Crépy-en-Valois

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Crépy-en-Valois
La façade principale ouest de l'hôtel de ville.
La façade principale ouest de l'hôtel de ville.
Blason de Crépy-en-Valois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Crépy-en-Valois
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Bruno Fortier (SE)
2014-2020
Code postal 60800
Code commune 60176
Démographie
Gentilé Crépynois
Population
municipale
14 968 hab. (2014)
Densité 919 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 09″ nord, 2° 53′ 24″ est
Altitude Min. 62 m – Max. 150 m
Superficie 16,28 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.crepyenvalois.fr

Crépy-en-Valois est une commune française située au cœur de la Vallée de l'Automne dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Crépynois.

Ville capitale du Valois, Crépy-en-Valois se situe au cœur d'un bassin de 55 560 habitants (62 communes de la Communauté de Communes du Pays de Valois)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Crépy-en-Valois est située à 60 km au nord-est de Paris, au cœur du Valois, région d'openfield, domaine de la grande culture industrielle (céréales, betteraves, oléagineux, légumes de plein champ). La commune est desservie par la gare de Crépy-en-Valois, située sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière) et desservie par les trains de la ligne K du Transilien (Paris-Nord - Crépy-en-Valois) ainsi que par ceux du TER Picardie (Paris - Laon).

La commune se situe à proximité de la RN 2 et de l'A1. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est accessible en environ 25–30 minutes en voiture.

La ville constitue la limite sud du domaine linguistique picard (contrairement au Nord de la France, le picard n'est plus parlé dans le Valois)[réf. nécessaire].

Crépy-en-Valois est la capitale française du tir à l'arc.

Depuis le 1er décembre 2011, la Ville de Crépy-en-Valois dispose d'un service de bus gratuit « Cypré » composé de deux lignes desservant les lieux incontournables de la Ville[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Crépy : Crispeium in Valesia (IXe siècle), Crispiacus, Crispinacum, Crispeiacum, Crespeium (1504), Crispiacum (1223), Chrispeyum, Crispeium sylvanectum, Crespy, Crépi, Crespi, Crespei[3].

Pour Bouillant[à définir] : Bouillencum, Boullientum, Boilglant (IXe siècle), Boillant (1220), Bollant, Boilgland, Bouilland, Bouillant-Germinal (1794)[4].

Pour Mermont[à définir] : Meromons (1108), Maromont (1162), Merimons (1163), Méremont (1836)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Crépy-en-Valois a été probablement occupé par les Romains.

Périodes médiévale et moderne[modifier | modifier le code]

Carte du pays de Valois, Hendrik Hondius II, 1620.

À partir du Xe siècle, Crépy-en-Valois devient la résidence des comtes du Valois, puissants vassaux des rois de France jusqu'en 1213, date à laquelle le Valois est intégré au domaine de la Couronne. Donné en apanage, il revient ainsi à Louis d'Orléans qui le transforme en duché.

Crépy-en-Valois connaîtra une prospérité économique aux XIIe et XIIIe siècles avec les foires de Champagne, la ville se trouvant sur l'une des routes entre la Flandre et la Champagne (cf. Louis Carolus-Barré, "Crépy-en-Valois, ville de commune" in Volum no 1, Bulletin de la société d'histoire et d'archéologie du Valois, janvier 2007). Mais, la cité est touchée par la guerre de Cent Ans. Par ailleurs, dès le XVIe siècle, Villers-Cotterêts est préférée par les rois de France. La ville connaît alors un lent déclin jusqu'à la Révolution française.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, la société populaire de Crépy est particulièrement active (cf Jacques Bernet, Annales Historiques Compiégnoises, no 31).

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Les installations marchandises de la gare de Crépy-en-Valois et l'usine de meubles, vers 1906.
Vue générale de la gare à la même époque, avec l'usine Clair.

