Mogneville

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Mogneville
Mogneville
Mairie de Mogneville, place Jean Jaurès.
Blason de Mogneville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Liancourtois
Maire
Mandat
Michel Delahoche
2020-2026
Code postal 60140
Code commune 60404
Démographie
Gentilé Mognevillois, Mognevilloises
Population
municipale
1 474 hab. (2019 en diminution de 2,64 % par rapport à 2013)
Densité 377 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 54″ nord, 2° 28′ 20″ est
Altitude Min. 36 m
Max. 113 m
Superficie 3,91 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Creil
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nogent-sur-Oise
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Mogneville
Liens
Site web www.mogneville60.com

Mogneville est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Mognevillois et les Mognevilloises.

Le territoire est au Moyen Âge le siège de nombreux fiefs. La commune créée lors de la révolution française grandit dans les années 1990 et, en 2019, Mogneville est rattachée à l'unité urbaine de Creil. Aujourd'hui la commune compte 1 474 habitants.

Les bois occupent plus de 50 % de la superficie communale ; dans le bourg, l'église Saint-Denis est classée comme monument historique dès 1962.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, entre le chef-lieu de canton de Liancourt au nord et l'agglomération de Creil au sud, au pied du versant occidental d'une chaîne de collines, près de la rive gauche de la Brêche et à une distance orthodromique de 51 km au nord de Paris[1]. Compiègne est éloignée de 28 km[2], et le chef-lieu de département Beauvais de 29 km[3]. L'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 37 km au sud[4]. Mogneville entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Creil composée de 22 communes et regroupant 116 662 habitants en 2009[5],[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mogneville[7]
Liancourt Verderonne
Cauffry Mogneville[7] Angicourt
Monchy-Saint-Éloi

La commune compte cinq communes limitrophes, dont trois ne disposent pas d'un lien routier direct avec Mogneville : Cauffry, Verderonne et Angicourt. Par contre, la continuité urbaine est établie avec Liancourt, au nord, par l'ancien hameau de Mognevillette.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le nord du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques[8].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. Les plus anciennes sont : Marno-calcaires, argiles à lignite et argiles et sables coquilliers (faciès "Sparnacien" indifférencié) (Yprésien inférieur) de l’époque Éocène de la période Paléogène. Les plus récentes sont : Alluvions récentes associées à des tourbes, remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « n°103 - Clermont » et « n°127 - Creil »[9],[10] et leurs notices associées.

Carte montrant en couleurs le zonage géologique simplifié d'une commune
Carte géologique vectorisée et harmonisée de Mogneville.
Géologie de la commune de selon l'échelle des temps géologiques[11],[12].
Ères Périodes géologiques Époques géologiques
(Âge en Ma)
Nature des sols
Cénozoïque Quaternaire Holocène
(0.0117)
FzT - D60 (Bd Charm-50).svg FzT  : Alluvions récentes associées à des tourbes
Pléistocène
(0.0117 - 2.58)
Fy - D60 (Bd Charm-50).svg Fy : Alluvions anciennes : sables et graviers
Cl - D60 (Bd Charm-50).svg CI : Limon brun de pente colluvionné
Néogène Pliocène
(2.58 - 5.333)
non présent.
Miocène
(5.333 - 23.03)
non présent.
Paléogène Oligocène
(23.03 - 33.9)
non présent.
Éocène
(33.9 - 56.0)
E5b-c - D60 (Bd Charm-50).svg e5b-c : Calcaire grossier et Calcaire à cérithes (Lutétien moyen et supérieur)
E5a - D60 (Bd Charm-50).svg e5a : Calcaires et sables glauconieux (‘Glauconie grossière’), Calcaire à Nummulites laevigatus (‘Pierre à Liards’) (Lutétien inférieur)
E4b - D60 (Bd Charm-50).svg e4b : Argile de Laon, Sables de Cuise s.l. (faciès ‘Cuisien’ indifférencié) (Yprésien supérieur)
E4a - D60 (Bd Charm-50).svg e4a : Marno-calcaires, argiles à lignite et argiles et sables coquilliers (faciès ‘Sparnacien’ indifférencié) (Yprésien inférieur)
Paléocène
(56.0 - 66.0)
non présent.

