Saint-Aubin-en-Bray

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Saint-Aubin-en-Bray
Saint-Aubin-en-Bray
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Bray
Maire
Mandat
Marie Doisneau
2020-2026
Code postal 60650
Code commune 60567
Démographie
Gentilé Saint-Aubinois, Saint-Aubinoises
Population
municipale
1 153 hab. (2018 en augmentation de 11,29 % par rapport à 2013)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 13″ nord, 1° 52′ 45″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 231 m
Superficie 6,38 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Lachapelle-aux-Pots
(ville-centre)
Aire d'attraction Beauvais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Beauvais-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Aubin-en-Bray
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Saint-Aubin-en-Bray

Saint-Aubin-en-Bray est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le blason de Picardie.

Saint-Aubin est située dans la partie picarde du pays de Bray. Ce pays est une petite région naturelle de France située à l'est et au sud-est de Rouen, à cheval sur les départements de la Seine-Maritime et de l'Oise partagée entre les régions de Haute-Normandie et de Picardie. C'est une région de bocage qui se caractérise par son sol argileux favorable aux herbages et à l'élevage bovin laitier.

Les villages les plus proches sont Espaubourg à 1,2 km en ouest, Ons-en-Bray à 3 km au sud est, Cuigy-en-Bray à 3,6 km en ouest et Lalandelle à 3,7 km au sud.

Communes limitrophes de Saint-Aubin-en-Bray
Blacourt Lachapelle-aux-Pots
Espaubourg Saint-Aubin-en-Bray Ons-en-Bray
Lalandelle

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin-en-Bray est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lachapelle-aux-Pots, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[4] et 4 159 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beauvais, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

De la dynastie des Capétiens de la branche des Valois, Charles VI dit Charles le Bien-Aimé (1368-1422) céda les terres de Saint-Aubin-en-Bray en 1380, l'année de son accession au trône de France, au chanoine de Beauvais Arnaud Corbie qui devint plus tard chancelier de France. Les terres ont appartenu par la suite à la maison de Flavacourt; elles furent séparées en 1405 pour créer une nouvelle cure. Le seigneur de Flavacourt (1396-1415) était général sur le fait des Aides pour Charles VI[9]. L'église fut rebâtie au XIXe siècle ; ses vitraux datent du XXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Michel Mayer   Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 1 153 habitants[Note 3], en augmentation de 11,29 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
419487518503473496484459451
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
413416449443492432448466508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
533538548550571606540530615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6907478258358559041 0911 0201 053
2018 - - - - - - - -
1 153--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 15,5 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 17,9 %).
Pyramide des âges à Saint-Aubin-en-Bray en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
3,3 
75 à 89 ans
5,7 
12,2 
60 à 74 ans
12,0 
22,4 
45 à 59 ans
22,4 
21,4 
30 à 44 ans
23,3 
17,3 
15 à 29 ans
13,7 
23,5 
0 à 14 ans
22,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Écologie[modifier | modifier le code]

Anémone pulsatille en larris.
Parnassie des marais.
La commune de Saint-Aubin-en-Bray a entrepris en 1993 des travaux permettant de valoriser un espace qui était une ancienne carrière d'extraction de craie. Après avoir nettoyé le sol de matériaux divers et aménagé pelouses, arbres et divers autres végétaux, les larris de Saint-Aubin-en-Bray deviennent un lieu où la nature reprend ses droits[17]. La commune en a confié la gestion et la valorisation au Conservatoire d'espaces naturels de Picardie.

Un larris est un terme d'origine Picarde, passé en ancien français, désignant les coteaux calcaires non boisés. En picard, les pâtis à moutons sont « des larris » (nombreuses variantes orthographiques : larris ; larri ; larriz etc.). Le mot, souvent écrit lariz est en usage dans les textes classiques du Moyen Âge en picard ancien [ainsi les chevaux vont par chans et par larris, dans les plaines, les terres et les larris]. La chanson de Roland nous rapporte qu'un chevalier a couvert en sunt li val et li montaigne et li lariz et trestutes les plaignes. Le terme est issu de la racine germanique hlar qui signifie « clairière, lande » et que l'on retrouve également en toponymie comme terminaison -lers (ex. : Meulers) ou -flers (ex. : Mouflers) et en emploi autonome Flers. Le mot larris prend bien ici une valeur de toponyme écologique. »[18]

Orobanche.
Gentiane d'Allemagne.

