Villers-sous-Saint-Leu

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Villers-sous-Saint-Leu
Le château-mairie.
Le château-mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Montataire
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise
Maire
Mandat
Jacques Pinsson
2014-2020
Code postal 60340
Code commune 60686
Démographie
Gentilé Villersois
Population
municipale
2 339 hab. (2014 en augmentation de 1,48 % par rapport à 2009)
Densité 535 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 48″ nord, 2° 23′ 55″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 123 m
Superficie 4,37 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villerssoussaintleu.fr/

Villers-sous-Saint-Leu est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villers-sous-Saint-Leu est située au bord de l'Oise et voisine de Saint-Leu-d'Esserent dont elle tient son nom. Elle est à une dizaine de km de l'agglomération de Creil-Montataire et à moins de 10 km de Chantilly. Elle est située sur la route départementale D44.

Communes limitrophes de Villers-sous-Saint-Leu[1]
Blaincourt-lès-Précy
Précy-sur-Oise Villers-sous-Saint-Leu[1] Saint-Leu-d'Esserent
Gouvieux

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a eu plusieurs noms[2] :

  • en 797, Villariculum ;
  • en 1224, Villaris ;
  • en 1250, Villare subtus sanctus Lupum ;
  • en 1380, Villers souls Saint Leu de Serans ;
  • en 1794, Villers-sur-Oise[3] (nom révolutionnaire).

La commune prend ultérieurement sa dénomination actuelle de Villers-sous-Saint-Leu[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2006, lors de la construction d'un lotissement, des fouilles ont mis au jour l'existence d'un village de forgerons carolingiens[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie de 1793 à 1973 du canton de Creil. Celui-ci est alors scindé, et la commune rattachée au canton de Montataire[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont dépend toujours la commune, est modifié et s'étend, regroupant désormais 15 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté de communes la Ruraloise., qui avait pris la suite du SIVOM de Villers.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[5], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté de communes du Pays de Thelle et de la communauté de communes la Ruraloise, formant ainsi une intercommunalité de 42 communes et de 59 626 habitants[6],[7].

La nouvelle intercommunalité, dont est membre la commune et dénommée provisoirement Communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1972 Louis Tardivaud    
1972 1978 Marcel Terrieux    
1978 1983 Raymond Hamonier    
1983 1986 Michel Bottais    
1986 en cours
(au 20 janvier 2017)
Jacques Pinsson   Retraité
Président de la Communauté de communes la Ruraloise (2004 → 2014)
Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Grande-Bretagne Blaby (Grande-Bretagne) (Leicestershire)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2014, la commune comptait 2 339 habitants[Note 1], en augmentation de 1,48 % par rapport à 2009 (Oise : +2,14 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
299 299 283 234 262 255 260 244 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220 235 256 226 263 240 251 225 224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
217 232 231 261 293 292 269 319 370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
549 770 1 356 1 857 2 347 2 083 2 026 2 305 2 339
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 17,8 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 21,7 %).
Pyramide des âges à Villers-sous-Saint-Leu en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
3,5 
75 à 89 ans
5,1 
14,0 
60 à 74 ans
16,1 
20,3 
45 à 59 ans
21,6 
23,6 
30 à 44 ans
23,0 
16,7 
15 à 29 ans
13,5 
21,6 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denis, façade nord.