Relief[modifier | modifier le code]

Mogneville est lovée à la base d'une grande colline nommée la Montagne qui va de Monchy-Saint-Éloi à Liancourt.

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 3,91 km2[13],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 3,9 km2[10]. L'altitude du territoire varie entre 36 m et 113 m[16].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans le bas de la commune, sur une très courte distance, la rivière la Brêche baigne la limite entre Mogneville et Cauffry et reçoit la Béronnelle arrivant de Liancourt.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[17]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[18].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[17]

  • Moyenne annuelle de température : 10,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 672 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[21] complétée par des études régionales[22] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Airion », sur la commune d'Airion, mise en service en 1989[23] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[24],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 663,5 mm pour la période 1981-2010[25]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Beauvais-Tillé », sur la commune de Tillé, mise en service en 1944 et à 31 km[26], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[27] à 10,6 °C pour 1981-2010[28], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[29].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Sur le plan des voies de communication, Mogneville est desservi par la RD 62, en même temps route principale du village (rue Paul-Faure) et unique route départementale sur le territoire communal. La RD 62 est un axe secondaire nord-sud parallèle à la RD 1016, important axe nord-sud qui va de Paris à Amiens et se présente comme une voie rapide sur une grande partie de son parcours. La RD 1016 peut être rejointe à Monchy-Saint-Éloi, au sud (pour les directions de Creil et Paris), ainsi qu'à Cauffry par Liancourt, à l'ouest. Depuis Liancourt, d'autres routes départementales partent dans toutes les directions. Une voie communale relie Mogneville au hameau de l'Ordibée et à l'hôpital Villemin. Mogneville ne dispose pas d'une gare, mais la gare de Liancourt - Rantigny est à une distance routière de 3,2 km seulement. Concernant les transports en commun routiers, Mogneville est desservi par une ligne du Réseau départemental Sud-Oise du Conseil général de l'Oise, exploitée par Keolis Oise à Senlis. Il s'agit de la ligne no 1 Creil - Liancourt par Monchy-Saint-Éloi, qui propose cinq aller-retours du lundi au vendredi et un le dimanche, ainsi que des renforts en période scolaire[30]. Le tarif est consultable sur le site web[31].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Mogneville.

Mogneville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[32],[33],[34]. Elle appartient à l'unité urbaine de Creil, une agglomération intra-départementale regroupant 23 communes[35] et 123 989 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[36],[37].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire regroupe 1 929 communes[38],[39].

Un hameau de Mogneville est niché tout en haut de la Montagne. Il s'agit de l'Ordibée, près de l'hôpital Villemin, et mitoyen des communes d'Angicourt et de Verderonne.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,6 %), terres arables (26,4 %), zones urbanisées (19,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %)[40].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Mogneville est bâti autour du centre-bourg délimité autour de l'église Saint-Denis.

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[41].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Entrée sud de l'Ordibée par la rue du Chemin vert

Mogneville comporte un hameau « l'Ordibée » situé à l'ouest du bourg principal et aggloméré lui-même à l'ancien hôpital Villemin situé sur la commune de Angicourt.

Le village avait aussi un hameaux situé au nord du centre-bourg nommé « Mognevillette » mais l'urbanisation a fait aggloméré ce hameau dans le bourg principal[42].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Projet de création de la ZAC du Marais[modifier | modifier le code]

C'est en 2017 que le projet d'une zone d'activités, situé sur les communes de Mogneville et de Cauffry et très proche de la commune de Laigneville, est officiellement annoncé dans le journal le Parisien[43]. Ce projet s'étalerait sur 27,5 hectares dont 8,6 hectares de zones humides sans compensation prévue[44]. Initialement fixé entre 800 et 1 200 emplois[45], le nombre de création d'emplois est largement revu à la baisse quelques années plus tard avec la transformation de la zone d'aménagement concerté accueillant de nombreuses structures en un grand site de e-logistique ne prévoyant la création que d'une cinquantaine d'emplois[46].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Inondation et coulées de boue[modifier | modifier le code]

Sismique[modifier | modifier le code]