Il faut attendre l'arrivée du chemin de fer en 1861 et de la construction de l'usine d'ameublement Clair en 1873 (cf. Jean-Marie Tomasini, 1987) pour que la ville retrouve une vitalité économique. La ville connaît un essor remarquable sous l'ère du maire Gustave Chopinet (mayorat, 1888-1918). En 1902, le conseil municipal se divise sur fond de querelles religieuses au point qu'il est dissous en Conseil des ministres, le 29 juin 1902 (cf. Éric Dancoisne, Annales historiques compiégnoises No 103-104, automne 2006)

Gustave Chopinet est pris en otage avec une dizaine d'autres Crépynois le 2 septembre 1914 au moment de l'invasion allemande. Son acte de bravoure lui vaut d'obtenir la Légion d'honneur en 1917. La ville souffre particulièrement des bombardements allemands en 1918. L'usine Clair est en partie détruite. Les années d'après-guerre sont marquées par la cherté de la vie, une crise de logements sévère. Sous l'action de Jean Vassal (1919-1953) sont réalisées les premières HBM.

Le socialiste SFIO Jean Vassal est maintenu par Vichy sous l'occupation nazie. En septembre 1944, il est déposé par les FFI locaux. Mais contre toute attente, c'est le préfet gaulliste Yves Pérony qui le maintient. En novembre 1944, Jean Vassal est exclu de la SFIO. Il rejoint le RPF en 1948[6].

Exploitant les divisions de la gauche crépynoise, le docteur Michel Dupuy remporte les élections municipales de 1953. Sous ses différents mandats, la ville passe de 5 000 habitants à 14 000 habitants à son départ en 1995.

Le 31 juillet 1982, deux cars transportant des enfants et adolescents de Crépy-en-Valois vers une colonie de vacances en Savoie sont accidentés avec quelques véhicules sur l'autoroute A6 à hauteur de Beaune. Cet accident, accident le plus meurtrier de France, fit 53 morts, dont 44 enfants de moins de 15 ans, presque tous originaires de la commune.

Article détaillé : Accident de Beaune.

.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[7] :

  • total des produits de fonctionnement : 18 557 000 , soit 1 266 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 17 761 000 , soit 1 212 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 8 635 000 , soit 589 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 8 079 000 , soit 551 par habitant.
  • endettement : 15 460 000 , soit 1 055 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 19,77 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 27,76 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 76,45 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 46,82 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 21,15 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1888 1918 Gustave Chopinet[9] Rad. Ind. Médecin
Député de l'Oise (1898 → 1902 et 1906 → 1914)
Conseiller général de Crépy-en-Valois (1899 → 1918)
Décédé en fonction
1919 1953 Jean Vassal[10] SFIO
puis après 1944
RPF
Inspecteur à la Compagnie des chemins de fer du Nord
Député de l'Oise (1928 → 1942)
Conseiller général de Crépy-en-Valois (1926 → 1940 et 1945 → 1953)
Décédé en fonction
1953 1995 Michel Dupuy DVD  
1995 2008 Pierre Praddaude DVD  
2008 2014[11] Arnaud Foubert UMP Président de la CCPV (2008 → 2014)
avril 2014[12] en cours
(au 29 août 2014)
Bruno Fortier SE Agent d'assurance
Vice-président de la CCPV (2014[13] → )

Jumelages[modifier | modifier le code]

Crépy-en-Valois mène des actions de jumelage avec des villes européennes. Aujourd’hui, la cité de l’archerie est jumelée avec trois villes :

Le jumelage crépynois trouve son origine en 1957.

À l’initiative de cette action, le Dr. Michel Dupuy, Maire de Crépy-en-Valois de 1953 à 1995. Une action qui a largement été soutenue et développée par Jean Guinot, à l’époque adjoint au Maire en charge des Sports-Loisirs et président du comité des fêtes pendant 18 ans, George De Cornois, président du Syndicat d’Initiatives et Serge Hanotin, également adjoint au Maire - très actif auprès des associations sports et jeunesse de la Ville -. Crépy-en-Valois avait adhéré au Conseil des Communes d’Europe avec comme volonté le jumelage de notre Ville. La capitale du Valois fait figure de pionnière dans l’action du jumelage français notamment en s’étant associée, dès le départ, à trois communes en même temps. C’est ainsi que le 2 juin 1957, la cité de l’archerie fut liée à Antoing (Belgique), Zell-Mosel (Allemagne) et Gerrards Cross (Angleterre).

