EuroEyes Cyclassics

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EuroEyes Cyclassics
Description de l'image Vattenfall Cyclassics logo.png.
Généralités
Sport cyclisme sur route
Création 1996
Organisateur(s) Upsolut Events AG
Éditions 21 (en 2016)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format classique
Périodicité annuelle (août)
Lieu(x) Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Flag of Hamburg.svg Hambourg
Participants 160 (en 2012)
Statut des participants professionnels
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Australie Caleb Ewan
Plus titré(s) Drapeau : États-Unis Tyler Farrar
(2 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la dernière compétition voir :
EuroEyes Cyclassics 2016

La EuroEyes Cyclassics[1] ou Cyclassics de Hambourg (anciennement dénommée HEW Cyclassics puis Vattenfall Cyclassics) est une course cycliste d'un jour allemande créée en 1996, dont le parcours se déroule autour de la ville de Hambourg.

Bien que son parcours varie d'une année sur l'autre, sa distance totale est toujours longue de 250 km. La difficulté la plus importante de la course est la côte du Waseberg (en) située dans Blankenese (en). Elle est franchie à trois reprises dans le final de la course[2].

La Classique de Hambourg est la seule épreuve du calendrier UCI World Tour organisée en Allemagne[n 1]. La course est organisée par IRONMAN Unlimited Events Germany GmbH, qui organise également le Velothon Berlin.

Une partie importante de la Cyclassics est le « Jedermannrennen » (la « course pour tout le monde »), une cyclosportive pour les amateurs qui a lieu le même jour et sur les mêmes routes que la course professionnelle. Les participants peuvent participer à des parcours de 55 km, 100 km ou 155 km[3]. Le nombre de participants est limité à 22 000 amateurs et les billets doivent être réservés des mois à l'avance[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

HEW Cyclassics[modifier | modifier le code]

Arrivée de la HEW Cyclassics en 2005, remportée par l'Italien Filippo Pozzato.

La course est créée en 1996 en catégorie de niveau 1,5, le classement le plus bas des courses professionnelles. La première édition est la plus courte de son histoire, totalisant seulement 160 km. Elle est remportée par l'Italien Rossano Brasi[5]. HEW (de), une société d'électricité allemande basée à Hambourg, est le sponsor principal de la course. En 1997, Jan Ullrich s'adjuge la deuxième édition au milieu d'une foule de fans, deux semaines après avoir remporté le Tour de France, ce qui accroît très rapidement le prestige de l'épreuve[6].

Avec la popularité en pleine croissance du cyclisme en Allemagne dans les années 1990, la course devient une manche de la Coupe du monde en 1998. La compétition est constituée des dix plus importantes courses cyclistes d'un jour de la saison. Elle remplace numériquement la Wincanton Classic - la seule classique organisée en Grande-Bretagne - en tant que septième manche de la Coupe du monde[7]. Le Néerlandais Leon van Bon devance Michele Bartoli pour remporter la troisième édition. la distance est augmentée à 253 km.

Erik Zabel est le deuxième vainqueur allemand de la HEW Cyclassics en 2001[8],[9]. En 2002, le spécialiste des classiques belges Johan Museeuw gagne sa onzième et dernière manche de Coupe du monde, remportant le sprint d'un groupe de dix[10].

Vattenfall Cyclassics[modifier | modifier le code]

En 2002, HEW, le sponsor de la course est racheté par la conglomérat d'électricité suédois Vattenfall et est rebaptiséeVattenfall Europe Hamburg. Vattenfall, qui est le suédois pour Waterfall, devient le nouveau sponsor de la course en 2006. En 2005, la course fait partie de la première édition de l'UCI ProTour, successeur de la Coupe du monde. Après la disparition du Tour d'Allemagne en 2009, elle reste la seule course allemande au plus haut niveau international du cyclisme[11]. Elle est cependant moins populaire que le Grand Prix de Francfort, qui bénéficie d'une plus longue histoire. Depuis 2011, l'épreuve est l'une des 24 courses de l'UCI World Tour. En 2012, l'UCI a prolongé la licence World Tour de la course jusqu'en 2016[12].