Le risque sismique à Mogneville est très faible selon le Bureau de Recherches Géologiques et Minières[47]. Néanmoins, les archives recense deux tremblement de terre importants de 4,7 le 30 avril 1756[48] et de 4,11 sur l'échelle de Richter le 18 novembre 1908[49].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village « Mogneville » vient de Moignivilla donné en 1160, Monachivilla en 1182, puis Mognevillam en 1218. Le nom du village aurait alors eu des noms successifs comme : Monneville, Moinville, Moinneville, Moigneville, Mongneville (prononciation picarde), Monneville à nouveau au XVIIIe siècle (Cassini). La terminaison "villa" est précédée d'un nom de personne : Mona (ayant donné Monaevilla) ou Monachus (le moine)[50].

Odonymie[modifier | modifier le code]

Rue Paul Faure[modifier | modifier le code]

Le nom de Paul Faure est choisi par le Conseil municipal du 2 mars 1945, en hommage à cet habitant du village, officier des Forces Françaises de l'Intérieur et fusillé par les Allemands au Mont Valérien le 14 février 1944. L'inauguration officielle du changement de nom de rue date du 18 novembre 1945. Auparavant, la rue principale ce nommait « Grande rue »[51].

Rue Pasteur[modifier | modifier le code]

Le nom est donné en hommage à Louis Pasteur, chimiste et biologiste ayant découvert le vaccin contre la rage le 6 juillet 1885. Ce nom est assez commun du fait de sa position de deuxième odonyme de personnalité le plus donné en France en 2009[52].

De plus, la rue Pasteur est la rue la plus renommée de la commune. En effet, les premières archives la mentionnant date de la Révolution Française avec le nom rue Méril. Puis, durant le XIXe siècle, elle porte le nom de rue de la Maille avant de s'appelé rue de la mare.

Rue du Château d'eau[modifier | modifier le code]

Le nom est donné en référence au réservoir, aujourd'hui désaffecté, situé à mi-chemin de la rue dans les bois. Il était destiné à fournir en eau le village avant que la Communauté de Communes du Liancourtois - La Vallée Dorée prenne le relais[51]. Auparavant, la rue se nommait rue du Raye en référence au mot en vieux français désignant un espace déboisé pour un usage agricole. D'après les archives municipales, l'usage agricole était essentiellement viticole.

Place de l'église et Rue de l'église[modifier | modifier le code]

Nom donné en référence à l'église Saint-Denis situé en bas de la rue.

Allée du Courtil[modifier | modifier le code]

Nom donné en référence du vieux français désignant « verger »[51].

Rue de la Varenne[modifier | modifier le code]

Nom en référence du lieu-dit qui fait référence à l'ancien français « garenne » désignant une prairie riche en lapins vivant librement[51].

Rue Jean Moulin[modifier | modifier le code]

Le nom de la rue est donné en hommage à Jean Moulin, préfet d'Eure et Loir arrêté le 21 juin 1943 pour résistance. Auparavant, la rue se nommait « rue de la carrière » et était le principal chemin vicinal afin de rejoindre Angicourt. Aujourd'hui, cette rue accueille le cimetière du village[51].

Rue Emile Lambert[modifier | modifier le code]

Le nom de la rue est donné en hommage à Emile Lambert, apprêteur de chaussures et maire de 1919 à 1945 et de 1957 à 1961. Après son décès le 3 mars 1961, le Conseil municipal vote par délibération le 19 décembre 1961, l'adoption de son nom pour la rue. L'ancien nom de la rue était « rue du Jeu d'Arc » en référence au terrain de tir à l'arc qui était situé au niveau de l'actuel 41 et 43 rue Paul Faure[51].

Chemin de la Planchette[modifier | modifier le code]

Une partie du chemin aujourd'hui disparue permettait de rejoindre Liancourt en passant par les terres du château de la Rochefoucauld en traversant la Béronnelle. Avant la construction d'un pont, une simple planche permettait de traverser d'où le nom[51].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Il est possible que l'emplacement du village ait été le lieu de séjour des mercatores qui accompagnaient le camp situé sur la colline, dont les traces (en particulier de nombreuses monnaies) ont été reconnues lors de l'installation de l'Établissement d'Angicourt[50]. Lors de la guerre des Gaules par Jules César, l'établissement d'un camp romain aux abords de Catenoy a pu s'étendre jusqu'à Sailleville et Angicourt dont Mogneville. Des cercueils de pierre avec ossements et poteries ont été retrouvés dans les terrains sableux[50].