Villers-sous-Saint-Leu compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Château de Villers-sous-Saint-Leu, rue de l'Église (façades et toitures, cour d'honneur, douves, grille d'entrée inscrits monument historique par arrêté du 19 septembre 1966[16]) : Il date des XVIIe et XVIIIe siècles[17]. Sa partie réhabilitée est occupée par la mairie depuis 2003, après 13 années de négociations avec les anciens propriétaires, qui « s'étaient surtout attachés, semble-t-il, à désosser petit à petit la demeure[18] ».
L'aile orientale est en cours de rénovation.
Selon ce que l'on s'en approche du sud ou du nord, l'aperçu de l'église est complètement différente. Son plan est en effet dissymétrique, et l'édifice conserve sa physionomie de la fin du XIIe siècle au nord, avec une nef de trois travées épaulée par des contreforts à ressauts peu saillants, caractéristiques du style gothique primitif, mais des fenêtres en plein cintre toujours romans. Cette nef a été terminée au milieu du XIIe siècle, et s'associait alors à un chœur de deux travées se terminant par un chevet plat, la première travée servant de base au clocher.
L'unique étage de baies du clocher, établi a faible hauteur, se voit encore le mieux depuis le nord, mais même ici, les deux baies en plein cintre richement décorées disparaissent à moitié sous les combles de la chapelle latérale nord du chœur, ajoutée à la fin du XIIe siècle : ses fenêtres en arc brisé sont déjà nettement plus grandes que celles de la nef, mais ce sont toujours des lancettes simples. Les baies du clocher sont flanquées chacune de trois colonnettes à chapiteau de chaque côté, logées dans des ressauts successifs du mur, et surmontées d'une triple archivolte torique. Au centre, une colonne plus forte est commune aux deux baies. Les murs se terminent par une corniche de modillons, et le clocher est coiffée d'une haute flèche octogonale en pierre, cantonnée de quatre pyramidons aux angles.
À partir du milieu du XIIIe siècle, l'église connaît sa plus importante phase de modifications. La nef est voûtée d'ogives ; le chœur est refait avec reprise totale du clocher en sous-œuvre, faisant disparaître toute trace d'architecture romane à l'intérieur ; et une chapelle de trois travées est ajoutée au sud des deux travées du chœur et de la dernière travée de la nef (où elle possède un pignon et une tourelle d'escalier). Cette chapelle est un bel exemple du style rayonnant, qui se manifeste toujours par l'élégant remplage des fenêtres. La première travée de la chapelle possède un portail à gâble très élaboré, mais il est dissimulé sous un porche commune au portail méridional de la nef. Ce porche, qui remonte déjà à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, évoque plutôt un bas-côté, et ses baies sont aujourd'hui vitrées. À la suite des ravages de la guerre de Cent Ans, les parties orientales sont reprises au XVIe siècle dans le style de la Renaissance, y compris une seconde fois la base du clocher. Cette campagne laisse de remarquables clés de voûte, des contreforts décorés par des enroulements et le vitrail du chevet représentant l'arbre de Jessé[20],[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villers-sous-Saint-Leu

Les armes de Villers-sous-Saint-Leu se blasonnent ainsi :
D'azur au sautoir d’argent cantonné de quatre fleurs de lys du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Villers-sous-Saint-Leu sur Géoportail.
  2. « Le village », sur Villers-sous-Saint-Leu (site officiel) (consulté le 15 juillet 2011).
  3. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. [PDF]rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 105
  5. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  6. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  7. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  8. « CC du Pays de Thelle et Ruraloise (N° SIREN : 200067973) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, .
  9. « Les maires de Villers-sous-Saint-Leu », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 23 février 2017).
  10. « Villers-sous-Saint-Leu », Cartes de France (consulté le 29 octobre 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. « Évolution et structure de la population à Villers-sous-Saint-Leu en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 octobre 2010)
  16. « Château », notice no PA00114963, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome I. Beauvaisis, Vexin, Pays de Bray, Plateau picard et Pays de Clermont, Paris, Éditions de la Morande, s.d. (2009), 323 p. (ISBN 2902091389), p. 242-243.
  18. Marie Persidat, « La somptueuse mairie de Villers-sous-Saint-Leu », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  19. « Église Saint-Denis », notice no PA00114964, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Eugène Müller, « Quelques notes encore sur les cantons de Creil et Chambly », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, années 1897-98, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 4e série, vol. II,‎ , p. 209-211 (lire en ligne).
  21. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Canton de Montataire, Vallées de l'Oise et du Thérain, Beauvais, ca. 1998, 24 p., p. 22-23.