Saint-Aubin-en-Bray

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Saint-Aubin-en-Bray
Vue latérale de l'église.
Vue latérale de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Beauvais-2
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Bray
Maire
Mandat
Michel Mayer
2014-2020
Code postal 60650
Code commune 60567
Démographie
Population
municipale
1 053 hab. (2014)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 13″ nord, 1° 52′ 45″ est
Altitude Min. 83 m – Max. 231 m
Superficie 6,38 km2
Localisation

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Saint-Aubin-en-Bray

Saint-Aubin-en-Bray est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le blason de Picardie

Saint-Aubin est située dans la partie picarde du pays de Bray. Ce pays est une petite région naturelle de France située à l'est et au sud-est de Rouen, à cheval sur les départements de la Seine-Maritime et de l'Oise partagée entre les régions de Haute-Normandie et de Picardie. C'est une région de bocage qui se caractérise par son sol argileux favorable aux herbages et à l'élevage bovin laitier.

Les villages les plus proches sont Espaubourg à 1,2 km en ouest, Ons-en-Bray à 3 km au sud est, Cuigy-en-Bray à 3,6 km en ouest et Lalandelle à 3,7 km au sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

De la dynastie des Capétiens de la branche des Valois, Charles VI dit Charles le Bien-Aimé (1368-1422) céda les terres de Saint-Aubin-en-Bray en 1380, l'année de son accession au trône de France, au chanoine de Beauvais Arnaud Corbie qui devint plus tard chancelier de France. Les terres ont appartenu par la suite à la maison de Flavacourt, elles furent séparées en 1405 pour créer une nouvelle cure. Le seigneur de Flavacourt (1396-1415) était général sur le fait des Aides pour Charles VI[1]. L'église fut rebâtit au dix-neuvième siècle ses vitraux datent du vingtième.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Michel Mayer   Réélu pour le mandat 2014-2020[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 053 habitants, en augmentation de 3,24 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
419 487 518 503 473 496 484 459 451
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
413 416 449 443 492 432 448 466 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
533 538 548 550 571 606 540 530 615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
690 747 825 835 855 904 1 091 1 020 1 053
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 15,5 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 17,9 %).
Pyramide des âges à Saint-Aubin-en-Bray en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
3,3 
75 à 89 ans
5,7 
12,2 
60 à 74 ans
12,0 
22,4 
45 à 59 ans
22,4 
21,4 
30 à 44 ans
23,3 
17,3 
15 à 29 ans
13,7 
23,5 
0 à 14 ans
22,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Écologie[modifier | modifier le code]

Anémone pulsatille en larris.
Parnassie des marais.
La commune de Saint-Aubin-en-Bray a entrepris en 1993 des travaux permettant de valoriser un espace qui était une ancienne carrière d'extraction de craie. Après avoir nettoyé le sol de matériaux divers et aménagé pelouses, arbres et divers autres végétaux, les Larris de Saint Aubin-en-Bray deviennent un lieu où la nature reprend ses droits[9]. La commune en a confié la gestion et la valorisation au Conservatoire d'espaces naturels de Picardie.

Un larris est un terme d'origine Picarde, passé en ancien français, désignant les coteaux calcaires non boisés. En picard, les pâtis à moutons sont « des larris » (nombreuses variantes orthographiques : larris ; larri ; larriz etc.). Le mot, souvent écrit lariz est en usage dans les textes classiques du Moyen Âge en picard ancien [ainsi les chevaux vont par chans et par larris, dans les plaines, les terres et les larris]. La chanson de Roland nous rapporte qu'un chevalier a couvert en sunt li val et li montaigne et li lariz et trestutes les plaignes. Le terme est issu de la racine germanique hlar qui signifie « clairière, lande » et que l'on retrouve également en toponymie comme terminaison -lers (ex. : Meulers) ou -flers (ex. : Mouflers) et en emploi autonome Flers. Le mot larris prend bien ici une valeur de toponyme écologique. »[10]

Orobanche.
Gentiane d'Allemagne.

La flore des larris est riche et originale, du fait de facteurs particuliers tels qu'un substrat crayeux pauvre en éléments nutritifs et ne retenant pas l'eau, une mince couche de terre dans laquelle les plantes doivent pouvoir prendre racine, ou encore une forte érosion. On y trouve entre autres la Gentiane d’Allemagne (Gentianella germanica), la Parnassie des marais (Parnassia palustris), l'Orobanche sanglante (Orobanche gracilis), le Galéopsis à feuilles étroites (Galeopsis angustifolia), la Phalangère rameuse (Anthericum ramosum) mais également plusieurs espèces d'orchidées sauvages.

La faune y est aussi typique comme le Tarier pâtre (Saxicola rubicola), un passeriforme qui affectionne les larris, ainsi que la Decticelle des bruyères (Metrioptera brachyptera), sauterelle rare dans l'Oise, le Demi-deuil (Melanargia galathea), un papillon commun sur les pelouses, et le Gomphocère roux (Gomphocerippus rufus), un petit criquet chanteur annonceur des journées chaudes d'été.

Représentés sur de faibles superficies de nos jours, les larris constituent de véritables îlots de biodiversité[11] qu'il convient de préserver[12].

Le site présente de fortes pentes instables et dangereuses et la circulation des engins à moteur y est interdite.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Saint Aubin-en-Bray.
  • Le promontoire duquel on voit le village permet une vue saisissante des terres, hameaux et communes environnantes. Il y a d'ailleurs un joli aménagement où on retrouve une table d'orientation permettant d'identifier les villages tout autour de Saint-Aubin-en-Bray.

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative.

Un petit cousin d'Amérique

François Séguin[13] dit La Déroute issu de Laurent Séguin né à Hodenc-en-Bray en 1621 et décédé à Senantes le 22 novembre 1706, marié à Marie Massieu à Cuigy-en-Bray le 14 juillet 1643, est né le 4 juillet 1644 et baptisé le même jour à l'église de Saint-Aubin-en-Bray dont il existe une plaque commémorative dans son enceinte. Il a pour parrain François Baudin et pour marraine Jehanne Dufour. François est décédé à l'hôpital Hôtel Dieu de Montréal (Québec, Canada). La date du décès est imprécise soit entre le 30 novembre 1700 et le 10 octobre 1701.

François s'est marié avec Jeanne Petit en la paroisse de la Sainte Famille à Boucherville (Québec, Canada). Un contrat de mariage est signé entre lui et Jeanne auprès de Sieur Thomas Frérot de la Chenaye, notaire (1641-1708), le 21 septembre 1672. François est l'aîné d'une famille de cinq enfants soit Renée, Pierre, Laurent et Michel. Le couple aura 11 enfants tous nés à Boucherville à l'exception de Simon né à Pointe-aux-Trembles.

(Pierre) François Seguin dit Ladéroute immigre vers 1665. Il est soldat et fermier. Il possédait une bête à corne et six arpents de terre en valeur. Il fut tisserand en 1681 à la seigneurie de Boucherville.

Il ne reste aucune trace des Séguin à Saint-Aubin, pas de monument, ni de maison ou de pierre tombale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]