Histoire médiévale et moderne[modifier | modifier le code]

Monnachivilla[modifier | modifier le code]

La commune a eu autrefois des fiefs assez nombreux, mais on n'y connaît pas d'ancien manoir. Un prieuré devait être près de l'église. Les dîmes de Mogneville étaient partagées entre différentes abbayes. Parmi elles, l'abbaye de Saint-Martin-aux-bois, Saint-Symphorien de Beauvais et la commanderie d'Ivry-le-Temple[53]. De plus, diverses communautés religieuses y possédaient des biens : l'abbaye de Chaalis, l'abbaye de Lannoy, le prieuré de Wariville[50] et le chapitre Notre-Dame de Clermont[53]. Vers 1080, il est cité Alix de Mogneville comme bienfaiteur de la paroisse et de l'abbaye de Saint-Martin-aux-Bois, qui y possédait aussi. En 1373, le chapitre de Notre-Dame de Clermont jouissait du droit de la haute-justice sur une partie du territoire. À la même époque les seigneurs de Villers-Saint-Paul furent également en partie seigneur de Mogneville. Il y ont possédé pendant quatre siècles[54]. Un de leurs vassaux fut Gilles de Chaule. On cite, en 1218, le fief de Cepoy, à Eudes de Mogneville. Mais sous Henri IV, une partie de Mogneville, avec Villers et d'autres terres, fut incorporée au marquisat de Verneuil, créé en faveur de Henriette de Balzac d'Entragues[55].

De l'époque moderne à la Révolution Française[modifier | modifier le code]

Au temps où les seigneurs de Monchy avaient des terres et bois sur Mogneville, des querelles s'élevaient fréquemment entre les gardes des propriétés voisines. En particulier, après que le marquisat de Liancourt, créé en 1673, se fut étendu lui aussi sur une partie de la paroisse, il y eut mort d'hommes à la suite de coups de feu échangés dans les bois de Corbonval, et le procès qui suivit fut fort long[50].

Avec la constitution de l'an I de la République (1792), les communes se dotent d'un représentant, le maire[56]. C'est alors que Louis Fontaine est nommé premier maire de Mogneville[42]. Le 5 fructidor de l'an III, le Directoire fonde une nouvelle constitution mettant fin à la terminologie de maire au profit d'un agent municipal dans les communes de moins de 5 000 habitants. Mogneville change alors de représentant, c'est Jacques Poirée qui devient agent municipal[42]. Ce n'est qu'en 1799 avec la constitution de l'an VIII que le titre de maire renaît[56].

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Essor artisanal du sabot[modifier | modifier le code]

En 1837, la commune de Mogneville recense huit sabotiers devenant l'un des principaux points de fabrication de sabots dans le canton de Liancourt[53]. Cet artisanat est introduit au début du siècle par la famille Bigot, originaire de Liancourt. L'essence utilisée est principalement du bouleau ou du noyer. On constate de nombreuses plantations de vignes sur la commune.

Création de la Mairie-École[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie-école Jules Verne de Mogneville

En 1840, le Conseil municipal de Mogneville acquiert la propriété de Monsieur Bourguignon, marchand et épicier de Liancourt, en face de l'Eglise Saint-Denis afin d'y installer la mairie et l'école primaire[51]. Toutefois, cette acquisition est longuement débattue au sein du Conseil municipal. En effet, une partie du Conseil contestait cette acquisition au profit de la construction ex-nihilo à côté de l'église à l'emplacement actuel du monument au mort et du 6 rue de l'Eglise[51].

Depuis 1834, la municipalité de Mogneville propose un enseignement primaire. C'est en 1878 qu'elle devient gratuite pour tous les enfants de la commune, trois ans avant les lois Jules Ferry[51].