Aujourd’hui, Crépy-en-Valois n’est plus jumelé à la ville de Gerrards Cross. Cependant, elle compte à nouveau bien trois jumelles puisqu’elle s’est unie à la ville de Plonsk en 2002. 

Chaque année, les quatre villes organisent des rendez-vous autour du jumelage (Foire de Crépy-en-Valois, échange entre collèges, échanges sportifs et musicaux, etc.). Ces rencontres permettent ainsi de pérenniser les échanges entre les villes jumelées.

Tous les 4 ans se déroule la fête du Jumelage. À cette occasion, chaque ville reçoit à tour de rôle les délégations des autres communes.

En 2017, la ville de Crépy-en-Valois a fêté le 60e anniversaire de son jumelage avec les villes de Zell-Mosel et d'Antoing.[14]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 14 968 habitants, en augmentation de 8,16 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 242 2 164 2 282 2 157 2 619 2 582 2 873 2 933 2 787
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 513 2 834 2 775 2 817 3 082 3 369 3 625 4 124 4 381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 213 5 375 5 528 5 293 5 570 5 632 5 654 5 465 5 950
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
7 379 8 660 10 920 12 228 13 222 14 436 14 289 14 374 14 968
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 22,9 %).
Pyramide des âges à Crépy-en-Valois en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
5,4 
75 à 89 ans
9,1 
11,6 
60 à 74 ans
13,1 
22,1 
45 à 59 ans
21,4 
19,1 
30 à 44 ans
19,0 
21,5 
15 à 29 ans
19,7 
20,0 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Crépy-en-Valois dispose de six groupes scolaires (maternelles + élémentaires), deux collèges (collège Jean de la Fontaine, collège Gérard de Nerval) ainsi que deux lycées (lycée Jean Monnet et lycée Robert Desnos).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Crépy-en-Valois compte treize monuments historiques sur son territoire, dont deux sont classés et onze inscrits. Un quatorzième monument a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale ; il s'agissait d'une maison du XIIIe siècle au 9 rue Nationale, inscrite par arrêté du 8 mai 1933[20].

