut surtout pour son ensemble de mobilier cohérent du XIXe siècle[18].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs fermes de caractère, présentant une architecture typique de la région dans un bon état de conservation.
  • La mare (à l'entrée ouest du village) : jadis importante pour la lutte contre d'éventuels incendies et l'abreuvage des troupeaux, mais aujourd'hui disparue dans la plupart de villages.
  • La forêt « bois du Roi » avec une zone de sol sablonneux, de landes sèches et de chaos rocheux. Une partie de ce bois privé est ouvert au public pour permettre la visite de cette zone naturelle remarquable, sur deux sentiers balisés de 1 350 m et de 2 150 m, avec une aire de pique-nique. La principale curiosité de la forêt est la fameuse « Pierre au coq », bien connue par les marcheurs. Si sa forme actuelle n'évoque plus grand chose, elle ressemblait auparavant (comme son nom l'indique) à un coq. L'accès à la forêt se fait par la rue du bois et le pont qui enjambe la voie ferrée désaffectée de Mareuil près du cimetière - table d'orientation.
  • Découvertes archéologiques : voir par exemple la publication d'Étienne Patte sur le polissoir d'Ormoy-Villers en 1910.
  • Monument en hommage aux soldats des 8e, 30e et 61e BCP tombés pour la défense d'Ormoy-Villers : situé à la sortie sud du village, au bord de la route menant à Nanteuil-le-Haudouin. Non loin du monument, on peut voir un blockhaus de la ligne Chauvineau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins, , 256 p. (lire en ligne), p. 148-150

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, p. 1254.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 148 – 149.
  3. Des villages Cassini aux communes d'aujourd'hui
  4. Ibid., p. 150.
  5. Vie et Langage, Numéros 214 à 225,Larousse, 1970, p. 286.
  6. Le polissoir d’Ormoy-Villers (Oise) BSPF, 24 mars 1910
  7. Patte, E. (1926). Menhir du Mont-de-Rouville et Polissoirs à Ormoy-Villers (Oise).—Polissoir de Mareuil-sur-Ourcq. Bulletin de la Société préhistorique de France, 23(7/8), 162-166.
  8. Roblin Michel (1965). Le culte de saint Martin dans la région de Senlis. In: Journal des savants,, n° pp. 543-563; http://www.persee.fr/doc/jds_0021-8103_1965_num_3_1_1112
  9. a et b Robin Assous, « Daniel Cokelaere est le nouveau maire », sur leparisien.fr, (consulté le 8 novembre 2014).
  10. « Ville de Ormoy-Villers », Cartes de France (consulté le 8 novembre 2014).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Évolution et structure de la population à Ormoy-Villers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  17. « Église Saint-Martin », notice no PA00114794, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Dominique Vermand, Églises de l'Oise, canton de Crépy-en-Valois : Les 35 clochers de la Vallée de l'Automne, Comité départemental de tourisme de l'Oise / S.E.P Valois Développement, , 56 p., p. 35.