En 1900, cinq cafés-épiciers sont recensés sur la commune. En 1934, ils ne sont plus que trois avec une fabrique de chaussure, une scierie et un marchand de vélos tenu par la famille Hercelin[53].

Pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Paul Faure, né le 5 août 1913 à Paris (Xe arrondissement), fils de d'Auguste Faure et Louise Desplanque, est un militant communiste puis résistant lors de la Seconde Guerre mondiale[57]. Il est livré aux Allemands, incarcéré dans le quartier allemand de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), Paul Faure est condamné à mort le par le tribunal militaire de la Wehrmacht FK 758 de Saint-Cloud (Seine-et-Oise, Hauts-de-Seine), puis, fusillé le avec deux autres FTP de la région P3, André Deveze et Adolphe Wersand[58].

La rue principale nommée Grande rue est rebaptisée rue Paul Faure en hommage à ce résistant ancien habitant par délibération du Conseil municipal du 2 mars 1945. L'inauguration officielle à eu lieu le 18 novembre 1945[42]. Une plaque commémorative est placée à l'actuel 55 rue Paul Faure, lieu d'habitation des parents de Paul Faure, Auguste Faure et Louise Desplanque.

En 2000, quelques artisans du BTP sont recensés, ainsi que d'une entreprise de surveillance[53].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1796 Louis Fontaine    
1796 1799 Jacques Poirée    
1799 1800 Louis Fontaine    
1800 1833 Charles Minguet    
1833 1836 Louis Fontaine    
1836 1840 Charles Baigue    
1840 1878 Louis Fontaine    
1878 1881 Jean Sénéchal    
1881 1884 Martial Peufly    
1884 1885 Jean Sénéchal    
1885 1919 Éloi Bolle    
1919 1945 Émile Lambert    
1945 1947 Camille Mansart    
1947 1953 Maurice Hercelin    
1953 1957 Lucien Hamiot    
1957 1961 Émile Lambert    
1961 1962 Raymonde Battiston    
1962 mars 1977 André Sénéchal    
mars 1977 mars 1983 Claude Savreux    
mars 1983 juin 1995 Raymond Marcon    
juin 1995 mars 2001 Yvon Aillen RPR  
mars 2001 mars 2014 Lionel Duchatel PRG Ingénieur spécialiste
mars 2014[59] En cours
(au 19 avril 2020)
Michel Delahoche LREM Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Mogneville ne possède aucun jumelage[60].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de 2017, les habitants ont très largement soutenu Marine Le Pen avec 36,61 %, suivi par Emmanuel Macron avec 21,13 %, puis Jean-Luc Mélenchon avec 19,92 % et Eric Zemmour avec 7,27 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %[61]. Au second tour, les Mognevillois ont confirmé leur choix du premier tour en portant largement leurs préférences sur la candidature de Marine Le Pen avec 58,55 % (national : 41,45) contre Emmanuel Macron avec 41,45 % (national : 58,55 %)[61].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Mogneville appartient à l'arrondissement de Clermont-de-l'Oise et à la Septième circonscription de l'Oise (législatives). Elle est rattachée au canton de Nogent-sur-Oise depuis les élections départementales de 2015 défini par la loi du 17 mai 2013[62].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Panneau d'affichage à l'entrée sud du Parc Chédeville.

En 1963, Mogneville avec six autres communes voisines, fondent le District Urbain Local (DUL) du Liancourtois[63]. En 2003, celui-là est devenue communauté de communes du Liancourtois Vallée Dorée[64]. La commune possède sur son territoire une infrastructure communautaire qu'est le Parc Chédeville[65].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[67].

En 2019, la commune comptait 1 474 habitants[Note 9], en diminution de 2,64 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
208235225222242226215217207
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
243285288360352420453411450
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
465506481457451471443446539
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
6016297218031 2031 3731 4231 4251 495
2014 2019 - - - - - - -
1 5401 474-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[68] puis Insee à partir de 2006[69].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 17,6 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 732 hommes pour 762 femmes, soit un taux de 51 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[70]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
0,3 
3,6 
75-89 ans
4,8 
13,0 
60-74 ans
13,2 
25,9 
45-59 ans
24,3 
18,6 
30-44 ans
21,5 
18,1 
15-29 ans
15,8 
20,5 
0-14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[71]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,3 
75-89 ans
7,5 
15,1 
60-74 ans
15,8 
20,9 
45-59 ans
20,1 
19,5 
30-44 ans
19,4 
17,9 
15-29 ans
16,5 
20,8 
0-14 ans
19,4 