  • Les restes de la collégiale Saint-Thomas de Cantorbéry, classées Monuments historiques par liste de 1875[21], rue de la Hante, à l'ouest du centre-ville. Les éléments les plus anciens de l'église remontent au XIIe siècle.
  • Les restes du prieuré Saint-Arnoul, place Saint-Simon, à l'extrémité nord-ouest de la cité fortifiée, inscrites monuments historiques par arrêté du 24 février 1943 (vestiges du monastère) et par arrêté du 9 mars 1979 (porte d'entrée)[22]. Cet ancien prieuré clunisien fondé en 1077 en remplacement d'une abbaye fut supprimé à la Révolution française. Subsistent l'ancien logis du prieur du XVIIIe siècle, la ruine de l'église gothique, des vestiges de la crypte romane, et l'aile orientale des bâtiments monastiques, qui abrite une galerie de cloître et trois salles voûtées, ouvertes à la visite[23].
  • Ancien château Saint-Aubin, rue Gustave-Chopinet, inscrit Monument historique par arrêté du 3 avril 1926[24], rue Gustave-Chopinet : bâtiments des Xe et XIIIe siècles, surplombant le rempart sud. Le complexe architectural comprend la chapelle Saint-Aubin, bâtie vers 1170-1180 par Thibault III de Crépy-Nanteuil. Son fils Philippe Ier édifie, accolée à celle-ci, une noble demeure seigneuriale surplombant les remparts de la ville médiévale, peu après la victoire de Bouvines (1214) qui le vit combattre aux côtés de son suzerain le roi de France Philippe Auguste. Au XVIe siècle, le château devient le siège de l’administration du duché de Valois. Au XVIIIe siècle, les sous-sols se muent en une prison où le poète Gérard de Nerval passe une glaciale nuit d’octobre.
  • Église Saint-Denis, rue Saint-Denis, inscrite Monument historique par arrêté du 29 novembre 1977[25]. Saint-Denis est l’unique église paroissiale depuis 1802. Elle était la chapelle castrale du château du XIe siècle de Gauthier le Blanc. Un document de 1162 comporte la première mention certaine de Saint-Denis. L’église a fait l’objet de nombreuses restaurations suite aux importants dégâts causés par la Guerre de Cent Ans et de grands travaux ont été entrepris entre 1544 et 1573. Elle fut vendue comme bien national en 1792, puis réquisitionnée et transformée en magasin à fourrage et rendue au culte en 1802[26].
  • Église Saint-Martin de Bouillant, au hameau du même nom, rue de l'Église, inscrite Monument historique par arrêté du 23 février 1951[27]. Bouillant a été rattaché à la ville en 1828. Avant cette date, elle formait une commune indépendante. L’origine du nom provient de nombreuses sources qui sortaient de terre en bouillonnant. De l’église Saint-Martin, il ne subsiste qu’une nef à quatre travées et les deux latéraux. Le transept et le chœur ont été démolis à la Révolution. Derrière l’église se trouvait une source (Saint-Martin) qui selon la légende guérissait de la fièvre[26].
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  • Hôtel de la Rose de 1537, 11 place Gambetta, inscrit Monument historique par arrêté du 8 février 2001[28].
  • Maison « La Corandon » du XVIe siècle, chemin de la Poterne, inscrit Monument historique par arrêté du 7 novembre 1979[29].
  • Maison du XVIe siècle, 18 rue de la Cloche ; portail et vantaux inscrits Monuments historiques par arrêté du 4 août 1978[30]. La maison est probablement issue de la transformation de l'ancien grenier à sel.
  • Hôtel Saint-Joseph de 1649, 13 rue du Four ; portail et vantaux inscrits Monuments historiques par arrêté du 8 mai 1933[31].
  • Site du Fond-Marin, chemin de la Terrière ; nymphée, lavoir, bassin, installation hydraulique inscrits Monuments historiques par arrêté du 14 mai 2003[32]. Il s'agit du parc d'un hôtel particulier du XVIIe siècle. Ce parc n'est pas visible depuis le domaine public.
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  • Maison dite des Quatre Saisons, 15 place Gambetta ; élévation (façade de 1758) inscrite Monument historique par arrêté du 8 mai 1933[33].
  • Ancien hôtel d'Orléans ou maison Jeanne d'Arc, 17 rue Jeanne-d'Arc, inscrit Monument historique par arrêté du 30 mars 1978[34] : Maison des XIVe et XVe siècles.
  • Porte de Paris de 1788-1792, rue Charles-de-Gaulle, classée Monument historique par arrêté du 26 mai 1951[35].
  • Remparts nord et sud, et la porte Sainte-Agathe, rue Goland.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Hôtel de la Belle-Image (Nom de la statue à l'angle), 1 rue Lamartine : hôtel particulier construit vers 1610, qui présente à l'angle une statue d'un évêque portant sa tête entre ses mains.
  • Château et parc de Géresme, avenue de l'Europe, à l'est de la ville : vaste parc de 21 hectares[36], dans le style d'un jardin à l'anglaise, situé dans un vallon arboré, avec des fabriques, des étangs, des enclos avec des animaux et des jeux pour enfants. En 1974, la ville devient propriétaire du parc et du château de Géresme. Le parc est inauguré et ouvert au public en 1978[36].
  • Cimetière derrière l'église Saint-Denis, sur plusieurs terrasses sur la pente septentrionale de la butte sur laquelle est bâtie la vieille ville, traversé par un sentier en lacets menant au pied du rempart nord.
  • Fontaine Sainte-Agathe, au bassin en bas de l'escalier, rue Sainte-Agathe.
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  • Porte et balcon de l'ancien hôtel de ville sur la place devant la salle des fêtes municipale, rue Nationale.
  • Monument aux morts, œuvre du sculpteur Albert Bartholomé, dans l'ancienne nef de la collégiale Saint-Thomas (voir ci-dessus), inauguré le 14 juillet 1926 en présence du sculpteur[37].
  • Tombeau de Prospérie Bartholomé, femme d'Albert Bartholomé et fille du marquis Prosper de Fleury (maire de Crépy-en-Valois et propriétaire du château de Géresme). Première oeuvre du sculpteur Albert Bartholomé, devant l'église de Bouillant en 1887 (voir ci-dessus).
  • Calvaire en bas de la porte Sainte-Agathe, dans la fourchette des rues Goland et des Fossés, en bas du rempart sud.
Pelle hydraulique Poclain, invention de Pierre Bataille, Jacques Bataille et Gérard Coolen.
  • Pelle hydraulique Poclain située rue de Soissons, à proximité de l'ancienne usine Poclain. Inventée en 1950, elle a longtemps fait le succès de l'entreprise.