De 2006 à 2009, la course fait également partie de la Coupe d’Allemagne (TUI-Cup), qui établit un classement sur la base des principales courses d’Allemagne.

André Greipel (en rouge) lors de l'édition 2015.

En raison de son parcours essentiellement plat, la Vattenfall Cyclassics est considérée comme une classique pour sprinteur et se termine par un sprint massif depuis 2004. Certains des meilleurs sprinteurs de leur génération, y compris Robbie McEwen, Óscar Freire, Alexander Kristoff et André Greipel, figurent au palmarès de la course. Le sprinteur américain Tyler Farrar, vainqueur en 2009 et 2010, est le seul double vainqueur de l'épreuve[13]. Le Français Arnaud Démare, vainqueur en 2012 à 21 ans, est le plus jeune lauréat.

La course 2013 est accueillie par des manifestations sans rapport avec la course. Les résidents de Hambourg se plaignent de la politique environnementale de Vattenfall et ses tentatives d'acquisition de la propriété du réseau électrique local[14]. En 2015, il est annoncé que Vattenfall ne prolongerait pas son partenariat avec l'épreuve, obligeant les organisateurs à rechercher un nouveau sponsor pour fournir environ 800 000 euros, soit un tiers du budget de la course[15].

EuroEyes Cyclassics[modifier | modifier le code]

Depuis 2016, EuroEyes, spécialiste de la chirurgie laser des yeux est le nouveau sponsor principal[16].

Parcours[modifier | modifier le code]

Parcours de l'édition 2011.

La course commence habituellement sur la Steinstraße à Altstadt (un des quartier de Hambourg) et se termine sur la Mönckebergstrasse, une rue commerçante très fréquentée de Hambourg, dans le quartier commerçant de la ville. La distance varie entre 225 à 255 km sur un terrain principalement plat dans l'arrière-pays de Hambourg. Le parcours de la course subit des changements chaque année, mais l'emplacement d'arrivée reste le même.

Tom Boonen et Fabian Wegmann sur la côte du Waseberg en 2007.

La difficulté la plus importante du cours est la côte du Waseberg dans Blankenese, un quartier pavillonnaire d'Altona, à l'ouest du centre-ville de Hambourg. Le final de la course se compose de trois petits tours à l'ouest de Hambourg, contenant le Waseberg. Il est d'abord grimpé à 69 kilomètres de l'arrivée, tandis que les deuxième et troisième ascensions sont placées respectivement à 28 kilomètres et 15,5 kilomètres de la ligne d'arrivée[2].

Le Waseberg est une colline escarpée asphalté qui débute sur la rive nord de la rivière Elbe dans le centre de la banlieue de Blankenese. Sa longueur est de 700 mètres avec une pente maximale de 16 %. L'approche de la montée est rendue plus compliquée car elle est immédiatement précédée par un virage serré, provoquant un brusque changement de vitesse et de cadence. Alors que les équipes cherchent à positionner leurs leaders à l'avant du peloton, les coureurs accélèrent pour bien se positionner sur les routes étroites menant au pied de la montée[17]. L'itinéraire comprend aussi le pont de Köhlbrand, le plus haut pont de Hambourg.

De 2005 à 2014, la première moitié du parcours consistait en une boucle au sud dans la direction du Lande de Lunebourg en Basse-Saxe, avant de retourner au centre de Hambourg et de se diriger vers une boucle à l'ouest[18].

En 2015, les organisateurs modifient le parcours pour célébrer le vingtième édition de la course[19]. La course débute à Kiel, à 90 kilomètres au nord de Hambourg, sur la rive occidentale de la mer Baltique, avant de se diriger au sud-ouest de Hambourg, en traversant Schleswig-Holstein. La distance totale est réduite à 222 kilomètres, mais l'approche finale à Hambourg, avec les trois ascensions du Waseberg et l'arrivée sur la Mönckebergstrasse reste la même[2]. La route de Kiel à Hambourg est également choisie pour promouvoir la candidature conjointe des deux villes pour accueillir les Jeux olympiques d'été de 2024[20].