Gentilé[modifier | modifier le code]

Le gentilé d'usage de Mogneville est Mognevillois et Mognevilloise. Toutefois, de nombreux habitants continuent de s'appeler « les Talibus » sans avoir d'explication officielle. C'est le curé de la paroisse Saint-Denis de Mogneville, M. Grébouval qui donne une explication dans un entretien avec l'ancien maire de la commune Lionel Duchâtel[72]. Le duc de la Rochefoucauld serait allé en voyage en Afrique centrale et aurait rencontré une tribus autochtone qui se nommait les Talibus. Or, selon le duc ils étaient très têtu. De retour dans sa seigneurie, les habitants tinrent tête pour une histoire de pont sur la Béronelle. Par boutade et moquerie, le duc nomma les habitants les « Talibus ». Fiers de ce nom, les habitants le gardèrent depuis[72].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède un groupe scolaire composé d'une école maternelle et d'une école élémentaire. On y retrouve également une cantine scolaire et un périscolaire[73].

Le groupe est inauguré en 1998 année de la disparition tragique de l'alpiniste française Chantal Mauduit. La municipalité décide de commémorer cette femme en donnant son nom au groupe scolaire après avoir eu l'accord de la famille[73]. Chantal Mauduit est née le 24 mars 1964 à Paris. Elle découvre l'escalade à ses quinze ans et gravit les plus grands sommets de la planète. Le 3 août 1992, elle gravit sans oxygène et seule le K2[74]. C'est en mai 1998 que Chantal Mauduit meurt avec le sherpa Ang Tséring dans une avalanche sur les pentes du Dhaulagiri[75].

La commune est rattachée au collège de la Rochefoucauld de Liancourt[76] et au lycée Cassini de Clermont-de-l'Oise.

Mogneville fait partie de l'Académie d'Amiens, elle fait donc partie de la zone B du calendrier scolaire[77].

Santé[modifier | modifier le code]

Mogneville accueille un cabinet d'infirmière ainsi que d'un cabinet bien-être situés sur la place de l'Eglise au cœur du village. On peut retrouver le pôle de santé intercommunal de la Vallée Dorée situé au 28 rue Victor Hugo à Liancourt.

Vie associative et culturelle[modifier | modifier le code]

La commune de Mogneville possède de nombreuses associations animant la vie des administrés[78]. Parmi elles, nous retrouvons la « Société communale de chasse de Mogneville » fondée en 1977, elle organise tous les ans la brocante annuelle de la commune sur la rue principale (rue Paul Faure)[79]. La brocante est initialement organisée le deuxième dimanche de septembre mais en 2019, l'association décide de déplacer cette date au deuxième dimanche de mai. Elle est étendue du 43 bis au 77 de la rue Paul Faure, l'intégralité de la rue Emile Lambert et la place Jean Jaurès.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

La commune de Mogneville compte 542 foyers fiscaux pour 1 455 personnes déclarées et un revenu disponible par unité de consommation médian de 23 530  en 2019[80].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les chiffres-clés de l'emploi à Mogneville et son évolution de 2008 à 2018[81] :

Structure de la population active de Mogneville (60)
en 2008 et 2018.
Mogneville 2008 Mogneville 2018 Évolution
Population de 15 à 64 ans 992 1 013 en diminution -2,1 %
Actifs (en %) 70,8 74,0 en augmentation + 4,5  %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 64,5 66,5 en augmentation + 3,1 %
Chômeurs (en %) 6,3 7,5 Increase Negative.svg + 19,1 %

Mogneville possède de nombreux artisans dans le domaine des espaces verts, du BTP ou encore des garagistes[82].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

AU , Mogneville compte 124 établissements économique ; 39 d'entre eux, soit 31 %, interviennent dans le domaine du commerce, des transports, de l'hébergement et de la restauration[83]. En 2020 et 2021, 78 nouvelles entreprises sont créées, dont 74 entreprises individuelles[84].