Le musée de l'Archerie et du Valois[modifier | modifier le code]

Le musée de l’Archerie et du Valois a ouvert en 1949 dans le château Saint-Aubin (voir ci-dessus). La collection sur l'archerie est unique en France et témoigne de la diversité et de l’évolution des pratiques liées au tir à l'arc. Le musée présente des armes préhistoriques élaborées il y a plus de 10 000 ans, des arcs des champions olympiques ainsi que les dernières innovations des facteurs d'arcs de chasse. Loin de se cantonner à la sphère occidentale, les collections évoquent la présence de l’arc sur tous les continents. Aujourd’hui, les compagnies d’arc du Valois, comme de la Picardie et de lÎle-de-France, entretiennent fidèlement les traditions du « noble jeu d'Arc ». Les collections du musée montrent cet attachement : tir de l’abat l’oiseau dont le vainqueur est désigné roi de la compagnie pour l’année, bouquet provincial qui les rassemble toutes selon un rituel immuable, attachante figure de saint Sébastien, patron des archers depuis le Moyen Âge.

L'autre volet du musée est l'art sacré du Valois. Les salles hautes du musée abritent une riche collection d'art sacré du Moyen Âge au XIXe siècle, dont se détache un bel ensemble de statues médiévales et Renaissance, provenant de plus d’une trentaine d’églises et chapelles du Valois[38]. Le musée d'art sacré a en effet vu le jour, en 1973, quand différentes communes des cantons de Crépy-en-Valois, Betz et Nanteuil-le-Haudouin ont décidé de regrouper les statues de leurs églises dans le château de Crépy. Saint-Sébastien y tient une place particulière avec vingt-cinq exemplaires[39].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Crépy-en-Valois.jpg