Le directeur de course, Roland Hofer, résume à propos du parcours : « Bien que le profil de la course peut sembler plus approprié pour les sprinteurs, elle peut être finalement remportée par tous les types de coureurs, et elle est exactement le genre de course qui faut pour bien équilibré le World Tour [...] Le World tour est venu en Allemagne, au milieu d'une "renaissance" du cyclisme allemand, avec les derniers succès qui rajeunissent l'intérêt du pays dans le sport après un recul au cours du passé, causé par des affaires de dopage. »[21].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Deuxième Troisième
HEW Cyclassics
1996 Drapeau de l'Italie Rossano Brasi Drapeau de l'Allemagne Bert Dietz Drapeau de l'Allemagne Steffen Rein
1997 Drapeau de l'Allemagne Jan Ullrich Drapeau de la Belgique Wilfried Peeters Drapeau de l'Allemagne Jens Heppner
1998 Drapeau des Pays-Bas Léon van Bon Drapeau de l'Italie Michele Bartoli Drapeau de la Belgique Ludo Dierckxsens
1999 Drapeau de l'Italie Mirko Celestino Drapeau de l'Allemagne Raphael Schweda Drapeau de la Lettonie Romāns Vainšteins
2000 Drapeau de l'Italie Gabriele Missaglia Drapeau de l'Italie Francesco Casagrande Drapeau de l'Italie Fabio Baldato
2001 Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de la Lettonie Romāns Vainšteins Drapeau des Pays-Bas Erik Dekker
2002 Drapeau de la Belgique Johan Museeuw Drapeau de l'Espagne Igor Astarloa Drapeau de l'Italie Davide Rebellin
2003 Drapeau de l'Italie Paolo Bettini Drapeau de l'Italie Davide Rebellin Drapeau de l'Allemagne Jan Ullrich
2004 Drapeau de l'Australie Stuart O'Grady Drapeau de l'Italie Paolo Bettini Drapeau de l'Espagne Igor Astarloa
2005 Drapeau de l'Italie Filippo Pozzato Drapeau de l'Italie Luca Paolini Drapeau de l'Australie Allan Davis
Vattenfall Cyclassics
2006 Drapeau de l'Espagne Óscar Freire Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de l'Italie Filippo Pozzato
2007 Drapeau de l'Italie Alessandro Ballan Drapeau de l'Espagne Óscar Freire Drapeau de l'Allemagne Gerald Ciolek
2008 Drapeau de l'Australie Robbie McEwen Drapeau de l'Australie Mark Renshaw Drapeau de l'Australie Allan Davis
2009 Drapeau des États-Unis Tyler Farrar Drapeau du Danemark Matti Breschel Drapeau de l'Allemagne Gerald Ciolek
2010 Drapeau des États-Unis Tyler Farrar Drapeau de la Norvège Edvald Boasson Hagen Drapeau de l'Allemagne André Greipel
2011 Drapeau de la Norvège Edvald Boasson Hagen Drapeau de l'Allemagne Gerald Ciolek Drapeau de la Slovénie Borut Božič
2012 Drapeau de la France Arnaud Démare Drapeau de l'Allemagne André Greipel Drapeau de l'Italie Giacomo Nizzolo
2013 Drapeau de l'Allemagne John Degenkolb Drapeau de l'Allemagne André Greipel Drapeau de la Norvège Alexander Kristoff
2014 Drapeau de la Norvège Alexander Kristoff Drapeau de l'Italie Giacomo Nizzolo Drapeau de l'Australie Simon Gerrans
2015 Drapeau de l'Allemagne André Greipel Drapeau de la Norvège Alexander Kristoff Drapeau de l'Italie Giacomo Nizzolo
EuroEyes Cyclassics
2016 Drapeau : Australie Caleb Ewan Drapeau de l'Allemagne John Degenkolb Drapeau de l'Italie Giacomo Nizzolo
Le peloton sur la Großer Burstah à Altstadt durant la course.
Le peloton passant dans Hambourg en 2015.
Mark Cavendish en tête du peloton.
Le peloton pendant les premiers tronçons de la course.