La commune de Mogneville accueille une zone artisanale située le long de la rue de la Brèche. Quelques entreprises se sont également installées à l'Ordibée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis.

Mogneville ne compte qu'un seul Monument historique sur son territoire.

L'église Saint-Denis est classée monument historique par la liste de 1862 et par arrêté du [85] : Elle remonte au début du XIIe siècle, mais uniquement la base et le premier étage du clocher central subsistent de l'église romane primitive. La courte nef non voutée, les bas-côtés, le transept et le chœur au chevet plat proviennent de deux campagnes de construction au cours du XIIe siècle et témoignent de la transition du style roman vers l'architecture gothique. L'élément le plus remarquable de l'église, le second étage du clocher et sa flèche dont le sommet atteint une hauteur de 39 m depuis le sol, datent de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle. Finalement, deux chapelles latérales gothiques remplacent les absidioles romanes vers 1250 et 1300. La façade occidentale, sans intérêt, daterait de 1381. À gauche et plus encore à droite, elle comporte les vestiges des bas-côtés, démolis pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, peut-être à la Révolution. Les six arcades à arc brisé les reliant à la nef et au transept sont toujours visibles de l'extérieur. L'église menace ruine dès la fin du XIXe siècle, la base du clocher ayant été négligé pendant les restaurations précédentes[86]. Une restauration profonde n'est lancée qu'en 1974 selon un plan pluriannuel[87].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

La fontaine Saint-Denis, rue Paul-Faure, à l'angle avec la rue Fontaine-Saint-Denis, représente en fait une combinaison entre fontaine et calvaire. La fontaine actuelle est une borne-fontaine d'un modèle courant installée par la commune en 1949 ; elle a remplacé une borne-fontaine plus ancienne. Il n'existe pas de témoignages sur un caractère sacré de la fontaine, comme pourrait le suggérer sa vocation à un saint, en l’occurrence le patron de l'église de Mogneville. Quant au calvaire, il se compose de trois éléments. Le socle consiste en deux blocs de pierre de taille superposés, le second de plus faible envergure que le premier, surmonté par un gable. En sort une colonne à la base octogone, mais au fût simple et sans ornements. Le crucifix est un beau travail filigrane en fer forgé, caractéristique de son époque : il a été offert à la commune par son maire, M. Fontaine, en 1869. Aujourd'hui, la fontaine s'est tarie, la canalisation amenant l'eau depuis la source ayant été obturée[88].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La principale personnalité de la commune est Paul Faure (1913-1944) un résistant communiste lors de la Seconde Guerre mondiale[58], la municipalité lui rend hommage en 1945 en donnant son nom à la rue principale[89].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Mogneville

Les armes de Mogneville se blasonnent ainsi :

écartelé d'azur à trois fleur de lys d'or et d'or a trois lionceaux de gueules


Les anciennes armes de la commune ont été perdues et ce sont dans les années 1970 que le conseil municipal décide de créer son propre emblème[51].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Aubert, « L'église de Mogneville », Congrès archéologique : Séances générales tenues à Beauvais en 1905, Paris et Caen, A. Picard et H. Delesques, no 72,‎ , p. 475-488 (lire en ligne, consulté le )
  • Lionel Duchâtel, Mogneville : Son histoire 1, Mogneville, Mairie de Mogneville, , 72 p. (lire en ligne)
  • Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), , 146 p. (lire en ligne), p. 70-71

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[14],[15]
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[19].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[20].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Orthodromie entre Mogneville et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Mogneville et Beauvais », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Mogneville et Tremblay-en-France », sur lion1906 (consulté le ).
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  6. « Résumé statistique - unité urbaine de Creil », sur le site de l'Insee (consulté le ).
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  11. « InfoTerre », sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (consulté le ).
  12. « Atlas hydrogéologique numérique de l'Oise » [PDF], sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), (consulté le ).
  13. Insee, « Comparateur de territoire - Commune de l'Oise », sur le site de l'Insee (consulté le )
  14. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Indicateurs en données ouvertes (superficie) », sur l'Observatoire des territoires (consulté le )
  15. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
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  19. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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