Les armes de Crépy-en-Valois se blasonnent ainsi : d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules. Elles représentent un lion sur un fond jaune. Les fleurs de lys sont également présentes en divers lieux de la commune. Ainsi, on les retrouve sur le drapeau crépynois de couleur jaune et bleu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis (Collégiale Saint-Thomas-de-Cantorbéry), Paris, A. Picard, , 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 192-195
  • Dr Alfred Bourgeois, Histoire de Crépy et de ses dépendances, de ses seigneurs, de ses châteaux et de ses autres monuments, depuis l’époque la plus réculée jusqu’à nos jours, dans : Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1867 : p. 3-66 et 175-248 Lire sur Gallica ; année 1868 : p. 115-156 Lire sur Gallica ; et années 1869-71 : p. 59-82 Lire sur Gallica; Imprimerie de Charles Duriez / d'Ernest Payen, Senlis 1868, 1869 et 1872, 204 p. au total.
  • Eric Dancoisne, Jean Vassal, député maire de Crépy-en-Valois (1870-1953), Société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne, 2008, 253 pages. (ISBN 978-2-86615-325-0)
  • Aurélien Gnat, « Le prieuré Saint-Arnoul de Crépy-en-Valois (Oise) : Le point sur vingt-cinq ans de recherches archéologiques », Revue archéologique de Picardie, vol. 1, no 1,‎ , p. 73-118 (ISSN 2104-3914, DOI 10.3406/pica.2002.2309)
  • Jean Mesqui, Île-de-France Gothique 2 : Les demeures seigneuriales, Paris, Picard, , 404 p. (ISBN 2-7084-0374-5), p. 160-170
  • Jean Mesqui, « Le château de Crépy-en-Valois : palais comtal, palais royal, palais féodal », Bulletin monumental, Paris, Société française d'archéologie, vol. 152, no III,‎ , p. 257-312 (ISSN 0007-473X, lire en ligne [PDF])
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, éditions Publitotal, , 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Crépy-en-Valois, p. 386
  • Charles-Daniel Salch, avec la collaboration de Danielle Fèvre, Légende dorée de Crépy, Strasbourg, Castrum Europe, éditions Accès, , 48 p.
    Le musée de l'Archerie et du Valois du château de Crépy-en-Valois, catalogue et légende des statues de saints conservés au musée.
  • Jean-Marie Tomasini, Crépy-en-Valois : mille ans d'histoire, La Ferté-Milon, Corps 9, , 254 p. (ISBN 9782904846403)
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communauté de Communes du Pays de Valois », sur www.cc-paysdevalois.fr (consulté le 14 août 2017)
  2. Ligne de bus de la ville.
  3. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Vlois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 78.
  4. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Vlois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 112.
  5. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Vlois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 114.
  6. cf. Eric Dancoisne, Jean Vassal, député-maire de Crépy-en-Valois, 1870-1953. Du radical socialisme au gaullisme. Société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne, 2008, 253 pages
  7. Les comptes de la commune
  8. « Les maires de Crépy-en-Valois », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 20 avril 2016).
  9. « Gustave Chopinet (1847-1918) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  10. « Jean Vassal (1876-1953) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  11. Cindy Belhomme, « Crépy-en-Valois : Bruno Fortier met en déroute Arnaud Foubert : Bruno Fortier (SE), l'ancien premier adjoint au maire (UMP) sortant, a remporté la mairie hier soir avec 37,44 % des suffrages. Une belle revanche pour celui qui s'était vu retirer ses délégations en 2011 », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  12. Stéphanie Forestier, « Oise : Bruno Fortier, investi maire de Crépy-en-Valois », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  13. « Le président et ses vice-présidents... présentation. », Bonjour Valois,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  14. Ville de Crépy-en-Valois, « Le jumelage fête son 60ème anniversaire ! », Crépy Mag & Infos,‎ , p. 8 à 11 (lire en ligne)
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Évolution et structure de la population à Crépy-en-Valois en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 octobre 2010)
  20. Notice no PA00114664, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Collégiale Saint-Thomas », notice no PA00114659, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Abbaye Saint-Arnould », notice no PA00114655, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Dominique Vermand, Églises de l'Oise, canton de Crépy-en-Valois : Les 35 clochers de la Vallée de l'Automne, Comité Départemental de Tourisme de l'Oise / S.E.P Valois Développement, , 56 p., p. 17-18.
  24. « Château Saint-Aubin », notice no PA00114656, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Église Saint-Denis », notice no PA00114658, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. a et b Jean-Marie Tomasini, Crépy-en-Valois : 1000 ans d'histoire, Corps 9 Editions
  27. « Église de Bouillant », notice no PA00114657, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Hôtel de la Rose », notice no PA60000035, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Maison « Le Corandon » », notice no PA00114665, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Maison du XVIe siècle », notice no PA00114660, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Hôtel Saint-Joseph », notice no PA00114661, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Site du Fond-Marin », notice no PA60000052, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Maison dite des Quatre Saisons », notice no PA00114662, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Ancien hôtel d'Orléans », notice no PA00114663, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Porte de Paris », notice no PA00114666, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. a et b « Parcs - Ville de Crépy-en-Valois », sur www.crepyenvalois.fr (consulté le 2 mars 2017)
  37. Inovagora 2007, « Office de tourisme du Pays de Valois », sur www.valois-tourisme.fr (consulté le 2 mars 2017)
  38. Musée de l'Archerie et du Valois
  39. Charles-Daniel Salch, avec la collaboration de Danielle Fèvre, Le musée municipal du château de Crépy-en-Valois, p.4, Catalogue et légende des saints conservés au château, p. 5 à 47 (Légende dorée du Crépy, Castrum Europe, Éditions Accès, Strasbourg 2016)