Victoire par pays[modifier | modifier le code]

# Pays Victoires
1 Drapeau : Italie Italie 6
2 Drapeau : Allemagne Allemagne 4
3 Drapeau : Australie Australie 3
4 Drapeau : États-Unis États-Unis 2
Drapeau : Norvège Norvège 2
6 Drapeau : Belgique Belgique 1
Drapeau : Espagne Espagne 1
Drapeau : France France 1
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 1

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Tour d'Allemagne devrait faire son retour au calendrier avant 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Hamburg Cyclassics gerettet – EuroEyes ist neuer Titelsponsor
  2. a, b et c (en) Emil Axelgaard, « Vattenfall Cyclassics preview », sur cyclingquotes.com,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
  3. (de) « Vattenfall Cyclassics », sur Jedermanntermine (consulté le 3 décembre 2015)
  4. (de) « Mehr als 15 000 Jedermann-Fahrer in Hamburg », sur T-Online (consulté le 3 décembre 2015)
  5. (en) « Tour of Hamburg, Germany », sur autobus.cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 25 novembre 2015)
  6. (en) « HEW-Cyclassics Cup, Cat 1.5 », sur cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 25 novembre 2015)
  7. (en) « HEW-Cyclassics Cup, World Cup Round 7 », sur autobus.cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 25 novembre 2015)
  8. (en) Jeff Jones, « HEW-Cyclassics - CDM Hamburg, Germany, August 19, 2001 », sur autobus.cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 25 novembre 2015)
  9. (en) Jeff Jones, « Perfect finish for Zabel », sur autobus.cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 25 novembre 2015)
  10. (en) Jeff Jones, « News for August 5, 2002. HEW Cyclassics wrap up », sur autobus.cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 26 novembre 2015)
  11. (en) « No Deutschland Tour in 2011 McQuaid supports return of German stage race », sur cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 25 novembre 2015)
  12. (en) « Cyclassics auch die nächsten Jahre Elite-Rennen », sur www.rad-net.de, Rad-Net (consulté le 25 novembre 2015)
  13. (en) « Vattenfall Cyclassics 2010: Tyler Farrar outsprints Edvald Boasson Hagen in Hamburg », sur www.telegraph.co.uk, Telegraph staff and agencies (consulté le 25 novembre 2015)
  14. (de) « Tschüss Vattenfall - Kletterprotest im Zielbereich der Cyclassics », Tschüss Vattenfall (consulté le 13 septembre 2013)
  15. (de) Achim Leoni, « Kein Hauptsponsor mehr: Was wird aus den Cyclassics? », Hamburger Abendblatt,‎ (consulté le 11 septembre 2015)
  16. http://cyclassics.euroeyes.de/
  17. (en) Emil Axelgaard, « Vattenfall Cyclassics preview 24.08.2014 », sur cyclingquotes.com, CyclingQuotes (consulté le 26 novembre 2015)
  18. (en) « Vattenfall Cyclassics preview August 23, 2014 », sur velovoices.com, VeloVoices staff (consulté le 25 novembre 2015)
  19. (en) Sadhbh O'Shea, « Cavendish, Kittel and Greipel match-up in German WorldTour race. 20th edition suits Germany's best riders », sur cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 25 novembre 2015)
  20. (de) « André Greipel, Marcel Kittel und Tony Martin: Deutsche Topstars starten in Hamburg », Eurosport,‎ (consulté le 11 septembre 2015)
  21. (en) « Vattenfall Cyclassics », UCI (consulté le 11 septembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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