La flore des larris est riche et originale, du fait de facteurs particuliers tels qu'un substrat crayeux pauvre en éléments nutritifs et ne retenant pas l'eau, une mince couche de terre dans laquelle les plantes doivent pouvoir prendre racine, ou encore une forte érosion. On y trouve entre autres la Gentiane d’Allemagne (Gentianella germanica), la Parnassie des marais (Parnassia palustris), l'Orobanche sanglante (Orobanche gracilis), le Galéopsis à feuilles étroites (Galeopsis angustifolia), la Phalangère rameuse (Anthericum ramosum) mais également plusieurs espèces d'orchidées sauvages.

La faune y est aussi typique comme le Tarier pâtre (Saxicola rubicola), un passeriforme qui affectionne les larris, ainsi que la Decticelle des bruyères (Metrioptera brachyptera), sauterelle rare dans l'Oise, le Demi-deuil (Melanargia galathea), un papillon commun sur les pelouses, et le Gomphocère roux (Gomphocerippus rufus), un petit criquet chanteur annonceur des journées chaudes d'été.

Représentés sur de faibles superficies de nos jours, les larris constituent de véritables îlots de biodiversité[19] qu'il convient de préserver[20].

Le site présente de fortes pentes instables et dangereuses et la circulation des engins à moteur y est interdite.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Saint Aubin-en-Bray.
Vue latérale de l'église.
  • Le promontoire duquel on voit le village permet une vue saisissante des terres, hameaux et communes environnantes. Il y a d'ailleurs un joli aménagement où on retrouve une table d'orientation permettant d'identifier les villages tout autour de Saint-Aubin-en-Bray.

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative.

Un petit cousin d'Amérique

François Séguin[21] dit La Déroute issu de Laurent Séguin né à Hodenc-en-Bray en 1621 et décédé à Senantes le , marié à Marie Massieu à Cuigy-en-Bray le , est né le et baptisé le même jour à l'église de Saint-Aubin-en-Bray dont il existe une plaque commémorative dans son enceinte. Il a pour parrain François Baudin et pour marraine Jehanne Dufour. François est décédé à l'hôpital Hôtel Dieu de Montréal (Québec, Canada). La date du décès est imprécise soit entre le et le .

François s'est marié avec Jeanne Petit en la paroisse de la Sainte Famille à Boucherville (Québec, Canada). Un contrat de mariage est signé entre lui et Jeanne auprès de Sieur Thomas Frérot de la Chenaye, notaire (1641-1708), le . François est l'aîné d'une famille de cinq enfants soit Renée, Pierre, Laurent et Michel. Le couple aura 11 enfants tous nés à Boucherville à l'exception de Simon né à Pointe-aux-Trembles.

(Pierre) François Séguin dit Ladéroute immigre vers 1665. Il est soldat et fermier. Il possédait une bête à corne et six arpents de terre en valeur. Il fut tisserand en 1681 à la seigneurie de Boucherville.

Il ne reste aucune trace des Séguin à Saint-Aubin, pas de monument, ni de maison ou de pierre tombale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Lachapelle-aux-Pots », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Beauvais », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  9. Opération Charles VI
  10. « Saint-Aubin-en-Bray », Cartes de France (consulté le 30 septembre 2014).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Évolution et structure de la population à Saint-Aubin-en-Bray en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010).
  16. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010).
  17. http://www.conservatoirepicardie.org/docs/Oise/Pan_St_Aubin_Bray.pdf
  18. Les Larris
  19. Super Utilisateur, « Les pelouses calcicoles », sur www.patrimoine-naturel-picardie.fr (consulté le 9 novembre 2016).
  20. Sylvie Cartier, « Préserver l'exceptionnelle variété des espèces sur les pelouses calcicoles », sur www.patrimoine-naturel-picardie.fr (consulté le 9 novembre 2016).
  21. Association des Séguin d'Amérique - Depuis 1990